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rov@higa

Application de la feuille de route : un calendrier sans garantie

16 Octobre 2011, 11:49am

Publié par Madonline.com

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La mission politique de la troïka de la SADC a proposé aux parties prenantes malgaches un calendrier pour l’application de la feuille de route de sortie de crise. La clé de répartition des sièges dans le gouvernement et le parlement n’est pas encore résolue. La HAT manœuvre pour garder le poste du premier ministre promise à l’opposition et insiste sur l’élargissement du parlement qu’elle contrôle.

L’application de la feuille de route de sortie de crise commence à se dessiner. La troïka de la SADC donne aux parties prenantes malgaches et aux mouvances politiques 15 jours pour que le premier ministre de consensus soit désigné. Le nouveau chef du gouvernement devra être proposé et nommé d’ici le 01 novembre 2011. Il aura 17 jours pour choisir ses ministres.

En même temps, un nouveau parlement de la transition sera mise en place. La troïka espère qu’elle sera opérationnelle au cours du mois de novembre et pourra voter la loi sur la mise en application de la feuille de route avant le 30 novembre 2011. La plus grande des échéances est certainement la tenue des élections avant fin 2012. Une recomposition de la commission électorale mise en place unilatéralement par l’autorité de facto est attendue.

La manœuvre TGV – G7

Ils ne sont plus que 7 et non plus 8. Ils prétendent n’être plus que deux. Ils ce sont les partis et groupement issus de la mouvance Rajoelina. Pour essayer d’avoir le poste de premier ministre, le noyau dur TGV-UDR se détache de ses alliés. Ces derniers pourraient ainsi prétendre au poste de premier ministre. Dans la feuille de route, il est stipulé que le chef du gouvernement de consensus doit être issu d’une autre mouvance politique que le président de la transition. Le divorce pour donner à la conjointe des droits que le fait d’être marié le prive, c’est plutôt courant en politique.

« Pour que nous puissions avancer vite et que l’on puisse avoir une proposition au poste de premier ministre, le TGV se retire et ne va pas proposer un candidat », se justifie son président national, Lanto Rakotomavo. Ramasy Adolphe, un transfuge de l’Arema devenu un pro-Rajoelina continue la démonstration par l’absurde. « Le G7 pense que seuls le TGV et l’UDR sont de la mouvance Rajoelina », dit-il. Les alliés du président de l’autorité de fait espèrent présenter un candidat qui remplit le critère imposé par le TGV. « Le premier ministre doit être quelqu’un qui peut collaborer avec le président de la HAT », martèle Lanto Rakotomavo.   

Un PM issu des 3 mouvances

La mouvance Ravalomanana s’en remet à l’appréciation de la troïka mais revendique que « le premier ministre doit être issu des 3 mouvances » qui sont opposées à l’autorité de facto. Comme la conjoncture politique a évolué, il précise sa position. « Seuls les deux mouvances Zafy et Ravalomanana et le Monima qui n’est pas dans la plate-forme pro Rajoelina peuvent proposer le premier ministre ». Face à la manœuvre des TGV, le chef de la délégation de la mouvance Ravalomanana reste confiant. « La désignation du chef du gouvernement, des ministres et des membres du parlement sera surveillée par la troïka pour qu’elle respecte le cadre d’application de la feuille de route ».

Sans un accord politique, du moins un minimum de consensus, la feuille de route aura du mal à être appliquée. Le calendrier proposé par le chef de mission de la troïka Marius Fransman ne sera pas le premier rendez-vous manqué de la sortie de crise. « Il n’y a pas de document parfait mais quand chacun a de la volonté politique, on avance », tempère Emmanuel Rakotovahiny de la mouvance Zafy. Avec une classe politique qui refuse de se réconcilier, la volonté politique inexistante devrait laisser place à un arbitrage.

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