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rov@higa

JUSTICE INTERNATIONALE

31 Août 2010, 22:42pm

Publié par Jeune Afrique

JUSTICE INTERNATIONALE

Les chefs d'État africains ont-ils peur de la CPI ?

http://www.jeuneafrique.com/Article/DEPAFP20100828192117/afrique-cpi-justice-genocideles-chefs-d-etat-africains-ont-ils-peur-de-la-cpi.html

Á cette question, de nombreux analystes occidentaux - mais pas seulement - répondent par l'affirmative. Pourtant la plupart des pays qui refusent aujourd'hui de coopérer avec la Cour pénale internationale ont signé le statut de Rome qui l'a instituée... Pourquoi ?

La présence du président soudanais Omar el-Béchir au Kenya malgré deux mandats d'arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) illustre le refus des dirigeants africains de coopérer avec cette organisation de crainte d'avoir eux-mêmes un jour à lui rendre des comptes, estiment des analystes.

Bien que le Kenya soit signataire du traité fondateur de la cour, il a invité vendredi le président soudanais, accusé de génocide, de crimes de guerre ainsi que de crime contre l'humanité au Darfour, aux cérémonies de promulgation de sa nouvelle Constitution. La Cour pénale internationale (CPI) a "informé" le Conseil de sécurité de l'ONU de ce déplacement afin que "toute mesure jugée opportune" soit prise. Le Kenya a justifié cette invitation car Bechir est un "voisin", a expliqué le ministre des affaires étrangères Moses Wetangulai.

"La bonne vieille impunité"

"Les dirigeants africains étaient ravis de coopérer avec la CPI tant qu'elle visait des seigneurs de la guerre rebelles. Mais quand ils s'en sont pris à l'un des leurs au Soudan, ils ont serré les rangs et invoqué le vieux mantra : "des solutions africaines aux problèmes africains'", dit Lars Waldorf, spécialiste de droit international au Centre des droits de l'homme de la Faculté de droit de York, au Royaume-Uni.

L'Union africaine qui réunit 53 pays du continent a déjà déclaré que les mandats d'arrêt visant le dirigeant soudanais nuisaient à la recherche de la paix au Darfour, une province de l'ouest du Soudan en guerre civile. Elle a demandé à ses membres d'ignorer les demandes de la CPI et lui a refusé d'ouvrir un bureau de liaison en Afrique, où tous les dossiers qu'elle a traité jusqu'à maintenant trouvent leur origine. "La 'solution africaine' aux crimes d'Etat contre l'humanité est la non-coopération", ajoute M. Waldorf, estimant qu'il s'agissait là de "la bonne vieille impunité pour l'actuelle génération de potentats d'Afrique".

Un autre analyste, Fouad Hikmat, spécialiste de la Corne de l'Afrique à l'International Crisis Group, remarque que les mandats d'arrêt de la CPI ont suivi une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, bien que le Soudan ne reconnaisse pas la cour internationale. "Le cas de Béchir représente un précédent très dangereux" pour les autres chefs d'Etat africains en exercice. "Même si vous n'êtes pas membre (de la cour) vous pouvez toujours être appelés à rendre des comptes par une résolution du Conseil de sécurité", dit-il.

Le talon d'Achille de la coopération des États

Pour Ahmed Hussein Adam, porte-parole des rebelles darfouriens du Mouvement pour la justice et l'égalité, la plupart des dirigeants africains qui se sont rangés derrière le président Béchir le font "parce qu'ils craignent pour eux-mêmes, pas parce qu'ils aiment Béchir". "Ils le soutiennent à cause de leurs propres dossiers, parce qu'ils ont commis de multiples violations de droits de l'homme contre leur peuple", a-t-il dit interrogé par l'AFP depuis Londres.

La CPI pourrait prochainement demander l'arrestation de Kényans impliqués dans les violences post-électorales de 2007-2008 qui avaient fait plus de mille morts. "Par leur invitation à Béchir, les dirigeants kényans s'offrent une assurance pour le cas où ils auraient à faire face un jour à des mandats d'arrêt de la CPI. En attendant, ils rappellent que le talon d'Achille de la justice pénale internationale reste la coopération des Etats', estime M. Waldorf.

Malgré l'émission de mandats d'arrêt, le président soudanais a voyagé dans différents pays d'Afrique sans jamais être inquiété. Fin juillet, il s'était rendu au Tchad, signataire lui aussi du traité instituant la CPI et le même mois le sommet de l'UA de Kampala avait réitéré l'appel à ne pas arrêter Omar el-Béchir.

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Penser « Africain » pour panser l’Afrique

31 Août 2010, 22:33pm

Publié par Daby Pouyé

Penser « Africain » pour panser l’Afrique

Plaidoyer pour la création d’un ministère africain chargé du patrimoine

http://www.afrik.com/article20665.html

Steve Biko, leader Sud Africain contre l’apartheid et fondateur du Black consciousness movement (Mouvement de conscience noire) pensait à juste titre « qu’il ne peut y avoir de Libération physique sans une Libération psychologique ». Si on recontextualise aujourd’hui sa pensée, on pourra sans trop nous tromper dire que le développement de l’Afrique ne passera ni par une aide ni par une assistance occidentale mais uniquement et avant tout par la volonté des africains. Il ne peut y avoir de développement anhistorique.

L’un des drames aujourd’hui en Afrique est constitué par l’adoption de l’anglais, du français ou encore de l’espagnol ou du portugais comme langues nationales pour ne citer que les principales et cela, au détriment de nos langues ancestrales. Or, au-delà de sa dimension descriptive, nous connaissons tous la force performative de la langue. La langue ne décrit pas uniquement le monde, elle fait le monde, elle le transforme, elle le modifie.

Sur le plan empirique, la conséquence de tout cela est l’adoption de codes, us et coutumes occidentaux et son corollaire, la négligence des richesses africaines. Les principales marques utilisées en Afrique, les principaux produits en Afrique sont tous occidentaux.

La nécessité de « penser africain pour panser l’Afrique » est plus que d’actualité. En effet, la volonté de certains de réduire l’histoire de l’Afrique à la colonisation et le manque de volonté politique pour riposter de la manière la plus efficace possible nous amène aujourd’hui à entendre de la bouche de certains hommes politiques occidentaux des « bienfaits de la colonisation » et cela, sans aucune conséquence pour ces derniers. Quel homme politique occidental ose aujourd’hui parler des bienfaits de la shoah, des bienfaits du fascisme ou encore du nazisme sans mettre en péril sa carrière politique et sans s’attirer les foudres des grandes institutions internationales ? Même si les chiffres sont encore sujets à controverse, la colonisation africaine a eu comme conséquence directe une perte en vie humaine estimée à plus de 41 millions de morts, soit presque 4 fois la population sénégalaise. Peut-on parler dans ce cas des « bienfaits supposés de la colonisation » ? Je vous laisse le choix d’en juger.

Sur le plan pratique, cette volonté de limiter l’histoire de l’Afrique à la colonisation se manifeste par la multiplication des discours sur l’immigration et récemment sur la peine qu’on devra infliger aux français d’origine étrangère commettant une infraction et cela aux mépris des règles élémentaires du droit international. Qui a dit « deux poids deux mesures ? »

Cette situation est-elle irréversible ? Non. Faut-il pour autant abandonner ces langues étrangères ? Bien entendu non. Par contre, il est d’une part urgent de développer et conforter nos langues nationales tout en incitant d’autre part nos intellectuels africains à penser africain et citer avec fierté nos ancêtres. Et même si notre civilisation est en partie orale, les ressources existent. Il suffit d’en être conscient et de les développer. Il ne s’agit pas de nier les écrits d’auteurs occidentaux, il s’agit tout simplement de valoriser aussi le patrimoine historique africain. « Wolof N’Diaye disait : avant de savoir où on va, il faut d’abord savoir d’où on vient. ». Citer Koth Barma, montrer que l’Afrique est le continent « inventeur des droits de l’Homme », parler de Chaka Zoulou, de Soundiata Kéita et j’en passe, ce n’est ni plus ni moins que permettre aux africains de s’appuyer sur leur propre histoire comme fondement pour assoir durablement leur développement.

L’Afrique doit et va entrer dans le siècle naissant avec force et vigueur. Et au-delà des mots, sa participation ne se fera que si elle s’appuie sur les richesses africaines. Il s’agit donc de penser Afrique, valoriser l’Afrique, créer et développer les richesses africaines afin d’en faire des produits avec une valeur internationalement reconnue.

Penser Afrique au sens large et universel du terme sans aucun sectarisme bien entendu, c’est être conscient que sa principale force est dans son histoire, une histoire qui a existé bien avant la colonisation. C’est la seule voix possible pour panser l’Afrique.

Aujourd’hui le programme de tout président et futur président africain doit contenir ces deux propositions incontournables qui sont d’une part la mise en place des conditions pour la création d’un supra ministère africain de la culture et du patrimoine dont l’objectif est de rassembler ce qui est épars et d’aller vers la préservation et le renforcement d’une conscience et d’une histoire communes et d’autre part la création d’un supra ministère de l’initiative privée et de l’économie ayant pour objectif d’harmoniser les différentes initiatives locales et développer la richesse du continent en facilitant la création de grands groupes africains capables de se positionner avec force et efficacité dans la scène économique internationale. L’Afrique n’est ni anglophone, ni francophone encore moins lusophone et j’en passe. L’Afrique est africaine. Notre diversité est notre richesse. Développons-la. Préservons-la. C’est l’enjeu de notre développement. C’est l’un des défis du 21ème siècle.

Aujourd’hui plus que jamais il ne s’agit pas de déconstruire pour reconstruire mais d’enlever le voile afin de permettre à l’Afrique de montrer son vrai visage et aux africains qui n’ont jamais cessé de prendre leur destin en main, de faire connaitre à leur descendance leur vrai talent. C’est la voie d’une démarche d’ouverture. Montrer au monde mais surtout aux enfants d’Afrique qu’au « RDV du Donné et du Recevoir de ce que d’aucuns appellent la Civilisation Universelle et que certains appellent hâtivement la Civilisation Occidentale non pas sans arrière pensée dominatrice, l’Afrique a donné sa part...et quelle part. ».

Daby Pouyé, Professeur de marketing, Président de La Parisienne de l’African Dream Patchwork (Lapadp)

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Le reste de l'actualité

31 Août 2010, 17:43pm

Publié par rovahiga

INFO FLASH

orange.mg/

INSECURITE : Le car jacking fait son apparition dans la capitale. Une 4x4 a été volé par ce procédé hier à Antsakaviro. Quatre individus se sont violemment jetés sur le conducteur, et pris possession du véhicule.

POLITIQUE : La Coordination nationale des organisations de la société civile a décidé de rencontrer les chefs de délégation des trois mouvances ce jour à la villa La franchise à Ivandry.

REUNION A VONTOVORONA : les partis présents à la réunion de Vontovorona ont été sollicités à proposer deux noms pour être à la tête du Conseil Supérieur de la Transition et du Congrès.

SOCIETE: 874 enfants, déclarés disparus, demeurent introuvables jusqu’à ce jour. Pour communiquer des informations susceptibles d’aider à les retrouver, informez-en la police ou les membres du syndicat des professionnels du travail social.

DIEGO : Le conseiller de l'ambassade des Etats Unis, Brett Bruen, était en déplacement à Diego hier. Il a visité les rédactions de la Radio Jupiter, de la Radio Faniry, de la Radio Musulmane, et du journal Ino Vaovao.
ADDITIONNEL D'IVATO: La signature de l'acte additionnel de l'accord d'Ivato est prévue avoir lieu ce soir
TAMATAVE : La route reliant Tamatave à Foulpointe, sur la RN5, est actuellement en cours de réhabilitation. Le Boulevard Augagneur a également été réhabilité, mais la réception a été ajournée. 
MAJUNGA : Les bijouteries sont bien devenues la cible des cambrioleurs. Dans la ville des fleurs, une bijouterie a été cambriolée en fin de semaine dernière.
TAMATAVE : La population se plaint de l'insécurité. Plusieurs bijouteries ont été cambriolées ce mois-ci. Hier, à Anjoma , une femme a été agressée en sortant de chez elle, alors qu'elle allait faire son versement à la banque .

midi-madagasikara.mg/

Procès du 07 février : Arrestations dans les camps? 

Environ 10 militaires impliqués dans l'affaire 07 février n'ont pas comparu devant la Cour Criminelle Ordinaire. Samedi dernier, la CCO a prononcé contre eux des peines d'emprisonnement alors qu'ils se réfugiaient dans leurs camps d'origine. La majorité d'entre eux se trouve au 1er RFI d'Ivato. Ces militaires condamnés à des peines d'emprisonnement seront-ils arrêtés dans les camps suite au mandat d'arrêt délivrés contre eux? A noter que les militaires dont les noms figurent dans la liste des 19 personnes impliquées dans la tuerie du 07 février sont divisés en 3 catégories: il y a ceux qui ont été écroués, il y a les déserteurs et il y a ceux qui ont choisi de se retrancher dans leurs camps d'origine.

 

courrierdemada.com/

Assez ! Assez !

Vontovorona a démontré à tous les participants au débat politique la réticence et la mauvaise volonté des signataires des accords d'Ivato à revenir à l'ordre constitutionnel, garant de la paix civile et politique. Les trois mouvances non plus ne sont pas exemptes de reproches : elles boudent les réunions, s'érigent en forces politiques incontournables, s'arrogent d'une aura qui s'émiette. Arrogant en plus, ce groupe n'a d'autres cartes que Maputo et Addis-Abeba et des conditions impossibles à tenir.

Les félins de l'ESCOPOL ont tout fait pour faire capoter la réunion sous l'égide de la Société Civile et du GIC. Les questions fondamentales pour revenir à la paix, à savoir, un consensus pour un Pouvoir Exécutif neutre, impartial, n'ont pas été à l'ordre du jour. Incapable d'imposer un ordre du jour pertinent du fait de sa composition bâtarde et des visées centrifuges de ses membres, le CNOSC a montré ses limites.

L'ESCOPOL, avec des activistes motivés par une promesse de poste de Députés ou Sénateurs au sein des institutions de la Transition, est arrivé à proposer 05 Vice -Premiers Ministres. Du jamais vu ! Plus de dignité, ils ont montré leur bêtise.

Cette fois-ci, on est en droit de penser à une solution radicale qui va imposer la neutralité, à savoir, le recours à l'Armée et à la haute administration.

N'y a-t-il pas des responsables militaires et des technocrates non impliqués dans les affaires de 2002 -2009 qui peuvent imposer une solution viable et se mettre aux commandes de cette transition ? Ces apprentis politiciens n'auront jamais le sens noble "du pays" sans bruit de bottes. On en est là ! L'Armée a déjà interpellé la Transition en Avril 2010. Aucune avancée n'est encore perceptible à ce jour, mais d'autres voix se font aussi entendre pour un gouvernement neutre et fort.

La neutralité en question

Les 2 remparts de la neutralité resteront toujours  les militaires et la haute administration composée  de technocrates, qui seront les mamelles et sources de la bonne gouvernance, garants au sein de l'exécutif de la tenue d'une élection saine, crédible  et transparente ainsi que du retour a l'ordre constitutionnel. Le processus serait ainsi plus lisible et visible pour la population malgache lasse de toutes ces gesticulations et des querelles stériles de cette classe pseudo-politique. Les militaires et les technocrates doivent franchir le Rubicon et prendre sans attendre leurs responsabilités au nom du salut public, c'est peut-être un vœu pieux mais beaucoup veulent en leur for intérieur que cela se réalise.

 

Alternance dans les prisons : A qui le tour ?

Le président de la HAT, Andry Rajoelina, et ses compagnons de lutte se rendent-ils compte qu'ils seront les prochains sur la liste des procès aux relents politiques ? Ce d'autant plus que le régime HAT n'est pas exempt de reproches. L'histoire démontre que tout le monde subira un jour le sort des vaincus ; ce n'est qu'une question de temps.

Plusieurs affaires pourraient exploser en pleine figure des sociétaires de la HAT : affaires de bois de rose qui n'ont cessé de défrayer la chronique avant d'être mises en sourdine, les actes de vandalisme du lundi noir du 26 janvier qui ont mis des milliers de personnes au chômage, les riz de Tiko vendus de manière peu transparente et même l'affaire du 07 février car c'est Andry Rajoelina qui a "envoyé la foule de ses partisans vers une mort certaine" (comme on pouvait le lire dans un journal français au lendemain du fusillade d'Ambohitsorohitra)…

L'avènement au pouvoir de Marc Ravalomanana en 2002 a été accompagné par la fameuse "hazalambo" (chasse à l'homme ou chasse aux sorcières) avec son cortège de procès politiques visant à écarter ou à faire taire les opposants et les irréductibles du régime Ratsiraka. Sept années après, on dira que les arroseurs sont arrosés avec ces condamnations prononcées contre l'ex-président et ces répressions (arrestations abusives et musclées, emprisonnement) contre ses partisans. En 2002, la radio Tsioka Vao, pro-Ratsiraka, a été incendiée. En 2009, Marc Ravalomanana s'est vu dépouillé de tout son empire médiatique (MBS Radio et TV, Le Quotidien et Ny Vaovaontsika, Radio Mada et récemment Fahazavana) et de tout son patrimoine de Tiko lors des actes de pillage et de vandalisme du lundi noir du 26 janvier. 

En 2002, le parti Arema a été démantelé par des manoeuvres politiques visant à enlever à l'Amiral tout ce qui était susceptible de lui rester comme base arrière. Durant la crise actuelle, le Tim  de Marc Ravalomanana subit le même sort. 

L'alternance… dans les prisons
Durant ces 30 ou 40 dernières années, la conjoncture politique malgache a été marquée par les mêmes pratiques. Les régimes se font et se défont dans un climat chaotique et délétère sur fond de revanches politiques, de "hazalambo", d'emprisonnement et d'actes de vandalisme… Dans la plupart du temps, l'alternance politique se trouve dans les prisons.

N'est-il pas temps d'arrêter ces pratiques que sont l'instrumentalisation de la justice à des fins politiques et auxquelles personne ne pourra s'échapper ? N'est-il pas temps d'entamer de franches et sincères discussions pour faire table rase du passé et de préparer l'avenir sur de nouvelles bases saines et solides ? 

 

tananews.com/

On a viré Marc Ravalomanana sous prétexte de l’affaire Daewoo ?

Et ses successeurs, ils font quoi maintenant ?  Plus 50 000 tonnes de bois de rose frauduleusement exportés en 2009. Le palissandre n’est pas en reste. Moins médiatisés mais pas non plus en reste, le trafic de tortues et de reptiles ou encore les lingots d’or. Au fait, étiez vous au courant de l’exploitation de l’Ilménite dans la région Analanjirofo par les Chinois ? Ou encore la malachite de Maintirano ? Les carrières sont béantes à ciel ouverts, Madagascar se vide de ses entrailles, les ouvriers sur place sont traités comme des sous hommes par des négriers aux yeux bridés. Donc nous reposons la question : « On a viréMarc Ravalomanana sous prétexte de l’affaire Daewoo ? ». Très bien, mais quid de cette actuelle grande braderie de Madagascar ? Pas celle qui se déroule à Mahamasina mais bien celle qui vide notre pays de ses richesses et ce pour le profit d’un (très) petit nombre ?

 

midi-madagasikara.mg/

Tuerie du 7 février : Marc Ravalomanana renvoie la balle à l'ancien PM Charles Rabemananjara

Marc Ravalomanana est entré, en direct, hier au Magro Behoririka, à partir de l'Afrique du Sud. D'entrée de jeu l'ancien président a abordé l'arrêt rendu par la Cour Criminelle Ordinaire (CCO), sur l'affaire du 7 février. « Je n'ai donné aucun ordre de tirer. Des responsables s'en chargent, notamment le Premier ministre et l'OMC ». Une manière à lui de renvoyer la balle à son ancien Premier ministre, Charles Rabemananjara.  « Selon la Constitution, la Cour criminelle ordinaire n'est pas habiletée à juger un Président de la République. Ce verdict n'aura aucun impact sur moi » a-t-il déclaré.

Zone rouge. Concernant les militaires impliqués dans cette affaire du 7 février, l'ancien chef suprême des forces armées estime que ces derniers auraient dû être jugés par un tribunal militaire. Et d'enchaîner que la  grande muette devrait se pencher sur le cas des hommes en treillis qui croupissent en prison. A lui de soutenir que « les gens qui étaient venus à Antaninarenina y ont été pour un coup d'Etat. Ils ont franchi la zone rouge, les forces de l'ordre n'ont fait qu'assumer leur responsabilité ».

Tribunal international. Toujours à propos de la tuerie du 7 février, l'ancien chef de l'Etat propose la mise en place d'un tribunal international indépendant. « Il y avait eu des tirs en d'autres endroits, en dehors du Palais ». A lui de rappeler également, les attaques menées contre lui. « On a dit que le Président de la République a acheté un avion, en son nom personnel. C'est faux ». Faisant sans doute allusion à l'achat du « Force One Two ». Le remblai d'Andohatapenaka et la vente de terrain aux étrangers. Tout ceci est faux, a-t-il martelé. Il a terminé son discours en réconfortant les « Zanak' i Dada ». Et de réitérer qu'à son retour au pays, il n'y aura point de vengeance.

 

Camille Vital : Pour la nomination de militaires à la tête des Régions

Les grands chefs militaires étaient convoqués hier après-midi, à 16 heures, à Mahazoarivo.

Le Premier ministre Camille Vital était entouré d'une pléiade d'« étoiles », en l'occurence,  le général Lucien Rakotoarimasy, ministre des Forces armées; legénéral Randrianazara, Secrétaire d'Etat à la Gendarmerie; le Chef d'Etat-majorgénéral de l'Armée, le général Ndriarijaona André; le commandant de lagendarmerie nationale, le général Bruno Razafindrakoto. A l'ordre du jour, la sécurité ou l'insécurité (c'est selon).

Réunion de crise. La séance de travail d'hier était le prolongement de la réunion de crise que le PM de la HAT a eue vendredi dernier avec les hauts gradés membres de son cabinet, entre autres, le général Monibou Ismaël, conseiller spécial en matière de défense; le général Ranto Rabarisoa, conseiller; le colonel Rivolala Rasolofoniaina, conseiller; et le colonel Ralala Roger, directeur de cabinet. Le mot d'ordre est le rétablissement de la sécurité tant urbaine que rurale, tel qu'il a été décidé en conseil des ministres.

Premier ministrable. Malgré la course à la Primature dont le coup d'envoi a été donné au lendemain de la signature de l'accord politique d'Ivato, on ne sent pas une atmosphère de fin de règne au palais de Mahazoarivo. Camille Vital continue d'assumer ses fonctions. Son nom figure du reste dans la liste de Premiers ministrables proposée par l'UDR et le TGV. Sur le plan politique, Camille Vital était le premier à contacter l'aile du Tim conduite par Raharinaivo Andrianatoandro. Il a eu également des contacts avec des Ratsirakistes comme le général Tsaranazy Jean Emile. En somme, le PM de la HAT qui a lui-même des étoiles sur ses épaulettes, compte beaucoup sur les généraux. Il voulait d'ailleurs, au lendemain de son arrivée à Mahazoarivo, remplacer les chefs de Région politiciens par des hauts gradés. Le général Camille Vital donne l'impression de vouloir s'inspirer du mode de gouvernance – un vocable inconnu à l'époque – du général Ramanantsoa qui avait nommé des gouverneurs militaires à la tête des provinces, pour assurer la sécurité sur l'ensemble du territoire, au lendemain du « rotaka » de 72.

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Vaovao amin'ny teny malagasy 31/08/10

31 Août 2010, 17:18pm

Publié par rovahiga

http://u.jimdo.com/www31/o/s05214760ce221b35/img/iff2c6c154e011cfb/1283157158/std/image.jpg

 

basyvava.com/

Dadah Rabel : aleoko ihany Dadanay !

Tafa fohy nifanaovan'ny gazety Tribune tamin'ny Dadah Rabel: Tapitra ny dinika.Tena mafy loha daholo ny mpanao politikantsika. Mila kapohina daholo ny lohany sao mbola tsy tonga fanahy tsara. Iza no hilaza fa mba mihaino ny lazain’ny hira sy ny diniky ny olona tsy afaka mivazavaza
ireo mpitondra nifandimby? Tsy mety ny misavika ny tsy tokony hatao, raha olona tia tena tsy tokony hitondra fanjakana. Izany angamba no nahavoa an-dRavalomanana? Lasa niharihary ny fomba tsy dia mahomby loatra dia vao
mainka nisy nandrirotra ho hitam-poko hitam-pirenena fa nahazo tombony ho azy irery toa mihoampampana izy. Amin’izao dia lotoina daholo izay nataony, na ny bitika indrindra aza. Ka ny lalana hitako ivoahana dia ny mihizingizina amin’izay fahamarinana ananan’ny tena. Tsy rehefa hoe midinika dia handefitra hanana ny marina, na fifanarahana tovoizindainga fotsiny. Ratsiraka dia nandefitra, araka ny filazany, kanefa tsy nitondra soa ho an’ny firenena izany. Rajoelina koa, hono, mandefitra kanefa tsy hita anie ny vokatry ny fandeferana resahana lava ity e! Tsy mety ny mihevi-tena ho zavatra fa ilaina ny fifanampiana sy ny fifampitsinjovana ao anaty fahamarinana. Rano sy vary, tsy mifanary. Miara-manilika izay be vinany. Anisan’ny nanohitra ny fandraisana fanapahankevitra henjana nataon’ny mpitondra taloha aho, ary tsy nihevitra mihitsy fa ho zakan’ny Gasy rehetra ny hiaina fitsipika henjana toy ireny. Kanefa raha izao iainana izao dia aleoko ihany i Dadanay !

 

Fizarana sy fitadiavana seza no tena hatongavana mivory fa tsy ny vahaolana velively.

Nitohy nivory teny Vontovorona ny ESCOPOL (ireo antoko nifanaraka teny Ivato) omaly alatsinainy. Tamin'ny 5 ora hariva dia tonga teny ny CNOSC sy ny solotenan'ny SADC nilaza fa tokony hajanona ny fivoriana ary hamboarina sy arindra ny fomba hitondrana zay. Tsy nanaiky ireto farany fa nanohy ihany ary nifanaraka fa ampiana indray ireo toerana efa nosoniavina. Praiministra sy praiminisra lefitra dimy indray no haroso amin'izany ho mpitarika ny governemanta.

Andry Rajoelina : hiroso hatrany na tsy hanao aza ny ankolafy telo !

Tamin'ny valan-dresaka nataony omaly no nilazany fa hiroso hatrany amin'ny fikarakarana ny fifidianana ny fitondrana tetezamita, na hiditra na tsia ny mpanohitra, na koa hahazo fankatoavana iraisam-pirenena na tsia .Ny fifidianana ihany no vaha olana hoy izy.

 Jean Louis Rakotoamboa :  aiza izay fahaleovantenan'ny fitsarana eo?

Vao maika manamafy ny fitiavan'ny Malagasy ny filoha Ravalomanana ireny didim-pitsarana ireny hoy izy.Mandeha ny dinika etsy Vontovorona, atomboka ny fitsarana etsy Anosy, izany ve tsy midika fa kajikajy politika no ataon'ny fitsarana Malagasy?Aiza izay fahaleovan-tenan'ny fitsarana nilokalokana ?Fahatahorana an'i Ravalomanana daholo ireny hoy ihany ity filoha nasionalin'ny antoko Teza ity.

 Toliary : raikitra ny hazalambo!

Taorian'ireny savorovoro tany Toliara ireny dia fantatra fa raikitra ny hazalambo atao amin'ireo mpanohitra nolazaina fa tompon'antoka tamin'ireny. Ny Pr Elimberaza Mandridake no nitarika ny hetsika nataon'ny Tokobe telo ary karohina sy hatao hazalambo ihany koa amin'izao fotoana izao.Marihana fa olona fito no efa voasambotra hatramin'izao.

tiatanindrazana.com/

Herim-bahoaka Mitambatra Hidina an-dalambe anio

Mafanafana ny toe-draharaha politika ao Toliara taorian’ny nisamboran’ny mpitandro ny filaminana ireo mpitarika fihetsiketsehana fanoherana ny tsy rariny sy fanapenam-bava ny vahoaka tsy haneho ny heviny, nitranga tao Toliara ny zoma 27 aogosotra teo ka niteraka fahapotehan’ny fitaovana sasantsasany tao amin’ny radio Soatalily.

Voasambotra ny faran’ny herinandro teo i Evaharane Torimana (filohan’ny antoko Fanasin’i Madagasikara), Patita Lentera (mpanao ady totohondry), Papa Rakotovao Tsimananjoky (filohan’ny fikambanana Masikoro), Rafilo Jean Felista (mpanolotsaina monisipaly Toliara I), Rabeony Mandridake (mpandraharaha) ary i Sazalahy. Araka ny fantatra anefa dia milaza ny hidina an-dalambe, hitaky ny famoahana ireo olona nosamborina ireo ny Herim-bahoaka Mitambatra (HBM) anio. Fantatra ihany ny ao Toliara rehefa misy fihetsiketsehana izay. Ahiana, araka izany, ny hisian’ny sakoroka eo amin’ny mpanao fihetsiketsehana sy ny mpitandro ny filaminana, tsy ferana koa anefa ny mpanararaotra.

Tsiahivina fa tao amin’ny kianjan’ny demokrasia amoron-dranomasina no saika hanaovan’ny HBM fihetsiketsehana ny zoma teo saingy efa feno miaramila mialoha izany toerana izany. Niezaka niresaka tamin’ireo miaramila ihany ny profesora Elindraza Mandridake, izay karohin’ny mpitandro ny filaminana fatratra ihany koa amin’izao fotoana, saingy tsy vita akory ny dinika dia nirefotra ny grenady. Tezitra noho izany ny mponina tany an-toerana ka nanehoan’izy ireo ny hatezerany ny Radio Soatalily, na RNM ao an-toerana. Nisy nanararaotra izany ka naka ny fitaovan’ny radio, toy ny «camera» sy ny ordinatera isan-karazany. Ny sasany namoaka ny entana sasany teny an-tokotany ka nandoro izany. Nanao be fiavy ireto andian’olona ireto ka izay no anton’ny tsy nahafehezan’ny mpitandro ny filaminana tany ity toe-draharaha ity. 

 

Ankolafy Telo Ny fialan-dRajoelina no vahaolana !

Diso ny filazan’ny filohan’ny FAT fa teknikan’ny fitsitsiana no ataony amin’ny hoe tsy hivezivezen’ireo ministra sy mpikambana FAT any ivelany, ny tsy hanaovan’ny ministera asa betsaka.

Ny tena marina, hoy i Zafilahy Stanislas dia tsy afaka mankany ampita izy ireo noho ny sazy izay mihatra aminy sy ny tsy fisian’ny vola. Momba ny fitsarana ny raharaha 7 febroary indray dia fanontaniana no napetrany raha toa ka tsy ra latsaka ny tamin’ny 26 janoary, ny teny Ambohijatovo sy Anosy sy ny maro hafa ? “Ho avy ny fitsarana tena izy ary efa manana ny antontan-taratasy ny iraisam-pirenena”, hoy ihany i Zafilahy Stanislas. Mahamenatra ny zava-misy ankehitriny, araka ny fanazavana, satria na ny onjam-peo vahiny, toy ny RFI aza dia mandatsa, hoy ihany i Zafilahy Stanislas. Hampihavana sy hampandroso an’i Madagasikara no tanjon’ny Ankolafy Telo, hoy izy. Ny an-dRajoelina indray dia ny resaka hopitaly sy fonja no atao ambentin-teny. Izany hoe rehefa tsy migadra ny vahoaka dia marary. Tsy izany anefa no tanjona tamin’ny fotoanandron’ny filoha Ravalomanana satria laharam-pahamehana ny fahasalamana, ny sakafo ary ny asa.

Manoloana ireo rehetra ireo dia tsotra ny nambaran’ny solontenan’ny komity mitaky ny fampanjariana ny satan’i Maputo. “Main’ny afo natsangany ny FAT ka hanangana fonja ankehitriny”, hoy izy. Na ny solontenan’ny ankolafy Zafy, Rtoa Justine, na ny avy amin’ny UDEM Pro dia samy nilaza fa ny mahamaika amin’izao dia ny fialan’i Andry Rajoelina. Raha tena hanao fitsarana tokoa isika, hoy i Johnson, dia tokony ho ny fitsarana ny 26 janoary no nalefa nialoha. Miomana ianareo, hoy izy, fa tsy afaka ny hiaro tena intsony isika manomboka eto, satria raha misy mangalatra ao an-trano ka tratr’ireny herinaratra amin’ny fefy ireny, dia ianao indray no higadra sy handoa onitra. Tsy afaka hiandry intsony isika, hoy ihany izy fa simba ny lalàna. Manoloana izany dia anisan’reo laharam-pahamehana sady mahamaika ny Ankolafy Telo dia ny hanala an-dRajoelina, hoy ihany i Johnson, avy amin’ny UDEM Pro. 

 

Raharaham-pirenena Famitaham-bahoaka ny filazana fa mahavita tena isika

Na dia mamerimberina matetika aza ny avy ao amin’ny FAT, ary lohalaharana amin’izany i Andry Rajoelina fa mahavita azy isika ary tsy mila miandry ny tsodranon’ny sehatra iraisam-pirenena, dia hita taratra amin’ny fizotry ny toe-draharaha amin’izao fotoana, fa miandry ary manantena mafy ny fankatoavan’ny avy any ivelany sy ny fanampiana ara-bola avy any ny fitondrany.

Porofon’izany ny fihemorana lava teo amin’ireo tetiandro efa navoaka tamin’ny fomba ofisialy, ary i Andry Rajoelina mihitsy no nilaza azy. Ankehitriny anefa dia toa manaiky ny fampihemorana isaky ny mihetsika ny datin’ny fitsapan-kevi-bahoaka sy ireo fifidianana hafa ihany ny FAT, na dia manangam-bovona tsindraindray ihany aza ireo mpikaramanady politikany. Araka ny fahitan’ny mpandinika ny toe-draharaha politika iray azy dia : «efa hatry ny ela no afaka nanatanteraka ny fihaonambem-pirenena ary nampahafantatra ny lalàmpanorenana, na ireo lalàmpanorenana hampisafidianana ny vahoaka ny fitondrana tetezamita, saingy tsy nahasahy nanao izany satria matahotra ny hahazo tsiny avy amin’ny mpanao politika sy ny sehatra iraisam-pirenena. Maro ny fanankianana ireo mpanelanelana avy ao amin’ny GIC, indrindra fa ny SADC, saingy manaiky ny hiara-hiasa amin’izy ireo ihany amin’izao fotoana ny fitondrana tetezamita».

Tsy tafavoaka tokoa mantsy ny baolina raha ireto roa farany ireto no tsy manaiky ny vahaolana hivoahana amin’ny krizy, ary fantatry ny filohan’ny FAT sy ireo mpiara-miasa aminy tsara izany. Araka ny filazan’ity mpandinika ny toe-draharaha politika ity ihany, dia efa niova tanteraka ny rivotra politika eo amin’ny sehatra iraisam-pirenena hatramin’ny nisian’ny fanatontoloana, ka tsy misy na dia iray aza amin’ireo firenena an-dalampandrosoana, tahaka an’i Madagasikara, tompon’ny teny farany amin’ny lafiny politika sy toekarena ao aminy, fa tsy maintsy misy hatrany ny toromarika avy any ivelany. Ka ny fiziriziriana hitaky ny hoe tena fahaleovantena no mampitarazoka ny krizy, satria tsy hanaiky izany mihitsy ireo firenena sy fikambanana iraisam-pirenena matanjaka, izay miara-miasa amin’ilay firenena an-dalam-pandrosoana, araka ny filazan’ity mpandinika ny toe-draharaha politika ity ihany.

Ny hany azo atao, araka ny nambarany dia ny fahaizana miresaka amin’ny vahiny mikasika ny fizarana ny tombontsoa avy amin’ireo harena trandrahana eto amin’ny firenena. Aminy dia famitahana ny vahoaka ny filazana fa mahavita tena isika ary tsy mila vahiny izany. Mbola azo neritreretina izany raha tany amin’ny taona 90 tany ho any i Madagasikara no niditra tamin’ny fanovana mahery vaika, tahaka ny nataon’i Chine sy Singapour ary ny nosy Maorisy izay samy efa matanjaka ara-toekarena amin’izao fotoana. Fa raha amin’izao vanim-potoana iainana izao kosa, dia nofinofy no fieritreretana fa afaka handeha irery fa tsy hiara-dalana amin’ny sehatra iraisam-pirenena i Madagasikara, hoy izy namarana ny fanazavany.

 

gazetiko.mg/

Notambatambazana fatratra ny antoko

Revin’ireo antoko politika ao amin’ny Escopol fotsiny tokoa ny tohin’ny fihaonana teny Vontovorona omaly maraina. Ry zareo irery ihany no nivory teny niampy ny  HPM izay antoko manohana ny Profesora Zafy Albert. Tsy tonga ny Cnosc raha tsy tamin’ny hariva. Tsy tao anatin’ny fandaharam-potoanan-dry Ing. Velompanahy Aristide sy ry Rtoa Lalao Randriamampionona sy ny namany ary ry Dr Simao Leonardo  mihitsy ny fivoriana ny maraina, hany ka nangingina tsy toy izay nitranga tamin’ny herinandro ny teny Vontovorona.
Hita ho tena notambatambazina fatratra ny antoko HPM.  Nomena vahana tamin’ny fandraisam-pitenenana ity antoko ity. Nekena ny fangatahana hanaovana fifanarahana tovana amin’ny fifanarahana teny Ivato. Nandrahona ny hisitaka mantsy ny HPM  raha toa ka tsy misy zavatra hovana na ampiana iny teny Ivato iny. Dia nekena izany.  Hita ho nifangaro voraka ny lohahevitra nodinihina. Ny fijerena ny fomba hampiharana ilay teny Ivato sy ny fanomanana ny fihaonambem-pirenena no nambaran’ny mpitantana saingy nisy zavatra hafa niditra hatrany, ary ny tolakandro dia niafara tamin’ny ho fametrahana Praiminisitra lefitra. « Tokony hojeren’ny Cnosc izay nampiantso ny fihaonana ireo olona tena miara-midinika fa farafahatarany tsy maintsy misy zavatra tapaka » hoy ny fanazavana.

 

Fitsarana ny raharaha 7 febroary

Nampitabataba ny mpomba an’Ing Ravalomanana ilay didim-pitsarana

Tsy niandry ela ny valin-kafatra ho an’ny Fitsarana momba ireo didy manameloka an-dRavalomanana tamin’ny raharaha 7 febroary. Nanao be midina teny amin’ireo mpitolona teny amin’ny Magro Behoririka tamin’ny asabotsy teo  ry Ing. Fetison Andrianirina sy ny namany naneho hevitra momba an’iny fandehan-javatra iny. « Porofo mitohaka amin’ny tendany fa fanosoram-potaka ny Filoham-pirenena voafidim-bahoaka no nataon’ny Fitsarana tsy ara-drariny » hoy  ity olona akaiky an-dRavalomanana ity. Nampitabataba ny mpomba an'Ing. Ravalomanana ilay didim-pitsarana nivoaka raha ny hiakiaka sy ny ngonongonona ary resaka an-jorony nataon’ireo mpitolona. 

 Voafitaka

 Mahatsiaro tena ho voafitaka momba an’ity raharahan’ny 7 febroary ity ny  avy amin’ny ankolafy telo satria nampifandraisin-dry zareo tamin’ny fihaonana  fitadiavam-bahaolana karakarain’ny CNOSC teny Vontovorona izy ity. Fepetra napetrak’izy ireo alohan’ny hirosoana amin’ny tena fihaonana ny hanajanonana ny fitsarana ny raharaha aloha.  « Nangatahanay ny hanajanona ny fitsarana ny raharaha 7 febroary kanefa dia tsorina aminareo fa nofitahana izahay. Nolazaina fa nanome baiko ny Praiminisitry ny FAT, ny Jly Camile vital, ny hanajanonana ny fitsarana kanefa indrisy fa tsy nisy izany. Mbola porofo mitohaka amin’ny tendany fa tsy mitana ny teny nomeny ireo milaza ho mpitondra ireo satria dia mbola notohizany ihany ilay fitsarana » hoy izy tsy niolaka. 

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Raymond Ranjeva propose un plan de « guérison »

31 Août 2010, 10:45am

Publié par Pana Reeve (JIR)

les-nouvelles.com/

INTERVIEW

Raymond Ranjeva propose un plan de « guérison »

 

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Depuis 1990, le Pr. Raymond Ranjeva était juge de la Cour internationale de Justice à La Haye dont il a été vice-président, de 2003 jusqu’à la fin de son second mandat en février 2009. Cet éminent juriste reconnu et respecté, est sorti de sa réserve pour proposer un plan de "guérison", face à la crise malgache qui perdure depuis 19 mois.

JIR (*) : M. le professeur, selon vous, Madagascar serait gravement malade. Vous avez proposé une "thérapie" dans le cadre d’un programme baptisé Vonjy Aina, récemment présenté à la presse. N’aurait-il pas fallu intervenir plus tôt ? Où étiez-vous en 1972, en 1991, en 2002 et en 2009 ?

Raymond Ranjeva (-) : A votre question je répondrai tout d’abord par le rappel de la chronologie. Entre le 20 novembre 1990, date de mon élection à la Cour internationale de Justice et le 5 février 2009, le terme de mon second mandat, j’étais soumis à une stricte obligation de réserve à l’égard des affaires intérieures d’un Etat, y compris le mien. Avant 1990, mon épouse et moi, en bons universitaires, avons voulu exercer notre liberté d’opinion et d’expression de toutes les manières, y compris par des manifestations au besoin dans la rue. En 1972, sur la place de l’Hôtel de Ville, depuis appelée la place du 13 mai, je suis monté sur le podium pour interroger publiquement le général Andriamahazo sur le sort du président Tsiranana. Maître René Rarijaona, figure bien connue de la société réunionnaise, est venu à la rescousse pour réitérer ma question et devant le refus de réponse du gouverneur militaire, Monsieur Manandafy a rappelé la revendication populaire qui a abouti à la fin de la Ière République. Des reportages journalistiques confirment ces faits.

Depuis le 12 avril 2009, date de ma réinstallation au pays, quoique conscient des difficultés dans lesquelles était plongé Madagascar, je n’ai pas voulu jouer la mouche du coche : selon l’adage populaire les affaires nationales trouvent toujours preneur, et il y en avait déjà beaucoup ! Bien entendu, je n’étais pas indifférent, et j’ai eu des rencontres privées avec les uns et les autres. Cependant, au bout de 18 mois, je n’ai pas pu m’empêcher de me manifester publiquement. Au différend entre deux protagonistes, s’est substituée une situation révélatrice d’une très grave maladie politique tandis que la lassitude générale se doublait d’un mal plus profond : le sentiment général d’impuissance et d’échec. La nation, les politiques, la communauté internationale semblaient tous atteints. Tout était prêt pour l’avènement d’une subversion.

S’assoupir dans la peur ou l’indifférence était un manquement à l’obligation citoyenne. Une résistance s’imposait car j’ai appris que le mal triomphe lorsque les gens qui recherchent le bien se taisent. Est-ce trop tard ? A chacun de juger : qui a fait mieux pour faire face à la crise en 18 mois ? A-t-on remarqué tous les obstacles placés sur la voie de la sortie de crise pour décourager les bonnes volontés jusqu’à présent ?

* Comment diagnostiquez-vous les crises cycliques qui secouent la Grande Île ? Quel remède pour ce "cancer" ?

 Les crises politiques semblent frapper Madagascar de manière cyclique depuis 1972 avec une certaine accélération des manifestations ces derniers temps. Une relative répétition des phénomènes ont même amené des observateurs à parler de loi : même cadre géographique, la place du 13 Mai, mêmes thèmes de revendication, mêmes dirigeants ! L’explication, à mon avis, trouve ses racines dans l’histoire constitutionnelle. La constitution institutionnelle remonte à la Loi cadre Deferre de 1956. Elle a consolidé la provincialisation territoriale et politique, les conseillers provinciaux, en congrès, ont proclamé la République malgache, désigné les membres de la Constituante qui a élu le président de la République (une « erreur » selon les « Mémoires » du Général de Gaulle) et, enfin, ratifié les accords de coopération de 1960. L’économie générale du système a été maintenue sans fissure jusqu’en mai 1972. Lorsque les revendications des étudiants et des élèves, relayées par les manifestants travailleurs parlaient de « Démocratisation-Malgachisation et Décentralisation », les fondements du régime étaient ébranlés. Les tentatives de délibération populaire sur la nature et la forme de l’Etat malgache à construire ont été confisquées par le pouvoir et les partis politiques. Depuis, aucune réflexion de fond sur l’Etat n’a dépassé le cercle des politiques, alors que la question est restée ouverte. A sa place, on a préféré des débats, parfois surréalistes, sur la Constitution alors que les institutions de contrepouvoir politique ne fonctionnent pas, les partis restant des appareils pour l’entretien du clientélisme régional ou personnel ! Pourquoi alors s’étonner de l’inventivité en matière de droit dit constitutionnel : 12 altérations du texte constitutionnel en 51 ans ! Un record à vérifier.

* Que préconisez-vous pour panser les blessures de 2009 toujours ouvertes ?

 Face à la mise en danger de la Nation consécutive aux évènements de 2009, j’ai exposé un plan en deux volets. Le premier constate que pour maîtriser la déliquescence de l’autorité et du crédit de l’Etat, il faut enrayer le risque de l’avènement d’un Etat défaillant (« failed State »), grâce à la mise en place d’une nouvelle et véritable Transition : neutre, au sens actif et positif, et forte. Dans les plus brefs délais, il faut aboutir à une sortie de crise qui sache guérir les rancoeurs, les blessures, les maux dont souffrent les Malgaches, afin qu’ils ne présentent plus de risques pour la sérénité de l’avenir.

Toute solution unilatérale qui ne prenne pas en compte la nécessité d’une réconciliation nationale ainsi que d’une démarche participative de l’ensemble de la population est à proscrire, car elle ne sera qu’illusoire pendant quelque temps. Il est plus important de réussir la mise en place d’une Transition sereine et crédible pour obtenir l’apaisement du climat politique et le redémarrage immédiat de l’économie C’est dans ce cadre qu’il convient d’éviter l’organisation à la hâte d’élections qui, autrement, seront plus sources de problèmes que de solutions. Le second volet est le programme dit « Vonjy Aina », littéralement « Sauvetage pour la survie ». Il s’agit d’un ensemble de programmes et d’actions incontournables et prioritaires que doit mener la Transition pour permettre la continuité de la vie en commun. L’existence de ce programme « Vonjy Aina » est une garantie de la neutralité de la Transition que je propose, car il indique la direction de la marche, et représente la mesure et l’évaluation des performances et des sanctions aux défaillances. Très brièvement, il reviendra à la Transition de placer et consolider les bases d’une République respectueuse des droits du citoyen et du dialogue, de prescrire des remèdes d’urgence qui accompagneront la sortie de crise, et de veiller à l’avènement du développement durable, d’une économie ouverte et à la sauvegarde de l’environnement.

* Quels sont vos rapports respectifs avec Marc Ravalomanana, Albert Zafy, Didier Ratsiraka et Andry Rajoelina ? Avec-vous pris contact avec eux dans le cadre de la crise ?

 Mon initiative ayant essentiellement un caractère personnel, je n’ai pas pris de consignes particulières de qui que ce soit, ni des anciens chefs de l’Etat, ni d’autorités étrangères, pour prévenir cette question posée par d’autres personnes. La démarche est d’abord malgache. Je n’ai jamais rencontré Monsieur Andry Rajoelina, mais il est évident que le caractère politique du projet de prise en mains de la direction de la Transition amènera à exposer aux responsables, notamment politiques et nationaux qui le souhaitent, l’économie générale de ma méthodologie.

* Comment comptez-vous vous faire entendre, par vos interlocuteurs, sachant que l’un d’entre eux a commis un coup d’Etat et a renié des engagements qu’il a signé devant les instances internationales ? Comment "négocier" avec des personnes qui veulent à tout prix s’accrocher le plus longtemps possible au pouvoir ?

 Il s’agit bien entendu de questions auxquelles nous pensons très sérieusement. Mais ainsi que j’ai eu l’occasion de le dire, je crois fermement que la force d’âme du peuple malgache, pourvu qu’elle puisse se manifester, nous donnera les ressources nécessaires pour sortir de ce très mauvais pas.

* N’appartenant à aucun parti et accusé par vos détracteurs d’avoir été "déconnecté" de la vie politique malgache pendant plusieurs années, sur quelle base de légitimité vous appuyez-vous ?

 La légitimité n’est pas une donnée immédiate à la conscience ; elle se conquiert de haute lutte. Elle fait appel à la raison, au sens moral et aussi à l’intelligence de l’homme. Le projet de sortie de crise, le seul qui, à l’heure actuelle, est le moins malmené ainsi que le programme « Vonjy Aina » apparaissent alors comme des commencements de légitimité.

* Quel modèle serait, selon vous, le mieux adapté pour la 4e République de Madagascar ?

 La meilleure des constitutions dont j’ai exposé plus haut les grandes lignes dans le programme « Vonjy Aina » sera celle qui permettra aux Malgaches de savoir quel Etat leur permettra de vivre dans la sérénité et la paix pour s’épanouir.

* Parallèlement aux solutions politiques que vous souhaitez apporter, auriez-vous déjà étudié quelques pistes pour sortir la population malgache de la pauvreté ?

 La pauvreté (ndlr : ou la richesse) est d’abord dans l’être et l’âme avant d’être économique et financière. Des pistes ont été esquissées. Le Malgache sortira de la pauvreté lorsqu’il maîtrisera les clés d’accès au monde de la modernité, c’est-à-dire retrouvera son identité, sa confiance en sa valeur et saura vivre en harmonie avec les hommes et la nature. C’est un problème culturel et spirituel.

* D’après vous, quels sont les critères et les qualités que devraient avoir les futurs dirigeants de Madagascar ? Pensez-vous avoir le profil d’un président de la République ?

 Actuellement, comme je l’ai dit, je n’ai pas d’ambition concernant la Présidence de la République. Je souhaite à ceux et à celles qui se lanceront dans les élections présidentielles d’être droits, intègres, conscients des besoins de la population et soucieux de l’intérêt de la nation.

* Quels intérêts les îles voisines comme La Réunion auront-elles à gagner si Madagascar se développe ? Par exemple : quel avenir pour la culture de la vanille, du letchi et de la canne à sucre de La Réunion quand la Grande Île sera stable et parviendra à inonder régulièrement le marché de l’exportation provenant de l’océan Indien ?

 Pourquoi raisonner en termes de relations conflictuelles ou de compétition et non de solidarité dans le cadre de la mondialisation ? Dans ces conditions, nous avons intérêt à dépasser la culture de rentiers de situation et à envisager de nouvelles frontières et pourquoi pas un nouveau monde.

* Vos analyses sur le passé, le présent et l’avenir des relations entre Madagascar et la France.

 Les relations avec la France restent une des données essentielles de la politique extérieure de Madagascar. Nous n’avons aucun intérêt à nous disputer avec la France. Comme dans un vieux couple, les relations évoluent avec le temps. Les deux parties sont passées à la phase d’affranchissement puis de partenariat ; d’inégalitaires les rapports sont de plus en plus égalitaires et ce d’abord sur le plan intellectuel. Enfin, je n’ai pas entendu parler d’objection à l’encontre de l’ouverture de Madagascar à la mondialisation. En réalité, les traditions ont la vie longue et la mise en forme d’une nouvelle pratique requiert patience, intelligence, largesse d’esprit et renonciation aux manœuvres sournoises. Le vrai problème réside dans la capacité et la volonté des deux parties à mettre en place des projets communs et à déterminer la participation respective de l’un et l’autre partenaire dans le pilotage de cette aventure.

* Quel message pouvez-vous adresser à la communauté internationale au regard de la crise malgache, dans son état actuel ?

 La crise malgache est une épreuve pour la communauté internationale, et en particulier pour nos pays du Sud Ouest de l’Océan Indien. Elle remet en cause nos certitudes, interpelle nos consciences et fait appel à notre intelligence et notre sens de la solidarité. Elle ne se limite pas à la recherche d’ingénierie ou de technologie politique ou sociale. Elle a aussi une dimension morale et spirituelle. Aidons ceux qui veulent éradiquer définitivement les maux de la nation malgache.

Recueillis par Pana Reeve (Journal de l’Ile de la Réunion)

 

 

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Actualité: La Presse du 31/08/10

31 Août 2010, 10:25am

Publié par rovahiga

tananews.com/

7 février : il ne faut pas user de la Justice pour assouvir la vengeance politique lance Monja Roindefo.

 

http://www.tananews.com/wp-content/uploads/2010/08/andry-rajoelina-monja-roindefo.jpg

« La Justice malgache reste toujours fragile et se trouve loin de son indépendance » déplore Monja Roindefo, faisant allusion au verdict du Tribunal sur l’affaire 7 Février. Et d’ajouter que la Justice ne doit pas être l’instrument de vengeances politiques. Il est indéniable dit-il que la date du 7 février est une date marquante, mais n’oublions pas qu’il s’agissait d’apporter du changement dans le pays. Il s’avère à présent que ces sacrifices ont été vaines vu que le régime ne fait que répéter les vieilles pratiques, voire faire pire. Cet ancien locataire de Mahazoarivo a également marqué un point sur le texte constitutionnelélaboré au préalable par le PHAT Andry Rajoelina. Aucun texte constitutionnel ne devrait voir le jour qu’après une collecte d’idées et discutions aux conférences nationales, conclue-t-il.

 

les-nouvelles.com/

VIE POLITIQUE

La conférence nationale est noyée dans la confusion

Alors que l’on prévoit de tenir la conférence nationale ce mois de septembre, il semble que les mécanismes et les raisons d’être de celle-ci échappent aux simples citoyens. Des questions sans réponses perdurent et la confiance n’est pas au rendez-vous.

Qui fait quoi ? Et pourquoi ? Que sait-on et qu’est-on censé savoir ? Comment cela fonctionne et comment s’assurer que cela soit souveraine ? Ces questions ont été abordées le 25 août dernier à l’amphithéâtre du Degs de l’université d’Antananarivo, qui a fait salle comble à l’occasion du « Focus conférence nationale », organisée par la Frierdrich Ebert Stiftung et le Youth leadership training program (Yltp).

Les interrogations les plus basiques et les plus légitimes persistent sur le mécanisme d’« une » conférence nationale alors même que l’on prévoit, ce septembre, d’organiser «  la » conférence nationale. « Une conférence nationale peut-être efficace si tout le monde s’y applique et si on accorde de l’importance aux préparatifs » explique Mamy Rakotoarizaka, consultant et modérateur professionnel invité à Ankatso pour expliquer les mécanismes liés à la préparation d’une conférence.

Neutralité des organisateurs

Evidemment, ces préparatifs tiennent compte des moyens techniques et matériels mais aussi de la pertinence de choix des ressources humaines. Chevronné de l’encadrement des réunions, Mamy Rakotoarizaka recommande par exemple «  le recours à des modérateurs et des rapporteurs professionnels capables de rafraîchir la fièvre des participants » et de « mettre de côté leurs penchants politiques et convictions personnelles dans leur rapport ». Un souci qui n’est pas sans rappeler l’importance d’une neutralité dans l’organisation. Dans l’assistance, l’on évoque par exemple la nécessité de savoir « débusquer les intentions », ce qui est révélateur d’un climat de méfiance.

Pour le bon déroulement d’une conférence, Rakotoarizaka défend l’importance pour le modérateur d’adopter «  une méthodologie adaptée aux participants, qui doit tenir compte de l’existence d’intérêts différents, de niveaux d’instruction différents, de culture et d’origines divers. Il faut que le modérateur sache tenir compte de ces distinctions, tout en sachant les faire ressortir ». Qui a la maîtrise de cette méthodologie ? En tout cas, ce n’est pas la société civile, de l’avis de l’assistance qui, à plusieurs reprises, a réitéré une interrogation symptomatique d’incertitude : « Comment faire confiance à la société civile pour l’organisation d’une conférence nationale ? »

D’un point de vue procédurier et technique, Ketakandriana Rafitoson, politologue et membre de la Sefafi interpelle sur la difficile gestion de cette neutralité : « Il n’y a pas, à proprement parler, de mécanisme écrit ou intégré de contrôle de l’organisation de telles conférences. C’est l’un des problèmes de la Transition, au contraire d’une République où il existe un contrôle réciproque entre le législatif et l’exécutif. »

Représentativité

Le même souci persiste pour ce qui est de la représentativité des participants, l’une des conditions garantes de la réussite d’une conférence. Du côté de la Coordination des organisations de la société civile et du KMF/Cnoe, Hery Rambeloson affirme que « Les préparatifs sont en cours pour la sélection des délégués de la prochaine conférence », sans plus de précision.

Blanche Richard qui préside le comité de sauvegarde de la refondation authentique de la nation (CSRAN) explique que la conférence organisée par son entité a vu la participation de « citoyens proposés et élus par les fokontany, les districts, les régions ainsi que par leurs organisations et associations respectives ». Cette même conférence a été suivie par d’autres rencontres organisées par d’autres entités, situation qui laisse penser que la souveraineté de la première n’a pas été pleinement admise. Une situation qui, au lieu de refléter une démocratie, installe la confusion, comme le témoigne une intervenante applaudie par l’assistance : « Dinika Santatra, conférence, forum, dialogue, assise, concertation… C’est une foule de terminologies que personne n’arrive à distinguer. Et maintenant, on a aussi une foule d’organisations diverses : alliance, plateforme, coalition, coordination… Finalement, qui peut dire qu’il sait vraiment ce qu’il se passe actuellement ? »

Au milieu de cette confusion, d’autres interrogations perdurent quant à la contribution des participants. Lanto Randriamanantena, membre du réseau des jeunes travailleurs se demande si «  Les propositions des participants concordent réellement avec celles des adhérents de leurs organisations d’origine (…), c’est assez difficile, car cela n’est pas évoqué au préalable au sein de ces organisations ». Certains maillons incontournables de la société malgache ont par exemple souffert de cette faille, comme c’est le cas des travailleurs. Lucien Razafindraibe, secrétaire général du syndicat maritime malgache affirme : « J’attire l’attention des responsables des médiations tant au niveau national qu’international de se pencher vraiment sur la prise en compte des travailleurs… Dans un pays où le travailleur ne peut s’exprimer librement (…) et est réduit au rôle de simple spectateur, aucune stabilité viable ne saurait être envisagée. » Ainsi, les questions et les incompréhensions sont de plus en plus nombreuses chez les citoyens, dans la perspective d’une sortie de crise qui se fait attendre, comme Godot.

Qui sait quoi ? Que sait-on ?

Une conférence nationale est un regroupement d’idées, de projets et de résolutions des forces citoyennes et un débat commun en vue de préparer une nouvelle étape de la vie nationale. Pour qu’elle soit authentique et efficace, une conférence nationale doit réussir à rassembler des points de vue différents, des tendances distinctes et des personnes de tous horizons. Mais pour qu’elle soit utile, ses participants et surtout ses bénéficiaires que sont les citoyens doivent être éclairés avant, pendant et après la conférence : des informations en main, des débats transparents, des aboutissements clairs et des intentions évidentes.

Avant la tenue d’une conférence nationale, ces conditions doivent être réunies. Certes, l’on parle de moyens humains, financiers et techniques. Mais aussi des informations, nécessaires à la compréhension du débat et des solutions communes.

A quelques semaines d’une conférence nationale, il est légitime de se poser ces questions : qui sait quoi et que sait-on ? Au-delà du cercle politique, le simple citoyen est de moins en moins tenu informé. Moins il est éclairé sur les tenants et aboutissants de ces débats, moins ceux-ci ont valeur d’inclusion. Une mission d’information préalable, autre que celle des médias, ne serait pas un excès de zèle. Dans la préparation de cette conférence, l’on devrait nécessairement se concentrer sur une campagne massive d’informations, d’explications et de tribunes ouvertes. Certes, c’est un travail titanesque que le temps ne permet forcément pas, mais une information en apnée est extrêmement dangereuse : à terme, ce sera une adhésion fragile de la population, des bases précaires pour une nouvelle République, un décalage inquiétant entre les instances de décision et les citoyens gouvernés.

1992 Un forum, entre échec et réussite

Madagascar a déjà une jurisprudence en matière de conférence nationale. Il y a eu le « Zaikabe » de 1972 et le forum national du 22 au 31 mars 1992. Ce forum avait pour mission « d’élaborer une proposition de Constitution, un projet de loi sur les élections et des propositions de relance économique, sociale, culturelle et en matière d’éducation », rappelle Jean-Aimé Raveloson, sociologue. Les débats ont porté sur plusieurs points : « Un Etat unitaire ou fédéraliste, un régime parlementaire ou présidentiel, la mise en place ou non d’un Sénat et, enfin la possibilité pour le président en exercice Didier Ratsiraka de se présenter aux élections », résume Raveloson.

Malgré l’âpreté des discussions et la situation instable il y a eu conflits et mort d’homme au cours de ce forum , une mouture de la Constitution a été validée presque à l’unanimité, les fédéralistes s’étant abstenus de vote : un Etat unitaire, une décentralisation effective et un régime parlementaire ont été adoptés. Un comité ad hoc, a décidé des grandes lignes du texte fondamental. Il a été accepté par le gouvernement de la transition puis voté par voie de référendum en août 1992.

Faisant son bilan sur ce forum, Toavina Ralambomahay, journaliste consultant explique : « Il a été une réussite par rapport aux objectifs fixés comme la formulation d’un projet de Constitution. Mais il a été un échec, si l’on tient compte de la méprise du président Didier Ratsiraka à l’égard de cette démarche qu’il qualifiait de « foire ». Par la suite, la Constitution a été modifiée par Albert Zafy qui a changé le mode de nomination du premier ministre. Puis Ratsiraka, réélu en 1997, a instauré les provinces autonomes. Marc Ravalomanana, devenu président a aussi fait une révision constitutionnelle ». Aujourd’hui, Madagascar se dirige vers une nouvelle République et attend donc sa nouvelle Constitution.

Silence radio

Ce forum de 1992 a été un échec médiatique. La télévision et la radio nationales n’ont pas fait leur mission d’information. « Les médias publics n’ont pas rapporté le déroulement des débats et tout ce qui s’est passé au cours du forum national. À part l’affrontement qui a fait un mort, c’était à peine si les médias privés ont parlé de l’évènement. Ainsi, en ville comme à la campagne, la population n’a pas eu l’occasion de suivre les faits. Il n’y a eu aucun éclaircissement en dehors du forum national. Il n’y a pas eu débat, ni échanges d’idée. La population ne se sentait pas concernée. Elle n’a pas eu l’impression que l’on avait besoin de son opinion », déplore Jean-Aimé Raveloson.

« Comment faire confiance à la société civile pour organiser une conférence nationale ? »

Dossier réalisé par Mialisoa Randriamampianina

 

SORTIE DE CRISE

Pierrot Rajaonarivelo a été consulté

Leonardo Simão, le chef de la délégation d’émissaires dépêchés par le médiateur de la SADC, a poursuivi pendant le week-end ses consultations avec les divers acteurs politiques malgaches. Samedi à l’hôtel Colbert, il s’est entretenu avec Pierrot Rajaonarivelo. « Nous avons passé en revue tout ce qui a été fait depuis Maputo, Ivato, Vontovorona et les Dinika santatra tout en discutant de la manière de parvenir à la conférence nationale qui aura un caractère souverain », a révélé le président national du MDM.

Lui de poursuivre que cette conférence nationale aura pour documents de base les résolutions prises lors de ces différentes négociations, dans le respect du principe de consensualité et afin de dégager une nouvelle définition de l’inclusivité.

S’exprimant sur le même sujet, Leonardo Simão a indiqué que «  Les organisateurs vont dresser leur plan de travail et pourront approcher la communauté internationale pour demander, par exemple, un appui technique. Notre aide dépendra des besoins en question », a-t-il souligné.

A l’issue de la rencontre, l’envoyé de Joaquim Chissano a également réagi par rapport à l’issue de la réunion de Vontovorona. « Nous avons une bonne appréciation du processus mené par la coordination nationale des organisations de la société civile (CNOSC) et ce, malgré les imperfections qui ont pu survenir. Nous sommes là pour l’améliorer », a-t-il fait savoir.

Dans tous les cas, Leonardo Simão d’ajouter qu’ « Il est très important que la classe politique malgache se retrouve autour d’une table ». Il note toutefois que la SADC se garde de prendre des initiatives. « Nous sommes là pour aider et attendons qu’on nous contacte si on a besoin de nous », a-t-il fait valoir.

Nasolo R.

 

SERIE D’INCENDIE DANS LA CAPITALE

Trente-cinq maisons incendiées samedi.

Les sapeurs-pompiers de la capitale n’ont pas chômé samedi toute la journée, en devant intervenir à cinq reprises pour maîtriser des feux en divers endroits. Mis à part les dégâts matériels, les sinistrés approchent les 200 personnes.

La première intervention a eu lieu dans la matinée, suite à un appel reçu, annonçant l’incendie d’un silo à Andranonahoatra Itaosy. Les soldats du feu s’y sont rendus au plus vite mais le fokonolona a déjà fait ce qu’il a pu en attendant, si bien qu’il ne leur restait plus qu’à finaliser l’extinction de ce feu d’origine inconnue. En moins de 10mn, la situation a été maîtrisée et il n’y a pas eu de victime à déplorer si ce n’était que plus d’une tonne de manioc séché a été perdue.

Vers 17h, un autre appel a été reçu, annonçant l’incendie de plusieurs maisons à Antohomadinika Sud. Deux camions-citernes de Tsaralalàna ont été immédiatement dépêchés sur place mais vu la gravité de la situation, il a fallu appeler à la rescousse les sapeurs-pompiers d’Anosivavaka et d’Andravoahangy, autrement, les dégâts auraient été incommensurables.

3 heures d’intervention à Antohomadinika

Incommensurables, les dégâts l’étaient déjà avec 28 maisons d’habitations (16 constructions en dur et 12 en bois), détruites par un feu difficile à maîtriser à cause du vent. Il a fallu 3h30mn d’intervention pour maîtriser la situation. Entre-temps, les sapeurs-pompiers ont déploré le fait que d’autres victimes impatientes ont perforé leurs tuyaux afin de dévier les eaux directement chez elles. Ce qui a considérablement retardé le sauvetage, étant donné qu’il a fallu remplacer à deux reprises ces tuyaus.

Au bout du compte, 138 familles sont devenues des sans-abri même si aucune victime n’était à déplorer. Comme si cela ne suffisait pas, un autre appel a été enregistré à Tsaralalàna vers 20h, attestant l’incendie des locaux d’un marchand de bois sis à Ambohimangakely. De nouveau, les soldats du feu s’y sont démenés pour une intervention de 20mn.

Une victime à Anosibe Angarangarana

La journée n’était décidément pas de tout repos pour les pompiers puisque, mis à part les appels incessants des plaisantins qui s’amusent à donner de fausses alertes, un appel sérieux leur est parvenu vers 21h, avisant que quatre maisons (deux en bois et deux en dur) situées au milieu d’une rizière étaient en feu à Anosibe Angarangarana. Les occupants ont sauvé ce qui pouvait l’être en attendant les sauveteurs mais cela n’a pas empêché un petit garçon d’être blessé et immédiatement évacué à l’HJRA. La situation a été maîtrisée au bout de 30mn mais les 47 locataires des maisons incendiées sont devenus malgré tout des sans-abri.

Enfin, les sapeurs-pompiers avaient encore à intervenir tout près de chez eux, à Tsaralalàna (cité Lacoste), aux environs de 22h. Une petite maison en brique s’est embrasée et ce, suite à un feu de charbon de bois mal éteint dans la cuisine. Comme dégâts, les propriétaires des lieux ont eu à déplorer la perte de leurs poste radio, TV et lecteur DVD…

Ra-Elia

 

LUTTE CONTRE LE BANDITISME A TOAMASINA

La police locale a été renforcée par le FIP

Devant les actes de banditisme qui prévalent actuellement à Toamasina de jour comme de nuit, la police locale a sollicité la force d’intervention de la police (FIP) d’Antananarivo pour une opération de ratissage dans des endroits chauds comme Ankirihiry, Tanambao-V et Varimborondolo où les vols à l’arraché se font au quotidien. Bien évidemment, la FIP a répondu présent et s’est amenée avec des éléments spécialisés qui ont débarqué jeudi en fin d’après-midi sous la houlette du commandant de l’entité, le commissaire Herimalala Andrianirina. Ce dernier, sur la base des renseignements reçus auprès de la police locale, a procédé sans attendre à des perquisitions dans 12 habitations de présumés consommateurs et vendeurs de cannabis dans les endroits sus cités.

A chaque coup, des « carottes » ont été saisies, s’élevant au total à plus de 50kg de drogue. Seize suspects ont été appréhendés, tous faisant de la vente de drogue leur gagne-pain quotidien, tout en étant des consommateurs avérés. A part cela, ils s’organisent pour être des « mpanendaka » (voleurs à l’arraché) visant essentiellement les voyageurs et les touristes, profitant de la moindre occasion pour agir. Des terroristes en somme mais qui, depuis jeudi, sont tombés sur plus forts qu’eux, grâce à cette collaboration de la FIP et la police locale. L’on annonce, par ailleurs, que les actes de banditisme ont manifestement diminué à Toamasina et, tel qu’annoncé par les autorités tamataviennes, le ratissage ne prendra fin que lorsque la ville retrouvera son calme d’antan.

Ra-Elia

 

lagazette-dgi.com/

Selon la SADC: Les trois mouvances pas indispensables 

Si les trois mouvances ne cherchent qu’à empêcher le processus de sortie de crise, initié par les partis politiques, qu’elles retournent au Magro Behoririka et attendent gentiment les élections. Emise par des signataires de l’accord politique du 13 août, la déclaration ne reçoit pas moins l’assentiment des citoyens qui en ont marre de la crise mais aussi du comportement irresponsable des leaders politiques dont certains n’ont rien fait de mieux durant des décennies que de détruire le pays. Même la communauté internationale n’est plus dupe du petit jeu de Manandafy, Fetison et la cohorte de « nirina » qui ne vise que des sièges aux avantages faramineux.

Hier, le représentant de la médiation internationale à Antananarivo, le Dr Alberto Simao (SADC), a été on ne peut plus explicite sur le sujet : « la participation des trois mouvances n’est pas une condition nécessaire dans la suite des pourparlers. Cela dépend des raisons pourquoi elles refusent de participer. Les partis politiques sont toujours libres de participer ou non, ils doivent cependant assumer les responsabilités de leurs décisions ».

L’ancien ministre mozambicain des Affaires étrangères annonce ainsi officiellement la couleur pour signifier que la participation des trois mouvances dans la recherche d’une sortie de crise, n’est plus une condition « sine qua non » d’inclusion. Par la voix de M. Simao, la communauté internationale semble reconnaître que les anciens présidents destitués ne constituent pas à eux seuls la représentativité puisque de nombreux partis politiques essaient de peser sur l’échiquier politique.

En offrant la chance aux trois mouvances de s’atteler au train de la sortie de crise, la CNOSC minimise, en effet, les autres partis en présence. On ne parle pas des groupuscules qui représentent que le fondateur et quelques parents et amis. Mais on ne peut ignorer les membres du TIM drainés par le patriote Andrianatoandro Raharinaivo, , le PSDUM de Lahiniriko Jean, l’AVI de Norbert Ratsirahonana, le Leader Fanilo du regretté Herizo Razafimahaleo, et les sympathisants des adversaires de Marc Ravalomanana lors de l’élection présidentielle de 2006. Les 13 autres candidats ont totalisé environ 40 % des voix d’un scrutin émaillé de lacunes dont la non-présence de bulletins de vote de certains candidats.

En tout cas, Marc Ravalomanana ne peut plus prétendre être représentatif de telle ou telle frange de la population car les donnes ont considérablement changé depuis sa démission en mars 2009. Il en est de même pour Albert Zafy et Didier Ratsiraka dont les mouvances sont d’ailleurs en train de se faire phagocyter par celle de M. Ravalomanana. Sinon, on fait remarquer que le HPM qui constitue la principale force politique au sein de la mouvance Zafy a déjà rejoint l’accord politique d’Ivato, tandis que du côté de l’Arema, on sent une volonté certaine des membres du Comité directeur (proche de Didier Ratsiraka) de suivre les principes acquis à Ivato.

Tout cela explique sans doute pourquoi la communauté internationale fait aujourd’hui la part des choses en matière d’inclusion et de consensus. « Inclusif ne veut pas dire la participation de tout le monde ou de tout les partis politiques. Ils doivent être représentatifs de la réalité nationale », a notamment souligné Alberto Simao en précisant par ailleurs que « l’inclusion ne signifie pas unanimité ».

Attendue depuis le début de la médiation internationale, cette clarification qui tient certainement compte de la situation sur le terrain (terme consacré pendant la crise 2002) est plus que rassurante. On avait notamment reproché à la Communauté internationale son entêtement à une cohabitation entre un président démissionnaire après la contestation populaire et le leader des mouvements populaires avec en prime deux anciens chefs d’Etat qui n’ont pas bougé le petit doigt durant les pires années de pouvoir de M. Ravalomanana. On condamnait même cette Communauté jugée irréaliste tout simplement parce qu’on pensait qu’avec les exigences d’inclusion et de consensus, elle voulait faire l’unanimité. Quel pays au monde, quel que soit le système politique, peut s’enorgueillir d’avoir réuni l’unanimité en son sein ?

On verra dans les prochains jours, la suite concrète de ce nouveau langage. Alberto Simao doit encore effectuer un compte-rendu à Joaquim Chissano qui lui donnera par la suite les instructions sur la position à tenir. Cependant, l’homme a toutefois encouragé la continuation des travaux et il n’a pas manqué de rappeler la nécessité d’améliorer la méthode de travail afin de mieux avancer. Alberto Simao a tout juste pris note de la décision de la CNOSC de suspendre les réunions afin de mieux préparer les futures rencontres.

Le message est toutefois clair : personne n’est indispensable. Albert Zafy et Didier Ratsiraka en savent quelque chose après la crise de 2002. Plus que ses deux prédécesseurs, Marc Ravalomanana serait nettement conscient pour avoir régné en maître en ignorant superbement ses anciens adversaires de la présidentielle de 2001. Si les trois mouvances souhaitent vraiment participer à la sortie de crise, elles devraient changer de comportement. Au mois, elles peuvent négocier l’amnistie de leurs leaders. Interrogé sur la condamnation de Marc Ravalomanana sur le carnage du 7 février, l’ex-ministre mozambicain des Affaires étrangères se rapporte à la conférence nationale : « le thème devra être discuté à la conférence nationale au cours de laquelle il sera sûrement question de l’amnistie ».

Au fait, les trois mouvances souhaitent-elles vraiment le retour au pays de Marc Ravalomanana ?

Lambo T. et Sa

 

Crise malgache : point de presse du ministère français des Affaires étrangères

Question : partagez-vous l’analyse de ceux qui voient dans la condamnation récente de l’ancien président Marc Ravalomanana à la prison à perpétuité, un nouvel obstacle à la sortie de crise politique malgache ? Que pensez-vous de la critique de la mouvance Ravalomanana selon laquelle il s’agirait d’un procès politique qui n’est pas intègre mais manipulé ?

Réponse (porte-parole du Quai d’Orsay) : Le procès et le jugement que vous mentionnez concernent un épisode particulièrement douloureux de l’histoire récente de Madagascar, dont les responsabilités doivent être établies. Cette décision judiciaire concernant l’ancien président Marc Ravalomanana ne doit pas remettre en cause les développements positifs enregistrés ces dernières semaines vers la résolution de la crise politique malgache, qui dure maintenant depuis plus de 18 mois. Au moment même où le dialogue se poursuit à Madagascar à l’initiative de la “Coordination nationale des Organisations de la Société civile (CNOSC)”, la France en appelle plus que jamais à l’esprit de responsabilité de l’ensemble des acteurs malgaches. Je vous rappelle que la France a récemment salué les nouvelles initiatives de la société civile et des partis politiques malgaches qui ouvrent d’intéressantes perspectives, en vue de parvenir à organiser, de façon consensuelle, une transition apaisée vers de nouvelles élections, soutenue par la communauté internationale. Avec les représentants de la communauté internationale sur place, la France a également appelé l’ensemble des forces politiques à s’inscrire dans ce processus national malgache.

Didier Ratsiraka: Indésirable en France ?

Selon des indiscrétions, la famille Ratsiraka ainsi que ses amis en exil dans l’Hexagone, pourraient devoir quitter d’ici peu le territoire français. Le Quai d’Orsay, apprend-on, aurait envoyé, en avril dernier, une note verbale à l’amiral ou à ses proches, comme quoi leur présence en France ne serait plus souhaitée ni souhaitable. Evidemment, tout est dit très diplomatiquement…

A vrai dire, Paris est très déçu que Didier Ratsiraka, lors des discussions à Maputo et à Addis-Abeba, s’est acoquiné avec Marc Ravalomanana, connu pourtant pour sa haine contre la France. L’amiral s’allie, apprend-on, avec le diable. Comment M. Ratsiraka, dit-on, qui a bénéficié d’un avion spécial de la France pour assister aux différentes réunions tant à Maputo qu’à Addis-Abeba (au total 350 000 euros), se permet-il de soutenir un homme francophobe comme Ravalomanana ?

Dans tous les cas, l’amiral risquerait d’être expulsé de France. Où va-t-il alors poursuivre son exil ? Quand même pas en Afrique du Sud. Néanmoins, le président du Congo Sassou Nguesso serait disposé à accueillir l’amiral Ratsiraka et sa famille, au cas où. Une triste fin pour l’amiral.

 

Hier à Mahazoarivo: Réunion des responsables des forces de sécurité

Camille Vital a réuni hier, au Palais de Mahazoarivo, les différents responsables des forces de sécurité. Citons, entre autres, les généraux Rakotoarimasy Lucien, Randrianazary, Bruno Razafindrakoto respectivement ministre des Forces armées, secrétaire d’Etat auprès de la gendarmerie, commandant de la gendarmerie nationale ainsi que l’adjoint du chef d’état-major général des forces armées, le commandant de la circonscription régionale de la gendarmerie d’Analamanga.

Tenant compte de l’importance impérieuse de faire face à l’insécurité (lire page 5), ces hauts responsables ont passé en revue le lancement de l’opération « coup de poing », entamée le week-end dernier dans la capitale. Le bilan de ces trois premiers jours de l’ « opération coup de poing » signale l’absence d’acte de banditisme, sauf dans deux localités, à Soamanandrariny et Andoharanofotsy. Tandis que « Njaka commando », un bandit spécialiste de kidnappings de Karana a été arrêté.

L’opération en question sera poursuivie durant cette semaine à Antananarivo, pour mieux rassurer l’opinion, et d’autres opérations analogues seront montées au niveau des cinq ex-provinces et à Antsirabe. Néanmoins, l’on sait que le Premier ministre Camille Vital a regretté l’absence des actions prises par certains chefs des Régions dans le rétablissement de la sécurité locale, comme dans le Nord où il y avait les actions des jeunes délinquants « Foroches » et récemment dans le Sud, lors du saccage de la « Radio Soa Talily ».

Est-ce à dire que le locataire de Mahazoarivo réclame le remplacement de certains chefs de Régions ?

 

madagascar-tribune.com/

Médiation malgacho-malgache à Vontovorona

Doit-on y croire ou non ?

Sans doute qu’un confrère a parlé trop vite en voulant enterrer le processus de médiation malgacho-malgache conduit par la Coordination nationale des organisations de société civile (CNOSC) avec à peine trois jours d’effectivité ou de balbutiement. La communauté internationale aidant, car celle-ci ne veut pas non plus croire à une fin précoce du processus, les travaux ont repris ce lundi matin du 30 août à Vontovorona. Le site du « Les Hérons » étant toujours disponible, les partis adhérant au processus de l’Espace de concertation (ESCOPol) et ceux du Hery Pôlitika Mitambatra (HPM) et le groupe de Raharinaivo Andrianatoandro (ex-député TIM) se sont retrouvés pour réfléchir sur la stratégie à adopter face à la situation de blocage. Ils ont finalement décidé de reprendre l’accord politique d’Ivato comme base des travaux pour trouver la voie de sortie de crise. Et ce en l’absence des partis ou mouvances politiques qui sont toujours restés attachés aux accords de Maputo et d’Addis-Abeba.

Vers le milieu de l’après-midi, la CNOSC et des membres du Groupe international de contact (GIC) dont ceux de la SADC sont venus proposer aux HPM et ESCOPol, une autre démarche ; une version corrigée et enrichie de celle qui a fait trébucher les premières rencontres, explique le président national du KMF-CNOE, Ernest Razafindraibe. Mais leurs interlocuteurs ont refusé de revenir sur leur décision, préférant continuer leurs discussions sur la concrétisation et les clés de répartition de la mise en place des structures de la transition. Ils prévoient d’achever leurs travaux officiellement ce mardi à 15 heures. En attendant on sait déjà que le Premier ministre (PM) du gouvernement d’union nationale serait secondé par cinq (5) autres vices Premier ministres issus des autres ex-faritany que celui d’où est issu le PM. Quant à la composition du Congrès, chaque parti signataire de l’accord sera représenté par deux (2) de ses membres. Bref, ce n’est pas la fin de l’opération de distribution de sièges.

Débat avec le président de la HAT

Ce qui n’a pas été dit

Le débat radio télévisé de Johary Ravoajanahary avec le président de la Haute autorité de transition (HAT), Andry Rajoelina, a déçu plus d’un simple citoyen qui écoute régulièrement les informations notamment de Radio Antsiva et bien sûr d’autres chaînes privées. Ni Johary Ravoajanahary - concepteur de l’émission apparemment, ni le journaliste chroniqueur qu’il a invité pour animer l’émission avec lui et encore moins le président de la HAT, n’ont satisfait aux attentes des férus d’informations croustillantes. Les suites de l’affaire de bois de rose et de palissandre à destination d’Asie et qui ont fait les Unes des informations quotidiennes et que même le ministre de l’Environnement, le Directeur général de SAMIFIN et le président de la HAT, ont tous dénoncé, n’ont pas été évoquées. C’était comme si le black-out était convenu d’avance. Les questions chinoises dérangent ou indisposent-elles le président de la HAT ? Le journaliste en tout cas a brossé dans le sens du poil.

À moins qu’il ne s’agisse pas là d’affaires nationales et donc qui ne mériteraient pas d’être débattues comme la politique politicienne des politicards. Les trafics de tortues et de reptiles, toujours à destination de l’Asie, de lingots d’or, encore à destination de l’Asie ; en fait tout ce qui a trait aux trafics maffieux mettant en cause la crédibilité des opérateurs et la transparence (donc la traçabilité) des activités économiques et surtout des exportations malgaches, est passé sous silence. Les activités chinoises, telles que dans l’Ilménite d’Analanjirofo ou dans la malachite de Maintirano ou ailleurs, tout cela a été occulté du débat. C’était à peine si les 100 millions de dollars de la société chinoise WISCO ont été effleurés.

Or personne n’est sans savoir que ce sont nos ressources naturelles, difficilement renouvelables sinon pour la plupart non renouvelables, qui sont l’objet de trafics dans lesquels la souveraineté et la fierté nationale sont fortement ébranlées sinon bafouées. Le ministre responsable des Mines était descendu sur site à Maintirano et avait été désagréablement surpris des comportements de la société chinoise qui opérait sans le moindre souci, sans aucune inquiétude avec un parc de gros engins déployés pour exploiter, extraire des entrailles de notre terre ce minerai à l’aide d’une main d’œuvre locale qui travaille dans des conditions misérables. Récemment encore, une société chinoise dans le Boeny avait subi la foudre des employés et du chef de Région du Boeny parce qu’un de ses encadreurs s’était permis de donner un coup de pied dans la marmite des ouvriers.

Mais rien dans le débat n’a fait ne serait-ce qu’allusion à ces pratiques qui foulent au pied non seulement l’autorité de la HAT et de son gouvernement mais surtout la souveraineté nationale du peuple malgache rabâchée à toutes les occasions par les dirigeants, et qui bizarrement lors de ce débat, a été mise aux oubliettes. On se rappelle aussi que ce sont des Chinois qui ont contrefait la cigarette Good Look et qui se sucrent sur le dos des fumeurs, sur le dos du fisc et sur le dos de nos entreprises nationales. Le Directeur Général des Douanes de Madagascar l’avait bien certifié la fin du mois de juillet dernier.

 

tananews.com/

Zizanie au sein du TIM: Riana Andriamandavo VII apporte quelques précisions

Pour Riana Andriamandavo VII Président du Jeune TIM,Raharinaivo Andrianatoandro ne peut prétendre signer quelconque accord au nom du parti TIM. Et de préciser que celui-ci a assisté à ces diverses conférences au nom de sa propre personne. En prétendant le contraire, ce parlementaire ne vaut pas plus qu’un vulgaire usurpateur martèle le président du jeune TIM. « De plus, ses mots de traîtres ne sont que mensonges, car Raharinaivo Andrianatoandro n’a jamais été le fondateur du parti, il était seulement nommé Président quand le TIM vu le jour, et d’ailleurs il n’est même pas le président du parti en ce moment » a précisé Riana Andriamandavo VII. En tout cas, usurpateurs ou non, ça marche au mieux pour ceux qui se disent être « les vrais TIM»…

 

Répartition des sièges: l’ESCOPPOL passait la journée d’hier à rêvasser

Hier à Vontovorona, tous les rêves étaient permis. Les quelque 200 partis politiques, plus que déterminés à appliquer l’accord politique d’Ivato ont eu toute la journée pour penser chacun à sa part du gâteau. Ainsi il a été décidé que deux représentants par parti s’embarqueront avec Andry Rajoelina dans une nouvelle épisode de Transition. Tout le monde aura sa place parmi les 256 sièges du CST (Conseil Supérieur de la Transition), et les 125 autres du Congrès de la Transition. Les autres sensibilités pourront toujours espérer intégrer la CENI (Commission Électorale Nationale Indépendante). Cinq postes de Vice-Prmier Ministre sont également à prévoir, équivalent aux cinq provinces de Madagascar, autres qu’Antananarivo. Le Gal Albert Camille Vital gardera ses fonctions de Premier Ministre, Raharinaivo Andrianatoandro désigné à la présidence du congrès et enfin Lahiniriko Jean à la tête du CST. En attendant l’aval du PHAT, beaucoup pourront déjà penser à leur futur 4X4, d’autres auront l’occasion de discuter avec leur architecte…

 

madatimes.com/

Au bout du rouleau

Un Tgv sans ressort est apparu hier soir à la télévision. L’homme, visiblement, tourne en rond. Trait tiré, regard anonyme, gestes empruntés, il n’était plus que l’ombre de lui-même car le séducteur qu’il fût, est devenu repoussant au fil de ses interventions audiovisuelles et publiques. Du coup, deux minutes de calvaire ont suffi pour dire que le régime putschiste dont il dirige, touche le bout du rouleau. En fait, regarder une émission de ce type est un supplice depuis près de deux ans maintenant. Donc cela fait près de deux ans que l’on zappe chaque fois qu’il apparaît sur la petite lucarne. On sait d’avance comment ça va finir : en queue de poisson. Pensée unique Inutile ainsi de s’attarder sur son blablabla. Ce qui est à blâmer, c’est cette manie de jumeler les stations pour diffuser la pensée unique. Si c’était néanmoins intéressant, on aurait compris mais là, ce fut un bide. Saluons ainsi les chaînes qui ont passé outre l’oukaze notamment TV+ qui s’est illustré en programmant un long métrage déjà vu certes mais autrement plus ludique. La crise frappe en effet les programmations télévisuelles. Aucun nouveau film sur aucune des stations à part les films pirates comme Avatar diffusé illégalement alors que la version originale pour la télévision n’est prévue que dans quelques mois. Ainsi va la vie sous le joug de la hat !

 

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LES HUMEURS DE ROVAHIGA (5)

30 Août 2010, 18:52pm

Publié par rovahiga

 

“LE VERDICT” du semblant de procès du 28 dernier est l’ultime affront que puisse encore lancer Andry Rajoelina aux quelques millions de partisans des trois mouvances en général, y compris la Communauté Internationale  et de la mouvance Ravalomanana en particulier. En dehors de son caractère éminemment anti-démocratique et anticonstitutionnel,  il révèle de façon criarde le comportement de ceux qui ne font aucun cas des recommandations de la Charte des Droits de l’Homme dont Madagascar est partie prenante.

Au-delà du verdict, et là il ne s’agit plus de la seule dignité du condamné, c’est la patrie toute entière dans son intégralité  qui se trouve trahie par ses fils. Nous voilà subitement condamnés à retourner plusieurs siècles en arrière si le monde entier était déjà à quelques dizaines d’années devant nous dans la course au développement et au mieux être de leur population. Tous les malgaches de bonne volonté, pourvus de bon sens et d’honnêteté intellectuelle, patriotes à toute épreuve, trouvent ainsi les meilleures causes à défendre et à servir. La gestion d’un pays est l’apanage d’un Président de la république élu au suffrage universel et de son gouvernement. Tandis que la Transition est l’affaire des politiciens et toutes les forces vives sans aucune distinction, on n’y est pas encore  quoi qu’on dise, car le régime de fait n’est pas reconnu par la Communauté Internationale. Quant à la vie de ce pays, nous sommes tous responsables et nous sommes une vingtaine de millions d’âmes qui doit se prononcer, discuter, et imposer nos décisions ! 

Dommage qu’au lieu de s’unir derrière les causes nobles, on préfère se partager le trésor des pirates ! Mais on verra ce qu’on verra !  

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Le reste de l'actualité du 30/08/10

30 Août 2010, 18:34pm

Publié par rovahiga

madagascar-matin.com/

NEGOCIATIONS POLITIQUES

Les trois mouvances dictent le pas
Dans le cadre du forum initié par la Coordination nationale des Organisations de la Société civile (CNOSC), cautionné par la communauté internationale, les trois mouvances imposent lentement mais sûrement leur position politique. Elles ont réussi à déstabiliser, un tant soit peu, les membres de l’Espace de concertation des partis politiques (Escopol). Elles ont frappé fort en imposant, auprès de la CNOSC et des représentants de la SADC, des préalables pour la poursuite du dialogue. Il s’agit des préalables que les membres de l’Espace de concertation des partis politiques n’accepteront jamais. En effet, les trois mouvances exigent notamment le retour des exilés politiques, outre la remise en liberté des « détenus politiques » et la dissolution de la HAT au motif qu’elle est budgétivore. Bien que ce soit malheureusement le cas.
Les trois mouvances dictent ainsi le pas dans ces négociations politiques. Du coup, un climat de suspicion s’est installé au sein de l’Espace de concertation des partis politiques et de l’UDR-Changement. L’exigence des trois mouvances d’instituer des mouvances politiques autrement (mouvance Zafy, mouvance Ratsiraka, mouvance Ravalomanana, Escopol, UDR-Changement), a semé le doute au sein de ces deux dernières formations. Un doute qui a trait au manque de confiance qui règne au sein de celles-ci. 
Par ailleurs, les représentants de la SADC et de la CNOSC se trouvent ainsi dans l’embarras. Le processus malgacho-malgache étant enclenché, ils se trouvent dans l’obligation de ne pas laisser pour compte une quelconque formation politique et de ne pas faire fi des positions politiques des uns et des autres. La poursuite des négociations, ce lundi à Vontovorona, permettra ainsi de voir la position qu’ont prise ces entités.

PILLAGE DE LA RADIO SOATALILY

Le professeur Elimberaza recherché
La manifestation publique qui s’est déroulée vendredi dernier à la place Marimar de Toliara a tourné au vinaigre. Elle a dégénéré en un saccage, un pillage et en l’incendie d’un bâtiment public. La Radio Soatalily a subi un remake du lundi noir lors de l’incendie des locaux de la RNM et de la TVM l’année dernière. Elle a été saccagée, pillée puis incendiée par les partisans de cet éminent professeur et expert en système de défense, de sécurité et en télécommunication.
Dans l’optique de lutter contre les actes de banditisme et l’insécurité sous toutes ses formes initié par les hautes instances étatiques, la réactivité des autorités locales ne s’est pas faite attendre. A l’heure où les informations nous sont parvenues, cinq personnes ont déjà été arrêtées pour enquête. Mais le professeur Elimberaza Mandridake demeure jusqu’alors introuvable, même à son domicile. Quoi qu’il en soit, une enquête est ouverte afin de déterminer les responsabilités dans ces actes condamnables. Notons que cette manifestation qui a dégénéré s’est déroulée dans le fief du Premier ministre qui est en train de peaufiner une stratégie afin de restaurer la sécurité, donc un climat serein pour le bon déroulement du processus transitoire jusqu’à terme. Par ailleurs, pour Tinoka Roberto, secrétaire national du Tanora malaGasy Vonoa chargé de l’ex-province de Toliara, il s’agit d’une manœuvre dilatoire. Cet acte se produit juste au moment où les représentants de la SADC séjournent dans le pays pour cautionner le processus malgacho-malgache initié par la CNOSC.
 

 

FDRL

Faire preuve de conviction

Le Front républicain et démocrate légaliste (FRDL) d’Ambroise Ravonison réitère sa position face à la situation actuelle en affirmant son soutien à la résolution de la crise par une solution malgacho-malgache. D’ailleurs, le FRDL annonce qu’il est d’accord pour que ce soit la CNOSC qui mène la médiation pour la résolution de la crise, à condition qu’elle soit appuyée par la communauté internationale et la SADC. Aussi, ce parti membre de l’Espace de concertation des partis politiques (Escopol) réaffirme l’acceptation par tout un chacun des principes du consensuel, de l’inclusif, de la neutralité, de la crédibilité et de la qualité.
De ce fait, le parti FRDL appelle à la sagesse et à la neutralité des chefs de partis politiques, à la justesse leurs actions, à la force de persuasion de leurs paroles pour qu’enfin puisse être éradiquée la crise. « Dans ce cadre, les autres alliances de partis politiques érigées en « ex-mouvances » devraient impérativement et par respect et devoir envers la population, continuer la médiation pour défendre leurs idées, regroupant ainsi toutes les forces vives de la Nation ».


madagascar-tribune.com/

Procès de l’affaire du 7 février 2009

Le verdict est tombé, Ravalomanana condamné à perpétuité

Après un procès très critiqué par une partie de l’opinion et refusé par le conseil de la défense de Marc Ravalomanana, la justice a tout de même poursuivi son cours et décidé du sort des prévenus. L’ancien président Marc Ravalomanana, le général Heriniaina Raoelina, le colonel Serge Anatole Ralamboarison et le Gendarme principal de 2e classe Fikisy Lidy sont déclarés coupables de complicité de meurtre. Ils doivent chacun purger une peine de travaux forcés à perpétuité. Un autre Gendarme de 2e classe a été relaxé au bénéfice du doute. Quant au colonel Ralitera, au commissaire Mbinina et au colonel Richard, ils sont eux aussi reconnus coupables et condamnés chacun à deux (2) ans de prison mais avec sursis, les faits leur étant reprochés ayant été requalifiés ; autrement dit, ils sont libres.

Alors que par la voix d’Angelo Rakotoarisoa, l’accusation avait dénoncé une tuerie minutieusement préparée et sans proportionnalité avec la menace, Me Ratrimoarivony qui assurait la défense à la place des avocats initialement constitués par les accusés mettait en cause la responsabilité de l’État. Ce qui avait été refuté par Me Lydie Rakoto pour la partie civile.

À l’issue du délibéré qui durait de 0 h 50 à 6 h du matin le samedi 28 août, la Présidente Raboana Rasamison Mauricette lisait le verdict que Me Joseph Breham, avocat français de la partie civile, commentait en le trouvant mesuré : d’une part relaxe au bénéfice du doute pour la plupart des militaires de base n’ayant fait qu’exécuter des ordres, sauf pour deux d’entre eux ayant délibérément choisi de sortir du palais pour tirer en position de tireurs d’élite et qui ont été condamnés à perpétuité ; d’autre part peines relativement légères pour les intermédiaires ayant relayé les ordres, et par contre peines lourdes pour ceux supposés être les donneurs d’ordre principaux. Par ailleurs, ce qui est relativement habituel en la matière, les personnes jugées par contumace ont toutes été condamnées à des peines lourdes.

Réagissant par média international interposé par rapport à sa condamnation, Marc Ravalomanana déclare le verdict nul et non avenu ; c’est ridicule dit-il, tout en poursuivant qu’il va demander à la communauté internationale d’appliquer sérieusement les sanctions qui ont été prises contre les dirigeants de fait.

Andry Rajoelina, son tombeur pour sa part veut faire comprendre à l’opinion que la justice est indépendante et qu’il n’a rien à voir avec le verdict. Interrogé par Johary Ravoajanahary dans son émission radio-télévisée ce dimanche 29 août à 20heures, le président de la Haute autorité de transition, Andry Rajoelina, indique qu’il y eut des morts et c’est connu et vu par tout le monde, et la justice a trouvé « rariny » (équitable ?) de rendre ce verdict.

Sans aller jusqu’à commenter les verdicts prononcés par le tribunal, il faut noter que le conseil de la défense des accusés a refusé la tenue du procès parce que la juridiction, de son point de vue, n’est pas compétente, d’une part et que d’autre part la cour de cassation n’a pas enore statué sur sa requête en annulation. Enfin, faut-il rappeler que cette marche sur le palais d’Ambohitsorohitra a été ordonnée par Andry Rajoelina et conduite par Monja Roindefo ?

Quoi qu’il en soit, nombre d’observateurs et d’hommes politiques voient leurs soupçons confirmés bien que Andry Rajoelina ait déclaré que la justice et la tenue de ce procès n’ont rien de politique. Les uns ont évoqué une coïncidence malvenue avec la recherche de solution à la crise (la réunion de Vontovorona) où les trois mouvances et d’autres chefs politiques avaient réclamé un climat d’apaisement, tandis que le second semble dire que les prévenus sont tout simplement des criminels ordinaires et non des politiciens.

 

Emission radio télévisée de Andry Rajoelina

Deux révélations

Deux journalistes ont débattu des affaires nationales avec Andry Rajoelina ce dimanche soir du 29 août 2010 à 20 heures. Outre les questions relatives au procès de Marc Ravalomanana et les réunions politiques d’Ivato et de Vontovorona, pour lesquelles les réponses étaient prévisibles, l’émission n’a que très peu informé les auditeurs et téléspectateurs. On notera cependant deux grandes révélations.

L’émission a permis au président de la Haute autorité de transition de réaffirmer encore une fois, qu’il est le « raiamandreny » de la nation et qu’il veut sortir le peuple de la pauvreté bien que le pays traverse une période de transition. Il veut marquer son passage à la tête du pays. Ainsi les 100 millions de dollars seront consacrés à la construction de prisons, d’hôpitaux et d’installations sportives (stades et piscines olympiques). Tout se concrétisera dans six (6) mois. Bien plus, il a déjà confectionné « sa constitution » qu’il va présenter lors de la conférence nationale qui doit se dérouler aux dates annoncées, soit du 13 septembre au 18 septembre 2010. Pas davantage de détails.

Au bout d’environ une heure devant sa télé, la réaction devant les prestations des trois personnalités est que cette fois, le rythme s’est accéléré : rien n’a changé mais ce qui a pris plus d’un mandat à l’autre, ne va finalement lui prendre que six (6) mois, plus les 18 qui se sont déjà écoulés. Un mal pensant ajoute : « sans les bailleurs de fonds traditionnels, s’il vous plaît ! ».

 

courrierdemada.com/

Conjoncture politique : Dans le rouge

La tension politique a monté d'un cran après le verdict prononcé ce samedi 28 août par la Cour Criminelle Ordinaire concernant la tuerie du 07 février 2009 à Ambohitsorohitra. La condamnation de l'ancien président Marc Ravalomanana à une peine à perpétuité a éloigné de plus en plus le pays d'un climat d'apaisement. La recherche de solution malgacho-malgache initiée par la CNOSC est en passe de tomber à l'eau. Les pro-Ravalomanana ont décidé d'arrêter les négociations arguant un réel manque de volonté politique du camp Rajoelina qui, à leurs yeux, n'a plus de solution à la crise. La répression a repris de plus belle avec l'arrestation de politiciens de l'opposition à Toliara. Dans son débat télévisé du dimanche 29 août, le président de la HAT Andry Rajoelina a laissé entendre que c'est lui l'autorité qu'il faudra respecter et gare aux "fauteurs de troubles".

Satisfaction et rejet

L'AV7 (association des victimes du 07 février) a manifesté sa satisfaction vis-à-vis de ce verdict. En effet, les coupables ont été condamnés et les victimes indemnisées. Par contre, les opposants des trois mouvances l'ont, pour leur part, déclaré nul et non avenu car il s'agissait d'un procès aux relents politiques visant àdiscréditer davantage Marc Ravalomanana. De son exil sud-africain, ce dernier a d'ailleurs rejeté ce verdict qui serait censé de le dissuader de rester là où il est. Lors du meeting du MAGRO du samedi 28 août, consigne a été donnée aux partisans des trois mouvances de se mobiliser davantage car la lutte continue. Mais on n'a pas encore précisé dans quel sens…

Les mêmes pratiques politiques

On retiendra du verdict sur l'affaire du 07 février au moins deux choses : l'une est que les notions d'indépendance et de crédibilité de la justice sont flouées voire inexistantes. L'autre est que l'apaisement est un vocabulaire que le contexte politique de l'heure ne connaît pas. 

Elimination politique

En fait, rien n'a changé dans le microcosme politico-judiciaire. Avec ce procès de l'affaire 07 du février, les mêmes pratiques comme celles de 1991 ou de 2002 subsistent : la justice est instrumentalisée pour écarter et tenir en res-pect les adversaires politiques. Quand s'arrêteront-elles ? Selon des indiscrétions, la con-damnation de Marc Ravalomanana aurait été le fruit d'un calcul politique de ses adversaires en complicité avec certains cerveaux de l'aile dissidente du TIM qui ne veulent pas que l'ancien président revienne au pays pour demander des comptes. Pour eux, le retour de Marc Ravalomanana au pays est une menace qu'il faudra éviter à tout prix. Le verdict du procès du 07 février n'est ni plus ni moins qu'une liquidation, une élimination politique. Les observateurs politiques savent que le dossier a été traité "à la va-vite" et certains éléments comme la responsabilité de ceux qui ont envoyé la foule dans une zone rouge et la provenance des tirs qui ont tué ou blessé ont été omis volontairement.

Quid des négociations ?

Contestant le verdict du 07 février, les opposants des trois mouvances ont décidé de boycotter les négociations de Vontovorona en vue d'une solution malgacho-malgache à la crise. Quid alors de la légitimité de ce processus ? Surtout quand on sait que l'aile dissidente du TIM a été désavouée par le bureau politique légalement constitué de ce parti. 

En effet, le président national Yvan Randriasandratrinony et le secrétaire général Ivohasina Razafimahefa ont mandaté les parlementaires fidèles aux trois mouvances (l'aile Zafilahy Stanislas) de représenter le TIM dans les négociations. Autrement dit, Raharinaivo Andrianatoandro et consorts ne seraient que des usurpateurs.
 

Peut-on alors parler d'inclusivité quand les principaux protagonistes des crises cyc-liques qui ont secoué le pays ces 20 ou 30 dernières années (Zafy Albert, Didier Ratsiraka et Marc Ravalomanana) sont exclus du processus ? Les signatures des Raharinaivo Andrianatoandro et sa suite ainsi que celles de Vaovao Benjamin et les autres prétendants Arema ratsirakiste seront-elles reconnues par la communauté internationale ? Au sein de l'Espace de concertation poilitique aussi, des doutes planent sur la validité et la crédibilité des signatures de Raharinaivo Andrianatoandro qui est ainsi désavoué par le président national et le secrétaire général du parti TIM.

 

ANDRY RAJOELINA : POSITIVER LA REDUCTION DES DEPENSES PUBLIQUES

Dans six mois, le président de la transition Andry Rajoelina promet les résultats palpables provenant de la politique de limitation des dépenses de l'Etat  adoptée actuellement. Mieux,  il a fait une sorte de défi en évoquant une absence de démagogie de sa part, en rappelant les différents projets qu'il s'était fixé, et corollaires à cette volonté d'épargner "l'argent du Peuple". Car dans sa vision personnelle, le numéro un de la HAT cherche à ce que chaque citoyen puisse désormais profiter d'une meilleure redistribution des ressources via la suppression d'une bonne partie des dépenses publiques inconsidérées. "La politique de diminution des dépenses publiques actuelles vise à freiner le gaspillage au sein des ministères. Car si certains ne font aucunement fi de l'argent public en l'utilisant largement à des fins qui ne bénéficient nullement à la population, par contre je m'insurge particulièrement contre une telle pratique. Les fonds économisés serviront à la construction d'hôpitaux, de locaux d'incarcération ou des stades", a-t-il affirmé lors du récent débat de presse dominical et dans un message adressé à ses gouvernés.
Haro sur le gaspillage

C'est seulement après presque un an et demi de règne que l'homme fort du palais d'Ambohitsirohitra entend batailler contre les dépenses folles au niveau de la plus haute sphère de la transition. Parmi les mesures prises, à rappeler en premier lieu la suppression des voyages de ses ministres à l'extérieur, souvent pour assister à une foire ou à autres évènements qui ne présentent aucun avantage direct pour la population. "Le renoncement imposé aux différents ministres et à leurs staffs à ces missions ou ces autres tournées à l'étranger, a permis de dégager des milliards", se défend le président Andry Rajoelina. Ce dernier a expliqué aussi qu'il a choisi d'appliquer ces mesures drastiques, non point parce que l'Etat a fait faillite. Mais pour l'actuel numéro du pays, c'est par pur souci d'épargner que le régime qu'il dirige, a voulu limiter délibérément les dépenses allouées aux différentes formations au niveau des ministères. Bref, une façon pour lui de dire qu'il aura vraiment encore du pain sur la planche en attendant l'échéance du 17 novembre prochain, date butoir du suffrage en vue d'une nouvelle constitution.

 

TGV : « Les 20 millions de malgaches attendent les politiciens »

Le parti Tanora Gasy Vonona (TGV) fondé par le président de la HAT Andry Rajoelina participe activement aux négociations en vue de rechercher une solution malgacho-malgache à la crise. Lors du dialogue politique de Vontovorona, il a été représenté par Amélie Razafinjatovo (secrétaire nationale pour Fianarantsoa), Tinoka Roberto (Sn Toliara), Ninha Rahantanirinalalao (Sn Mahajanga), Mahamamy Irma (Sn Toamasina). Le parti Tgv entend prendre part à la poursuite des négociations cette semaine et invite tous les partis à faire pareil. "Les 20 millions de Malgaches attendent les politiciens (à trouver une issue à la crise)", a déclaré Amélie Razafinjatovo.

 

EN COULISSE / L’économie se porte-t-elle réellement mieux ?

Les autorités font croire à la population que tout va mieux dans le meilleur des mondes pour notre économie; on instaure un budget d'austérité avec des coupes de 50% ayant aussi des répercussions sur le secteur privé. Combien d'opérateurs seront payés par le trésor maintenant faute de liquidités ? A combien se chiffrent les arrières de paiement interne des fournisseurs de l'Etat et les encours des obligations comme les bons du trésor ? Des interrogations qui intéressent le citoyen lambda maintenant. 

Un tout récent  rapport de mission de la BAD indique que le taux de pression fiscale est entre 5 et 6 % et non 10% comme annoncé officiellement par la Direction Générale des Impôts. Autant d'interrogations qui intéressent le citoyen lambda, ceux qui travaillent dans les services essen-tiels de base comme l'Edu-cation et la Santé. Toutes les aides budgétaires ayant été suspendues que beaucoup souhaitaient avoir des réponses précises de Andry Rajoelina. Hélas, les journalistes de service ont bifurqué sur des choses futiles,vers des sujets inutiles qui n'intéressaient personne, par exemple la condamnation par coutumace de Ravaloma-nana et les querelles politico-politiciennes de Vontovorona

Aujourd'hui, les explications officielles fournies sur cette appréciation de notre monnaie Ariary par rapport aux devises étrangères ne convainquent pas nombre d'opérateurs et observateurs; il y a eu cette entente entre le ministère des Finances et les compagnies pétrolières qui a fixé hors du circuit du marché interbancaire des devises le prix du dollar à 2000 ariary; l'importation des produits pétroliers constitue le gros volume de devises demandées sur le MID, environ 60% ? On ne peut donc que constater une réelle diminution des transactions. 

Comme nous sommes en période de récession, notre industrie locale tourne au ralenti et à faible capacité et surtout qu'un volume important des importations de marchandises et de produits se fait sans cession de devises sans que l'Etat intervienne. Ces marchandises sont pour la plupart financés par les trafics en tout genre (bois de rose ….) et les opérateurs ont déjà averti le SAMIFIN de ces importations sans cession des devises, fruits du blanchiment de capitaux. A ce sujet, affirmer donc que notre économie se porte à merveille est une hérésie. Dire que le tourisme est en pleine expansion, semble aussi  erroné. Comment peut-on croire qu'il y a un afflux de touristes alors que pour les voyageurs français, le mécanisme d'assurance ne fonctionne pas faute de correspondant à Madagascar pour l'assistance médicale. Que vont décider la banque centrale et les compagnies pétrolières si le dollar sur le MID descendait au-dessous de 2000 ariary ? Autant de questions que les Cambistes se posent aussi ?

En tout cas comme nous l'avons écrit dans une précédente édition, les apports en devises sur le MID proviennent des 2 grands opérateurs miniers Sheritt et QMM. L'appréciation de l'Ariary a des répercussions sur nos exportations et réduit profondément le niveau des revenus des paysans producteurs, artisans, pêcheurs, entraînant une baisse de la consommation des produits des industriels locaux, et ainsi de suite…….

 
 

Andry Rajoelina : ''Contre le Fédéralisme'

Andry Rajoelina  a déclaré haut et fort, dimanche soir, qu'il était contre un système d'Etat Fédéral.  "C'est prématuré" a-t-il renchéri. Il aura  donc un projet de constitution à soumettre en son nom personnel, du jamais vu dans les annales de la République. Il est vraiment donc au-dessus du lot comme le fut Ravalomanana pour son projet MAP (chassez le naturel, il revient au galop !). l 'autocratie reprend ses droits .
Ainsi par ses intentions, il cultive déja une parfaite con-tradiction avec les résolutions des Dinika Santatra issues des 119 districts de Madagascar où 80 districts sur 119, soit plus de la moitié des districts ont opté pour le fédéralisme. Cette conviction du président de la HAT semble dorénavant influencer les différentes options et choix des participants de la conférence nationale, et ne va sûrement pas améliorer les relations entre les élites des hauts plateaux et ceux des régions périphériques. La démarche est ainsi maladroite car ces aspirations datant de 1991de vouloir ériger un Etat féderal ont été le cheval de bataille de nombreux hommes politiques des provinces et régions qui semblaient vouloir dépasser leurs rivalités avec ceux d'Antananarivo par des notions de compétition écono-mique pour pouvoir  développer rapidement leurs régions et émanciper leurs citoyens. "La politique n'est-elle pas l'affaire des citoyens ?" Que diront tous ces dirigeants fédéralistes qui ont adhéré à l'accord politique d'Ivato ?  Notons aussi que de nombreux membres de la classe de la  Nomenkaltura du Faritany d'Antananarivo semblent aussi approuver le système d'Etat Féderal depuis belle lurette, notamment le milieu des affaires et de la haute finance, contrairement aux rumeurs éparpillées ici et là.
S'il n'est plus question en ce troisième millénaire de revenir aux  principes de l'Etat Unitaire sans remettre en cause la participation citoyenne, on ne peut pas croire que le Malgache habitant les régions périphériques accepte encore le diktat de l'Autorité centrale dans la conduite de son développement. C'est souiller la dignité des citoyens des régions et des provinces. On reviendrait  50 ans en arrière. On se demande si on ne veut pas que l'on perpétue le système Ravalomanana pour diriger d'en haut et sans partage le pouvoir afin de mieux contrôler les richesses nationales et les rétrocéder aux pays amis.  
Régions Autonomes ?

Mais il a déclaré qu'il optait pour la décentralisation effective; est-ce le  même système de Province ou Région Autonome qui a été institué dans sa philosophie par la constitution de la 3ème république (version Ratsiraka) et qui est devenu un levier fondamental pour la prise en main de leur avenir par la population. Donc dans ce cas, ce serait du déjà-vu et rien d'innovant dans le fond.
Les provinces Autonomes ne pouvaient plus fonctionner à la suite des événements de 2002 et ont été balayées par un simple décret arbitraire laissant sur le carreau plus de 600 élus dans toute l'ile : tous des conseillers provinciaux élus au suffrage universel direct.

Si l'on maintient les 22 régions, le système est similaire à celui des provinces autonomes. Dans la pratique, une loi Organique devra répartir, après adoption d'une nouvelle constitution, les compétences, pouvoirs et les ressources des Régions qui ne doivent pas porter atteinte à la prééminence de l'Etat en matière de souveraineté: ils lui permettent de mieux se consacrer à ses missions fondamentales. Le chef de Région est élu parmi les conseillers régionaux, donc en suffrage indirect, et forme son gouvernement local
Les attributions et les compétences des Régions sont délimitées dans le cadre de la loi statutaire qui est soumise à la Constitution et à la Loi Organique, et est validée par une Haute Cour Constitution-nelle après un vote délibératif de l'Assemblée Régionale.
La Région est une collectivité territoriale décentralisée qui est maitre de sa destinée dans la limite des affaires relevant de sa compétence. Dans le cadre d'une politique de proximité elle doit disposer de:
- larges prérogatives et marges de manoeuvre effective dans l'élaboration de sa loi statutaire
- large  pouvoir de légiférer
- large pouvoir de l'éxécution et de l'administration sous l'autorité du Chef de Région
- possibilité de mobiliser des emprunts internes et externes .
Elle est dotée de la personnalité juridique ainsi que de la personnalité administrative et  financière.

Si la Région est une collectivité territoriale décentralisée, elle demeure par ailleurs le cadre de la déconcentration étatique. L'institutionnalisation du processus participatif et de contractualisation constitue le système de gestion au sein des Régions
Un Collectif est né
Mais on apprend que dans le cadre de la réconciliation nationale, un collectif de Cadres Exilés et des anciens membres des conseils provinciaux, et des prisonniers politiques de 2002 dénommé "Réhabili-tation, Réinsertion, Indemnisation" (R R I) vient de voir le jour pour réclamer des réparations, des droits et indemnisations suite à la spoliation, à l'emprisonnement et à la confiscation de leurs biens par le pouvoir Ravalomanana en 2002. Il n'y a pas que le TIM qui a été victime, en 2009, d'avoir été suspendu, il y avait aussi les élus de 2002 . Ce collectif appelle à une Assemblée Génerale, le 10 septembre 2010 à Antananarivo, pour adopter des résolutions communes en vue de la Conférence Nationale. Ce sera aussi une occasion pour les membres des Conseils Provinciaux d'évoquer leurs enrichissantes expériences dans l'application de la gestion de leurs localités et pour attirer donc l'attention de nos compatriotes des régions du danger d'une préeminence de l'Etat en matière de choix de développement sans consultation de la population locale qui amènera à des abus d'exploitation et à l'inefficience des contrôles des ressources financières, budgétaires et des richesses de notre sous-sol par les autorités regionales et locales.

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Communiqué de GTT International

30 Août 2010, 12:21pm

Publié par GTT International

Communiqué de GTT International

 

Nous, GTT International Genève Suisse, affirmons notre soutien indéfectible  au retour sans conditions  à Madagascar du président Marc RAVALOMANANA et le processus de sortie de crise basé sur les accords Maputo et Addis Abeba.

Nous mettons en garde  Emile RATEFINANAHARY, Lala RAHAGA et  les membres GTT Bretigny pour les tentatives de créer un amalgame en utilisant le  nom de notre organisation à des fins politico politiciennes  personnelles. Ceci a été fait  récemment par Emile RATEFINANAHARY et consorts usurpant des titres de TIM Europe  lors de la conférence avec le troupe TGV exterieur le 21 août 2010 à Paris   dirigé par Mme  Lanto RAKOTOMAVO et  comme ils vont le faire ce samedi 28 août 2010 au nom du GTT International lors de leur soit disant assemblée et fête d’anniversaire.

Pour pallier à cet amalgame, à partir de ce jour, nos communiqués seront toujours signés par le président  Gilbert  Rasolofoniaina DARSOT et au moins un des  deux vices présidents  Raharimbahoaka ANDRIAHOBIJAONA  ou Christian LEHMANN.

Le gtt International demande à la Communauté Internationale de soutenir :

·         l’envoi des Forces de maintien de la paix de la SADC car la situation actuelle l’exige : insécurité permanente pour la population, milices, militaires mutins et bandits qui dictent leurs lois sur l’ensemble du territoire et procèdent sans vergogne à des exactions diverses, l’armée qui ne peut plus assurer pleinement la sécurisation humaine,

·         la libération sans conditions des prisonniers politiques,

·         la libre circulation de tous les citoyens malagasy, y compris le Président élu Marc Ravalomanana qui reste le seul à même de garantir une paix durable.

Au nom du peuple Malagasy,

GTT INTERNATIONAL - Collectif de la Diaspora Malagasy, siège à Genève

Le président Gilbert Rasolofoniana DARSOT

1er vice-président Raharimbahoaka ANDRIAHOBIJAONA

chargé des relations avec Madagascar

2eme vice-président Christina LEHMANN

 

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Tonton Ambroise appelle à la conscience

30 Août 2010, 11:44am

Publié par Tonton Ambroise

http://www.tananews.com/wp-content/uploads/2010/07/ambroise.jpg

Échec de Vontovorona: Tonton Ambroise appelle à la conscience

 

Liberté – Légalité – Paix
Front Républicain Démocrate Légaliste

Présidence du parti politique
Ambroise Ravonison

Thionville, le 28 Août 2010

Le Front Républicain et Démocrate Légaliste ne fait en aucun cas parti de la HAT même s’il est présent a l’ « espace de concertation ». il se félicite de la décision de la communauté internationale d’accompagner la solution Malgacho-Malgache

Chers ami(e)s, Mesdames et Messieurs les Chefs de Partis Politiques,

Pour l’intérêt supérieur de la nation, nous avons crée l’ « espace de concertation » démocratiquement, consensuellement et inclusivement, sans partis pris de tous les chefs de partis politiques sans exclusion, pour être une « force de consensualité et d’inclusivité » d’alternance positive. le FRDL condamne toute action illégale et unilatérale, c’est pourquoinous demandons au bureau de liaison de la SADC, d’agir immédiatement contre toutes formes d’abus, d’excès ou pressions unilatéralistes et dictatoriales émanant de qui que ce soit tant sur le plan politique, de justice, socio-économique et culturel, qui doivent être systématiquement condamnés et sanctionnés par la communauté internationale, pour le bon déroulement de cette résolution de crise Malgacho-Malgache.

Nous avons voulu résoudre cette crise par une solution Malgacho-Malgache, c’est ce que nous faisons.

Nous avons voulu que cela se passe dans notre Pays à Madagascar, c’est ce qui se fait.

Nous étions tous d’accord pour que ce soit la CNOSC qui mène la médiation pour la résolution de la crise, à condition qu’elle soit appuyée par la communauté internationale et la SADC, c’est ce qui se fait.

Devons-nous accepter les motifs de consensualité, d’inclusivité, neutre, crédible et de qualité ? nous avons tous répondu : OUI.

Nous sommes tous d’accord sur le fait que nos priorités absolues sont : la Patrie, l’apaisement populaire, le pardon, la réconciliation nationale, la mise en place d’une nouvelle institution d’union nationale consensuelle et inclusive sans partis pris. Nos actions ne doivent pas être juste de belles paroles mais elles doivent être concrétisées.

De tout cela, une question se pose. allons-nous encore laisser nos sentiments revanchards, de rancœurs, de haines, d’exclusions, de guerre de sièges et d’intérêt personnel passer au dessus de notre culture fondamentale du Sotoavina et fihavanana malagasy, de notre amour pour notre pays, de l’intérêt pour la population et le futur de nos enfants qui sous nos yeux sont en train de « crever la bouche ouverte»?

Nous espérons que NON! de ce fait, il est inacceptable et inconcevable de ne pas réagir devant le comportement irrespectueux, irresponsables, intolérants, de certains qui ne se gênent pas d’agir ainsi en présence de la communauté internationale, de la SADC etc.

Nous, chefs de partis politiques devons être un exemple de sagesse et de maturité. notre conduite doit être irréprochable, nous sommes dans l’obligation de nous faire confiance afin de pouvoir résoudre ensemble cette crise dans le respect mutuel et la tolérance.

Nous avions tous pris l’engagement de respecter la médiation par la CNOSC qui nous vous rappelons est le seul organisme qui a la confiance de la communauté internationale. a ce juste titre, nous devons nous y tenir et lui laisser sa souveraineté, tout en lui proposant des idées de méthodologies, d’organisations etc.

La reconnaissance internationale est à ce prix.

Dans ce cadre, les autres alliances de partis politiques « ex-mouvances » doivent impérativement par respect et devoir envers la population continuer la médiation pour défendre leurs idées, regroupant ainsi toutes les forces vives de la nation. cela ne veut en aucun cas dire qu’ils doivent imposer un cas de veto et la consensualité ne veut pas dire non plus unanimité.

C’est pour tout cela que nous vous demandons de méditer sur cet adage du FRDL qui n’appartient à aucune des quatre mouvances.

Le bonheur consiste à rendre les gens heureux

Il n’y a pas de droit sans devoir

Servir et non se servir

P.S : nous soumettons cette solution méthodologique ci-jointe à tous les protagonistes (CNOSC, les chefs de partis politiques et à la communauté internationale), nous vous rappelons que vous avez déjà tous cela en main depuis le 20 août 2010

 

 

Proposition du FRDL en vue d’une reconnaissance internationale et nationale

 

Liberté – Légalité – Paix
Front Républicain Démocrate Légaliste

 

Synopsis de travail pour aboutir à la reconnaissance Nationale et Internationale pour la résolution de Sortie de Crise Malgacho-Malgache Consensuelle et Inclusive.

Le CNOSC a débuté le 25 août 2010 avec la présence de la Communauté Internationale et de la SADC la médiation dont le thème est l’invitation au rapprochement et à la récolte des propositions idéologiques de sortie de crise de tous les Chefs de Partis Politiques pour discuter de tous les problèmes afin de trouver les meilleurs accords qui seront proposés aux préliminaires officiellement sous l’égide de la Communauté Internationale.

En tenant compte des actions déjà menées par le CNOSC

Le CNOSC donne une date officielle d’ouverture et de fermeture des négociations préliminaires (exemple du 30 août au 3 septembre 2010) en respectant le principe de neutralité, d’inclusivité, de consensus et de crédibilité, et choisi un lieu pour le rassemblement de tous les Présidents de Partis Politiques ou Chefs d’alliances de Partis politiques ou de leurs représentants Mandatés.

Thèmes (FRDL) :
- Levée des sanctions et libération de tous les prisonniers politiques civils, militaires, journalistes, pasteurs etc.
- Mise en place d’un accord politique consensuel, inclusif et sans parti pris, pour la création d’une institution consensuelle et inclusive de la vraie Transition d’Union Nationale,
- Grand pardon et réconciliation de tous les Chefs de Partis Politiques, Chefs de Files sans exclusion, auprès de la population initiée par le futur CNR/CNOSC.
(Ne pas confondre apaisement populaire et amnistie des politiciens)

 

Le CNOSC fixe la date de l’Assemblée Générale des Chefs de Partis Politiques Sans exclusion, pour finaliser et crédibiliser auprès du responsable de la SADC tous les accords préliminaires paraphés par tous les protagonistes et ainsi obtenir les aides sur le plan politique, diplomatique, technique et financier.

A l’issu de ces accords Internationaux, le CNOSC annonce d’une part la date de la Conférence Nationale dont les thèmes seront proposés en accord avec les Chefs de Partis Politiques selon l’esprit et le principe de l’accord qu’ils auront trouvé et d’autre part donne la date du Référendum Populaire. Après la Conférence Nationale et le Référendum, le CNOSC annoncera les dates et l’organisation des élections Présidentielles et Législatives transparentes, crédibles et sans exclusion.

Pour crédibiliser les débats et négociations démocratiques politiques, il est souhaitable que tous les Chefs de Partis Politiques sans exclusion s’expriment en tant que Présidents de leurs propre Partis Politiques ou en tant que Chefs d’Alliance Politique et non sous une autre fonction.

Pour redonner au «Fihavanana» toute sa valeur, pour l’intérêt supérieur de la Nation et pour le bien de la Population, nous ne devons plus penser à nos intérêts personnels, mais nous devons agir tous ensemble sans exclusion dans le respect mutuel, sans esprit de vengeance, de haine et de rancoeur

Front Républicain et Démocrate Légaliste

Le 28 Août 2010

 

 

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