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rov@higa

Madagascar : Combines douteuses et fuite en avant

23 Janvier 2012, 23:13pm

Publié par rovahiga

 

 

On sait très bien où la PT veut en venir :

-Les autorités sud africaines ne permettraient jamais l’arrestation sur son sol de Marc Ravalomanana,

-Le jugement et le mandat d’arrêt contre ce dernier n’ont aucune valeur pour avoir été prononcés par un tribunal incompétent,

-L’arrestation de l’ex-président provoquerait un trouble trois plus gros que ne l’imagine le PT et serait une atteinte à l’ordre public.

 

De par ces constats, le mieux pour la PT serait de le maintenir en dehors des frontières le plus longtemps possible, le temps que les élections se tiennent sans sa présence (si élection il y aura). D’où l’énorme bluff d’aller l’accueillir en Afrique du Sud en sachant que cela n’a aucune chance de se réaliser, mais l’essentiel c’est de gagner du temps. On est loin de croire que les forces de l’ordre étaient fins prêts pour l’arrestation à Ivato. Il se trouve que la PT tablait sur un nombre insignifiant de ceux qui iraient à Ivato après leurs annonces d’une arrestation musclée dans tous les médias. Ce qui aurait permis une opération plutôt aisée. Très impressionnés par cette foule immense de plusieurs centaines de mille, il a fallu trouver immédiatement une solution pour que Marc Ravalomanana ne rentre pas à Madagascar, vint alors le NOTAM.

 

Le but de tous ces micmacs est de gagner du temps et pousser la candidature de Ravalomanana en marge de l’égalité, car ne respectant pas le délai de résidence au pays d’au moins six mois avant les élections.

 

rov@higa

 

Présidence de la transition : Communiqué sur le cas de Monsieur Marc Ravalomanana

http://www.madagascar-tribune.com/Communique-sur-le-cas-de-Monsieur,16979.html

La présidence de la transition, par son chargé de communication, a publié un communiqué qui veut éclairer l’opinion sur les décisions et mesures prises ce samedi 21 janvier à l’endroit de l’avion d’Air Links qui avait à son bord Marc Ravalomanana. Ce dernier ayant donc réussi à échapper au piège qui lui avait été tendu, doit, si on devait croire ou accorder un crédit à ce qui est dit dans le communiqué ci-dessous, s’attendre à ce que des officiers de police judiciaire malgache viennent l’arrêter en Afrique du Sud. Ci après ce communiqué.

 

Face aux risques de troubles certains, générés par les partisans de Monsieur Marc RAVALOMANANA face à des éléments des Forces de l’ordre déterminés à maintenir l’ordre public dans les environs de l’aéroport international d’Ivato et consécutivement à la nécessité impérieuse d’exécuter un mandat de Justice ayant force exécutoire, il a été décidé de provisoirement fermer l’aéroport international d’Ivato et il a été indiqué à la Compagnie aérienne Air Link de, dans un premier temps, atterrir à l’aéroport international de Morondava pour non seulement permettre aux autorités de police judiciaire d’exécuter le mandat d’arrêt décerné contre Monsieur Marc RAVALOMANANA mais encore et surtout pour attendre à ce que la situation revienne à la normale aux environs de l’aéroport international d’Ivato, avant que l’aéronef et les passagers restants de Air Link puissent y atterrir en toute sécurité.

En tout cas, les hauts responsables de Air Link ont été préalablement informés, par lettres officielles et à deux reprises, par les autorités malgaches que ces dernières sont déterminées à exécuter le mandat d’arrêt décerné à l’encontre de l’un des passagers, en l’occurrence Monsieur Marc RAVALOMANANA, et que cette opération pourrait ainsi mettre en danger tant leur aéronef que les passagers.

De son propre chef, le Commandant de bord du vol Air Link SA 8252 de ce Samedi 21 Janvier 2012 a ainsi décidé de reprendre le cap sur Johannesburg.

Arrivés à l’aéroport international de Johannesburg, tous les passagers ont débarqué sauf Monsieur Marc RAVALOMANANA qui a déclaré vouloir joindre, coûte que coûte, Madagascar.

Comme les autorités malgaches ont déjà manifesté leur ferme volonté de laisser Monsieur Marc RAVALOMANANA rentrer sans conditions à Madagascar, selon les dispositions du Paragraphe 20 de la Feuille de route, tout comme elles restent également catégoriques quant à leur détermination d’exécuter le mandat d’arrêt décerné contre celui-ci, en application des termes du Paragraphe 45 de la même Feuille de route, les mêmes autorités malgaches souhaitent envoyer un avion spécial à Johannesburg pour ramener Monsieur Marc RAVALOMANANA à Madagascar afin qu’il soit présenté devant la Justice malgache.

Les démarches afférentes vont ainsi immédiatement être entamées auprès du Gouvernement sud-africain.

 

La transition malgache en mauvaise posture après le retour avorté de Marc Ravalomanana

http://www.rfi.fr/afrique/20120123-transition-malgache-mauvaise-posture-apres-le-retour-avorte-ravalomanana?ns_campaign=nl_AFRIQUE230112&ns_mchannel=newsletter&ns_source=emailvision&ns_linkname=lire-4&ns_fee=0

Par RFI

Une nouvelle session du Parlement malgache débute lundi 23 janvier, deux jours après que Marc Ravalomanana a été empêché de rentrer d’exil, son avion ayant été interdit de se poser à Antananarivo. Elle doit reprendre l'examen d'une loi sur la commission électorale indépendante. Mais suite à l'épisode de samedi, la mouvance de l’ancien président a annoncé la suspension de sa participation aux institutions de transition.

 

Marc Ravalomanana est toujours en Afrique du Sud, et ses proches ont annoncé qu’ils suspendaient leur participation aux institutions, fragilisant ainsi le caractère inclusif de la transition.

Le prochain Conseil des ministres sera donc réduit, et il s’annonce houleux, le chef du gouvernement de consensus, Jean Omer Beriziky s’étant désolidarisé de la manière dont ... (Suivre le lien)

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