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rov@higa

JUSTICE ET DROITS DE L'HOMME à MADAGASCAR (06/07/12)

6 Juillet 2012, 15:51pm

Publié par justmad

ARTICLES REMARQUES - 1ER AU 7 JUILLET 2012

 

5 juillet 2012

06 07 12 - Tribune - Opinions - J. Rava - L'arbre américain cache une forêt d'intérêts
Ni démocrate ni républicain. En 236 années d’indépendance, les Etats-Unis ne comprennent toujours pas que Ravalomanana n’entre dans aucune de leurs deux mouvances politiques. On ne comprend pas que le « gendarme du monde » veuille asphyxier le pays le plus pauvre du monde et prendre fait et cause pour un serpent à sonnettes. Il faudrait être américain pour ne pas se rendre compte que Marc Ravalomanana est tout sauf un démocrate ou un républicain convaincu. Cela n’empêche pas les Etats-Unis de prendre fait et cause pour un milliardaire devenu président. Il y a sans doute là une similitude de culture. Ravalomanana est un self made man, une incarnation « coloured » du rêve américain. Mais à Madagascar, il y a aussi et surtout un féroce combat entre les lobbies non seulement d’obédience américaine, mais aussi française, chinoise, japonaise.... La Grande île représente ces pays qui n’ont pas encore trouvé leurs marques et dont la faiblesse institutionnelle favorise une nouvelle colonisation rampante.

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 05 07 12 - La Gazette - Courrier des lecteurs - Mino R. - La fortune de Ravalomanana aux enchères politiques
Un train peut en cacher un autre. Les intérêts de la mouvance Ravalmoanana ne sont pas les intérêts de Marc Ravalomanana. C’est le dernier paradoxe qui bloque la sortie de crise. On pensait que les manœuvres de blocage jouaient  en faveur des intérêts politiques de l’ex-président, elles serviraient plutôt à retarder l’heure d’un règlement des comptes. Paradoxalement, aucun membre éminent de sa mouvance n’a  intérêt à voir  Ravalomanana débarquer à l’aéroport dans l’immédiat. C’est une simple affaire de gros sous et non de souci de l’ordre public, ni de politique politicienne.  Un éventuel retour de l’ex mettrait fin à la curée dont sa fortune fait l’objet depuis 2009 ainsi qu’à la manne du financement des troubles. Les primaires de l’élection présidentielle montrent le bout du nez. Avant même la tenue de la rencontre Andry Rajoelina-Marc Ravalomanana, la guerre  de la succession est donc déjà ouverte.

03 07 12 - L'Express - Humeur - Sylvain Ranjalahy - Bac à pleurs
Le Congrès dans la dèche, quoi de plus normal avec les sessions extraordinaires à n'en plus finir. À ce rythme les deux sessions ordinaires deviendront des exceptions et vice-versa. Les sessions extraordinaires sont devenues pratiquement mensuelles. À peine la cinquième entamée que des parlementaires signalent déjà qu'il en faudra une sixième. Les élèves n'ont pas la chance des parlementaires. Ils doivent réussir du premier coup et l'université est devenue un institut privé de l'État où l'entrée se fait par concours...Quant à l'armée, elle n'a d'yeux que pour les promotions.

02 07 12 - L'Express - Courrier des lecteurs - André Rasolo - Allons aux élections
Nous sommes dans un régime de Transition, sous sanction de la Communauté Internationale. La HAT a organisé un référendum constitutionnel le 17 novembre 2010, sans que celui-ci soit reconnu. Il est normal que la HAT cherche à présent l’aval de l’ONU avant de sortir un calendrier électoral. En 2010, les experts de l’ONU ont demandé 11 mois de préparation . En 2011, ils ont réitéré la même exigence. Et en 2012, ils proposent de jumeler les législatives et les présidentielles en mai-juin 2013.Que faut-il faire pendant ces 11 mois maintenus d’année en année ? Le rapport des experts de l’ONU devrait être porté à la connai­ssance du public pour que les Malgaches, et particulièrement les candidats, puissent suivre et évaluer à temps les travaux de la CENIT . À partir de là, on comprendra les raisons de ces 11 mois de préparation exigée. L'auteur propose de suivre ces recommandations pour les présidentielles mais il suggère d'organiser d'ici fin 2012 des élections communales et législatives, sous réserve de l'aplication de 10 mesures pour fiabiliser le scrutin.

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La CPI a 10 ans. Madagascar ?

4 Juillet 2012, 12:16pm

Publié par rovahiga

http://appablog.files.wordpress.com/2012/07/070212_0842_editorialdu1.jpg?w=500

 

 

Madagascar : Trois ans d’usurpation

 

Après trois ans d’usurpation de pouvoir, de parjure, de dictature, on nous fait le coup du « je vous demande de ne pas nous empêcher de nous rencontrer pour le bien du pays ! », c’est tout simplement … satanique ! Entretemps, des dizaines de patriotes ont perdu leur vie d’un côté comme de l’autre des principaux protagonistes, d’autres ont séjourné dans les prisons ou y sont encore. Les résultats sont tellement logiques que le peuple profond n’en revient pas encore :  la destruction de l’économie, le pourrissement de la vie sociale et la faillite de l’état.

 

De grandes questions sur les grands principes qui gèrent la relation internationale vont rester en suspens telle que : « les sanctions à infliger aux auteurs de coup d’état ? », « la réparation des dégâts laissés par les putschistes et leurs complices politiques »... Pour ce « coup-ci », le comportement de la Communauté Internationale n’est pas du tout celui dicté par la neutralité et laisse transparaitre quelques empruntes néocoloniales dans les interventions de certains de ses membres.

 

Et comme dans un cauchemar, des situations que l’on croyait révolues  à jamais réapparaissent comme le choléra  au 21è siècle : les couloirs des structures de l’état envahies par des « coopérants étrangers » notamment ceux  de l’armée. Des décisions engageant le pays pour des dizaines d’années ont été signées par le pouvoir de fait contre toute logique et contrairement aux lois internationales.

 

La dixième année de la Cour Pénale Internationale est une occasion exceptionnelle pour faire entendre la voix des peuples qui réclame le droit de disposer d’eux-mêmes. Tout un chacun est appelé à y participer chacun dans son domaine pour un monde meilleur, ou à la rigueur plus simplement juste.

 

rov@higa

 

Editorial du Président de la Cour pénale internationale, Juge Sang-Hyun SONG / La Cour pénale internationale a 10 ans 

http://appablog.wordpress.com/2012/07/02/editorial-du-president-de-la-cour-penale-internationale-juge-sang-hyun-song-la-cour-penale-internationale-a-10-ans/

 

LA HAYE, Pays-Bas, 2 juillet 2012/African Press Organization (APO)/ Editorial du Président de la Cour pénale internationale, Juge Sang-Hyun SONG :

 

La Cour pénale internationale a 10 ans 

Le 1er juillet 2002, les trois premiers membres du personnel de la Cour pénale internationale sont entrés dans les locaux de la Cour à La Haye aux Pays Bas. Ce jour là entrait en vigueur le traité fondateur de la CPI, le Statut de Rome.

Dix ans après ce modeste départ, la CPI est devenue une institution internationale de premier plan, qui apporte la justice aux victimes lorsque celle ci ne peut être rendue au niveau national. Le Statut de Rome a été ratifié par 121 États et signé par 32 autres, qui ont ainsi indiqué leur intention d’y accéder.

 

La CPI est actuellement saisie de la situation dans sept pays et suit les développements survenant dans sept autres pays sur plusieurs continents : elle traduit dans les faits les principes consacrés par le Statut de Rome. En mars dernier, la Cour a rendu son premier jugement dans une affaire portant sur l’utilisation d’enfants soldats en République démocratique du Congo. Six procès sont en cours et neuf affaires sont en phase préliminaire. Ces procédures attestent que la communauté internationale ne tolère plus l’impunité des auteurs de génocide, de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

 

Les victimes occupent une place prépondérante dans le travail de la Cour. Des milliers d’entre elles peuvent désormais faire entendre leur voix devant la justice internationale, qui reconnaît leurs droits et leurs souffrances. Les procédures menées devant la CPI montrent bien, à l’échelle mondiale, que les enfants ne sauraient être utilisés comme soldats pendant les conflits, que l’utilisation des violences sexuelles comme arme de guerre est un crime international inacceptable, et que les tenants du pouvoir doivent protéger les droits humains fondamentaux des personnes prises dans un conflit.

 

Le soutien dont jouit la justice internationale à travers le monde croît d’année en année. Partout s’exprime la soif de paix, de justice, de primauté du droit et de respect de la dignité humaine. La CPI représente une communauté de nations partageant des valeurs et des objectifs tendant à assurer aux enfants, aux femmes et aux hommes du monde entier un avenir plus serein.

Mais pour nous rapprocher de nos objectifs suprêmes, il nous faut, plutôt que de nous réjouir de nos succès, identifier les aspects à améliorer et les obstacles encore à franchir, et redoubler d’efforts pour renforcer le système instauré par le Statut de Rome. En faisant preuve de sagesse et en unissant nos efforts, nous pouvons empêcher de terribles souffrances.

 

La CPI est la pièce maîtresse du système émergent de justice pénale internationale, mais les batailles les plus importantes de la lutte contre l’impunité sont livrées dans chaque pays, chaque société, chaque communauté, partout dans le monde. Les systèmes judiciaires nationaux doivent être suffisamment forts pour constituer le principal élément de dissuasion dans tous les pays, tandis que la CPI, « juridiction de dernier ressort », doit rester un filet de sécurité et ne traduire les criminels en justice que lorsque, pour une raison ou pour une autre, les juridictions nationales sont incapables d’agir. Dans un esprit de solidarité, les États parties au Statut de Rome ont exprimé leur détermination à unir leurs efforts pour veiller à ce que ce principe de complémentarité produise concrètement ses effets.

 

Pour la CPI, il est également essentiel d’obtenir la coopération des États et l’exécution de ses ordonnances. La Cour ne dispose pas d’une force de police. Elle dépend totalement des États pour l’exécution de ses mandats d’arrêt, la production des preuves et la comparution des témoins, entre autres aspects. Malheureusement, nombre de suspects visés depuis plusieurs années par des mandats d’arrêt de la Cour n’ont toujours pas été arrêtés. La volonté politique et la coopération internationale sont essentielles pour que ces personnes soient traduites en justice.

 

Dans notre lutte commune contre l’impunité et pour l’imputabilité, nous devons nous souvenir que la justice pénale internationale n’est qu’une des composantes d’un dispositif plus large de protection des droits de l’homme, d’atténuation des conflits et d’édification de la paix et de la stabilité. Il est vital de livrer là où il le faut d’autres efforts essentiels de prévention des conflits et de relèvement après les conflits, en conjonction avec les efforts des mécanismes judiciaires internationaux. La justice ne peut véritablement aider à prévenir la commission de crimes dans le futur que si elle est accompagnée par l’éducation, la démocratie et le développement.

 

Laissons nous guider par cet esprit de solidarité, au seuil de la deuxième décennie de la CPI, à l’heure où nous célébrons nos réalisations et exprimons notre conscience des défis qui restent à relever. Nous devons être unis dans notre détermination à mettre fin à l’impunité, ainsi qu’à l’anarchie, à la brutalité et au mépris pour la dignité humaine que cette impunité implique. À ce moment crucial, nous devons poursuivre cette lutte contre l’impunité avec une détermination renouvelée et une vigueur accrue. Nous ne saurions nous accorder de répit tant que chaque victime n’aura pas obtenu justice.

 

En ce 10e anniversaire de la Cour pénale internationale, j’appelle les États, les organisations et les peuples à se joindre à cette mission d’humanité.

 

Distribué par l’Organisation de la Presse Africaine pour la Cour Pénale Internationale. 

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Madagascar : Résister encore et toujours

1 Juillet 2012, 15:20pm

Publié par rovahiga

http://www.topmada.com/wp-content/uploads/2009/03/madagascar-razily-heros-2803.jpg

 

 

La résolution de la crise malgache semble prendre une nouvelle orientation qui n’en finit pas de mettre les divers QG en sens dessus-dessous. C’est tout à fait inévitable au vue de l’existence de ces multitudes d’entités qui n’ont aucune raison d’être que de profiter de toutes les opportunités qui se présentent pour « justifier » leur présence dans le sphère national des groupements politiques susceptibles de changer le cours de l’histoire pour le bien de la nation (?).

 

Rien de moins sûr ! Il s’agissait pour la plupart de profiter de l’aubaine pour s’empiffrer de la chose publique, de puiser dans le tiroir de ce qui restait d’état, et de se rassasier de multitudes appels d’offres pour les besognes de bas étage. Ils se proclament alors « politiciens » de la IVè république, ceux par qui le grand changement se fera ou pas. Mais des signes perceptibles de réveil de la conscience populaire  et notamment des intellectuels paraissent se poser en future garante de l’ordre constitutionnel prochain. Vous conviendrez cependant que cela ne se passera pas comme une lettre à la poste ! La preuve : la naissance de ces troupes sauvages affamées d’or et de sang, ces nouveaux maîtres des bas-fonds, des intrigues, des meurtres … C’est pourtant ignorer que les hommes passent, mais le peuple demeure.

 

La solution que tout le monde attend ne viendra pas en une seule fois, ni d’un seul élan. Le temps sera le seul constant admis dans les équations afin de consolider le socle  d’une nouvelle société démocratique et républicaine. Nous aurons de nouveau à écrire notre histoire avec le même langage, le regard fixé sur les mêmes objectifs, vivre dignement et si possible dans la sérénité. Mais nous devons exceller dans les domaines où les autres ont régner depuis, tout en faisant mieux et toujours plus.

 

En attendant d’en avoir le cœur net, et avant d’être convaincu d’appartenance à quelque mouvement que ce soit, les prochains maîtres à penser de la nation passeront par plusieurs épreuves et tests avant de faire la lumière sur le pourtour d’un pays où l’espoir continue malgré tout à s’illuminer. Nous continuons à avoir confiance à tous ceux et toutes celles pris dans la tourmente d’une réalité qui semble être irréversiblement  hypothéquée, reprendre le dessus une fois de plus … et résister encore !

 

rov@higa


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