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La gouvernance foncière ...

31 Juillet 2010, 15:35pm

Publié par CIRAD

cirad

 

ANDRE TEYSSIER : « La gouvernance foncière en débat face aux appropriations à grande échelle »

http://www.cirad.fr/actualites/toutes-les-actualites/articles/2010/questions-a/andre-teyssier 

 

Les appropriations de terres agricoles à grande échelle par des États ou des entreprises posent de façon aigüe et urgente la question de la reconnaissance des droits sur la terre des exploitations familiales. Entretien avec André Teyssier, spécialiste des politiques foncières au Cirad, qui a participé à la dernière réunion de la Banque mondiale sur le foncier, fin avril 2010 à Washington.

 

Où en est le débat sur l’appropriation à grand échelle des terres agricoles dans les pays du Sud après la conférence de la Banque mondiale sur le foncier, fin avril ?

André Teyssier : La conférence annuelle de la Banque mondiale sur la gestion et les politiques foncières, fin avril à Washington, a attiré cette année plus de monde que d’habitude. Le phénomène d’acquisition des terres à grande échelle a en effet pris de l’ampleur suite aux tensions sur les marchés des denrées alimentaires en 2007. Des pays importateurs de produits alimentaires ont alors voulu sécuriser leurs approvisionnements en tentant de contrôler, avec plus ou moins de succès, des terres agricoles dans les pays en développement. C’est surtout le cas de pays qui manquent de terres arables comme les pays du Golfe ou la Corée du Sud. 
Cette question de l’appropriation de terres à grande échelle par des pays ou des entreprises étrangères fait actuellement l’objet de controverses. D’un coté, un discours libéral évoque, non pas des appropriations, mais des investissements qui vont contribuer à dégager le monde rural de la pauvreté. L’enjeu est alors de concevoir des cadres réglementaires souples et attractifs, favorables à l’accueil des investisseurs. Face à ce discours, différentes organisations mettent en avant la préservation des droits des populations locales sur les terres qu’elles habitent et cultivent. Pour ces organisations, soutenir les exploitations demeure le moyen privilégié pour réduire la pauvreté en milieu rural. Elles souhaitent la mise en place de dispositifs publics de reconnaissance officielle et de protection de leurs droits sur la terre, face à la concurrence, réelle ou attendue, des investisseurs étrangers. Pour sa part, la FAO a lancé une grande initiative sur la gouvernance foncière tandis que la Banque mondiale est en train d’édicter sept principes pour des investissements responsables dans l’agriculture.

 

Que faire, selon vous, pour officialiser et sécuriser les droits des exploitations familiales sur leurs terres ?

A. T. : Cette question amène à s’interroger sur la nature des droits à protéger et sur les dispositifs administratifs qui peuvent s’en charger. Les situations et donc les réponses varient fortement d’un pays à l’autre, notamment en fonction de l’organisation politique et administrative des Etats, du niveau de décentralisation et de la capacité des administrations à prendre réellement en charge un système de gestion foncière opérationnel et adapté au contexte. Il est aujourd’hui permis de réfléchir à des dispositifs de gestion foncière qui ne se limitent plus aux seules administrations déconcentrées. Les collectivités locales, les communes, les organisations coutumières comptent parmi les acteurs quotidiens de la gestion foncière. Par ailleurs, le titre foncier n’est plus à considérer comme le seul et unique document de reconnaissance de droits, qui bien souvent, recouvrent des réalités plus complexes que la seule propriété privée. Il importe aujourd’hui de mettre à disposition des exploitations familiales des documents écrits garantissant leurs droits sur le sol facilement accessibles et à un coût acceptable. A Madagascar, par exemple, avant la réforme foncière, un titre de propriété coûtait 500 dollars et nécessitait un délai d’obtention de six ans. Du coup, évidemment, seuls les plus fortunés pouvaient aller jusqu’au bout de la démarche. La réforme a accordé aux communes le droit de délivrer des certificats fonciers selon des procédures publiques et contradictoires. Désormais, les communes malgaches délivrent un document d’une valeur juridique proche du titre foncier pour 20 dollars seulement, dans un délai de six à neuf mois. Il faut aussi éviter les « opérations commandos » d’enregistrement des terres qui consistent à distribuer des titres de propriété à la suite d’un inventaire foncier, sans prévoir un système pérenne d’actualisation de ces documents fonciers.

 

Comment le Cirad s’implique-t-il dans ce vaste processus ?

A. T. : Le Cirad se mobilise de plus en plus sur les questions foncières. Un poste « politique et sécurisation foncière » a été créé en janvier dernier au sein de l’UMR Tétis. Il a été confié à Perrine Burnod qui a déjà beaucoup travaillé sur ces questions et a contribué à la préparation de la « Journée foncier » que le Cirad a organisée début septembre 2009 à Montpellier. Cette journée a d’ailleurs permis de faire un premier point sur les connaissances acquises sur ce phénomène d’appropriation des terres à grande échelle afin de mieux cerner la réalité des projets et d’analyser leurs effets au niveau local et national. 
Aujourd’hui, nous voulons poursuivre cette dynamique en renforçant notre proximité avec les institutions montpelliéraines intervenant sur cette thématique par le montage d’un pôle de compétences à Montpellier avec l’IRD*, l’IAM** et Montpellier SupAgro. Cette mise en synergie des compétences sur le foncier devrait permettre au Cirad et à ses partenaires de renforcer leur capacité de soutien aux acteurs du Sud pour les aider à mettre en place les politiques foncières dont la nécessité est aujourd’hui évidente.

 

Propos recueillis par Antoine Labey

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PATRIMOINE EN PERIL

31 Juillet 2010, 14:51pm

Publié par rovahiga

Tout part en fumée à Madagascar. On ne sait plus où donner de la tête. De quelque côté que nous tournons le regard, c'est la désolation, le péril qui s'avance à grand pas et cela même dans nos grandes villes. Le plus dur évidemment c'est ce constat d'un peuple dans la misère et à l'abandon.

rovahiga

 

 

courrierdemada .com/

PROTECTION DES PATRIMOINES : Madagascar demande de l’assistance.

Du 25 juillet au 3 août, le Comité patrimoine mondial de l'Unesco est en assemblée à Brasilia, Brésil.

Il étudiera les propositions d'inscription de nouveaux sites sur la Liste du patrimoine mondial de l'Unesco, qui sont au nombre de 39, proposées par 35 Etats  à la Convention du patrimoine mondial.

Parmi ces propositions, aucune venant de Madagascar, par contre les îles voisines comme La Réunion qui a ses "Pitons, cirques et remparts" pour sites à proposer pour faire partie du patrimoine mondial de l'Unesco.

En l'absence de sites à proposer, Madagascar a privilégié la coopération avec les autres îles voisines.

Ainsi, une demande d'assistance pour lutter contre le braconnage de bois précieux (bois de rose et ébène) dans les aires protégées classées Patrimoine mondial, a été avancée, en plus d'un possible soutien de La Réunion.

Et avec la situation préoccupante de ces sites malgaches, une inscription aux sites en péril n'est pas à écarter.

 

 

UNESCO.ORG

LES FORETS HUMIDES DE L’ANTSINANA (MADAGASCAR) INSCRITES SUR LA LISTE DU PATRIMOINE MONDIAL EN PERIL

http://whc.unesco.org/fr/actualites/639

 

Le Comité du patrimoine mondial de l'UNESCO a inscrit lesforêts humides de l'Atsinanana (Madagascar) sur la Liste du patrimoine mondial en péril en raison des coupes illégales de bois sur ce site et du braconnage visant les lémuriens, une espèce menacée. Le Comité tient actuellement sa 34e sessionsous la présidence de João Luiz da Silva Ferreira, ministre brésilien de la Culture.

Le Comité souligne que malgré un décret interdisant l'exploitation et l'exportation de bois de rose et d'ébène, Madagascar continue d'octroyer des permis d'exportation de bois en toute illégalité. Il note aussi que des pays ayant ratifié la Convention du patrimoine mondial sont néanmoins des destinations notoires de ce bois.

Le Comité prie instamment l'État partie de prendre immédiatement toutes les mesures d'urgence nécessaires afin de faire appliquer le décret et de mettre un terme aux coupes illégales. Il appelle aussi l'Etat partie à organiser un sommet réunissant les pays concernés afin d'agir pour que le bois illégal de Madagascar demeure interdit et qu'il ne puisse pas avoir accès à leurs marchés nationaux.

Etant séparées des autres masses terrestres depuis plus de 60 millions d'années, la faune et la flore de Madagascar ont évolué séparément. Les forêts humides de l'Atsinanana, qui sont englobées dans six parcs nationaux sur la façade orientale de l'île, sont très importantes pour le maintien des processus écologiques nécessaires à la survie d'une biodiversité unique reflétant l'histoire géologique de Madagascar. Nombre de ces espèces sont à la fois rares et menacées, particulièrement les primates et les lémuriens.

 

Madagascar

§  Réserve naturelle intégrale du Tsingy de Bemaraha

§  Colline royale d'Ambohimanga

§  Forêts humides de l’Atsinanana

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Actualité: La Presse du 31/07/10

31 Juillet 2010, 11:13am

Publié par rovahiga

midi-madagasikara.mg/

Homéopharma et IMRA : Leurs produits bientôt disponibles dans les hôpitaux publics

Entre 75% et 80% de la population malgache ont recours à la médecine traditionnelle. C’est évaluer l’importance de ce secteur qui a conduit au développement des remèdes traditionnels améliorés (RTA). C’est justement afin d’en assurer l’accès au plus grand nombre que le ministère de la Santé par le biais de la direction de la Gestion des Intrants de santé, du Laboratoire et de la Médecine Traditionnelle (DGILMT), en collaboration avec deux grands laboratoires qui produisent des RTA, à savoir Homéopharma et l’InstitutMalgache de Recherches Appliquées ou IMRA, a conclu une convention de partenariat sur l’intégration des RTA dans le circuit d’approvisionnement de la centrale d’achats SALAMA. L’objectif est d’offrir aux patients ces produits issus de la médecine traditionnelle, mais de qualité et à moindre prix. Une séance d’information et de communication s’est tenue, hier au CNEAGR Nanisana, dans ce cadre, à l’intention de 20 directeurs de centres hospitaliers issus de diverses régions. Ces derniers ont pu à cette occasion, en apprendre davantage sur la méthode d’utilisation rationnelle de ces produits pour les maladies et les dysfonctionnements physiologiques.

Désormais, SALAMA assurera l’approvisionnement et la disponibilité des RTA produits par Homéopharma et l’IMRA auprès des centres hospitaliers, au même titre que les médicaments essentiels. Pour Homéopharma en particulier, les produits fréquemment utilisés tels les Vahona, les diverses infusions, les baumes, les produits anti-moustiques, ceux contre la toux, figurent, entre autres, parmi les RTA bientôt disponibles auprès des centres hospitaliers. La réduction de leur coût a été rendue possible, en investissant moins dans les conditionnements des produits et en ne proposant que l’essentiel.

 

BIANCO : DES DIRIGEANTS FONT DES INTERVENTIONS

L’équipe du Bianco a communiqué son rapport annuel de 2009 à la presse hier. L’occasion pour le Général Faly Rabetrano, Directeur général de ce bureau anti-corruption d’annoncer que « certains dirigeants actuels font des interventions et des pressions sur les agents du Bianco sur certains dossiers ». Une déclaration qui confirme les informations qui ont circulé ces derniers temps, annonçant une ingérence de certains membres du Gouvernement et de la HAT contre cet organe « indépendant ». Et le numéro Un du Bianco de déclarer au passage que « malgré ces interventions, tous les dossiers ont été bouclés et remis à la Justice». En effet, l’équipe d’Ambohibao considère que ce sont les responsables au niveau de la Chaîne pénale anti-corruption qui « collaborent » avec les corrupteurs. Et de citer comme exemple une affaire saisie vendredi dernier, impliquant un « Karana » et des employés du ministère du Commerce, à propos de la vente de produits de contrefaçon. Même si la corruption a été confirmée lors de la perquisition, toutes les personnes impliquées ont bénéficié d’une liberté provisoire. Par ailleurs, ce rapport annuel du Bianco a révélé que seuls 1 827 sur les 6 500 personnes assujetties à la déclaration de patrimoine l’ont fait. Sur 5 858 doléances, 975 ont fait l’objet d’une enquête et 357 dossiers ont été envoyés à la Chaîne pénale. A noter qu’une réunion entre le Bianco et l’équipe du ministère de la Justice, axée sur le renforcement du système judiciaire est prévue la semaine prochaine.

lagazette-dgi.com/

Mamy Ravatomanga: Un dossier remis à la Chaîne pénale anti-Corruption

«Nous avons bouclé l’enquête relative au dossier Mamy Ravatomanga, malgré les diverses interventions. Et nous l’avons transmis à la chaîne pénale Anti-corruption » a révélé le directeur général du BIANCO (Bureau Indépendant Anti-corruption), le général Faly Rabetrano, hier après-midi en marge de sa conférence de presse. En effet, de fortes présomptions de corruption pèsent sur le jeune multimilliardaire Mamy Ravatomanga, un proche d’Andry Rajoelina.

Le soupçon de corruption a trouvé son origine l’année dernière lors d’un différend qui a opposé Mamy Ravatomanga et un opérateur fournisseur d’énergie électrique, qui fut traité par la suite par la justice. On ignore s’il s’agit d’une coïncidence ou non, mais au même moment le magistrat en charge de l’affaire a acquis un mini-bus Toyota. Il s’avère par la suite que ce véhicule a été cédé par Mamy Ravatomanga à ce magistrat à un prix bien en dessous de sa valeur réelle. Durant l’enquête relative à cette affaire, le chauffeur qui a livré le véhicule au magistrat a été entendu par le BIANCO.

Le dossier a été transmis à la Chaîne pénale anti-Corruption, chargée de traiter les dossiers relatifs à la corruption. Les magistrats de la CPAC auront-ils le courage de sanctionner ce jeune multimilliardaire très écouté d’Andry Rajoelina ?

En effet, il serait difficile pour ces magistrats de trancher sur cette affaire puisque ce multimilliardaire appartient au cercle d’amis restreints d’Andry Rajoelina. C’est grâce à lui que le président de la transition a reçu le Dr. Hui Chi Ming, le milliardaire chinois ayant la capacité d’apporter à Madagascar d’importants capitaux pouvant remplacer nos bailleurs de fonds traditionnels. Les magistrats pourraient être tentés de négliger le dossier et suivre l’exemple de trois agents du ministère du Commerce qui ont effectué une descente dans un magasin d’électroménagers indopakistanais réputé contrefacteur, cité par le général Rabetrano. Trois agents du Commerce ont, en effet, perçu des cadeaux de la part du propriétaire du magasin indopakistanais contrefacteur et obtenu une liberté provisoire après avoir comparu devant la CPAC, samedi dernier.

Le général Rabetrano a révélé de nombreuses interventions des autorités en vue d’enterrer des affaires de corruption impliquant des proches des grands barons du régime actuel. Saluons ici la bravoure et le courage de ce général de Brigade connu pour sa droiture et son humanisme au début de la crise de 2009.

Notons que la corruption demeure le principal fléau qui gangrène notre pays et favorise le pillage de nos richesses naturelles. On assiste actuellement à un pillage systématique de la richesse forestière malgache avec l’exploitation sauvage des bois précieux. Malgré le décret qui interdit la coupe et l’exportation illicite de bois de rose, on apprend que d’importants stocks de bois de rose coupés illicitement attendent d’être exportés. Ces bois précieux d’une valeur inestimable quittent la Grande Ile aux yeux et à la barbe des autorités malgaches, grâce à la complicité de hauts responsables du régime transitoire.

Le BIANCO et le SAMIFIN, qui sont les garanties de la bonne gouvernance pour les bailleurs de fonds occidentaux, essaient tant bien que mal de mener des investigations liées aux affaires de corruption et de blanchiment d’argent associés à l’exploitation illicite de bois précieux. Seulement, ces services ont leurs limites et le pouvoir judiciaire se doit de compléter.

courrierdemada.com/

Déclarations de patrimoine : Ignorée par A. Rajoelina et C.Vital

D'après les chiffres établis par le BIANCO, le nombre de personnes non assujetties à la déclaration de patrimoine est de 234 (fin juin 2010) contre 298 durant toute l'année 2009. Dans la première catégorie constituée par les membres du gouvernement, le Premier Ministre et le président de la HAT, n'ont procédé à aucune déclaration depuis l'année dernière. Il en est de même pour la troisième catégorie, c'est-à-dire, les membres de la Haute Cour Constitutionnelle. 

Concernés ou pas ?

Si l'on se fie au tableau ci-dessous, la réception des déclarations de patrimoine ne s'opère pas chez les "hauts responsables" du gouvernement. Et pourtant, en comparaison aux années précédentes, l'on note tout de même quelques chiffres, bien qu'ils soient insuffisants. Serait-ce parce que tous leurs biens n'ont pas été acquis "correctement" ? Dans la logique des choses, une telle déclaration est obligatoire pour les "hauts dirigeants", notamment dans les autres pays du monde. 
Et pourtant, à Madagascar les incitations allant à la déclaration du patrimoine sont nombreuses comme les incitations au paiement des impôts d'ailleurs. Les "hauts dirigeants" ne sont-ils pas l'exemple à suivre pour la population malgache ? Ou les diverses sensibilisations ne sont rien d'autre qu'un masque pour dissimuler les différentes magouilles ?

Pour autant, le bureau indépendant anti-corruption a affirmé avoir reçu 1 872 déclarations depuis Janvier à Juin 2010 pour seulement 6 500 assujetties. Une augmentation a été remarquée, explique le DG du Bianco Faly Rabetrano, car 806 ont déjà été enregistrées en fin juin 2010 contre 1 914 durant toute l'année 2009. En d'autres termes, ces chiffres seront revus à la hausse, voire  doublés pour les 6 mois à venir.

 

Conjoncture : Un GTT bis serait en gestation

L'histoire est-elle en train de se répéter à quelques différences près ? Durant la colonisation, le pouvoir colonial a créé le PADESM (Parti des Déshérités de Madagascar) pour contrecarrer les avancées du parti nationalistes MDRM (Mouvement pour la Rénovation Malgache). Actuellement, il semble qu'une nouvelle association GTT International "bis" soit en cours de création en France. Mis au courant du projet, l'association GTT International "historique" connu pour ses mobilisations anti-HAT à l'extérieur, dont le siège social est à Genève, Suisse, est montée au créneau pour éviter une éventuelle confusion avec cette nouvelle association.

Solution consensuelle et inclusive

Les membres de GTT International "historique" basée à Genève, sont des associations régionales en France métropolitaine, à la Réunion mais aussi à Madagascar, en Europe et dans le reste du monde. Dans un communiqué, le GTT International "historique" a souhaité confirmer sa position vis-à-vis de la crise politique actuelle. Il réitère son soutien à une solution consensuelle et inclusive permettant un retour à une paix durable à Madagascar ainsi qu'à celui du Président démocratiquement élu Marc Ravalomanana. Le GTT originel estime que "toutes les personnes qui, par leurs actes ou propos, manifestent une attitude complaisante ou aident le régime illégal, violent et corrompu de la HAT à rester au pouvoir, engagent leurs propres responsabilités". Et de souligner que les accords signés par les 4 mouvances à Maputo en août 2009 ainsi que l'acte additionnel d'Addis-Abeba (novembre 2009), garantis par la Communauté de développement d'Afrique Australe (SADC), par l'Union Africaine et par toute la Communauté Internationale restent la meilleure voie vers des élections libres et transparentes.

Conditions de base

Aussi, le GTT International "traditionnel" appelle les mouvements légalistes à rester fermes quant à l'application stricte des conditions de base d'une transition vers la paix, à savoir, la libération des prisonniers politiques ; l'arrestation des poursuites contre les personnalités politiques, civiles ou militaires ; la possibilité pour tous les leaders politiques, et en particulier pour le président élu, Marc Ravalomanana de retourner au pays et de pouvoir se présenter aux élections présidentielles ; le désarmement des milices illégales qui terrorisent la population, intimident les opposants, pillent les commerçants et détroussent les paysans. Le GTT International (Collectif  de la diaspora malgache) demande enfin l'arrêt immédiat de la censure à peine déguisée des médias et l'autorisation de manifester dans la paix et la dignité.

 

« DINIKA SANTATRA » : Les trois mouvances impuissantes

Malgré leur contestation face à la tenue des "Dinika santatra" dans les 119 districts dans tout Madagascar, les mouvances des anciens présidents Marc Ravalomanana, Zafy Albert et Didier Ratsiraka restent impuissantes. Bien avant le mercredi 28 juillet 2010, jour de l'ouverture officielle de ces dialogues préliminaires,  les trois mouvances ont annoncé une tentative grandiose pour s'opposer à ces dialogues. Face à cette annonce, le mardi 27 juillet 2010, le colonel Richard Ravalomanana, commandant de la Circonscription Inter-Régional de la Gendarmerie Nationale (CIRGN) Antananarivo, a convoqué la presse pour lancer une mise en garde contre ceux qui ont l'intention de perturber la tenue des "Dinika santatra". Mais c'était chose inutile vue que les trois mouvances, opposant de la transition actuelle, n'ont même pas la capacité de remplir comme il faut la place du Magro Behoririka.
Les trois mouvances sont obligées de se résigner face à la réalité. Se contenter de voir ce qui se passe et se taire. Cela malgré l'existence de plusieurs imperfections dans la tenue des "Dinika santatra", entre autres, le manque de représentativité des participants par rapport au contexte politique actuel dans le pays. Les assises régionales, précédemment organisées par l'équipe de Blanche Nirina Richard, du 30 juin au 3 juillet 2009 auraient encore fait mieux.
 
Manque de représentativité
En tout, plus de 1000 personnes par jour ont pu assister aux débats qui se sont tenus au Palais des Sports et de la Culture de Mahamasina, du 30 juin au 3 juillet de l'année dernière, lors des assises régionales selon les archives de la présidence de la Haute Autorité de la Transition (HAT). Cette participation massive dépasse de loin les 300 participants initialement prévus par les organisateurs pour la Région Analamanga. 

Pour le "Dinika santatra" qui s'est ouvert depuis le mercredi 28 juillet dernier, les organisateurs, la coordination nationale de la société civile, n'ont prévu recevoir que 750 personnes pour la ville d'Anta-nanarivo, à raison de 125 personnes par arrondissement, faute de budget. Mais malgré cette restriction, le nombre estimé de participants n'aurait pas été atteint. Ce  faible taux de participation des Tanana-riviens remettrait ainsi en cause la représentativité des participants aux "Dinika santatra".

 

lexpressmada.com/

UNIVERSITE DE TOLIARA : Les étudiants s’attaquent au Président

Les étudiants de l’Université exigent le paiement de leurs bourses ainsi que l’amélioration de leurs conditions de vie dans le campus.

Baptême de feu pour le nouveau président de l’Université de Toliara, le professeur Alphonse Dina. Quelques mois seulement après son investiture le voilà pour la première fois au cours de son mandat confronté à la grève des étudiants. Il est pointé du doigt par ces derniers comme à l’origine du retard de paiement des bourses et des coupures fréquentes du courant au campus de Maninday, plus précisément dans le quartier Palestine et Préfa, en proférant des propos mal placés face aux desiderata des étudiants lors d’une réunion du mercredi 21 juillet. 
« Ce jour là, il a déclaré qu’il n’a pas l’argent pour payer notre bourse et surtout il ne peut rien faire contre le délestage à Maninday car ce sont les fils électriques qui sont vétustes », a souligné Berthin Rakotosolofo, président des étudiants. Mais la tension est montée d’un cran jeudi matin car la colère des étudiants était à son summum. 
« Le service des bourses par voie d’affichage a annoncé que le paiement de la dite bourse s’effectuera du lundi 26 au 29 juillet au bureau de la présidence de l’université, à Toliara-centre. Mais contre toute attente, jusqu’à ce jour il n’y a pas encore de paiement », a affirmé encore le président des étudiants.
Ils sont venus en masse jeudi pour s’enquérir auprès de responsable de l’Université la suite de leurs revendications. Mais grande fût leur surprise en arrivant sur place car selon eux, le président Dina Alphonse aurait pris la fuite en apprenant leur arrivée. Peu après, les personnels administratifs ont quitté également leur bureau respectif, laissant complètement désert le bureau de la présidence vers 11 h du matin. 
Manœuvre dilatoire 
« Le fait que le président de l’Université nous tourne le dos en ne prenant pas ses responsabilités, montre à nos yeux que l’annonce de la date du 29 juillet n’est qu’un manœuvre dilatoire pour contourner le problème », a martelé Maurice Imbola président des étudiants de la région Androy. Et de conclure que « Il nous a tendu un piège en indiquant cette date pour le paiement de la bourse car cela coïncide avec le début du Dinika santatra et ce, afin de pouvoir nous taxer de perturbateur. Mais sans broncher, on a préféré clouer et barricader la porte du bureau de la présidence qui est un sérieux avertissement pour lui en attendant la suite». 
D’après toujours ces étudiants, la grève générale sera déclenchée à partir de vendredi si leurs revendications ne sont pas toujours considérées. Notons que, le président de l’Université n’a pu être joint au téléphone pour apporter des éclaircissements à ce problème.

 

DINIKA SANTATRA A MAHAJANGA

SANS LES TROIS MOUVANCES

En dépit du boycott annoncé par les trois mouvances et les autres partis politiques, le Dinika santatra ou dialogue préliminaire dans le district de Mahajanga I a démarré jeudi matin à la grande salle de la maison de la culture de Mahajanga. 
La coalition des organisations de la société civile avec le Ray aman-dreny mijoro se chargent de la tenue de ce dialogue. Prévue à 8h, l’ouverture officielle n’a débuté que 90 minutes plus tard.
L’on a remarqué l’absence des leaders locaux des trois mouvances. Toutefois quelques-uns ont assisté à cette première journée à titre personnel, d’après le coordonnateur Vita Jean Florent. «Leur absence s’explique certainement par un accord entre eux et surtout entre leurs responsables. Le calendrier est déjà établi, on ne peut plus revenir en arrière. Probablement, la prochaine concertation nationale ou fihaonambem-pirenena avancera une nouvelle donne. Ils seront peut-être présents », a expliqué le coordonnateur.
Le représentant du Raiaman-dreny mijoro sur place, Benoît Tody, quant à lui, a souligné dans son intervention, qu’ils sont là uniquement pour coordonner les dialogues et non pas pour prendre position. 
Reconnaissance 
«C’est le moment pour mettre en place la base du développement de Madagascar. Car l’objectif est la mise en place de la 4ème République. Sachez écouter et respecter les idées des autres. En écoutant les autres, vous accordez une ouverture sur les autres et cette ouverture entraînera l’ouverture au monde entier. Elle est utile pour l’obtention de la reconnaissance internationale », a-t-il insisté.
Quatre experts et l’émissaire venant de la capitale Jocelyn Randriarimanga interviendront sur les différents thèmes. Le développement économique, social et culturel, le code électoral et les lois, la réussite de la Transition ainsi que le CENI, la Constitution et la réconciliation nationale et l’amnistie seront développés et discutés par les 200 participants. 
Le budget total prévu de l’organisation pour le district de Mahajanga I est de 5 950 000 d’ariary. 
Interrogé sur l’existence du thème de la réconciliation nationale dans le dialogue, le coordonnateur local Vita Jean Florent a pratiquement contredit la dernière déclaration du président de la HAT. 
«Je crois que la réconciliation nationale est indispensable puisqu’elle est prévue dans le Dinika santatra. D’ailleurs, la crise n’est pas toujours résolue et qu’il y a une belligérance entre les partis politiques », a constaté le coordonnateur.
Parallèlement à cela, l’ouverture officielle du dialogue du district de Mahajanga II a également démarré au CAPR à Ampisikina, à 10h du matin.

TENTATIVE DE RAPPROCHEMENT : RANJIVASON COURTISE RAHARINAIVO

Jean Théodore Ranjivason membre de la HAT et président de MATSILO (Madagasikara Tsimialonjafy Lovantsika) pêche en eau trouble

L'ancien membre influent du TIM (Tiako i Madagasikara) profite des divergences au sein de l'ancien parti au pouvoir pour tenter de rallier une partie de ce dernier à sa cause. 
« Une scission semble se dessiner au sein du TIM. Un mouvement progressiste et éclairé de Raharinaivo Andrianantoandro vient d’être écarté par un conservatisme en train de devenir minoritaire », a fait savoir Jean Théodore Ranjivason dans son communiqué du jeudi.
Le président de Matsilo ne se voile pas la face pour lancer une offensive de charme en direction de Raharinaivo Andrianantoandro, membre du bureau politique du TIM. « Actuellement, le mouvement de Raharinaivo n’est point du tout minoritaire. Il gagne de la notoriété car sa ligne est juste. Qu’en sera-t-il demain ? », se demande-t-il. L'appel du pied est on ne peut plus clair, pour solliciter un rapprochement avec Raharinaivo Andrianantoandro qui affirme être soutenu par plusieurs anciens parlementaires.
Ancien membre de l'ancien parti au pouvoir, Jean Théodore Ranjivason connaît bien la « maison TIM ». Il avait été chassé de la formation politique, en compagnie de plusieurs anciens parlementaires, pour avoir réclamé un changement contre le monolithisme au sein du TIM. D'ailleurs, il utilise cet argument-là pour toucher la fibre de la liberté chez Raharinaivo Andrianantoandro.

 

LE TGV POUR UNE HAT RENFORCEE

Le parti présidentiel prône une amélioration de la HAT dans sa composition.

Ses représentants unissent leur voix

Les représentants de la formation présidentielle 
« Tanora MalaGasy Vonona » (TGV) aux dialogues préliminaires sur les traces de Andry Rajoelina. Ils ont tenu le même discours en faveur du maintien de la transition sous sa forme actuelle. Une position déjà annoncée par le président de la Haute autorité de la transition (HAT) lors de la dernière émission télévisée diffusée à partir de Mahajanga. 
Lanto Rakotomavo, secrétaire nationale du TGV dans l'ex-province d'Antananarivo, a seulement soulevé la nécessité de la mise en place d'une « structure de contre-poids » vis-à-vis de la direction de la Transition. Elle a proposé une HAT renforcée par des représentants d'autres sensibilités dans ce sens. L'idée avait déjà fait l'objet d'une consigne à l'intention des mandataires du parti aux dialogues préliminaires dans les 119 districts.
Comme son fondateur Andry Rajoelina, le TGV estime inutile la réorganisation radicale de la transition qui ne devrait plus durer longtemps. Il insiste sur l'importance de l'organisation immédiate des élections après l'adoption de la Constitution de la IVe République. 
Collecte d'idées
Cependant, Lanto Rakotomavo s'est soumise aux règles du jeu du processus de résolution de la crise définie par la Coalition des organisations de la société civile et les dignitaires « Raiamandreny mijoro ». Pour les organisateurs, l'objectif des « Dinika santatra » est de collecter les idées sans prendre de décision aucune. « Les points de vue sont différents. Mais les participants aux dialogues préliminaires espèrent que leurs idées seront bien rapportées pour enrichir les prochains dialogues », a avancé Lanto Rakotomavo hier, au téléphone. 
Dans la capitale, le coordonnateur régional du TGV d'Analamanga, Hery Rasoamaromaka, était parmi les participants au travail de commission sur le thème Gestion de la transition dans la grande salle du Collège technique mixte à Ampefiloha. 
Dans le district d'Antsiranana-I, Manoel dit Mano, de la Plate-forme pour la défense de l'autonomie des anciennes provinces, a revendiqué l'ouverture de la Transition à toutes les tendances. Pour lui, la Transition devrait être consensuelle et inclusive. 
« Sa durée est peu importante. L'acquisition de la reconnaissance internationale est essentielle pour nous », a-t-il déclaré.

tananews.com/

DANS LES COULISSES : Le plan des 47 partis regroupés se dévoile peu à peu.

Quand 47 partis politiques qui ne pouvaient auparavant pas s’entendre viennent se rallier, ce n’est pas juste pour un coup de charme. Alors que les trois mouvances revendiquent la démission d’Andry Rajoelina, avec Marc Ravalomanana et Didier Ratsiraka qui se battent pour leur amnistie, ou quand des soi-disant « raiamandreny » organisent tant bien que mal leur « rassemblette », les politiciens, les moins éligibles pensent à la façon d’obtenir leur part de transition. C’est bien entendu, le meilleur moyen d’accéder facilement aux bois de rose, ces Ford Mondeo, Toyota Camry ou Land Cruiser et avec un peu d’ambition, pourquoi pas un bon gros Hummer? Le plan, garder Andry Rajoelina bien au chaud sur son siège douillet et désigner un Premier Ministre, qui renverra ensuite l’ascenseur. Tout le monde y gagne, sauf les « vahoaka majinika » – comme ils le disent – qui se sont rués sur la place du 13 mai… Ont-il appris la leçon, si non, il y aura encore au moins 12 mois de transition pour…

tiatanindrazana.com/

Madagasikara Ho lasa tany famonjana piraty?

Ministra kaomaorianina iray izay vahinin’ny onjam-peo tsy miankina «Antenne Réunion», afak’omaly hariva, no nilaza fa mety ho ao Madagasikara no hasiana ny fonja ho an’ny piratin’ny ranomasimbe indiana. Misy amin’izao fotoana izao ny tetikasa hamoronana tafika an-dranomasina hiarahan’i Comores, Maurice, Madagascar, Seychelles ary La Réunion mba hiadiavana indrindra indrindra amin’ireo piraty Sômalianina izay nampitondra faisana ireo sambo mpivezivezy aty amin’ny ranomasimbe indiana. Mifandraika amin’izay tetikasa izay ihany koa ny fananganana fonja iray izay hasiana ireo piraty tratra. Talanjona ny maro, indrindra fa ireo Malagasy monina ao amin’ny nosy La Réunion raha nandre ny fanazavan’ilay tompon’andraikitra kômôrianina izay nanambara fa mety ho ao Madagasikara no hasiana ilay fonja. Raha ny fahazoana ny fanazavan’io ministra io ihany dia mety efa nisy ny fifampiresahana tamin’ny tompon’andraikitra gasy, izany hoe ry zareo ao amin’ny FAT, ny momba ity tetikasa ity. Heverina ho efa nisy ny fifanekena, na dia am-bava fotsiny aza, ka nahatonga io ministra io hilaza ny vaovao any amin’ny onjam-peo. Raha mitombina izany dia ny tanintsika no tadiavin’ny sasany hitoeran’ny ratsy rehetra... 

 

Antananarivo - Fokontany192 Hiala tsy ho ahian’ny Ministeran’ny fanapariaham-pahefana ?

Mandeha be ny resaka tato anatin’ny roa herinandro teo izao fa dia misy mikononkonona ny hialan’ny fokontany 192, Antananarivo renivohitra tsy ho ahian’ny Ministeran’ny fanapariaham-pahefana sy ny fanajariana ny tany. Misy ny fivorivoriana mandeha tany amin’ny boriborintany tany manodidina izany, tsy ferana ny fanangonan-tsonia. Amin’ny maha anatin’ny rantsamangaikan’ny fanjakana azy moa dia sady eo ambany fiahian’ny ministeran’ny atitany ny fokontany, noho izy manatanteraka asam-panjakana, no eo ambany fiahian’ny ministeran’ny fanapariaham-pahefana sy ny fanajariana ny tany raha miresaka fanapariaham-pahefana. Araka ny fantatra dia olona mikendry ny hilatsaka ho kandida ben’ny tanànan’Antananarivo atsy ho atsy, no ao ambadik’ity resaka ity. Koa dia karazan’ny fakana fon’ireo tompon’andraikitra eny amin’ny fokontany no efa ataony amin’izany, ary arahina asa mahakasika ny sosialy. Ho hita eo ihany ny tohiny.

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Total affiche une santé insolente

30 Juillet 2010, 22:17pm

Publié par linternaute

 

 

Total affiche une santé insolente mais maintient le projet de fermeture de la raffinerie des Flandres

http://www.linternaute.com/

 


Le pétrolier français Total, premier groupe du CAC 40, semble avoir tourné la page de la crise, avec un bond spectaculaire de 72% de ses bénéfices au deuxième trimestre, notamment grâce à la hausse des prix de l'or noir.

Total a toutefois réaffirmé vendredi qu'il maintenait son projet de fermeture de la raffinerie des Flandres. Le projet originel reste inchangé", a déclaré Patrick de la Chevardière, le directeur financier du groupe, au cours d'une conférence téléphonique.

De quoi alimenter la polémique, en plein bras de fer avec les syndicats sur la fermeture programmée de la raffinerie des Flandres.

"Ces résultats confortent notre position sur la raffinerie de Dunkerque, dont la fermeture reste inacceptable dans ce contexte d'énormes profits", a d'ailleurs immédiatement déclaré Charles Foulard, coordinateur CGT du groupe. "Ils sont un encouragement à ne pas baisser la garde", a-t-il ajouté.

Au terme de six mois de grève, les salariés ont repris le travail le 19 juillet, après une décision de la cour d'appel de Douai obligeant Total à redémarrer l'usine, mais sans garantie sur l'avenir réel de leur activité.

En 2008 déjà, le bénéfice de Total avait suscité un vif débat, atténué l'an passé par la chute des profits provoquée par la crise économique.

Mais avec la reprise mondiale, Total peut se targuer, au deuxième trimestre, d'un bénéfice net de 2,96 milliards d'euros, largement supérieur aux prévisions des analystes.

La tendance à la hausse, déjà constatée au cours des trois premiers mois de l'année, s'est en fait renforcée au deuxième trimestre. Entre avril et juin, Total a ainsi de nouveau profité de la remontée du prix du baril de Brent, qui fait référence en Europe, en progression de 32% sur un an à 78,2 dollars.

Il a aussi vu sa production bondir de 8% à 2,359 millions de barils par jour, après une hausse de 4,5% au premier trimestre, "essentiellement portée par les montées en puissance des projets majeurs démarrés en 2009", a précisé Christophe de Margerie, PDG de Total cité dans le communiqué diffusé vendredi.

Le groupe français a également profité de la remontée du dollar.

Conséquence, le groupe "aborde le deuxième semestre 2010 confiant dans ses perspectives et sa stratégie de croissance", a indiqué M. de Margerie.

Ces résultats ont aussitôt été salués par la Bourse de Paris, le titre montant de 1,20% à 38,81 euros, sur un marché en recul de 0,49% peu après 13H30.

Les résultats sont "impressionnants, largement supérieurs aux attentes sur tous les plans, pas seulement dans la production mais aussi dans le raffinage", selon un analyste parisien.

C'est à l'image des résultats déjà publiés par les autres grandes compagnies pétrolières, avec "une très bonne performance dans la distribution, le raffinage et la chimie", selon Aymeric de Villaret, analyste chez Société Générale.

Ces derniers jours, le numéro un mondial, l'américain ExxonMobil, l'anglo-néerlandais Shell, l'hispano-argentin Repsol ou encore le norvégien Statoil avaient eux aussi publié des bénéfices en très nette hausse.

Seul BP est complètement à contre-courant, empêtré dans la marée noire déclenchée dans le Golfe du Mexique.

Pour le pétrolier français, tous les secteurs ont progressé au deuxième trimestre, y compris celui du raffinage, qui avait encore souffert en début d'année.

 

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Journalistes emprisonnés

30 Juillet 2010, 19:19pm

Publié par GTT International

http://4.bp.blogspot.com/_n_2MMK4gZKw/TFKtnsixyXI/AAAAAAAAAFI/S1PNvXGwUiA/s320/photos_fahazavana.jpg

 

 

LE GTT  INTERNATIONAL EXIGE LA LIBERATION DES JOURNALISTES EMPRISONNES

 

Depuis le 20 mai dernier, dix employés de la Radio protestante « Fahazavana » sont maintenus en détention pour « non respect de la déontologie journalistique ». 


Parallèlement, huit pasteurs sont pourchassés par les milices de Rajoelina. Rappelons-nous qu’un pasteur, le pasteur Rivo, a été lâchement assassiné lors de la manifestation du 20 mai.

Nous demandons la libération IMMEDIATE des six journalistes et quatre autres employés.  

Nous demandons la libération URGENTE de tous les prisonniers politiques.

Nous demandons à toutes les organisations internationales d'augmenter encore la pression sur le gouvernement putschiste pour libérer les prisonniers, cesser la censure et désarmer les milices qui terrorisent la population.

 

70 jours de prison pour avoir osé parler contre le régime illégal des putschistes. C'est 70 fois trop.

 

Source: http://gtt-international.blogspot.com/ 

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Le bois de rose: au coeur du débat

30 Juillet 2010, 18:47pm

Publié par Mona M.

« Nous voulions que le problème du bois de rose se positionne au cœur du débat politique et c’est fait »

Source http://madagascar-tribune.com/

 

Hery Randriamalala, co-auteur du rapport sur le bois de rose

 

Quelques semaines après la parution du dossier « Bois de rose de Madagascar : entre démocratie et protection de la nature », l’un de ses auteurs, Hery Randriamalala, a accepté de répondre à nos questions. Il revient pour Madagascar-Tribune.com sur ses difficultés, ses doutes, mais aussi cet espoir de changer les choses, qui l’a poussé à monter un dossier aussi précis et complet. Aujourd’hui, il se dit satisfait des répercussions qu’a eues son travail. Interview.

 

- Vous indiquez avoir commencé votre enquête en février 2009. Vous intéressiez-vous à la question avant ?

Avant cette date, je m’intéressais énormément à la nature et à la biodiversité malgache. Le bois de rose : pas du tout. En fait, l’élément déclencheur a été les menaces subies par le directeur du Parc du Marojejy : des bandes armées ont menacé de brûler sa maison s’il s’opposait au saccage du Parc. Comme beaucoup d’observateurs, j’ai été très choqué par la gravité de la situation et j’ai senti que quelque chose d’irréversible était sur le point de se produire. J’ai en parlé à des amis, nous avons monté nos propres réseaux d’informateurs et c’est ainsi qu’on a pu avoir une vue d’ensemble de la situation, qui s’est élargie et affinée au fil des mois. Dès le début de l’enquête, nous avons senti que les choses seraient infiniment plus graves qu’en 2008 ou précédemment, car auparavant, la violence n’avait jamais été utilisée avec cette ampleur géographique ni avec cette intensité.

 

- Comment avez-vous procédé ?

D’entrée de jeu, nous avons pris des habitudes d’extrême prudence et de grande discrétion. Nous avons suivi le pillage des locaux des Eaux et Forêts dans toute la SAVA (essentiellement en vue de détruire les archives détenues par ce service, car elles allaient servir de pièces à conviction dans des procès à venir). Nous avons donc choisi d’agir dans la pénombre : parler un peu du problème du bois de rose, pour tester la sensibilité de l’interlocuteur. S’il partage notre indignation, alors l’interroger sur ce qu’il sait, puis vérifier et recouper par d’autres témoins, recueillir des preuves écrites si possible. De fil en aiguille, le cercle des informateurs s’est considérablement agrandi : géographiquement (de Vohémar jusqu’à Toamasina : nous avons des yeux dans chaque port, sur chaque route), socialement (du docker du port jusqu’à l’homme d’affaire habitué des centres de décision de la capitale), scientifiquement (du simple guide touristique jusqu’au spécialiste universitaire). Nous avons des yeux et des oreilles dans certaines ambassades, dans certains ministères et même chez quelques trafiquants. Le moteur de nos informateurs est toujours le même et il nous est fourni par « l’équipe d’en face », ainsi que nous surnommons les trafiquants de bois de rose : l’indignation. Indignation devant la monstruosité de ce qui se passe sous nos yeux : la destruction d’un patrimoine mondial par cupidité ; indignation devant l’ampleur de la destruction-exportation ; indignation devant l’arrogance et l’imbécillité de certains exportateurs qui invitent toute la population d’Antalaha à fêter leur premier milliard...

Notre ligne de conduite est « name and shame », nommer et faire honte. Ainsi, la presse est notre meilleure arme. Aujourd’hui, plus un seul journal malgache ne passe un jour sans publier sur ce sujet. Et c’est tant mieux. Nous voulions que le problème du bois de rose se positionne au coeur du débat politique et c’est fait. C’est un vrai choix de société : dans quelle sorte de pays voulons-nous vivre dans 5 ou 10 ans ?

 

- Comment décririez-vous vos rapports avec les villageois riverains ?

Au début, les villageois riverains des parcs étaient méfiants à notre sujet, car ils nous prenaient pour des « fanjakana » (fonctionnaires, représentants de l’État) et ils craignaient qu’on vienne les punir. Puis, ils sont venus spontanément nous renseigner quand ils ont vu que ça allait trop loin.

 

- Pensez-vous que la reconversion des coupeurs est possible à court terme ?

Pour moi, le vrai problème, ce sont les jeunes des villages. Ils ont gagné en quelques mois de quoi s’acheter une moto qui leur permet de faire des aller-retours avec la ville. Qui peut croire, qu’après avoir goûté à l’argent rapide, ils vont retourner travailler dans la rizière avec leurs parents ?

 

- Quelle attitude les autorités locales (chef district, maire, chef de la circonscription de la gendarmerie...) adoptaient-elles devant vos recherches ?

Je me suis soigneusement tenu à l’écart des autorités régionales et locales car certaines sont personnellement partie prenante du trafic, alors que d’autres y sont totalement opposées. Mais quand les membres de la Task Force ou du FIS escortent les convois de bois de rose, il vaut mieux rester à l’écart des officiels. Et ce d’autant plus que, lors de nos recherches, plusieurs noms de personnes très haut placées sont revenus avec insistance. Mais faute de preuves tangibles, nous n’avons pas publié... Pour le moment, nous n’avons reçu aucune réaction d’officiel suite à la publication de notre étude.

 

- Avez-vous alors subi des menaces ou des tentatives d’intimidation ?

Personnellement et directement, non. Car tout le monde ignore qui je suis. Mais je peux vous dire qu’un membre de notre équipe a été menacé de mort par coup de téléphone anonyme (il s’était trop exposé) et qu’il y a quelques mois, un membre de la HAT offrait discrètement 600 millions de francs malgaches pour identifier l’un d’entre nous. Proposition restée sans suite, nous ne sommes pas à vendre...

 

- Et depuis la publication de votre rapport, quelles réactions avez-vous reçues ? Prenez-vous des mesures particulières pour protéger votre sécurité ?

Je n’ai reçu aucune menace (un de mes informateurs me dit que, jusqu’à la semaine dernière, les trafiquants n’avaient pas encore lu notre étude, ils n’en connaissent même pas l’existence). J’ai reçu quelques témoignages de soutien et quelques renseignements intéressants. Je prends beaucoup de précautions pour ma sécurité, mais je resterai discret à ce sujet.

 

- Quel sont vos sentiments quelques jours après la diffusion de votre rapport ?

Pendant les 3 semaines qui ont suivi la publication de MCD (que je remercie au passage d’avoir eu le cran de nous publier), j’étais quasi-désespéré : aucune réaction, le flop total. Puis cette affaire de contrebande avec les Comores est venue à point nommé pour relancer le sujet : le Président Zafy a interpellé le Président de la HAT pour connaître les noms des personnalités impliquées, affirmant qu’il avait un dossier complet sur ce trafic. Mais le vrai déclenchement de la bombe a été le relais du site madagate.com : ils ont parlé de notre étude en termes plus qu’élogieux, ensuite ça a explosé dans tous les médias. En ajoutant les chiffres du journal MCD et ceux du site vatofototra.com, qui diffuse également notre texte, nous en sommes à plus de 10 000 téléchargements, alors que le texte est dense et complexe. Il faut également ajouter la diffusion par pièce jointe à un message, qui est importante mais impossible à chiffrer. C’est un grand succès de lecture, qui montre que le sujet passionne les Malgaches. À tel point que le Président Rajoelina a été obligé d’aborder ce sujet lors de son intervention télévisée de dimanche dernier, son silence devenait complice. Alors, oui, nous sommes satisfaits : le peuple malgache dans son ensemble sait ce qui se passe dans ses parcs, ce que quelques-uns sont en train de faire au patrimoine national et il jugera en toute connaissance de cause de la capacité des responsables politiques à arrêter cette hémorragie.

 

- Pensez-vous qu’un arrêt (ou du moins un fort ralentissement) de l’exploitation illégale du bois de rose soit envisageable tant que la crise politique n’est pas terminée ?

Oui, sans aucun doute. Notre objectif était de créer un tel scandale que plus personne de respectable n’oserait participer à ce trafic sans craindre pour sa réputation. Certains n’en ont cure, mais d’autres, comme des sociétés privées (banques, compagnies maritimes) vont y regarder à deux fois avant de participer à l’exportation des 10 à 15 000 tonnes de bois en attente. C’est surtout ceux-là que nous ciblons. Les hommes politiques, eux, sont tellement enfoncés dans leur jeu de conquête ou de conservation du pouvoir, qu’ils n’ont plus vraiment de prise sur ces événements, ce que les trafiquants ont parfaitement compris. Mais tant que les stocks en attente ne seront pas saisis par la Justice puis détruits, nous resterons vigilants et prêts pour le second acte. Car soyons sûrs d’une chose : si ce bois est exporté, la coupe reprendra avec une ampleur inégalée.

 

- Vos propositions s’attachent à résoudre le problème, mais pas ses causes profondes : ne pensez-vous pas qu’une action diplomatique et pédagogique vis-à-vis de la Chine est nécessaire ?

Nous n’avons reçu aucune réaction chinoise, officielle ou privée. Mais vous avez raison : la Chine est l’un des nœuds du problème. C’est une énorme puissance financière, ayant des besoins immenses et les moyens de les satisfaire. Elle se situe donc, de son point de vue, bien qu’elle ne nous l’ait pas exprimé directement, dans une stricte logique commerciale dépourvue de toute ingérence dans les affaires intérieures malgaches. Nous espérons faire passer le message : ne pas profiter d’un moment de faiblesse politique de la nation malgache, ne pas profiter d’une surpuissance financière pour détruire de manière irréversible notre environnement. L’actuelle prospérité chinoise se nourrit du malheur futur de Madagascar. Nous aimerions que ce pays comprenne ça sans qu’il soit besoin de le lui expliquer et qu’il restreigne de lui-même ses importations.

 

Propos recueillis par Mona M.

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Bianco Mahajanga...

30 Juillet 2010, 10:53am

Publié par Vanessa Zafimahova

Bianco Mahajanga

Ady amin’ny kolikoly sa fanararaotam-pahefana

 

“Raha te-ho afaka ianao dia alenteho i…..(mpiasa ao amin’ny fadin-tseranana) fa na izy na ianao no milentika”. Fiaraha-miasa no tadiavina.  Izany no nolazain’ny lehiben’ny sampana fanadihadiana ao amin’ny bianco Mahajanga. Fantatra mantsy araky ny conférence de presse nomen’ny bianco ny alarobia lasa teo iny fa anisan’ny sampana tsy ahazoana fitarainana mihitsy ny fadin-tseranana. Araky ny fanazavan’ity lehiben’ny sampana fanadihadiana ity ihany dia samy mahazo tombotsoa na ny mpiasan’ny fadintseranana na ny mpandraharaha. Na izany aza dia hafahafa ihany izany hoe alenteho ranona raha te-ho afaka ianao izany. Afaka amin’ny inona ary alentika amin’ny inona? Dia hamorona ve? Sa tsy maintsy atao izany mba tsy hampisy olana amin’ny bianco? Dia ahoana ny fahamarinana? Apetraka foana mantsy ny resaka hoe fiaraha-miasa, nefa tsy dia izay aloha no misy hatramin’izao amin’ny bianco sy ny sehatrasa hafa matoa nisy ireny olana niaraka tamin’ny kaominina sy ny polisy ireny.  Ny zavatra tsapa aloha dia nitombo ny kolikoly ary efa malaza ny mametraha kely. Tsy ireny seho tsy miafina intsony ireny anefa no hanaovana fanadihadiana, fa zavatra tsy misy sy kalizin’I Mahajanga no andaniana andro. Mandeha mantsy ny resaka fa nisy mpandraharaha nanondrana bois de rose teto Mahajanga. Eto Mahajanga sy ny manodidina anefa tsy mamokatra bois de rose. Dia ahoana no nahatongavan’izany teto Mahajanga avy any amin’ny morontsiraka atsinanana iny nandalo tao andrenivohitra nefa tsy nisy nahita? Tsy misy porofo manamarina izany na iray aza, ary ny tompon’ny entana rahateo dia nangataka ny hanatrehan’ny bianco na tompon’andraikitra avy amin’ny ambasady any Chine ny fanokafana ny containers izay efa tonga any. Valy boraingina anefa no azo tao amin’ny bianco hoe « hefao ny billet nay mankany Chine”. Sao kosa dia fandrika ity resaka ity ka lazaina fa manao kolikoly indray ny mpandraharaha fa mandefa azy ireo miala sasatra any Chine. Ny birao matanjaka toy ny bianco izay manana mpamatsy vola matanjaka mantsy dia tsy azo heverina fa tsy manana vola natokana ho amin’izany. Zon’ny fanjakana malagasy ihany koa ny mamerina ny entana eto antanindrazana raha toa ka ahiahiana izany. Ny entana rehetra nalefa dia nandalo ny lamina napetraky ny fanjakana araky ny lalàna. Ny mahagaga mantsy dia tsy misy fisavana hafa manokana natao ireo containers ireo na dia misy aza ny sampana afaka manao izany raha toa ka noahiahiana marina izy ireo. Andrasana foana ho lasa ny entana vao lazaina fa zavatra hafa no ao anatiny nefa dia mipetraka andro maromaro ao amin’ny seranantsambo foana ireo entana ireo alohan’ny hanondranana azy. Tsy ny hahafantarana marina ny karazan-kazo anatin’ireo containers ireo anefa no laharam-pahamehana amin’ny mpanadihady. Ny mahagaga ihany koa dia miovaova ny fandikan-dalàna tadiavina. Nisy ny hoe fanondranana hazo tsy voaasa, avy eo indray dia nivadika fanondranana bois de rose. Ny talen’ny bianco indray anefa nilaza avy eo fa fantatra fa tsy nisy ny fanondranana bois de rose izany fa fampanofana agrément no nisy. Sao koa dia efa filam-baniny na “règlement de compte” no misy? Io mantsy no mahasarotra ity ady amin’ny kolikoly ity fa na ny manao tsara ny asany aza ka rehefa ahazoan’ny hafa tombotsoa na dia tsy manome vola aza dia lazaina fa miendrika kolikoly. Dia ahoana ihany ary e, atao ve ny asa sa tsia ? Rehefa tsy manao indray anefa dia lazaina fa mitady kolikoly. Ny mpiasam-bahoaka anefa dia natao hanompo vahoaka amin’ny fanamorana ny fiainany sy ny asa amandraharahany. Sa tsy maintsy faizina ny ao amin’ny fadin-tseranana na ahoana na ahoana mba hanamarinana fa tena miasa ny bianco eto Mahajanga ? Ka raha tsy mamorona ny mpandraharaha handetika azy dia izy no faizina ? hafahafa ihany

 

Vanessa Zafimahova

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Actualité: La Presse du 30/07/10

30 Juillet 2010, 10:39am

Publié par rovahiga

les-nouvelles.com/

PRODUCTION AUTOMOBILE

KARENJY RENAIT DE SES CENDRES

Karenjy renaît doucement mais sûrement de ses cendres. Selon le syndicat des industries de Madagascar, la société Soatao produira une centaine de voitures à partir de quelques pièces détachées dans un premier temps.

Karenjy renaît doucement mais sûrement de ses cendres. Se basant sur l’investigation du dernier numéro du magazine « Expansion Madagascar » du Syndicat des industries de Madagascar (SIM), la société Soatao produira des voitures à partir de quelques pièces détachées pouvant être montées pour une centaine de voitures dans un premier temps.

« Une centaine de voitures restent à assembler et cinq véhicules du modèle « Mazana » (type de 4x4 conçu pour les terrains) sont déjà sortis de l’atelier dans le courant du premier trimestre 2010 » affirme le magazine.

Sachant que le marché de la construction automobile reste ouvert à tout le monde mais que personne n’y a touché depuis des lustres, Soatao peut se vanter d’avoir réveillé la bête, le fameux Karenjy de l’usine malgache Immi, fermée en 1994.

L’assemblage a démarré en décembre 2009. Soatao travaille en partenariat avec Relais Madagascar, filiale de Relais France qui n’est autre qu’une branche de la fondation Emmaüs. Ce partenariat marque effectivement la volonté de cette société d’évoluer dans le monde de la socio-économie.

Pour la région de Vatovavy Fitovinany, le pari de Soatao n’est certes pas aussi fou qu’il en a l’air. En effet, cette région en manque d’industrialisation, fabrique elle-même des carrosseries en fibre de verre, des châssis et même des équipements électriques et du capitonnage. Effectivement, à moyen et à long terme, une fois que les stocks de moteurs seront épuisés, Soatao envisage d’en importer.

En termes d’industrialisation, on peut dire que Soatao évolue encore dans l’artisanat car tout est fait main. Mais dans un futur proche, la société prévoit d’étendre ses activités si elle trouve un partenaire ou encore une subvention.

Des matériels agricoles

Soatao est également bien connue dans le monde agricole vu qu’elle a déjà produit plusieurs échantillons de machines agricoles pour une grande société agroindustrielle de Vatovavy Fitovinany, ainsi que pour la ferme-école d’une ONG. La différence entre les machines agricole traditionnelles et celles de Soatao concerne simplement la technologie.

 

courrierdemada.com/

Réunion de l’Ordre des Avocats : Vers la destitution de Me Rakotomanana

Ce samedi 21 août, les avocats se donnent rendez-vous au siège de l'Ordre des avocats pour faire une mise au point de leurs affaires internes et de l'avenir de l'Ordre. Il s'agit d'une réunion consultative en rapport au contexte politique actuel dans le pays selon les explications fournies par certains avocats.

Selon le bâtonnier, Maître Hery Rakotomanana Andrianjohany, il s'agit avant tout, de faire la mise au point entre les responsables de l'Ordre des avocats. Il y a une interprétation de certains textes régissant les fonctions des avocats et des membres de l'Ordre.

Le bâtonnier propose aussi une réforme de l'élection des membres de l'Ordre des avocats. Une réforme qui passe par la décentralisation des élections. Si cette proposition est bien reçue, il serait possible pour les avocats exerçant leurs fonctions en provinces, de voter dans la section d'avocat qui leur est proche.

Cette section correspond aux 6 cours d'appel répartis dans chaque chef-lieu de province de Madagascar. "Il n'y aurait plus de vote par correspondance si cette réforme est adoptée" selon les explications du bâtonnier, Maître Hery Rakotomanana Andrianjohany.
CENI

Si pour le bâtonnier, il s'agit d'une simple consultation, pour d'autres avocats, il s'agit surtout de remettre en cause la fonction actuelle Me Hery Rakotomanana Andrianjohany en tant que président de l'Ordre des avocats, alors qu'il occupe en même temps la fonction de président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). 
Certains membres, du conseil de l'Ordre des avocats, préparent la destitution du bâtonnier et exigent une élection anticipée. Il s'agit de trois membres du conseil, précisent certains avocats. Ces trois membres de conseil soulignent qu'il y a une incompatibilité entre la fonction de bâtonnier et celle de président de la CENI. Les trois membres du conseil demandent ainsi une élection anticipée.
Mais selon certains avocats, il n'y a que deux situations qui permettent d'organiser une élection anticipée du président de l'Ordre des avocats : le décès du bâtonnier ou sa démission. Pour le bâtonnier, il n'y a pas d'incompatibilité entre ses deux fonctions eu regard au texte qui a institué la CENI. 
Pour ce qui est de la prochaine élection du président de l'Ordre des avocats, Me Hery Rakotomanana Andrianjohany a annoncé qu'il ne se porterait pas candidat.

 

Conseil des ministres :  Des exonérations « pour l’intérêt du peuple »

Lors du conseil des ministres de ce mercredi 28 juillet 2010, le ministre de l'Aménagement du territoire et de la Décentralisation a fait trois demandes d'exonérations. Après débats, le conseil des ministres a accédé à ces trois demandes, le Président de la Haute Autorité de la Transition ayant fait valoir que tous ces matériels, offerts en dons, touchent directement l'intérêt du Peuple. C'est la communication faite par l'entité en charge de la Communication à la Présidence. La première porte sur une demande d'exonération totale du paiement des droits et taxes sur l'importation des structures en aluminium destinés à la reconstruction de l'Hôtel de Ville d'Antananarivo. 

Ce ministère a également fait une deuxième communication  relative à la demande d'exonération totale du paiement des droits et taxes sur l'acquisition de véhicules de sapeurs-pompiers et d'ambulances ainsi que des matériels de liaison offerts par la Commune de Le Port (La Réunion) à la Commune urbaine de Toamasina dans le cadre de la coopération régionale liant ces deux Collectivités décentralisées.

La troisième communication du Ministre de la Décentralisation et de l'Aménagement du territoire, porte sur la demande d'exonération totale de paiement des droits et taxes, sur des matériels de dentisterie et médicale offerts par une ONG humanitaire au profit de douze Centres de Santé de base. 

Par ailleurs, il a été décidé que des projets de décret, seront soumis au conseil d'Etat pour demande d'avis de conformité aux lois et textes réglementaires, avant adoption.

"Ceci, pour éviter les polémiques juridiques futiles" selon les explications fournies à la presse. La présidence de la Haute Autorité de la Transition (HAT) a précisé que seuls les projets de décret d'envergure importante feront l'objet d'une demande d'avis du conseil d'Etat.

 

lexpressmada.com/

Schémas de sortie de crise : Des partis proches d’un accord.

Une cinquantaine de partis politiques multiplient les réunions pour finaliser un accord politique minima en vue de la sortie de crise

Une nouvelle voie de sortie de crise est en train de naître. Une cinquantaine de formations politiques sont en train de boucler un accord minima pour y mettre fin. « Nous sommes sur le point de la trouver. Nous la finaliserons avant sa signature, prévue mardi prochain », a déclaré Elia Ravelomanantsoa, présidente du Madagasikarantsika et de la commission à la communication de l'« Espace de concertation », hier à Ambohidahy. Elle résume l'avancée des travaux obtenue par les représentants de 47 formations politiques qui se sont réunis dans la journée. 
Le schéma adopté à l'issue du rendez-vous comporte les principes généraux pour la gestion de la transition. L'esquisse du projet maintient Andry Rajoelina, président de la Haute autorité de la transition (HAT), à la tête de l'État. Le Premier ministre serait désigné par les chefs de parti, tandis que les membres du gouvernement feraient l'objet d'un consensus. Un Parlement de deux chambres serait également prévu dans la mouture. 
Elia Ravelomanantsoa ne souhaite pas confirmer ces dispositions et affiche la prudence. « Je ne peux rien confirmer. Les travaux avancent mais c'est encore délicat car c'est un processus. Il faut attendre un peu », dit-t-elle, concédant la 
fragilité de l'initiative. 
« Nous ne nous arrêtons pas à l'obtention d'un accord. Nous réfléchirons également à sa mise en œuvre », indique-t-elle. 
Le dossier brûlant de la clé de répartition reste à définir. Il en est de même de la suite à donner à l'initiative. « Nous sommes attentifs à l'évolution de la situation. Nous attendons, par exemple, la fin du “dinika santatra” pour avoir une idée sur l'aspiration populaire, puis on verra », avance le président de Madagasikarantsika, concernant le sort réservé à l'accord obtenu. 
Nouvelle inclusivité 
La discrétion des initiateurs du mouvement s'explique par l'existence d'éléments qui risquent d'affaiblir le processus. Andry Rajoelina avait, par exemple, fait savoir son désaccord pour une nouvelle transition, ou encore la mise en place de nouvelles structures transitoires. 
Par ailleurs, la légitimité des participants à l'initiative pourraient devenir l'objet de contestation dans les prochains jours. Raharinaivo Andrianantoandro avait déjà fait l'objet d'une mise en garde, de la part des dirigeants des rassemblements à Ankorondrano, il y a quelques jours. « En tout cas, nous constatons une évolution positive pour la recherche d'une nouvelle inclusivité », positive la présidente de Madagasikarantsika. 
Depuis quelques jours, des formations politiques se sont rapprochées pour trouver un accord politique minima en vue d’une sortie de crise. Après trois journées bloquées et la signature d'un manifeste, d'autres partis continuent d'intégrer le mouvement. 
La plupart des formations politiques représentées au sein de la HAT font partie de l'« Espace de concertation ». Lanto Rakotomavo, président de l'association Tanora malagasy vonona (TGV) participe parfois aux réunions. Hier, elle était absente mais a adressé une lettre contenant ses propositions. 
À l'instar de Benjamina Ramanantsoa du MTS, il y a quelques jours, les initiateurs de l'« Espace de concertation » vantent la présence de plusieurs éléments des mouvances des trois anciens présidents dans le processus. Hier, José Vianney et le docteur Joseph Randriamiarisoa, de la mouvance Albert Zafy, ou encore des éléments du Tiako i Madagasikara (TIM), comme Raharinaivo Andrianantoandro et Bary Rafatrolaza, ont également été aperçus à Ambohidahy.

 

Dialogues préliminaires : Le sort de la HAT sur le tapis

Ambiance pleine d’enthousiasme dans les travaux de commissions, concernant la gestion de la transition, l’un des quatres thèmes débattus lors des dialogues préliminaires, au niveau des districts de l’île.

Pour ou contre le régime transitoire sur place, les participants n'ont pas hésité à s'exprimer sur la forme de transition susceptible de sortir le pays de la crise. 
La Haute Autorité de la Transition (HAT) a fait l'objet de nombreuses critiques hier, dans la salle du Collège technique mixte (CTM) du Complexe scolaire Ampefiloha où se tient le « Dinika santatra », pour le district du premier arrondissement de la capitale. 100 participants sur 130 inscrits ont remis en cause l'utilité de la HAT. « Je suis partisan du président Andry Rajoelina, mais je ne vois pas la nécessité d'une telle structure composée de dirigeants politiques », a murmuré un participant en sortant de la salle de conférence, hier. Des représentants des formations politiques dont « Tanora MalaGasy Vonona » (TGV), « Ny Asa Vita no Ifampitsarana » (AVI) et les deux partis du congrès pour l'indépendance de Madagascar (AKFM), et ancien et Renouveau ont été aperçus parmi les participants au CTM.
Dans le district d'Antsiranana I, l'inscription même du thème Gestion de la transition à l'ordre du jour de la réunion, a engendré une profonde divergence d'idées entre les participants. Le chef de région de DIANA, Romuald Bezara aurait ordonné l’annulation de ce thème au programme. Mais le général Mohajy Ackram Andriamandaminy a monté le ton pour le contrecarrer. 
À Toamasina I, les avis sont partagés entre une trentaine de congressistes réunis au Gymnase Soavita. Certains d'entre eux n'ont pas hésité de qualifier la HAT de budgétivore.

 

madagascar-tribune.com/

UNIVERSITE D’ANTANANARIVO

Aucune subvention depuis le début de l’année

Le personnel administratif et technique de l’Université d’Antananarivo est en grève. Ils ne reprendront leur travail et n’ouvriront pas les bureaux tant que leur problème ne soit résolu. Le motif de cette grève subite est le non règlement des salaires des personnels. Ayant déjà saisi la présidence de l’Université, ces personnels en grève n’ont pu que constater l’incapacité de la présidence de l’Université à résoudre leur problème car l’Université n’a pas ces salaires entre leurs mains. « Il n’y a pas d’argent ; les dossiers relatifs à la paie des employés sont encore au Service financier faute d’argent », remarque un personnel en grève. Quant au président de l’Université, il fait son constat : le budget de l’Université est épuisé car l’Etat n’a alloué aucune subvention depuis le début de l’année.

Ils seraient 1700 personnes à observer une grève d’avertissement à l’Université d’Antananarivo. Ce sont les agents administratifs et techniques de l’Université d’Antananarivo. Ce jeudi 29 juillet, ils ont bloqué l’accès des véhicules au campus. Les cours par contre n’ont pas été réellement perturbés. Mais la distribution des bourses aux étudiants en Médecine n’a pu s’effectuer car l’Agence comptable est fermée. Même la TELMA qui voulait faire le marketing de ses produits auprès des étudiants n’a pu entrer au campus.

 

mada.pro/

TRAFIC

Les premiers noms de trafiquants de bois de rose sont dévoilés

(MADA.pro) Suite à la demande du Président Andry Rajoelina, lors de son entretien radiotélévisé de dimanche, de publier des noms sur le trafic de bois de rose, le ministre de l'Environnement, le général Herilanto Raveloharison, a rapporté hier les premiers renseignements à ce sujet. Et ce, au cours d’une conférence de presse.

Ainsi, les journalistes ont pu apprendre que plusieurs rondins de bois de rose illicites ont été appréhendés durant les deux derniers mois. Sur une dizaine de cas, trois des auteurs sont en liberté provisoire. Selon le rapport ministériel, c'est celui de Mamizara, propriétaire d'une dizaine de rondins saisie dans la région Atsinanana, de Botofeno Thierry, concernant les 300 tonnes saisies dans la région Sava et de sept propriétaires sur le lot de 20 tonnes à Mananara.

Pour les autres infractions, les enquêtes sont en cours auprès des tribunaux. Sur cette liste figurent, 52 tonnes de bois saisis dans la région Atsinanana le 29 juin, 52 rondins semi-travaillés de la société Miaraka, le contenu de trois camions appréhendés le 4 juillet, 112 rondins saisis le 12 juillet, le lot transporté par trois autres camions arrêtés le 23 juillet, 58 rondins pris il ya deux semaines ainsi que les 300 tonnes saisies aux Comores. En ce qui concerne cette dernière, l'exportateur est déjà connu, le capitaine du bateau, chargé du transport est sous mandat de dépôt, tandis que son propriétaire a pris la fuite à la Réunion.

Notons par ailleurs que la direction générale de l’Environnement a officiellement recensé un stock de plus de 16 000 tonnes de bois de rose à Madagascar actuellement. Pour ce qui est de ces stocks inventoriés, il existe 89 550 rondins, soit 16 304 tonnes et 206 tonnes de plaquettes dans la SAVA , 7 853 rondins dans l'Analajirofo.

La même source indique en outre que 23 opérateurs ont été agréés et 543 containers de bois de rose, soit l'équivalent de 10 596 tonnes, ont légalement été exportés dans le cadre de l'arrêté interministériel du 21 septembre 2009.

 

tananews.com/

AIR FORCE ONE II : d’autres clients potentiels sont venus constater.

Depuis maintenant près deux ans qu’il est cloué au sol, l’Air For One II n’a toujours pas trouvé preneur. Saoudiens, Chinois, Européens, et Indo-Pakistanais se sont depuis succédés, avec trois Sud’Africains de plus hier. Parmi eux, des officiers dont un Général et un Capitaine. Un autre étranger est également venu, accompagné de Mamy Rajaobelina, un Ministre du temps de Guy Willy Razanamasy. Jusqu’à présent, aucune affaire n’a été conclue, la HAT prétendant une surévaluation de l’appareil par Marc Ravalomanana. Cependant, aussi fourbe qu’il est, le régime Andry Rajoelina n’aurait-il pas pu le vendre à prix bradé pour ensuite prétendre le contraire? On sait que son « peuple » l’aurait crut aveuglement. Et évidemment, comme les 100 millions USD acquis de WISCO, personne ne pourra lui demander des comptes…

 

Guy Rivo Randrianarisoa reste optimiste quant au retour de Ravalomanana.

Après les 16 mois qui sont passés, le retour de Dada représente désormais plus un espoir qu’une conviction parmi ses fidèles partisans. Un espoir auquel les quelques manifestants du Magro s’accrochent toujours quand ceux qui sont venus en masse à Ambohijatovo ont préféré passer à autre chose. Guy Rivo Randrianarisoa, ancien PDS d’Antananarivo, et non-moins le porte-parole de Marc Ravalomanana a tenu à rassurer ses fidèles. « Le président retournera au pays, ce n’est qu’une question de temps, et j’ose même assurer qu’il est toujours disposé à se présenter aux présidentielles pour diriger Madagascar et reprendre le développement » affirme-t-il. Bien sûr, on sait que tout n’est que question de temps, la résolution de la crise, la fin de la transition, ou aussi la famine dans le pays, l’inflation, les jours où le pain s’achètera à 1000 ar et le kilo du riz à 5000 ar n’est que question de temps…

 

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LES PREMICES D’UNE REPUBLIQUE BANANIERE.

29 Juillet 2010, 16:57pm

Publié par rovahiga

 

 

 

Et c’est parti pour une nouvelle aventure aussi inutile que coûteux, après des essais infructueux auparavant. Aventureux car si tous les malgaches sans exception aspirent à la réconciliation et à la paix, les commanditaires des actions pour le dialogue et leurs partisans ne se sont pas gêné pour exclure sans autre procès une bonne partie de la population malagasy et les politiciens qui ne leur sont pas favorables, y compris les anciens présidents de la république élus dont les électeurs et sympathisants représentent presque  la moitié de tout l’électorat du pays. C’est purement théorique peut-être, mais toutes élections n’auront aucun sens sans la libre expression, loin de toute contrainte et intimidation, de cette frange de la population. Mais les futurs candidats semblent frileux à l’idée d’une confrontation directe avec ces « has been » qui ne le sont que par l’âge par rapport à ceux qui sont dans la trentaine. La meilleure façon de « les enterrer » politiquement serait de leur donner toutes les facilités possibles pour qu’ils puissent se rendre compte d’eux-mêmes  qu’ils sont définitivement dépassés. En tout cas, les refuser une amnistie ou les empêcher de rentrer au pays, dénoncerait « une réconciliation nationale dénaturée ». Pour des gens dignes et chrétiens de surplus, c’est écœurant ! On n’a pas fait trois républiques pour voir un jeune ou moins jeune politicien cracher au visage d’un « raiamandreny » qui pourrait être leur propre père ! Alors la quatrième république dans ces conditions là, merci bien !

Coûteux ? Demander au professeur Blanche Richard et aux autres organisateurs de l’atelier d’Ivato ce qu’ils en pensent. Les présents dialogues dépensent déjà 1 milliard d’Ariary à ce stade de leur « aventure ». Quand on pense que l’Université d’Antananarivo est bloqué faute d’argent, on se demande de quel côté se penche le patriotisme !

Inutile, car le seul et vrai objectif digne d’une république et « d’unir et non le contraire », ne plus avoir à revenir à de telles situations. Il y a mille possibilité de mettre KO un adversaire politique, hélas on est tombé dans la facilité dégradante et sur des supers héros sans qualité.

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Une vache pour Madagascar

29 Juillet 2010, 14:40pm

Publié par rovahiga

Une vache pour Madagascar

http://www.letelegramme.com/

 

Elle va s'appeler Rostren, la vache que Marion Pavec et Benjamin Henry, deux jeunes Rostrenois, vont acheter pour la ferme qu'ils montent depuis un an à Madagascar. L'association Action, Justice et Paix les aide financièrement.

 

Jeudi soir, à la salle de La Fontaine, se sont réunis les membres de l'association Action, Justice et Paix. Ils recevaient deux jeunes Rostrenois rentrés pour quelques jours de Madagascar, où ils travaillent dans le cadre d'une mission de solidarité. 

«On est parti pour aider les autres» 

Marion Pavec et Benjamin Henry résident depuis presque un an dans un village, afin d'y mettre en place un projet agricole aidant les habitants à subvenir à leurs besoins. C'est à travers l'encadrement national d'une délégation catholique à la coopération, Volontariat Solidarité Internationale, que les deux jeunes ont pu proposer leurs services, pour deux ans, dans leur filière de compétence. C'est ainsi qu'ils sont arrivés dans le village malgache de Befoza. «On est parti pour les autres, pour aider, explique Benjamin. Notre objectif consistait à voir sur place les besoins, préparer un projet de A à Z. Le nôtre était la création d'une fermette, avec une étable, des vaches et un puits. À terme, il faut aider une quarantaine d'enfants à manger et vivre normalement». Dans l'association Action, Justice et Paix, les deux Bretons ont trouvé un appui non négligeable. Grâce à des animations menées sur plusieurs mois, les responsables ont pu débloquer 3.000€ pour aider à monter la fermette et acheter une vache. 

1.000€ pour du matériel... et une vache 

Début juillet, l'association a participé à une opération portes ouvertes dans une ferme de Glomel, en partenariat avec la chambre d'agriculture. Résultat: un nouveau chèque de 1.000€, remis jeudi soir au jeune couple, sous les applaudissements de l'assemblée. Les jeunes ont annoncé, en remerciant leurs bienfaiteurs, que le nouveau montant va servir à équiper la fermette de matériel pour son fonctionnement et surtout à payer la vache qui va arriver d'ici quelques jours à la ferme. De la race pie rouge norvégienne, elle va être baptisée du nom de Rostren. Nicole Gautier, présidente d'AJP, trouve cette mobilisation «sympathique: grâce à des agriculteurs bretons, de jeunes Bretons vont, à l'autre bout du monde, aider des gens à travers un projet lui aussi agricole».

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