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rov@higa

Air Madagascar l’a échappé belle !

31 Décembre 2011, 11:09am

Publié par rovahiga

http://www.boeing.com/news/releases/1999/photorelease/990622a.jpg

 

La direction générale, le Conseil d’administration, le Ministère des Transport, le Conseil des Ministres … Tout ce beau monde et plus encore, ont décidé de la nouvelle acquisition de deux Airbus A340 avec une autosatisfaction et une fierté que l’on savait douteuse. On a annoncé d’abord « la bonne nouvelle » pour la forme, avant de se pencher « sérieusement » sur le fond. Résultat : il a fallu attendre la fin de l’année pour se rendre compte qu’on a pris la mauvaise décision !

Air Madagascar l’a échappé belle grâce à l’inflexibilité de son personnel à ne pas se laisser aller à l’aventure qui lui aurait été fatale. Encore une leçon de modestie, de réalisme et de capacité professionnelle à digérer par nos illustres dirigeants.

Félicitations donc au vaillant personnel de la compagnie qui mérite plus de décoration que la plupart de ces VIP qui prennent leur désir pour de la réalité !

rov@higa

Airbus A340 : un joujou épineux pour Air Madagascar
http://www.tananews.com/2011/12/airbus-a340-un-joujou-epineux-pour-air-madagascar/
Air Madagascar revient sur sa décision
La nouvelle de l’acquisition de deux Airbus A340 a fait naître une vague de panique au sein du personnel de la Compagnie Air Madagascar et auprès des opérateurs touristiques. La situation précaire de cette compagnie aérienne ne pourra pas permettre une telle erreur qui pourrait s’avérer fatale pour plusieurs secteurs.
Une vétusté inquiétante
Le personnel technique de la Compagnie aérienne malgache a plusieurs fois interpellé le Conseil d’administration sur l’acquisition de ses appareils sans obtenir de … (Suivre le lien)

Transport aérien: Des émissaires de Boeing à Madagascar
http://www.madonline.com/article.php?article_id=5134&lang=fr&utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+MadagascarOnlineLePremierMagazineDactualitEnLigneSpcialisSurMadagascar+%28Madagascar+Online+%3A+Le+premier+magazine+d%27actualit%C3%A9+en+ligne%2C+sp%C3%A9cialis%C3%A9+sur+Madagascar%29
La compagnie aérienne nationale Air Madagascar s'apprêtait à acquérir de nouveaux avions de ligne. Le choix des autorités se penchait plutôt vers l'aviateur européen Airbus. Ce qui a tiqué le constructeur américain Boeing, car Air Mad utilisait leur appareil depuis plusieurs décennies.

Depuis plusieurs semaines, le personnel d’Air Madagascar est en plein désarroi !

www.tim-madagascar.org/forum/read.php?1,704900,704900,quote...

Difficile d’imaginer telle éventualité aux lendemains des annonces triomphantes faites concernant l’acquisition de deux avions A340 par Air Madagascar, relayées aussi positivement par les journalistes locaux ! Et pourtant, c’est vraiment la panique à bord!
Les cadres expérimentés maintiennent mordicus que compte tenu des enjeux sécuritaire et financier, le choix d’un avion doit obligatoirement faire l’objet d’une préparation et d’une étude technique minutieuse, qui ne doit souffrir d’aucune incertitude ni de supposition. Pour toute … (Suivre le lien)

Dossier Comparatif B 777 / A 340
http://tsimokagasikara.files.wordpress.com/2011/12/comparatif-b-777_a340.pdf

Airbus A 340 :
Cet appareil représente un échec commercial pour l’industrie aéronautique européenne car aucune commande n’a été enregistrée courant de l’année 2010, ce qui a conduit l’avionneur européen à arrêter sa production en octobre 2011. Les compagnies ont préféré les Boeing 777 (surtout les ER – Extended Range) qui consomment moins de carburant pour une autonomie et … (Suivre le lien)

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Madagascar : Cellule de Veille Stratégique

30 Décembre 2011, 22:55pm

Publié par rovahiga

http://www.madagascar-tribune.com/IMG/jpg/P3-81.jpg

 

La présidence de la transition a décidé la création d’une « Cellule de Veille Stratégique » (CVS) qui sera chargé de recenser toute information émise, surtout celle à polémique et d’y répondre de façon officielle de sorte que les observateurs, journalistes et autres médias n’en déforment la teneur. L’exemple du bras de fer entre Syndicat des Magistrats et de la Police Nationale maintenant « sur le point d’être réglé », a été cité par Nihry Lanto Andriamahazo.

Des questions se posent autour de cette décision :
-Est-ce à dire que seule la cellule de Veille Stratégique peut se targuer d’émettre la vérité ?
-Tout autre commentaire par les médias sur un sujet donné serait-il caduque ou interdit si pas conforme à celui de la CVS ?
-La présidence pense-t-elle vraiment pouvoir éviter la propagation des rumeurs, et mettre ainsi au pas tous les assoiffés de vérité et d’information non erronées ?

Voilà donc la CVS prête à se substituer aux journalistes et aux maisons de presse existants pour informer la population de la seule vérité, la sienne.

rov@higa

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Madagascar : La liberté se gagne … !

30 Décembre 2011, 12:33pm

Publié par rovahiga

http://www.courrierdemada.com/mg/images/stories/c529.jpg

 

 

Bel exemple de lutte pour la liberté d’expression. Les quelques extraits de presse ci-après nous montrent combien cette lutte est rude et permanente. Le pouvoir en place fera ce qu’elle croit être son devoir, une logique qui parait-il ne s’exprime que pour défendre ces hommes qui nous gouvernent peut-être à tort et à travers pour justifier leur présence dans les institutions et les couloirs du régime.

La transition devrait remettre en cause certain comportement et mentalité pour définir certaines règles dans l’exercice du métier de presse, mais aussi des responsables qui sont obligés d’appliquer les règlements. Car sauf erreur,  le journalisme n’est pas encore une science exacte. En attendant qui mieux que les journalistes pour dénoncer les abus et les errements de nos gouvernants ?

rov@higa

 

 

Communiqué : propagation de fausses nouvelles par voie de presse
http://www.newsmada.com/communique-propagation-de-fausses-nouvelles-par-voie-de-presse/
Ces derniers temps, une certaine presse se plaît à diffuser ou à publier de fausses nouvelles, voire de simples rumeurs qui, non seulement, ont induit l’opinion publique en erreur mais aussi et surtout, ont généré des polémiques futiles, sources de troubles à l’ordre public. Ceci, alors que tous les Acteurs de la presse nationale savent pertinemment que procéder aux recoupements des faits à rapporter constitue la condition sine qua non et le principe de base et élémentaire pour une presse libre, indépendante et crédible.
 A titre d’exemple, il en est ainsi de l’article paru dans l’édition de … (Suivre le lien)

Ndlr : note à Monsieur le Ministre
http://www.newsmada.com/ndlr-note-a-monsieur-le-ministre/

Faisant suite à votre communiqué, loin de nous de faire de la propagation de fausses nouvelles étant donné que nous sommes un journal sérieux référencé sur la place internationale, donc de bonnes sources et fiables. Le ministre de la Communication accuse  »Le Courrier de Madagascar  » d’avoir propagé de fausses nouvelles concernant le Commissaire Rabearisaoa sur un mandat d’arrêt. Pourquoi n’a-t-il n’a pas consulté son homologue de la Sécurité intérieure qui s’est plaint que ce fameux commissaire lui a pointé une arme pour que les policiers soient transférés au FIP, d’une part, et pour son … (Suivre le lien)

A Monsieur Le Directeur de Publication
«Le Courrier de Madagascar»
8/10 Rue Rainizanabololona
Antanimena
Antananarivo
http://www.newsmada.com/gouvernance-le-bordel-sinstalle-en-haut-lieu-droit-de-reponse-du-ministre-de-la-communication/
N°041-MINCOM/MIN.-
Monsieur,
Dans votre édition du 27 décembre 2011 et en «fausse ouverture», vous avez publié  le grand titre suivant : «Gouvernance : Le bordel s’installe en haut lieu».
 Dans son développement (Page 3), l’article s’y rapportant a fait état de ce qui suit : «Le Directeur de cabinet de la Délégation spéciale de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA), le commissaire Alexandre Rabearisoa, a fait l’objet d’un mandat d’arrêt du ministère de la Police. Six (6) membres du Groupement d’intervention rapide (GIR) sont allés effectuer la besogne mais … (Suivre le lien)

La TV Plus reçoit une lettre de mise en demeure du ministre de la communication
http://mydago.com/2011/12/la-tv-plus-recoit-une-lettre-de-mise-en-demeure-du-ministre-de-la-communication/
Après avoir parlé des dernières vacances de Andry Rajoelina dans son édition du 28 décembre 2011, la Tv Plus Madagascar reçoit une lettre de mise en demeure du ministre de la communication Rahajarison Harry Laurent. Plus connu sous le nom de Rolly Mercia, ce dernier est un ancien journaliste qui, il y a quelques années, s’est battu auprès de ses collègues pour défendre la liberté de presse. Aujourd’hui, il est l’auteur de cette lettre de mise en demeure à l’encontre de la TV plus … (Suivre le lien)

Notre réponse à Rolly Mercia : « Êtes-vous en mesure de donner des leçons ? »
http://www.tananews.com/2011/12/notre-reponse-a-rolly-mercia-etes-vous-en-mesure-de-donner-des-lecons/
Le silence de Tananews face aux communiqué du ministre de la Communication Harry Laurent Rahajason relayées sur la TVM est loin d’être l’admission de quelconque culpabilité. Chez Tananews, on a pris le temps de penser, de repenser et de ruminer avant de donner notre réponse à Rolly Mercia. Du temps qui nous a également permis de jeter un coup d’œil sur notre rétroviseur pour apercevoir quelques articles signés Rolly Mercia. Satané internet dirait notre cher Admin.
CUA : Alexandre Rabearisoa sous le coup d’un mandat d’arrêt ?
Voici le titre de la brève qui a valu un communiqué de monsieur le ministre cité sur la TVM à Tananews et ce, malgré le correctif publié quelques heures plus tard. Les titres interrogatifs ou l’utilisation du conditionnel sont interdits dans le journalisme, le webjournalisme et la rédaction, au même titre que les sources non confirmées auprès des autorités officielles. Nous l’avions compris depuis qu’on a fait d’un certain Eugène Rajaofera « un exemple ». La rédaction de Tananews taira-t-elle désormais une information qui … (Suivre le lien)

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Une année où l’Afrique a vécu dangereusement

30 Décembre 2011, 11:21am

Publié par blog.worlbank

http://blogs.worldbank.org/africacan/une-ann-e-o-l-afrique-a-v-cu-dangereusement
Submitted by Shanta
Les progrès économiques enregistrés cette année par l’Afrique sub-saharienne sont à risque, mais une forte demande de bonne gouvernance par les citoyens en vue de résoudre les problèmes du continent présage d’un avenir meilleur.

Au cours de l’année 2011, une série de chocs externes et internes a menacé les gains économiques acquis au cours de la dernière décennie par l’Afrique sub-saharienne, sans compter la menace posée à son redressement au lendemain de la crise économique mondiale de 2008-09.

Tout d'abord, le printemps arabe a eu des effets néfastes en commençant par la déportation des travailleurs immigrés (et une réduction d’investissements), particulièrement de la Libye, ainsi que les  mouvements de protestation dans  les pays tels le Burkina Faso, l'Angola et l'Ouganda, dont les Chefs d’Etat sont au pouvoir depuis plus de 20 ans. Il y a eu également des violences postélectorales au Libéria et en République démocratique du Congo. Ensuite, la Corne de l’Afrique a été frappée par la plus grave sécheresse et famine en 40 ans, entrainant des morts, provoquant des mouvements de réfugiés, et conduisant à une forte augmentation des prix d'alimentation qui ont contribué à un taux d’inflation de 20% ou plus dans plusieurs pays d’Afrique de l’est.

Enfin, un ralentissement de la croissance et de l'investissement mondial, déclenché par la crise de la dette souveraine en Europe et des incertitudes concernant la politique fiscale aux Rtats Unis, ont affecté l'Afrique, obligeant bon nombre de  pays à revoir à la baisse leurs prévisions de croissance du PIB en 2011 d’un demi point de pourcent. Si cette crise fiscale et ce surendettement se traduisaient en véritable récession, les conséquences pour l'Afrique – qui dépend de l’Union européenne pour l’exportation de 37% des ses produits non pétroliers - pourraient être extrêmement graves.

Néanmoins, la plupart des pays africains ont relativement bien survécu à ces chocs. Le taux de croissance du PIB au cours de l'année a tourné autour d’une moyenne de presque 5%. Le titre de l’article de l’édition du 3 décembre dernier du journal The Economist était "L’Afrique a le vent en poupe", soit un désaveu du titre d’un autre article de couverture du même journal il y a dix ans intitulé « Le continent désespéré ».

Qu'est-ce qui a changé ? La toute première chose a été une plus grande utilisation des filets de sécurité--transferts en espèces ou en biens offrant une protection aux personnes les plus vulnérables--permettant ainsi à ces derniers de mieux faire face à la crise. En plus de l’apport d’un véritable soulagement aux victimes des chocs, ces instruments ont créé un « espace politique » pour éviter l'utilisation des contrôles des prix improductifs ou des subventions régressives comme réponse à la demande du public pour une action urgente.

Un autre facteur fut le fait que la politique macroéconomique ait été soigneusement poursuivie. Il est vrai, l'inflation a atteint des niveaux inquiétants en Ethiopie, au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda. Mais les décideurs dans la plupart de ces pays ont répondu en resserrant la politique monétaire - une décision politiquement difficile quand une récession mondiale pointe à l’horizon - et l'inflation semble ralentir.

Cependant, le développement le plus important fut l’émergence d’une demande plus accrue par les Africains pour que leurs gouvernements leur rendent des comptes. L’initiative kenyane pour promouvoir l’accès aux données et le projet de loi ghanéen visant à assurer une gestion saine des revenus pétroliers ne sont que deux exemples des efforts lancés par des citoyens pour "serrer les mains de leurs gouvernements" et éviter ou réduire la possibilité de « prise en otage » par les élites qui a caractérisé la politique économique par le passé.

Pour sûr, les menaces à la croissance en Afrique sont loin d’être epuisees. La crise de la Zone Euro – et le risque d’une récession majeure qui touchera surement l'Afrique – n’a pas encore été résolue. La sécheresse dans la Corne de l’Afrique était un rappel cruel de la vulnérabilité du continent aux effets du changement climatique.

Bien que l'Afrique n'ait pas les masses de diplômés universitaires en chômage qui caractérisent certains des pays touchés par le printemps arabe, le continent est confronté à un problème réel de l'emploi. La plupart des Africains travaillent dans des secteurs à faible-productivité, tirant à peine une subsistance du dur labeur sur de petites parcelles de terre ou d'entreprises minuscules de ménage. Améliorer le taux de productivité, y compris la productivité des sept- à -dix millions de jeunes qui entrent dans la force des travailleurs chaque année, doit être le plus grand défi du continent.

En plus, dans les 21 pays africains fragiles, les citoyens font face aux risques de violence politique et vivent le risque d’être pris pendant longtemps au "piège de fragilité" incessante.

Puisse l’année 2012 être celle au cours de laquelle la forte demande des citoyens pour la bonne gouvernance permettra de résoudre les problèmes macro-économiques et atténuer les risques liés au changement climatique pour l’Afrique. Que l’année 2012 permette à l’Afrique de relever le faible taux de sa productivité et de résoudre les problèmes des états fragiles telque les plus démunis des Africains de cesser de vivre dangereusement.

Click here https://blogs.worldbank.org/africacan/node/2062 to view full story.

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Madagascar : « NY AHIAHY TSY IHAVANANA » (Le doute empêche la bonne entente)

29 Décembre 2011, 10:25am

Publié par rovahiga

Un proverbe bien malgache (traduction libre) qui veut mettre toute bonne relation à l’abri du doute qui finira par avoir raison d’elle. Dans la cas qui nous intéresse, nous avons affaire à Maître Flavien Misoni Mbayahe, expert nommé par le Système des Nations Unies pour répondre à une requête formulée par le président de la HAT afin d’aider les autorités, à mettre en place une CENI crédible, transparente, consensuelle et inclusive. En effet, des documents circulent concernant un certain Maître Flavien MISONI MBAYAHE (pas SIMONI), qui aurait servi en République Démocratique du Congo pour la même mission qu’il aura à accomplir à Madagascar, et dont le comportement semait le doute et provoquait la condamnation d’une grande partie des électeurs congolais notamment le « Mouvement du 17 Mai, M17 ».

Mais pour mieux cerné le problème, nous vous invitons à vous rendre sur le site http://www.reveil-fm.com/index.php/2010/08/23/1037-malu-malu-la-farce-tranquille

rov@higa

 

http://www.reveil-fm.com/images/0007%20M%2017.JPG

 

 

Fatma Samoura chez le président de la HAT : Les élections au menu avec Maître Flavien Simoni
http://www.madagascar-tribune.com/Les-elections-au-menu-avec-Maitre,16883.html
Le président de la Haute autorité de la transition (HAT), Andry Rajoelina, a reçu en audience, cet après-midi du mercredi 28 Décembre 2011 au palais d’État d’Ambohitsorohitra, la coordonnatrice résidente du Système des Nations Unies, en même temps représentante résidente du PNUD, Fatma Samoura ainsi que Maître Flavien Misoni Mbayahe, avocat et expert électoral. L’entretien s’est tenu à huis clos et a duré 1h30.
À l’issue de cette rencontre, Fatma Samoura, coordonnatrice résidente du SNU, a déclaré que : « la rencontre consiste en premier lieu à présenter Maître Flavien Misoni Mbayahe, expert nommé par le Système des Nations Unies pour répondre à une requête formulée par le président de la HAT afin d’aider les autorités, à mettre en place une CENI crédible, transparente, consensuelle et inclusive. Cette rencontre a également comme objet de débattre, à bâtons rompus, de toutes les possibilités pour faire justement de cet organe, un organe transparent pouvant organiser les élections libres et démocratiques dans le respect du calendrier déjà défini par la SADC ».
 

 

Recueilli par Valis

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JUSTICE ET DROITS DE L'HOMME à MADAGASCAR (28/12/11)

28 Décembre 2011, 15:12pm

Publié par rovahiga

ARTICLES REMARQUES - DECEMBRE 2011

 

 

- 28 12 11 -  Lettre ouverte de la société civile sur l'exploitation de l'ilménite à Manakara - Version malgache
Version française
La société civile de Manakara revient sur les motifs de son refus de voir la société chinoise Mainland Mining poursuivre l'exploitation de l'ilménite dans cette région de la côte Est de Madagascar. Elle y voit un danger pour les génération futures et le non-respect des droits humains fondamentaux des habitants. Il est reproché aux exploitants Chinois de se comporter comme en terrain conquis et de n'embaucher que de la main d'ouvre non qualifiée. La société civile doute que ce projet puisse contribuer au développement de la région.Elle rappelle au président de la HAT qu'il s'est engagé à gérer les ressources minières de Madagascar de manière transparente. La population doit être consultée avant toute prise de décision qui conditionne son devenir.

 <>  27 12 11 - Communiqué du SeFaFi du 22/12/11 - Pour le retour à l’ordre constitutionnel, gérer les affaires courantes et préparer les élections
Après la mise en place d’un Gouvernement et d’un Parlement de transition, l’organisation d’élections reconnues par tous sera la dernière étape du retour à un ordre constitutionnel attendu depuis trois ans. Pour cesser de tenir le peuple en otage, l’essentiel est d’avancer. Tout doit désormais être soumis à la mise en œuvre de la Feuille de route, qui mènera à une situation constitutionnelle acceptable par les citoyens et par la communauté internationale. Un calendrier électoral doit être arrêté au plus vite et débuter par des législatives, avant juillet 2012. La présidentielle clôturant les opération en octobre. Le Parlement de la Transition doit se mettre au travail et adopter les mesures indispensables à la recherche d'une réconciliation nationale. Le staff technique de la CENI doit être étoffé, les politiciens n'ayant qu'un rôle d'observateur. La Constitution adoptée en 2010 dans des conditions contestables devrait néanmoins pouvoir être adoptée comme Loi fondamentale, quitte à la corriger par la suite. Elle n'est pas pire que celles qui ont précédé. Le SeFaFi prend sa part de l’incitation faite à la société civile de se charger « du suivi et du contrôle nationaux de l’application de cette Feuille de route, jusqu’à la fin de la période de transition ».  

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<> articles particulièrement signalés - <>doc documents à valeur permanente.
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- 24 12 11 - La Gazette - Interprétation des articles 20 et 45 de la feuille de route sur le retour des exilés
Dans un communiqué, le ministre de la Communication, Rahajason Harry Laurent, rappelle les termes des artciles de la feuille de route portant sur le retour des exilés, "y compris Marc Ravalomanana", ainsi que sa note explicative rédigée par la Troïka de la SADC, qui précise la signification à donner au terme de "retour sans conditions". Ceci, "pour couper court aux diverses supputations et autres interprétations fantaisistes des dispositions de la Feuille de route, qui risquent d’induire l’opinion publique en erreur et de perturber l’ordre public".

<> 23 12 11 - MC&D - déc 2011 - Stocks de bois précieux de Madagascar : quelle voie emprunter ?
Après avoir culminé en 2009 et 2010, l’exploitation de bois de rose a ralenti suite à une interdiction d’exportation décidée en réponse à la pression internationale. L'essentiel de ces bois précieux illégaux était destiné à la Chine. À la suite de cette interdiction, un volume conséquent est à présent stocké dans les villages et les ports de la côte nord-est. Il n’existe pour le moment aucune estimation précise du volume de bois précieux exploités sous un permis ou de manière illégale. Le gouvernement veut mettre un terme à ces trafics et n’autorise plus aucune exportation.  En juillet 2011, l’UNESCO a proposé d’éliminer tous les stocks dans un délai de 12 à 18 mois suivant leur saisie ; entre temps, la Banque mondiale cherchait comment vendre ces stocks de façon responsable et transparente afin de financer les efforts destinés à protéger la biodiversité des forêts de Madagascar. À ce stade, on ne sait pas comment la HAT va procéder. Le journal Madagascar Conservation & Development (MCD) observe le processus et donne  la parole à quelques experts et praticiens impliqués dans cette crise .
Source : http://www.journalmcd.com/index.php/mcd/index

- 23 12 11 - Tribune - Tany préoccupé par les projets d'exploitation de l'ilménite et du zircon
Le Collectif pour la défense des terres malgaches (Tany) déclare suivre attentivement les manifestations et protestations des populations contre les projets d’exploitation de l’ilménite et du zircon sur la côte Est. Il exprime son soutien aux populations et aux organisations de la société civile qui s’opposent à ce projet

- 21 12 11 - L'Express - Eric Wong : "Les Etats Unis auraient aimé plus de changement"
Interview du chargé d’affaires américain qui estime insuffisants les progrès réalisés dans la mise en œuvre de la feuille de route et pointe du doigt les manquements au respect des droits de l’homme. Il déclare attendre des changements dans ce domaine pour pouvoir envisager la reprise des relations diplomatiques. Les progrès conditionnent également la reprise de l’Agoa. "Pour Madagascar, le gouvernement américain établit un rapport annuel sur la situation des droits de l’homme et nous avons identifié des problèmes dans ce domaine comme la traite de personnes, la libération des détenus politiques, la nécessaire restauration de la liberté de la presse… », précise-t-il. Répondant à une question relative à l’existence de prisonniers politiques, le chargé d’affaires déclare : « Je pense que des ONG internationales comme Amnesty International, Humain Right Watch établissent des rapports selon lesquels il y a des individus incarcérés, sans procès, depuis 2009. Et ça, c’est une régression ». Le chargé d’affaires note que « le quart des 35 membres du gouvernement ont fait partie de l’ancien gouvernement. […] Nous sommes aussi préoccupés par la reconduction des ministres soupçonnés d’implication dans des affaires de corruption ». Le dossier « bois de rose » est pris très au sérieux par Washington et le gouvernement malgache devra se conformer aux conventions internationales qui régissent le commerce des bois précieux. La réception d’Andry Rajoelina a l’Elysée a « surpris » les américains.

- 20 12 11 - Tribune - Communiqué de la CNOSC - Le gouvernement d'union nationale
La feuille de route prévoit la mise en place d’un gouvernement d’union nationale de Transition consensuel et inclusif pour un processus de Transition neutre. Ce gouvernement a pour mission principale d’instaurer un climat politique serein et apaisé afin de pouvoir organiser des élections libres, crédibles et transparentes. La nomination du Premier ministre Omer Beriziky, candidat proposé par l’ancien président Albert Zafy, quoique secrétaire général adjoint du Leader Fanilo, parti politique membre historique de la mouvance Rajoelina, a fait naître beaucoup d’espoir. Cependant, malgré les efforts de consultation et de dialogue déployés par le Premier Ministre lors de la formation du gouvernement, le président de la HAT a usé et abusé du pouvoir de nomination que lui reconnaît imprudemment la feuille de route pour se tailler la part du lion. Le nouveau gouvernement demeure constitué sur la même base que celle du gouvernement de Camille Vital. Il ne reflète en rien un partage « juste et équitable » des postes tout autant qu’elle ne résulte d’un dialogue constructif entre les parties prenantes.

- 19 12 11 - L'Express - Communiqué - La CNOSC interpelle la Communauté Internationale
L’organisation de la société civile déplore que les médiateurs internationaux successifs n’aient pas sérieusement cherché à s’appuyer sur la structure locale de médiation. Ils ont ainsi donné au peuple malgache l’impression que leur souveraineté leur échappe. Si le GIC et la SADC veulent sincèrement accompagner Madagascar pour trouver une solution durable de sortie de crise, il leur faut, dit-elle, reconnaître et appuyer le dialogue malgacho-malgache, début du processus du grand pardon et de réconciliation nationale, laisser aux Malgaches la possibilité de s'approprier la solution de leur crise. Telles sont, pour la CNOSC, les conditions nécessaires susceptibles de créer un environnement satisfaisant en vue d’organiser des élections justes et crédibles. L’organisation reproche à la communauté internationale de situer leurs initiatives dans un contexte global de géopolitique. Leur relation avec le régime de la Transition repose sur des rapports d'intérêt et non de droit.

- 19 12 11 - Tribune - Edito - Ndimby A. - Police pas lisse
"Les bisbilles entre policiers et magistrats me font rire jaune. Elles me font rire, car elles illustrent ce sur quoi je tente d’attirer l’attention depuis plus de deux ans : l’incapacité de ce régime hâtif à gérer le pays. Mais je ris jaune, car d’une part un magistrat est mort à cause des policiers ; et d’autre part, parce que le niveau de tension place le pays au bord d’une poudrière, dans la mesure où parmi les protagonistes se trouvent des gens armés et animés d’un corporatisme de très mauvais aloi. [...] Les deux piliers de la République que sont la Justice et les forces de l’ordre ont perdu toute crédibilité depuis mars 2009".

- 16 12 11 - Tribune - Tribune libre - Sahondra Rabenarivo - Amnistie
La question de l’amnistie est un sujet épineux et difficile, mais qui dominera sans doute le débat dans les semaines et mois à venir. L’article 18 de la feuille de Route prévoit qu’ « aucune élection ne devra avoir lieu avant la ratification par le Parlement de Transition de la loi d’amnistie. L'auteur  fait un rappel historique de la pratique de l'amnisitie à Madagascar depuis 1959 et conclut : "Mon inquiétude est alors qu’on fera comme avant et balayer le difficile sous le tapis, ou que cette question d’amnistie sera réglée (ou pas !) entre politiciens avec une vue sur le court terme (élections) et comme outil pour exclure ou boycotter".

- 14 12 11 - Radio Vatican - interview de Mgr Marc Benjamin Ramaroson - Madagascar paralysée par deux ans de crise politique et économique. La crise politique et économique paralyse le pays depuis plus de deux ans maintenant. Le président de l’autorité malgache de transition a promis lors de sa visite en France début décembre des élections « le plus rapidement possible ». Mais les évêques de Madagascar s’inquiètent de la persistance de cette crise qui rend la vie des Malgaches plus dure que jamais. Les explications de Mgr Marc Benjamin Ramaroson, évêque du diocèse de Farafangana, dans le sud de Madagascar. Lien : http://www.oecumene.radiovaticana.org/fr1/Articolo.asp?c=546377

- 14 12 11 - Collectif TANY - Lettre ouverte à Andry Rajoelina
Depuis sa création le 29 décembre 2008, en vue de « défendre les terres malgaches en collaboration avec les populations et organisations à Madagascar », le Collectif pour la Défense des Terres Malgaches – TANY, a demandé aux autorités de faire preuve de transparence sur tous les dossiers relatifs aux terres. Le Collectif a réitéré cette revendication dans la pétition « Halte aux expulsions des familles malgaches et à l’accaparement des terres à Madagascar » qui a été envoyée aux autorités et aux medias malgaches le 12 septembre 2011. Une prise de position qui contredit la récente déclaration de la vice-Primature chargée du Développement et de l'Aménagement du territoire, ainsi que du directeur général des Services fonciers.

- 13 12 11 La Gazette - Accès des étrangers à la terre : aucune place pour le laisser-aller
Que ce soit pour les deux projets agricoles dans l’Ihorombe, Tozzi Green et Landmark, ou pour d’autres projets portant sur des vastes superficies, la vice-Primature chargée du Développement et de l’Aménagement du territoire de déclare intransigeante quant à l’obligation pour les investisseurs de se plier aux procédures légales. Le Directeur général des services fonciers précise que les services fonciers n’ont jamais été transparents auparavant mais que le régime actuel déploie beaucoup d’efforts pour jouer la transparence et la bonne gouvernance.

- 13 12 11 - L'Express - Chronique de Vanf - Hors la civilisation, que la barbarie
"Un magistrat, le premier substitut du procureur de Toliara, tué par des policiers qui se rebellaient contre une décision de justice condamnant à la prison un policier jugé au pénal. Inconcevable. Inadmissible. Inacceptable. On n'a pas entendu, de la part des plus hauts responsables de l'État, une condamnation sans nuances de cet énième acte de rébellion à visage découvert. Avec le trafic à grande échelle du bois de rose, la HAT restera dans les annales comme le régime d'un autre scandale : celui de la mise à mort de la discipline, de l'assassinat de la hiérarchie et de la glorification du rapport de forces se substituant à la légitimité des institutions et à l'immanence de la loi. [...] Sur le chemin de cette cow-boysation des mœurs, nous sommes en bonne voie pour régresser à l'époque de Cro-Magnon". [...] Cette dégénérescence puise évidemment sa racine psychologique dans la défaite morale du 17 mars 2009.

<> 12 12 11 - Survie - Billets d'Afrique et d'ailleurs - Mamy Rakotondrainibe, Marc Reymond - Madagascar : le pillage
L’accaparement des terres en Afrique ne date pas d’aujourd’hui. Elle a commencé avec la colonisation mais le processus s’accélère actuellement avec des sociétés d’investissement qui achètent des terres laissées en friches et profitent de la demande accrue de surfaces cultivables pour spéculer. Le cas de Madagascar est édifiant. Interview de Mamy Rakotondrainibe, présidente du Collectif pour la Défense des Terres Malgaches (TANY).

- 12 12 11 -Madagate - Andry Rajoelina sur TV 5 Monde
Interview accordée lors du séjour parisien du président de la Transition.
Video (25'46) : http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/Revoir-nos-emissions/Et-si-vous-me-disiez-toute-la-verite/Episodes/p-19321-Madagascar-la-normalisation....htm?mid=5500

- 11 12 11 - Info Palestine - Le nouvel esclavage : les employées de maison au Liban
Les employés de maison, en majorité des femmes, constituent une part importante de la population des travailleurs migrants d’aujourd’hui. L’Organisation internationale du Travail (OIT) estime qu’environ 19 % de la population du Liban sont des employés de maison. Parmi elles, une proportion importante de Malgaches. Ces travailleurs restent exclus de l’article 6 du code du travail libanais et sont souvent victimes d’abus, tant pas les employeurs que par les agences. En arabe, le terme « Abd » désigne une personne « noire », ou un « esclave », et le mot évoque parfois les Africains, les Malgaches ou les Sri-Lankais. Au Liban, les migrants non arabes, d’Afrique ou d’Asie, sont physiquement considérés comme des inférieurs, en raison de leur position de serviteur. L’employeur a tous les droits, et c’est ainsi que les femmes deviennent déprimées et conduites au suicide.

<>  10 12 11 - Tribune - Communiqué du GIC du 08/12/11
Le GIC annonce une reprise graduelle de l’aide, au fur et à mesure des progrès réalisés dans la mise en œuvre de la feuille de route, il va apporter son concours pour aller vers les élections. La décision a été prise juste après la réunion du CPS de l’UA. Le GIC annonce son intention d’organiser, en temps voulu, une table ronde des partenaires du développement de Madagascar. La prochaine étape dans la mise en œuvre de la feuille de route, sur laquelle le pouvoir de Transition sera jugé, consiste en la mise en place, de manière consensuelle, de la nouvelle CENI et la fixation du calendrier des élections, ainsi que l’application des dispositions de l’article 20 de la feuille de route. Le CPS a exprimé son intention de lever la mesure de suspension de la participation de Madagascar aux activités de l’UA dès que la SADC pourra attester des progrès accomplis, y compris dans la mise en œuvre de l’article 20 (libération des prisonniers politiques, amnistie, retour des exilés).

- 09 12 11 - L'Express - Chronique de Vanf - Introuvable IVème République
La HAT envisage de tirer des feux d'artifices pour commémorer la première année de la IVème République. Certes, un référendum avait été organisé le 17 novembre 2010, mais on continue de se demander s'il avait été reconnu ou pas. Si le fait politique est créateur de droit ou s'il ne s'agissait que d'un acte nul et de nul effet, censé n'avoir jamais existé. Sachant qu'une feuille de route, signée le 16 septembre 2011, intervient sur des points qui relèvent « normalement » du texte normatif suprême, c'est-à-dire une Constitution, le doute est permis quant à l'effectivité de ce texte de 2010.

- 09 12 11 - Clicanoo Réunion - Christian Chadefaux - Lettre ouverte à vous...La France
Dans le courrier des lecteurs du site réunionnais, l'ancien directeur de la rédaction du quotidien Les Nouvelles condamne vigoureusement l'entretien accordé par Nicolas Sarkosy à Andry Rajoelina le 7 décembre.

- 09 12 11 - CNOSC - Lettre ouverte à Nicolas Sarkosy p.1  -   p.2
La CNOSC  fait part de son appréhension sur la sortie de crise et souligne la nécessité d’une approche basée sur un dialogue malgacho-malgache : « Le processus actuel ne peut sortir durablement Madagascar de la crise malgré les apparences et les déclarations de certaines entités au pouvoir, ainsi que de pays et organismes étrangers», déclare-t-elle.

- 08 12 11 - L’Express.fr - V. Hugeux - Madagascar et le credo d'Andry Rajoelina
De passage à Paris, où il a été reçu par Nicolas Sarkozy, le président de l'Autorité de Transition esquisse les contours d'une "sortie de crise" maintes fois promises, et jusqu'alors toujours différées aux calendes malgaches. Article paru sur le site de l'hebdo français l'Express.

- 08 12 11 - L'Express - Humeur - Sylvain Ranjalahy - Vox pompuli
Aux urnes citoyens, formez vos bataillons. Le jour de gloire est arrivé. Ainsi chantait hier Andry Rajoelina sur le perron de l'Élysée d'où il sortait ragaillardi par le soutien désormais « inconditionnel » de la France. C'était mieux interprété que le « Je ne regrette rien » du cabaret d'Ivato l'autre jour. Le Président de la HAT ne jure plus que par les élections libres et transparentes et le plus tôt sera le mieux maintenant que toutes les institutions sont mises en place, tous les copains et les coquins bien casés

- 07/12/11 - Vient de paraître : Politique Africaine N° 123 - Octobre 2011 - Pluralisation religieuse, entre éclatement et concurrence Match religieux en terrain politique. Compétition entre Églises chrétiennes et chute du régime Ravalomanana à Madagascar - Mathilde Gingembre.
Le mouvement de contestation mené par Andry Rajoelina contre le régime Ravalomanana au premier semestre 2009 a contribué à ériger la compétition entre l’Église FPVM (Nouvelle Église protestante de Madagascar) et l’Église FJKM (Église de Jésus-Christ à Madagascar) en une ressource de taille pour divers acteurs en lutte. En s’intéressant aux dynamiques que l’instrumentalisation de cette rivalité religieuse a nourries dans les champs du politique et du religieux, cet article souligne les enjeux dont la pluralisation religieuse peut être porteuse dans un État instable et travaillé depuis plus d’un siècle par un mouvement d’évangélisation.

- 07 12 11 - Tribune - Edito - Lalatiana - Le TGV en Sarkozie
Le 7 décembre Nicolas Sarkozy recevra le président de la HAT. Sur cet évènement qui « est un fait politique majeur à prendre en considération », il faut se garder des analyses simplistes du genre « on reconnaît ici la main et la responsabilité de la françafrique dans le coup d’État de 2009 », ou « c’est le triomphe de Rajoelina enfin reconnu pour la grandeur de son œuvre réformatrice et révolutionnaire »… si, si, si… y’en aura bien certains pour proférer ce genre d’âneries. Bien évidemment cette rencontre, qui en irritera certains, tout autant que d’autres s’en gargariseront, est au bout du compte souhaitable dans la perspective espérée d’une stabilisation de la situation politique et dans celle du déblocage de certains fonds qui ont fait cruellement défaut à l’économie du pays et à sa population.

- 07 12 11 - L'Express - Humeur - Sylvain Ranjalahy - Hummertume
Omer Beriziky déclare son patrimoine. « J’ai fait cette déclaration pour éviter les suspicions à mon égard dans le futur »,  a-t-il indiqué après s’être acquitté des formalités auprès du Bianco. Le chef du gouvernement souhaite envoyer un signal fort en matière de lutte contre la corruption. "Quelquefois, ce sont les dirigeants qui donne le mauvais exemple en la matière", déplore-t-il. Omer Beriziky, qui signe au passage un « Manifeste d’intégrité » proposé par le Bianco aux gouvernants, est plus prudent pour évoquer le cas de son gouvernement. « Il est difficile de donner un ordre [aux ministres de déclarer leur patrimoine]. Mais comme je l’avais dit lors de ma nomination, il est de ma responsabilité de dire que c’est un devoir pour tous ceux qui servent le pays », a-t-il affirmé. Le chef du gouvernement s’est également gardé de dévoiler les dispositions qu’il compte prendre en vue d’autres actions concrètes contre la corruption. L’Express écrit : « Un geste louable, un modèle que ses prédécesseurs n'ont pas su montrer, bien que cette formalité soit obligatoire. On espère qu'il ne deviendra pas milliardaire à la fin de la transition, qu'il sera l'exception qui ne confirmera pas la règle et qu'il se soumettra au même exercice dans un peu plus d'un an avant de quitter la primature. Car on peut arriver à Mahazoarivo sans chemise ni pantalon, mais on peut en repartir avec un Hummer et des 4x4 de l’UNICEF ».

- 06 12 11 -  CdSM - Focus sur la crise politique malgache - 25/11/11
Le Consortium de Solidarité avec Madagascar (CdSM) créé lors de la crise politique malgache de 2002 pour informer l’opinion publique européenne sur les réalités de la Grande Ile, revient sur les origines de la crise politique qui sévit depuis bientôt 3 ans et présente sa lecture des évènements qui ont marquée cette période, sur fond d'intrigues politico-affairistes transnationales et rivalités pour le contrôles des ressources foncières, minières et pétrolifères. Le CdSM met en avant le rôle irremplaçable que pourrait jouer la société civile dans un schéma de sortie de crise réellement consensuel, inclusif et pacifique.

<>  06 12 11 - Tribune - Appui conditionné de l’Union européenne au processus de transition
L’UE annonce qu'elle appuiera, sous conditions, le processus de transition et une relance progressive de sa coopération. Une déclaration officielle en ce sens a été faite par Catherine Ashton, Haute Représentante de l'UE pour les affaires étrangères. De son côté, Andris Piebalgs, commissaire au Développement, a également salué les progrès réalisés, en déclarant : « La voie est désormais ouverte pour une reprise progressive des programmes de coopération au développement, sous condition d'un avancement positif dans la mise en œuvre de la feuille de route. Différents programmes d'appui direct aux populations sont déjà en cours de préparation ». Le nouveau dispositif, valable pour une période de 12 mois, autorise la présentation des lettres de créance de l’ambassadeur de l’UE à Madagascar et permet désormais une participation active à l’identification des mesures d’appui électoral en liaison avec la SADC et l’UA, ainsi que l’identification des projets à inscrire dans le 10ème FED. Les projets déjà en cours au titre du 9ème FED continuent, à l’exception des actions et paiements impliquant directement le gouvernement et ses agences. L’appui budgétaire reste suspendu. Les modifications et avenants aux contrats en cours, les projets régionaux seront évalués au cas par cas.

- 06 12 11 - Tananews - Andry Rajoelina à Paris : lettre ouverte du GTT international au Président Sarkozy
Rendez-vous Rajoelina-Sarkozy à Paris le 7 décembre. Une source diplomatique indique qu’il s’agit d’une « visite de travail  » pendant laquelle le président de la Transition pourrait avoir un entretien avec Henri de Raincourt, ministre français chargé de la Coopération. Lydie Boka, directrice de StrategiCo, société privée spécialisée dans l’analyse des risques politiques et dans l’analyse économique et financière, basée à Lille, pense que la rencontre avec Nicolas Sarkozy est « un symbole fort [qui] affiche le soutien de la France [et] vaut reconnaissance officielle ». Elle « devrait permettre d'accélérer la normalisation, bien border le processus, « caler » des dates et rendre les choses plus précises », soutient-elle. La directrice de StrategiCo évoque trois questions qui pourraient être soulevées au cours de la rencontre présidentielle. Il s’agit « des élections qui permettront le retour de l’aide internationale », des « contrats français » et du « recadrage de l’amiral Ratsiraka ». « La France ayant soutenu « à bout de bras » Rajoelina contre vents et marées, aurait naturellement à cœur la préservation de ses intérêts économiques, d'autant plus que la Chine arrive à grands pas, notamment dans le secteur pétrolier. Total est présent à Bemolanga  », analyse-t-elle. Et ce, malgré le discours officiel rejetant le motif économique comme étant le moteur des relations franco-malgaches. Le GTT International adressé une lettre ouverte à Nicolas Sarkozy pour protester contre cette rencontre.

- 05 12 11 - La Vérité - Retour au pays : pour Ravalomanana le danger vient d'ailleurs
Avec la confirmation du ralliement du camp de Ravalomanana à la Transition où siège déjà celui de Rajoelina et le retrait du processus de la mouvance Zafy qui rejoint ainsi celle Ratsiraka restée en dehors dès le départ, l’échiquier politique de la Transition a pris l’allure d’un parfait « deux contre deux ». Il se trouve que, coïncidence ou non, cette confrontation, version mouvance, met face-à-face deux Merina d’un côté et deux Côtiers de l’autre. De là à affirmer que Zafy Albert et Didier Ratisraka se sont alliés dans l’unique objectif d’ « éliminer » de la course leurs principaux protagonistes des Hauts Plateaux, il n’y a qu’un pas, que plusieurs quotidiens n'éhsitent pas à franchir.

<> 03 12 11 - Tribune - Communiqué de la SADC du 01/12/11
La Troïka de la SADC se réjouit du nouvel élan amorcé par la direction malgache dans le retour à l’ordre constitutionnel à Madagascar. « Nous implorons M. Ratsiraka de mettre les intérêts du peuple malgache en premier et nous espérons qu’il va aussi saisir l’occasion et montrer le même niveau de leadership, discipline et qualité d’homme d'État que beaucoup de ses interlocuteurs de toutes les autres plateformes », souligne Tomaz Salomao, secrétaire exécutif de la SADC, au nom de la Troïka. Il lance un appel aux autres plateformes politiques à « pousser l’atmosphère positive qui est en train d’émerger et à continuer à bâtir sur la présente culture de consensus ». Il « se réjouit du récent élan produit par les Malgaches vers le retour à la normalité constitutionnelle », après la mise en place du gouvernement et du Parlement.

- 01 12 11 - Madagate - La composition du nouveau Parlement de la Transition
La Présidence de la Transition a rendu publique la composition du Parlement. Au total les parlementaires figurant sur la liste officielle sont au nombre de 469, dont 363 pour le Congrès et 106 pour le CST, soit un chiffre un inférieur à celui qui avait été annoncé. La clé de répartition établie à l'issue des réunions des entités politiques signataires de la feuille de route ne coïncide pas avec ces chiffres et aucun document officiel ne fixe le nombre des membres des deux Chambres. La seule référence est la clé de répartition, qui prévoit un Congrès composé de 417 membres et un CST de 189 membres, soit 606 membres au total. Zafy Albert confirme sa décision de renier les ministres de sa mouvance qui ont accepté de siéger au gouvernement et son refus d’être représenté au Parlement. Il en a informé officiellement la SADC. Il laisse ainsi 52 places vacantes à la Chambre basse et 25 à la Chambre haute. La mouvance Ravalomanana se réjouit de l'évolution de la situation malgré le handicap causé par la position de la mouvance Zafy. « Les décrets d'abrogation et de nomination des membres du Parlement confirment qu'il s'agit d'une recomposition et non d'un élargissement »,  soutient Mamy Rakotoarivelo, chef de délégation. Sur le papier, les entités réputées proches d’Andry Rajoelina disposent d'une solide majorité. L'une des différences du nouveau Parlement avec celui dirigé par Raharinaivo Andrianantoandro concerne le sort de l’aile dissidente du TIM, qui ne dispose pas de quota officiel et se contente d'une représentation réduite, présentée sous la bannière de l'UDR-C. Plusieurs noms, jusque-là dans l'ombre ou en retrait de la scène politique, reviennent au premier plan. C'est le cas des anciens parlementaires de la mouvance Ravalomanana. Les anciens ministres, dont ceux de l'aile dissidente de la mouvance Ravalomanana, sont repêchés au CST. L'un des points marquants de l'actuel Parlement concerne la prééminence accordé au CST par rapport au Congrès. Les entités qui n’ont pas signé la feuille de route mais ont déclaré la soutenir estiment qu'ils font l'objet d'une mise à l'écart du processus. Le président sortant du TIM Allemagne exprime son indignation face au nombre jugé excessif des membres du Parlement.

 

<> 01 12 11 - Madagate - Communiqué de la COI sur sa mission à Madagascar
Une délégation, conduite par le Ministre des Affaires Etrangères des Seychelles, Jean Paul Adam, Président en exercice de la COI s’est rendue à Madagascar du 27 au 29 novembre 2011, pour apporter une dynamique au processus de sortie de crise en cours. Elle "appelle l’ensemble des parties prenantes à contribuer à l’unité et à la réconciliation nationale, en gardant en permanence à l’esprit l’intérêt du peuple malgache"  et "encourage les autorités de la Transition à envoyer des signaux positifs vers la communauté internationale, la population et le monde des affaires, en prenant des mesures garantissant la sécurité des personnes et des biens dans le plein respect des droits de l'Homme et de l'État de droit". Elle appelle enfin à la levée des sanctions et à un appui coordonné au processus électoral et plaide pour un appui massif de la communauté internationale. Une table ronde des bailleurs de fonds est annoncée.

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Madagascar : 2012 sera l’année de la vérité

28 Décembre 2011, 12:11pm

Publié par rovahiga

Nous joignons notre rancœur à l’indignation de tananews.com pour crier ce que tout le monde n’ignore : Madagascar est un pays livré à des gens sans foi ni loi. Un pays qui a tout perdu de son superbe depuis le coup d’état de 2009. Il n’y a qu’une seule loi qui y est observée, celle de la jungle, du plus fort. Pour comble, la Communauté Internationale et toutes ses institutions s’apprêtent à reconnaitre pour une feuille de choux, une feuille de route aussi bancale qu’inappliquée dans sa teneur. Et tant pis pour le peuple à qui tout doit revenir.

Nous attendons au tournant, faites comme bon vous semble, nous ferons le reste. Essayer de nous faire avaler que les élections se feront sans tous les candidats auxquels le peuple font confiance et on verra. Une transition « exclusive » n’a jamais été et ne sera jamais une transition !

Vous semblez oublier un peu trop vite le calvaire que vous avez fait endurer aux malgaches, surtout à ceux qui ne partagent pas vos convictions, et cela chaque jour toujours plus intenable, une provocation qui fera son effet tout à fait logiquement !

L’année 2012 sera celle de la vérité, bonne année donc.

 

rov@higa

 

 

Il paraît que Madagascar est un État de droit ?

 

 

http://www.tananews.com/wp-content/uploads/2011/12/failed.jpg

Encore un petit effort, nous devrions passer de l'orange au rouge en 2012

 

Madagascar est un État de droit, Madagascar possède une justice souveraine et indépendante, Madagascar est un pays souverain, tels sont les leitmotive qu’on nous serine depuis 3 ans.
Ah, parce que dans un État de droit, la police se ramène en bande et fait la peau d’un magistrat ? Ce sont dans les pays maffieux que l’on voit ça plutôt non ?
Il paraît que dans l’État de droit qu’est Madagascar nous avons maintenant une Feuille de route qui a force de loi, selon les dires de sa Haute Cour Constitutionnelle. Dans ce cas, si ce document a force de loi, ne pas en respecter ne serait-ce qu’un de ses alinéa mettra l’auteur dans une situation d’infraction n’est-ce pas ? Poursuivons notre syllogisme : « NOTAMISER » Marc Ravalomanana est donc tout à fait illégal et le fait que les auteurs de ces NOTAM se cachent est tout à fait révélateur : ils savent qu’ils sont complètement hors la loi.
La loi dans un État de droit? Cela implique que ceux qui sont chargés de l’appliquer soient non pas au dessus de la loi mais soient le dépositaire d’une certaine autorité, qu’elle soit morale ou effective sur le terrain. Qui sont ces dépositaires ? Les juges ? Les magistrats ? Malheureusement, ceux-ci ne sont plus très crédibles, car trop d’affaires de corruption, de pots de vin, de trafics d’influence dans toute la chaîne pénale, du plus haut échelon jusqu’au garde-chiourme d’Antanimora ou de Tsiafahy.
L’armée ? Le fameux dernier rempart de la nation ? Touché par le même phénomène, la corruption à grande échelle. Du fait de l’implication dans la vie politique de la Grande Muette, plutôt de la Grande bavarde en l’occurrence, bref l’armée ne peut pas non plus être considérée comme le dépositaire de cette autorité républicaine. Et ce ne sont pas les communiqués menaçants à destination de la presse qui contribuera à rehausser son aura dans l’opinion publique.
Qui reste-t-il ? Malheureusement plus grand monde, car au moment où nous écrivons, il n’y a plus non plus un seul représentant élu par le peuple, mais alors plus un seul du tout. Copinage et népotisme sont légion dans ce qui voudrait s’apparenter à la représentation populaire (Maires, PDS, CT, CST). Tous ces pickpockets se sont invités dans notre quotidien sans que nous les y ayons invités, sans que nous leur ayons donné mandat pour le faire.
Donc à la question « Il paraît que Madagascar est un État de droit ? » nous donnons une réponse claire et nette : « Non, Madagascar n’est pas un État de droit ». C’est un constat froid de la réalité et prétendre le contraire ne serait que de la mauvaise foi purement intéressée et/ou politicienne, si tant soit peu que le mot « politique » veut encore dire quelque chose à Madagascar. Certains éditorialistes ont lâché l’expression : « Failed state », on dirait bien que nous y sommes.
Nous vous souhaitons un bon réveillon 2011.

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2011 finira dans l’incompréhension politique totale.

27 Décembre 2011, 12:08pm

Publié par rovahiga

http://www.topmada.com/wp-content/gallery/crise-politique-avril-2009/madagascar-antsirabe-150409-00004.jpg

 

Illogique ? Rien ne semble logique dans notre façon de traiter les problèmes et donc de trouver des solutions logiques. Partant d’une situation illogique et illégale, beaucoup semble accepter le phénomène par lassitude ? Dès le départ et jusqu’à ce jour, le sens des mots et la bonne foi des uns et des autres nous condamnaient à appeler un chat, un chien ! Cela a été tellement bien travaillé que plus personne ne parle le même langage y compris les gens de même bord.

Illogique ? Demandez à la SADC pourquoi ce bureau de liaison tarde à ouvrir ces portes. Exigez à la Communauté Internationale de fournir des explications quant à l’acceptation d’une transition dont les institutions ne sont même pas en place, de ! Posez-vous la question de savoir qui des policiers et des magistrats doivent se plier aux exigences des autres, et à monsieur le président de la transition si le moment est vraiment opportun pour prendre des vacances alors que l’ambiance politique du pays sent la poudre à plein nez …

2011 finira dans l’incompréhension politique totale et 2012 commencera par de grandes explications. Logique non ?

rov@higa





Union européenne: Illogique effectivement…
http://www.lagazette-dgi.com/index.php?option=com_content&task=view&id=18343&Itemid=55
Propos de Mamy Rakotoarivelo, président du Congrès de la Transition (CT) et porte-parole de la mouvance Ravalomanana, entendus sur Matv : « Je m’étonne que l’ambassadeur de l’Union européenne ait déjà présenté la copie de ses lettres de créance, alors que les institutions de la transition ne sont pas encore toutes montées… ». Effectivement, l’Union européenne paraît illogique dans son comportement. Car au départ particulièrement dure et intraitable à l’endroit du régime de transition, elle s’est effondrée en quelques jours et reconnaît le régime de transition. La situation pourtant ne justifie pas une telle indulgence avec un régime de transition qui contrôle toujours les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. Rappelons que la résolution du Parlement européen du 9 juin dernier dénonce le  … (Suivre le lien)

Conjoncture : La presse est subversive selon l’Armée
http://www.madagascar-tribune.com/La-presse-est-subversive-selon-l,16866.html
Après le ministère de la Communication qui a haussé le ton et averti la presse qu’après les campagnes de sensibilisation et d’apprentissage du métier qu’il lui a dispensé, elle pourrait s’attendre dorénavant à des sanctions, c’est maintenant la Grande muette qui sort de son silence. Le Service de l’information et de la communication de l’Armée a diffusé une déclaration de mise en garde à … (Suivre le lien)

Baisse inquiétante de la production de riz à Madagascar
http://www.rfi.fr/afrique/20111226-baisse-inquietante-production-riz-madagascar
Par RFI .
A Madagascar, le changement climatique touche durement la culture du riz – une activité exercée par 70% des ménages malgaches. Le manque de pluie a fait baisser la production dans certaines régions productrices. Et certains agriculteurs s’inquiètent : les pluies restent insuffisantes pour la saison. Il faudra donc compter sur des importations massives pour 2012. Le riz est  … (Suivre le lien)

Madagascar : Les Etats-Unis haussent le ton sur la gestion du bois de rose
http://www.afrique7.com/economie/3287-madagascar-les-etats-unis-haussent-le-ton-sur-la-gestion-du-bois-de-rose.html
Les Etats-Unis sont montés au créneau pour exiger du gouvernement malgache la mise en place d’un marché pour la vente des bois de rose et des poursuites à l’encontre des trafiquants. Les américains sortent de leur silence après les appels récents de la Banque Mondiale et de l’agence « Witness and Environmental Investigation Agency ». Ces dernières avaient demandé à  … (Suivre le lien)

Soarano : Découverte d'arsenal de banditisme
http://lexpressmada.com/soarano-madagascar/30404-decouverte-8200-d-arsenal-8200-de-8200-banditisme.html
Deux jeunes ont été arrêtés avec un pistolet et une matraque métallique. Ils ont désigné une employée de la Pri- mature comme étant leur pourvoyeuse d'arme.
Une opération de sécurisation pilotée par le corps urbain de la police à Antananarivo a fait ses preuves. En effec- tuant des patrouilles, des éléments du Groupe d'intervention rapide (GIR) de la police, dépêchés dans plusieurs endroits du centre ville, ont réalisé un coup de filet à Soarano. Dans la nuit de vendredi à samedi, deux jeunes gens âgés de 22 et 24 ans ont été pris en possession d'un pistolet automatique de marque MAB. L'arme avait quel-ques munitions dans la boîte chargeur. Cuisinés par la police, les deux individus ont … (Suivre le lien)

Affaire de Toliara : La nébuleuse dangereuse
http://www.madagascar-tribune.com/La-nebuleuse-dangereuse,16874.html
Le bras de fer entre les magistrats du SMM et la Police nationale se complique. Le procureur général de la République, Ranary Rakotona¬valona, et l’avocat général auprès du Tribunal de première instance d’Antananarivo, Jean-Marie Ramangason, ont expliqué ce lundi 26 décembre à l’attention de leurs collègues du syndicat qu’ils ont repris du service pour l’intérêt de la nation. Ils sont solidaires du mouvement initié par le SMM, ont-ils déclaré ; d’ailleurs, ils ont précisé qu’ils ne traitent depuis quelques jours que les dossiers que les officiers de police judiciaire leur transmettent. D’après leur déclaration, le public et le justiciable ont compris que … (Suivre le lien)

Affaire Toliara :Défèrement en vue des suspects
http://lexpressmada.com/affaire-toliara-madagascar/30425-deferement-en-vue-des-suspects.html

Les autorités policières envisagent toujours de placer entre les mains de la justice les onze policiers incriminés dans l'affaire de Toliara.
L'idée  fait son chemin. Les autorités mettent en place une stratégie pour déférer au Parquet général les onze policiers soupçonnés d'être impliqués dans l'« affaire de Toliara » qui a débouché sur la mort d'un magistrat. Et ce, malgré la réticence d'une partie de leurs collègues.
«  Les onze policiers seront déférés. Le principe est acquis, mais nous saurons comment faire demain » (ndlr aujourd'hui), a déclaré Désiré Rajohnson, directeur général de la Police nationale (DGPN), hier en début de soirée. « Les sept autres personnes citées dans l'affaire et qui se trouvent encore à Toliara, acceptent également d'être transférées », a-t-il ajouté … (Suivre le lien)

Justice : Le Parquet attend les policiers
http://lexpressmada.com/justice-madagascar/30424-le-parquet-attend-les-policiers.html
« Nous espérons que la police soit responsable et aura la sagesse de remettre à la Justice tous ceux qu'elle pense fautifs. Surtout ceux qui pourraient être impliqués dans l'affaire de Toliara », a déclaré Robertson Ranary Rakotona¬valona, procureur général auprès de la Cour d'appel, hier à Anosy.
Le procureur général et Jean-Marie Ramangason, procureur de la République au tribunal de Première instance à Antananarivo, lancent un message à la police. « Nous avons attendu depuis samedi mais le dossier ne nous a pas encore été transmis. Nous sommes prêts à le traiter non pas  … (Suivre le lien)

Arsène Rakotondrazaka: Désavoué par ses « troupes »
http://www.lagazette-dgi.com/index.php?option=com_content&task=view&id=18348&Itemid=55
« Monsieur le Ministre, c’est vous qui voudriez garder votre poste ministériel, mais nous n’accepterons pas d’être des bouc-émissaires dans cette affaire ! (…) Nous sommes innocents et nous préférons rester ici, auprès de nos collègues même s’il y aura du sang versé ! (…) ». Ces propos sont des policiers de Toliara gardés à vue dans la capitale, suite au meurtre du magistrat Michel Rehavana, samedi dernier en fin d’après-midi, au camp des Forces d’Intervention de la Police (FIP) d’Antanimora. Soit une réplique à la demande persistante mais avec respect de la part du contrôleur général Arsène Rakotondrazaka, ministre de la Sécurité intérieure, de leur déferrement ce samedi.
Ces altercations verbales du samedi dernier reflètent la montée d’un cran du … (Suivre le lien)


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Communiqué: Pour le retour à l’ordre constitutionnel ...

27 Décembre 2011, 09:35am

Publié par Sefafi

SEHATRA FANARAHA-MASO NY FIAINAM-PIRENENA

 

SeFaFi
Observatoire de la Vie Publique
Lot III R 45 ter Tsarafaritra, Tsimbazaza, Antananarivo 101
Tél/fax : 22 548 88 Email : sefafi@gmail.com

 

 

Pour le retour à l’ordre constitutionnel, gérer les affaires courantes et préparer les élections

 

http://www.madagascar-tribune.com/Observatoire-de-la-Vie-Publique,16871.html

Après la mise en place d’un Gouvernement et d’un Parlement de transition, l’organisation d’élections reconnues par tous sera la dernière étape du retour à un ordre constitutionnel attendu depuis trois ans. Nous ne reviendrons pas sur la manière dont le gouvernement a été mis en place, et sur les modalités de la formation du parlement de la transition ; elles ont démontré une fois de plus que notre classe politique ne s’intéressait qu’aux honneurs, à l’argent et au pouvoir pour le pouvoir. Le risque de blocage actuel provient de là. Mais à présent, pour cesser de tenir le peuple en otage, l’essentiel est d’avancer. Tout doit désormais être soumis à la mise en œuvre de la Feuille de route, qui mènera à une situation constitutionnelle acceptable par les citoyens et par la communauté internationale.
Préparer les élections
La première urgence est donc la préparation des élections. Aussi le Gouvernement d’union nationale et les Assemblées désignées devront-ils faire en sorte que, conformément à l’article 10-g de la Feuille de route, la CENI et les représentants qualifiés des Nations Unies puissent rendre public au plus vite le calendrier des élections à venir. La même Feuille de route précise dans son article 29 que la Transition s’achève le jour de l’investiture du nouveau Président de la République. Il en découle impérativement que les consultations populaires devront commencer par les élections législatives et s’achever par l’élection présidentielle. Le SeFaFi a déjà demandé que les premières soient tenues avant le mois de juillet 2012, et la seconde en octobre suivant. Par les législatives, les électeurs choisiront d’abord en toute liberté les candidats ou candidates et les partis politiques auxquels ils font confiance. Puis, en fonction du nouveau panorama politique qui aura émergé des urnes, les innombrables candidats à la fonction présidentielle verront si leurs ambitions correspondent ou non aux préférences démocratiques des citoyens. Ainsi sera mis un terme, il faut du moins l’espérer, aux prétentions d’individus et de groupuscules sans représentativité qui encombrent la scène politique depuis des années...
Que le parlement travaille…
Pour l’heure, il faut veiller à ce que le Parlement de transition, où les risques de pagaille sont importants, travaille effectivement sur les textes indispensables à la sortie de crise dont la liste est donnée par la Feuille de route. Certains ont déjà été élaborés, d’autres votés. Plutôt que de perdre un temps précieux à tout vouloir refaire, il sera plus efficace de les reprendre en les améliorant s’il en est besoin. Parmi les mesures de confiance et les efforts de réconciliation nationale, le Code d’éthique et de bonne conduite, destiné à régir les activités politiques à Madagascar durant cette période de transition aurait déjà dû être adopté et largement diffusé (Article 21 de la Feuille de route). C’est un premier pas indispensable et prioritaire vers l’adoption des autres mesures d’apaisement requises, dont l’adoption de la loi d’amnistie. Et cela donnerait un point de crédibilité à ce parlement désigné. Surtout si les revendications “salariales” des “parlementaires” apparues lors de l’examen de la loi de finances 2012, cessent pour de bon pour faire place à un programme de travail sérieux. Le parlement devra recommencer à siéger dès le début de l’année 2012.
De la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et de la Cour Électorale Spéciale (CES)
Ensuite, la refonte de la CENI constitue une des étapes les plus délicates du processus. Le SeFaFi a déjà fait savoir qu’il est important d’en étoffer le staff technique. Par contre, y introduire les politiciens comme membres avec voix délibératifs serait une erreur majeure qui irait à l’encontre de l’esprit et de l’efficacité de l’institution ; conformément aux statuts actuels de la CENI, il est essentiel de limiter leur rôle à celui de simples observateurs. N’oublions pas que ce sont les politiciens successifs qui ont fait truquer toutes les élections à ce jour, et que le statut de la CENI implique son indépendance dans l’organisation des élections, loin de toute emprise des partis, qu’ils soient au pouvoir ou non. Par contre, leur statut d’observateurs aidera à garantir la crédibilité des scrutins, et réduira le risque de paralyser le processus électoral.
Quand à la CES, sa mise en place devra être effective et sa compétence, sa composition ainsi que ses règles de fonctionnement précisées sans contestation possible, avant la convocation des électeurs.
Quelle constitution ?
Reste la question de la constitution qui devra régir l’ordre constitutionnel retrouvé. Il n’est plus envisageable de revenir à la constitution modifiée en 2007 dans les conditions que nous savons tous. Sommes-nous alors dans une transition vers une IVème République dont la constitution reste à élaborer ou dans les dispositions transitoires de la constitution votée le 11 décembre 2010 ? Le SeFaFi avait noté en son temps que cette dernière est le texte qui a le plus de légitimité et de légalité, malgré ses imperfections et les circonstances partiellement contestables de son adoption. Les membres désignés du Parlement auront à reconnaitre que ce texte a été voté par le peuple, dans des conditions qui ne sont pas finalement pires que celles qui ont présidé aux référendums constitutionnels des républiques précédentes. Et il reviendra ultérieurement aux assemblées élues de corriger les insuffisances, les lacunes et les incohérences de la présente constitution de la IVème République. Cela peut a priori sembler difficile, mais c’est tout à fait faisable avec de la volonté politique et les méthodes appropriées.
Et gérer les affaires courantes
Le Gouvernement de transition est chargé d’administrer les affaires courantes. En font partie le désendettement de l’Êtat vis-à-vis de ses fournisseurs, notamment la Jirama et les entreprises de BTP, la stabilisation du calendrier scolaire et universitaire, la préparation du recensement national indéfiniment reporté, le rétablissement de la sécurité, l’assainissement des corps les plus contaminés par la corruption (police et gendarmerie, justice, domaines, etc.). L’actuel conflit entre le SMM, la Police Nationale et les Gardes Pénitentiaires de Tuléar illustre, une fois de plus, le manque scandaleux du plus élémentaire sens de la responsabilité et de l’honneur de la part de la classe politique : devant pareil dysfonctionnement, et dans un Êtat de droit, le ministre concerné présente immédiatement sa démission. Au lieu de quoi, chacun s’accroche à sa chaise, avec des arguments minables et faux.

Telles sont les quelques conditions essentielles requises pour clore la Transition. Le SeFaFi prend sa part de l’incitation faite à la société civile de se charger « du suivi et du contrôle nationaux de l’application de cette Feuille de route, jusqu’à la fin de la période de transition » (article 28). Pour éviter à cette Transition de déboucher sur une crise encore plus aigüe et plus longue et pour redonner un peu d’espoir à l’ensemble du peuple malgache en cette période des festivités.

Antananarivo, le 22 décembre 2011

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JUSTICE ET DROITS DE L'HOMME à MADAGASCAR (24/12/11)

24 Décembre 2011, 10:24am

Publié par rovahiga

ARTICLES REMARQUES - DECEMBRE 2011

 

- 24 12 11 - La Gazette - Interprétation des articles 20 et 45 de la feuille de route sur le retour des exilés
Dans un communiqué, le ministre de la Communication, Rahajason Harry Laurent, rappelle les termes des artciles de la feuille de route portant sur le retour des exilés, "y compris Marc Ravalomanana", ainsi que sa note explicative rédigée par la Troïka de la SADC, qui précise la signification à donner au terme de "retour sans conditions". Ceci, "pour couper court aux diverses supputations et autres interprétations fantaisistes des dispositions de la Feuille de route, qui risquent d’induire l’opinion publique en erreur et de perturber l’ordre public".

<> 23 12 11 - MC&D - déc 2011 - Stocks de bois précieux de Madagascar : quelle voie emprunter ?
Après avoir culminé en 2009 et 2010, l’exploitation de bois de rose a ralenti suite à une interdiction d’exportation décidée en réponse à la pression internationale. L'essentiel de ces bois précieux illégaux était destiné à la Chine. À la suite de cette interdiction, un volume conséquent est à présent stocké dans les villages et les ports de la côte nord-est. Il n’existe pour le moment aucune estimation précise du volume de bois précieux exploités sous un permis ou de manière illégale. Le gouvernement veut mettre un terme à ces trafics et n’autorise plus aucune exportation.  En juillet 2011, l’UNESCO a proposé d’éliminer tous les stocks dans un délai de 12 à 18 mois suivant leur saisie ; entre temps, la Banque mondiale cherchait comment vendre ces stocks de façon responsable et transparente afin de financer les efforts destinés à protéger la biodiversité des forêts de Madagascar. À ce stade, on ne sait pas comment la HAT va procéder. Le journal Madagascar Conservation & Development (MCD) observe le processus et donne  la parole à quelques experts et praticiens impliqués dans cette crise .
Source : http://www.journalmcd.com/index.php/mcd/index

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<> articles particulièrement signalés - <>docdocuments à valeur permanente.
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- 23 12 11 - Tribune - Tany préoccupé par les projets d'exploitation de l'ilménite et du zircon
Le Collectif pour la défense des terres malgaches (Tany) déclare suivre attentivement les manifestations et protestations des populations contre les projets d’exploitation de l’ilménite et du zircon sur la côte Est. Il exprime son soutien aux populations et aux organisations de la société civile qui s’opposent à ce projet

- 21 12 11 - L'Express - Eric Wong : "Les Etats Unis auraient aimé plus de changement"
Interview du chargé d’affaires américain qui estime insuffisants les progrès réalisés dans la mise en œuvre de la feuille de route et pointe du doigt les manquements au respect des droits de l’homme. Il déclare attendre des changements dans ce domaine pour pouvoir envisager la reprise des relations diplomatiques. Les progrès conditionnent également la reprise de l’Agoa. "Pour Madagascar, le gouvernement américain établit un rapport annuel sur la situation des droits de l’homme et nous avons identifié des problèmes dans ce domaine comme la traite de personnes, la libération des détenus politiques, la nécessaire restauration de la liberté de la presse… », précise-t-il. Répondant à une question relative à l’existence de prisonniers politiques, le chargé d’affaires déclare : « Je pense que des ONG internationales comme Amnesty International, Humain Right Watch établissent des rapports selon lesquels il y a des individus incarcérés, sans procès, depuis 2009. Et ça, c’est une régression ». Le chargé d’affaires note que « le quart des 35 membres du gouvernement ont fait partie de l’ancien gouvernement. […] Nous sommes aussi préoccupés par la reconduction des ministres soupçonnés d’implication dans des affaires de corruption ». Le dossier « bois de rose » est pris très au sérieux par Washington et le gouvernement malgache devra se conformer aux conventions internationales qui régissent le commerce des bois précieux. La réception d’Andry Rajoelina a l’Elysée a « surpris » les américains.

- 20 12 11 - Tribune - Communiqué de la CNOSC - Le gouvernement d'union nationale
La feuille de route prévoit la mise en place d’un gouvernement d’union nationale de Transition consensuel et inclusif pour un processus de Transition neutre. Ce gouvernement a pour mission principale d’instaurer un climat politique serein et apaisé afin de pouvoir organiser des élections libres, crédibles et transparentes. La nomination du Premier ministre Omer Beriziky, candidat proposé par l’ancien président Albert Zafy, quoique secrétaire général adjoint du Leader Fanilo, parti politique membre historique de la mouvance Rajoelina, a fait naître beaucoup d’espoir. Cependant, malgré les efforts de consultation et de dialogue déployés par le Premier Ministre lors de la formation du gouvernement, le président de la HAT a usé et abusé du pouvoir de nomination que lui reconnaît imprudemment la feuille de route pour se tailler la part du lion. Le nouveau gouvernement demeure constitué sur la même base que celle du gouvernement de Camille Vital. Il ne reflète en rien un partage « juste et équitable » des postes tout autant qu’elle ne résulte d’un dialogue constructif entre les parties prenantes.

- 19 12 11 - L'Express - Communiqué - La CNOSC interpelle la Communauté Internationale
L’organisation de la société civile déplore que les médiateurs internationaux successifs n’aient pas sérieusement cherché à s’appuyer sur la structure locale de médiation. Ils ont ainsi donné au peuple malgache l’impression que leur souveraineté leur échappe. Si le GIC et la SADC veulent sincèrement accompagner Madagascar pour trouver une solution durable de sortie de crise, il leur faut, dit-elle, reconnaître et appuyer le dialogue malgacho-malgache, début du processus du grand pardon et de réconciliation nationale, laisser aux Malgaches la possibilité de s'approprier la solution de leur crise. Telles sont, pour la CNOSC, les conditions nécessaires susceptibles de créer un environnement satisfaisant en vue d’organiser des élections justes et crédibles. L’organisation reproche à la communauté internationale de situer leurs initiatives dans un contexte global de géopolitique. Leur relation avec le régime de la Transition repose sur des rapports d'intérêt et non de droit.

- 19 12 11 - Tribune - Edito - Ndimby A. - Police pas lisse
"Les bisbilles entre policiers et magistrats me font rire jaune. Elles me font rire, car elles illustrent ce sur quoi je tente d’attirer l’attention depuis plus de deux ans : l’incapacité de ce régime hâtif à gérer le pays. Mais je ris jaune, car d’une part un magistrat est mort à cause des policiers ; et d’autre part, parce que le niveau de tension place le pays au bord d’une poudrière, dans la mesure où parmi les protagonistes se trouvent des gens armés et animés d’un corporatisme de très mauvais aloi. [...] Les deux piliers de la République que sont la Justice et les forces de l’ordre ont perdu toute crédibilité depuis mars 2009".

- 16 12 11 - Tribune - Tribune libre - Sahondra Rabenarivo - Amnistie
La question de l’amnistie est un sujet épineux et difficile, mais qui dominera sans doute le débat dans les semaines et mois à venir. L’article 18 de la feuille de Route prévoit qu’ « aucune élection ne devra avoir lieu avant la ratification par le Parlement de Transition de la loi d’amnistie. L'auteur  fait un rappel historique de la pratique de l'amnisitie à Madagascar depuis 1959 et conclut : "Mon inquiétude est alors qu’on fera comme avant et balayer le difficile sous le tapis, ou que cette question d’amnistie sera réglée (ou pas !) entre politiciens avec une vue sur le court terme (élections) et comme outil pour exclure ou boycotter".

- 14 12 11 - Radio Vatican - interview de Mgr Marc Benjamin Ramaroson - Madagascar paralysée par deux ans de crise politique et économique. La crise politique et économique paralyse le pays depuis plus de deux ans maintenant. Le président de l’autorité malgache de transition a promis lors de sa visite en France début décembre des élections « le plus rapidement possible ». Mais les évêques de Madagascar s’inquiètent de la persistance de cette crise qui rend la vie des Malgaches plus dure que jamais. Les explications de Mgr Marc Benjamin Ramaroson, évêque du diocèse de Farafangana, dans le sud de Madagascar. Lien : http://www.oecumene.radiovaticana.org/fr1/Articolo.asp?c=546377

- 14 12 11 - Collectif TANY - Lettre ouverte à Andry Rajoelina
Depuis sa création le 29 décembre 2008, en vue de « défendre les terres malgaches en collaboration avec les populations et organisations à Madagascar », le Collectif pour la Défense des Terres Malgaches – TANY, a demandé aux autorités de faire preuve de transparence sur tous les dossiers relatifs aux terres. Le Collectif a réitéré cette revendication dans la pétition « Halte aux expulsions des familles malgaches et à l’accaparement des terres à Madagascar » qui a été envoyée aux autorités et aux medias malgaches le 12 septembre 2011. Une prise de position qui contredit la récente déclaration de la vice-Primature chargée du Développement et de l'Aménagement du territoire, ainsi que du directeur général des Services fonciers.

- 13 12 11 La Gazette - Accès des étrangers à la terre : aucune place pour le laisser-aller
Que ce soit pour les deux projets agricoles dans l’Ihorombe, Tozzi Green et Landmark, ou pour d’autres projets portant sur des vastes superficies, la vice-Primature chargée du Développement et de l’Aménagement du territoire de déclare intransigeante quant à l’obligation pour les investisseurs de se plier aux procédures légales. Le Directeur général des services fonciers précise que les services fonciers n’ont jamais été transparents auparavant mais que le régime actuel déploie beaucoup d’efforts pour jouer la transparence et la bonne gouvernance.

- 13 12 11 - L'Express - Chronique de Vanf - Hors la civilisation, que la barbarie
"Un magistrat, le premier substitut du procureur de Toliara, tué par des policiers qui se rebellaient contre une décision de justice condamnant à la prison un policier jugé au pénal. Inconcevable. Inadmissible. Inacceptable. On n'a pas entendu, de la part des plus hauts responsables de l'État, une condamnation sans nuances de cet énième acte de rébellion à visage découvert. Avec le trafic à grande échelle du bois de rose, la HAT restera dans les annales comme le régime d'un autre scandale : celui de la mise à mort de la discipline, de l'assassinat de la hiérarchie et de la glorification du rapport de forces se substituant à la légitimité des institutions et à l'immanence de la loi. [...] Sur le chemin de cette cow-boysation des mœurs, nous sommes en bonne voie pour régresser à l'époque de Cro-Magnon". [...] Cette dégénérescence puise évidemment sa racine psychologique dans la défaite morale du 17 mars 2009.

<> 12 12 11 - Survie - Billets d'Afrique et d'ailleurs - Mamy Rakotondrainibe, Marc Reymond - Madagascar : le pillage
L’accaparement des terres en Afrique ne date pas d’aujourd’hui. Elle a commencé avec la colonisation mais le processus s’accélère actuellement avec des sociétés d’investissement qui achètent des terres laissées en friches et profitent de la demande accrue de surfaces cultivables pour spéculer. Le cas de Madagascar est édifiant. Interview de Mamy Rakotondrainibe, présidente du Collectif pour la Défense des Terres Malgaches (TANY).

- 12 12 11 -Madagate - Andry Rajoelina sur TV 5 Monde
Interview accordée lors du séjour parisien du président de la Transition.
Video (25'46) : http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/Revoir-nos-emissions/Et-si-vous-me-disiez-toute-la-verite/Episodes/p-19321-Madagascar-la-normalisation....htm?mid=5500

- 11 12 11 - Info Palestine - Le nouvel esclavage : les employées de maison au Liban
Les employés de maison, en majorité des femmes, constituent une part importante de la population des travailleurs migrants d’aujourd’hui. L’Organisation internationale du Travail (OIT) estime qu’environ 19 % de la population du Liban sont des employés de maison. Parmi elles, une proportion importante de Malgaches. Ces travailleurs restent exclus de l’article 6 du code du travail libanais et sont souvent victimes d’abus, tant pas les employeurs que par les agences. En arabe, le terme « Abd » désigne une personne « noire », ou un « esclave », et le mot évoque parfois les Africains, les Malgaches ou les Sri-Lankais. Au Liban, les migrants non arabes, d’Afrique ou d’Asie, sont physiquement considérés comme des inférieurs, en raison de leur position de serviteur. L’employeur a tous les droits, et c’est ainsi que les femmes deviennent déprimées et conduites au suicide.

<>  10 12 11 - Tribune - Communiqué du GIC du 08/12/11
Le GIC annonce une reprise graduelle de l’aide, au fur et à mesure des progrès réalisés dans la mise en œuvre de la feuille de route, il va apporter son concours pour aller vers les élections. La décision a été prise juste après la réunion du CPS de l’UA. Le GIC annonce son intention d’organiser, en temps voulu, une table ronde des partenaires du développement de Madagascar. La prochaine étape dans la mise en œuvre de la feuille de route, sur laquelle le pouvoir de Transition sera jugé, consiste en la mise en place, de manière consensuelle, de la nouvelle CENI et la fixation du calendrier des élections, ainsi que l’application des
dispositions de l’article20 de la feuille deroute.Le CPS a exprimé son intention de lever la mesuredesuspensiondelaparticipationde Madagascarauxactivitésdel’UAdès que la SADC pourra attester des progrès accomplis, y compris dans la mise en œuvre de l’article 20 (libération des prisonniers politiques, amnistie, retour des exilés).

- 09 12 11 - L'Express - Chronique de Vanf - Introuvable IVème République
La HAT envisage de tirer des feux d'artifices pour commémorer la première année de la IVème République. Certes, un référendum avait été organisé le 17 novembre 2010, mais on continue de se demander s'il avait été reconnu ou pas. Si le fait politique est créateur de droit ou s'il ne s'agissait que d'un acte nul et de nul effet, censé n'avoir jamais existé. Sachant qu'une feuille de route, signée le 16 septembre 2011, intervient sur des points qui relèvent « normalement » du texte normatif suprême, c'est-à-dire une Constitution, le doute est permis quant à l'effectivité de ce texte de 2010.

- 09 12 11 - Clicanoo Réunion - Christian Chadefaux - Lettre ouverte à vous...La France
Dans le courrier des lecteurs du site réunionnais, l'ancien directeur de la rédaction du quotidien Les Nouvelles condamne vigoureusement l'entretien accordé par Nicolas Sarkosy à Andry Rajoelina le 7 décembre.

- 09 12 11 - CNOSC - Lettre ouverte à Nicolas Sarkosy p.1  -   p.2
La CNOSC  fait part de son appréhension sur la sortie de crise
etsouligne la nécessité d’uneapproche baséesurundialogue malgacho-malgache : « Le processus actuel ne peut sortir durablement Madagascar de la crise malgré les apparences et les déclarations de certaines entités au pouvoir, ainsi que de pays et organismes étrangers», déclare-t-elle.

- 08 12 11 - L’Express.fr - V. Hugeux - Madagascar et le credo d'Andry Rajoelina
De passage à Paris, où il a été reçu par Nicolas Sarkozy, le président de l'Autorité de Transition esquisse les contours d'une "sortie de crise" maintes fois promises, et jusqu'alors toujours différées aux calendes malgaches. Article paru sur le site de l'hebdo français l'Express.

- 08 12 11 - L'Express - Humeur - Sylvain Ranjalahy - Vox pompuli
Aux urnes citoyens, formez vos bataillons. Le jour de gloire est arrivé. Ainsi chantait hier Andry Rajoelina sur le perron de l'Élysée d'où il sortait ragaillardi par le soutien désormais « inconditionnel » de la France. C'était mieux interprété que le « Je ne regrette rien » du cabaret d'Ivato l'autre jour. Le Président de la HAT ne jure plus que par les élections libres et transparentes et le plus tôt sera le mieux maintenant que toutes les institutions sont mises en place, tous les copains et les coquins bien casés

- 07/12/11 - Vient de paraître : Politique Africaine N° 123 - Octobre 2011 - Pluralisation religieuse, entre éclatement et concurrence Match religieux en terrain politique. Compétition entre Églises chrétiennes et chute du régime Ravalomanana à Madagascar - Mathilde Gingembre.
Le mouvement de contestation mené par Andry Rajoelina contre le régime Ravalomanana au premier semestre 2009 a contribué à ériger la compétition entre l’Église FPVM (Nouvelle Église protestante de Madagascar) et l’Église FJKM (Église de Jésus-Christ à Madagascar) en une ressource de taille pour divers acteurs en lutte. En s’intéressant aux dynamiques que l’instrumentalisation de cette rivalité religieuse a nourries dans les champs du politique et du religieux, cet article souligne les enjeux dont la pluralisation religieuse peut être porteuse dans un État instable et travaillé depuis plus d’un siècle par un mouvement d’évangélisation.

- 07 12 11 - Tribune - Edito - Lalatiana - Le TGV en Sarkozie
Le 7 décembre Nicolas Sarkozy recevra le président de la HAT. Sur cet évènement qui « est un fait politique majeur à prendre en considération », il faut se garder des analyses simplistes du genre « on reconnaît ici la main et la responsabilité de la françafrique dans le coup d’État de 2009 », ou « c’est le triomphe de Rajoelina enfin reconnu pour la grandeur de son œuvre réformatrice et révolutionnaire »… si, si, si… y’en aura bien certains pour proférer ce genre d’âneries. Bien évidemment cette rencontre, qui en irritera certains, tout autant que d’autres s’en gargariseront, est au bout du compte souhaitable dans la perspective espérée d’une stabilisation de la situation politique et dans celle du déblocage de certains fonds qui ont fait cruellement défaut à l’économie du pays et à sa population.

- 07 12 11 - L'Express - Humeur - Sylvain Ranjalahy - Hummertume
Omer Beriziky déclare son patrimoine. «
J’ai fait cette déclaration pour éviter les suspicions à mon égarddans le futur», a-t-il indiqué après s’être acquitté desformalités auprès du Bianco.Le chef du gouvernement souhaite envoyer unsignal fort en matière de lutte contre la corruption."Quelquefois, ce sont les dirigeants qui donne le mauvais exemple en lamatière", déplore-t-il. Omer Beriziky, qui signe au passage un« Manifeste d’intégrité »proposé par le Bianco aux gouvernants, est plus prudent pour évoquerle cas de son gouvernement.« Il est difficile de donner un ordre[aux ministres de déclarer leurpatrimoine]. Mais comme je l’avais ditlors de ma nomination, il est dema responsabilité de dire que c’est un devoir pour tous ceux qui servent lepays », a-t-il affirmé. Lechef dugouvernement s’est également gardé dedévoiler les dispositions qu’il compte prendre en vue d’autres actionsconcrètes contre la corruption.L’Expressécrit : « Un geste louable, un modèle que ses prédécesseurs n'ont pas su montrer, bien que cette formalité soit obligatoire. On espère qu'il ne deviendra pas milliardaire à la fin de la transition, qu'il sera l'exception qui ne confirmera pas la règle et qu'il se soumettra au même exercice dans un peu plus d'un an avant de quitter la primature. Car on peut arriver à Mahazoarivo sans chemise ni pantalon, mais on peut en repartir avec un Hummer et des 4x4 de l’UNICEF ».

- 06 12 11 -  CdSM - Focus sur la crise politique malgache - 25/11/11
Le Consortium de Solidarité avec Madagascar (CdSM) créé lors de la crise politique malgache de 2002 pour informer l’opinion publique européenne sur les réalités de la Grande Ile, revient sur les origines de la crise politique qui sévit depuis bientôt 3 ans et présente sa lecture des évènements qui ont marquée cette période, sur fond d'intrigues politico-affairistes transnationales et rivalités pour le contrôles des ressources foncières, minières et pétrolifères. Le CdSM met en avant le rôle irremplaçable que pourrait jouer la société civile dans un schéma de sortie de crise réellement consensuel, inclusif et pacifique.

<>  06 12 11 - Tribune - Appui conditionné de l’Union européenne au processus de transition
L’UE annonce qu'elle appuiera, sous conditions, le processus de transition et une relance progressive de sa coopération. Une déclaration officielle en ce sens a été faite par Catherine Ashton, Haute Représentante de l'UE pour les affaires étrangères. De son côté, Andris Piebalgs, commissaire au Développement, a également salué les progrès réalisés, en déclarant : « La voie est désormais ouverte pour une reprise progressive des programmes de coopération au développement, sous condition d'un avancement positif dans la mise en œuvre de la feuille de route. Différents programmes d'appui direct aux populations sont déjà en cours de préparation ». Le nouveau dispositif, valable pour une période de 12 mois, autorise la présentation des lettres de créance de l’ambassadeur de l’UE à Madagascar et permet désormais une participation active à l’identification des mesures d’appui électoral en liaison avec la SADC et l’UA, ainsi que l’identification des projets à inscrire dans le 10ème FED. Les projets déjà en cours au titre du 9ème FED continuent, à l’exception des actions et paiements impliquant directement le gouvernement et ses agences. L’appui budgétaire reste suspendu. Les modifications et avenants aux contrats en cours, les projets régionaux seront évalués au cas par cas.

- 06 12 11 - Tananews - Andry Rajoelina à Paris : lettre ouverte du GTT international au Président Sarkozy
Rendez-vous Rajoelina-Sarkozy à Paris le 7 décembre. Une source diplomatique indique qu’il s’agit d’une «
visite de travail » pendant laquelle le président de la Transition pourrait avoir un entretien avec Henri de Raincourt, ministre français chargé de la Coopération. Lydie Boka, directrice de StrategiCo, société privée spécialisée dans l’analyse des risques politiques etdans l’analyse économique et financière, basée à Lille, pense que la rencontre avec Nicolas Sarkozy est «un symbole fort [qui] affiche le soutien de la France [et] vaut reconnaissanceofficielle». Elle «devrait permettre d'accélérer la normalisation, bien border le processus, «caler» des dates et rendre les choses plus précises», soutient-elle. Ladirectricede StrategiCo évoque trois questions qui pourraient être soulevées au cours de la rencontre présidentielle. Il s’agit «des élections qui permettront le retourdel’aideinternationale», des «contrats français» et du «recadrage de l’amiralRatsiraka».«La France ayant soutenu«àboutdebras» Rajoelinacontreventset marées, aurait naturellement à cœur la préservation de ses intérêts économiques, d'autant plus que la Chine arrive à grands pas, notamment dans le secteur pétrolier. Total est présent à Bemolanga », analyse-t-elle. Et ce, malgré le discours officiel rejetant le motif économique comme étant le moteurdesrelations franco-malgaches. Le GTT International adressé une lettre ouverte à Nicolas Sarkozy pour protester contre cette rencontre.

- 05 12 11 - La Vérité - Retour au pays : pour Ravalomanana le danger vient d'ailleurs
Avec la confirmation du ralliement du camp de Ravalomanana à la Transition où siège déjà celui de Rajoelina et le retrait du processus de la mouvance Zafy qui rejoint ainsi celle Ratsiraka restée en dehors dès le départ, l’échiquier politique de la Transition a pris l’allure d’un parfait « deux contre deux ». Il se trouve que, coïncidence ou non, cette confrontation, version mouvance, met face-à-face deux Merina d’un côté et deux Côtiers de l’autre. De là à affirmer que Zafy Albert et Didier Ratisraka se sont alliés dans l’unique objectif d’ « éliminer » de la course leurs principaux protagonistes des Hauts Plateaux, il n’y a qu’un pas, que plusieurs quotidiens n'éhsitent pas à franchir.

<> 03 12 11 - Tribune - Communiqué de la SADC du 01/12/11
La Troïka de la SADC se réjouit du nouvel élan amorcé par la direction malgache dans le retour à l’ordre constitutionnel à Madagascar. «
Nous implorons M. Ratsiraka de mettre les intérêts du peuple malgache en premier et nous espérons qu’il va aussi saisir l’occasion et montrer le même niveau de leadership, discipline et qualité d’homme d'État que beaucoup de ses interlocuteurs de toutes les autres plateformes», souligne Tomaz Salomao, secrétaire exécutif de la SADC, au nom de la Troïka. Il lance un appel aux autres plateformes politiques à «pousser l’atmosphère positive qui est en train d’émerger et à continuer à bâtir sur la présente culture de consensus». Il «se réjouit du récent élan produit par les Malgaches vers le retour à la normalité constitutionnelle», après la mise en place du gouvernement et du Parlement.

- 01 12 11 - Madagate - La composition du nouveau Parlement de la Transition
La Présidence de la Transition a rendu publique la composition du Parlement. Au total les parlementaires figurant sur la liste officielle sont au nombre de 469, dont 363 pour le Congrès et 106 pour le CST, soit un chiffre un inférieur à celui qui avait été annoncé. La clé de répartition établie à l'issue des réunions des entités politiques signataires de la feuille de route ne
coïncidepasavecces chiffres et aucundocument officiel ne fixe le nombre des membresdesdeux Chambres.La seule référence est la clé de répartition, qui prévoitun Congrèscomposéde417 membres et un CST de 189 membres, soit 606 membres au total. Zafy Albert confirme sa décision de renier les ministres de sa mouvance qui ont accepté de siéger au gouvernement et son refus d’être représenté au Parlement. Il en a informé officiellement la SADC. Il laisse ainsi 52 places vacantes à la Chambre basse et 25 à la Chambre haute. Lamouvance Ravalomanana se réjouitde l'évolution de la situation malgré le handicapcauséparla position de la mouvance Zafy. «Les décrets d'abrogation et de nomination des membres du Parlement confirment qu'il s'agit d'une recomposition et non d'un élargissement», soutientMamy Rakotoarivelo, chef de délégation. Sur le papier, les entités réputées proches d’Andry Rajoelina disposent d'une solide majorité. L'une des différences du nouveau Parlement avec celui dirigé par Raharinaivo Andrianantoandro concerne lesortde l’aile dissidente duTIM, qui ne dispose pas dequotaofficieletse contente d'une représentation réduite, présentée sous la bannière de l'UDR-C. Plusieurs noms, jusque-là dans l'ombre ou en retrait de la scène politique, reviennent au premier plan. C'est le cas des anciens parlementaires de la mouvance Ravalomanana. Les anciens ministres, dont ceux de l'aile dissidente de la mouvance Ravalomanana, sont repêchés au CST. L'un des points marquants de l'actuel Parlement concerne la prééminence accordé au CST par rapport au Congrès. Les entités qui n’ont pas signé la feuille de route mais ont déclaré la soutenir estiment qu'ils font l'objet d'une mise à l'écart du processus. Le président sortant du TIM Allemagne exprime son indignation face au nombre jugé excessif des membres du Parlement.

<> 01 12 11 - Madagate - Communiqué de la COI sur sa mission à Madagascar
Une délégation, conduite par le Ministre des Affaires Etrangères des Seychelles, Jean Paul Adam, Président en exercice de la COI s’est rendue à Madagascar du 27 au 29 novembre 2011, pour apporter une dynamique au processus de sortie de crise en cours. Elle "appelle l’ensemble des parties prenantes à contribuer à l’unité et à la réconciliation nationale, en gardant en permanence à l’esprit l’intérêt du peuple malgache"  et "encourage les autorités de la Transition à envoyer des signaux positifs vers la communauté internationale, la population et le monde des affaires, en prenant des mesures garantissant la sécurité des personnes et des biens dans le plein respect des droits de l'Homme et de l'État de droit". Elle appelle enfin à la levée des sanctions et à un appui coordonné au processus électoral et plaide pour un appui massif de la communauté internationale. Une table ronde des bailleurs de fonds est annoncée.

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