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rov@higa

FLASH INFO 31/05/10 (suite)

31 Mai 2010, 16:03pm

Publié par rovahiga

orange.mg/

BANI: Le tribunal militaire est prévu être saisi dans le cadre de l’affaire du décès du lieutenant Théodule Ramamonjisoa

 FJKM: La FJKM réclame, à travers un communiqué, la libération des pasteurs et autres hommes d’église emprisonnés durant la crise actuelle

PROCES : Ambroise Ravonison vient d’être condamné à 8 mois d’emprisonnement avec susrsis, inculpé d’outrage au chef d’Etat.

AFFAIRE MAUSOLEE : 5 personnes, propriétaires de la sonorisation utilisée le 20 mai au Mausolée durant le meeting du mouvement des ecclésiastiques ont été condamnées à 6 mois d’emprisonnement avec sursis pour avoir organisé un atroupement sans autorisation.

MOUVEMENT DES ECCLESIASTIQUES : Le pasteur Valisoa Rafanorenantsoa, un leader du mouvement des ecclésiastiques arrêté le 20 mai dernier a été reconduit à l’hôpital après une enquête au fond au tribunal d’Anosy ce jour.

 

tananews.com/

Commandant Roger Luc,  un élément gênant qu’on veut éliminer

Après le Lieutenant-ColonelRaymond Andrianjafy, serait-ce au tour du commandantRoger Luc? C’était en présentant ses condoléances à la famille d’un défunt Lieutenant de la RFI que le Gal Camille Vital a promis une sanction envers le commandant Roger Luc. Selon les versions du régime actuel, ce Lieutenant s’est interposé contre la tentative du Commandant de mobiliser ses troupes pour porter renfort aux éléments de la FIGN lors des affrontements. Le commandant Roger Luc affirme que le Lieutenant était en état d’ébriété, que ce dernier a montré une attitude mal placée, suite à laquelle le Commandant l’a giflé. D’un tout autre point de vue, un politicien affirme que le régime Andry Rajoelina tente d’écarter le Commandant Roger Luc, prenant partie pour le Lieutenant-Colonel Raymond Andrianjafy afin de contrer la transition. D’ailleurs, le MFM tient à appuyer que l’arrestation de celui-ci reste floue: « pourquoi avoir cagoulé le Cl Raymond Andrianjafy, était-ce vraiment pour sa sécurité? Nous doutons que ce soit vraiment lui sous cette cagoule » avance ce parti. Après l’affaire FIGN, la HAT joue à un jeu bien délicat en titillant la BANI.

 

De nouvelles frasques des conseillers de la HAT

C’en serait presque une habitude. Désormais, quasiment plus une semaine sans qu’un ou plusieurs membres de la HAT s’illustrent (en mal s’entend…) dans l’actualité pour des voies de fait, ivresse sur la voie publique et autres imbécillités diverses qui ne siéent guère à des proches des hautes sphères du pouvoir. Hier, du coté d’Analakely, c’était au tour d’un autre conseiller de la HAT de souiller encore un peu plus le blason de cette institution. Non content d’emboutir un autre véhicule (avec un taux d’alcoolémie avoisinant les 4 g/L), il a également menacé et insulté son conducteur ainsi que les gendarmes venus voir sur place de quoi il retournait. Pas de chance pour lui, le propriétaire du véhicule cabossé était également membre de la HAT… Aux dernières nouvelles, ce conseiller un peu trop prétentieux aurait été amené cuver sa bibine chez les gendarmes de Betongolo.

 

tiatanindrazana.com/

Taorian’ny Kolonely Raymond Tadiavina halentika koa ny Komandà Roger Luc

(…)Raha ny fanazavan’io Komandà io anefa dia noho ny toetra tsy mendrika nataon’ny mpiambina no nahatonga azy hamelaka tehamaina. Rehefa namoahana basy ary tsy navela hiditra tao amin’ny Toby mantsy ny zandrin’ity Komandà ity (miara-mipetraka aminy) dia voatery nivoaka ny tranony izy mba hijery ny zava-misy. Misy toetra nanafintohina azy ka namelany tehamaina ilay lietnà. Dia iny no nolazaina fa nitarika ny fahafatesany. Ankehitriny indray dia toa kitapo latsaka ho an’ny sasany ilay fahafatesana mba entina hamadihana azy ho fitaovana politika. Saingy raha ny re dia tsy hiditra amin’ny fitoriana ny fianakavian’ny maty satria fantatr’ireo izany ambadika rehetra izany. Rehefa tafalentika izany ny Lietnà-Kolonely Raymond dia hitodika any amin’ny Komandà Roger Luc indray ny FAT. Tantara mitohy...

 

Nhiry Lanto Andriamahazo Tsy ny Amerikanina no mibaiko antsika !

Tsy voatery hiandry ny faneken’ny Amerikanina tsy akory vao hanaiky ny fitondrana tetezamita tarihin’i Andry Rajoelina ny sehatra iraisam-pirenena, araka ny nambaran’ny minisitry ny rano Nhiry Lanto Andriamahazo tao amin’ny TVM ny faran’ny herinandro teo. Tsy ny Amerikana rahateo no mibaiko antsika, araka ny filazany ihany. Araka ny nambarany dia efa nanaiky izao fitondrana tetezamita izao ary naneho ny fahavononany hiara-hiasa aminy ny Frantsay izay anisan’ireo firenena 8 matanjaka sy manankarena indrindra eto ambonin’ny tany ary manana ny toerany tsy azo tsinontsinoavina eo anivon’ny sehatra iraisam-pirenena. Ho avy tsimoramora eo ireo firenena hafa, hiara-dia an’i Frantsa amin’ny fanekena ny fitondrana tetezamita, araka ny heviny. Eo amin’ny famahana ny krizy indray, dia tsotra ny hevitry ny minisitry ny rano, arahana an-tsakany sy an-davany ny sori-dalana nambaran’ny filohan’ny HAT Andry Rajoelina. Tsy misy ilana ny fandehanana any Pretoria izany intsony, hoy izy fa dia eto Madagasikara ihany no vahaolana ary efa mizotra amin’izany isika izao ka tsy tokony hisy hampanahy ny vahoaka intsony.

rfi.fr/

Réunion houleuse à Nice sur la place de l'Afrique au conseil de sécurité de l'ONU

La réunion ministérielle s’est achevée très tard dans la nuit de dimanche 30 mai au soir. Près de six heures de débat, essentiellement consacrées à l’un des thèmes de ce sommet : la place de l’Afrique dans la gouvernance mondiale. Les ministres des Affaires étrangères africains et leur homologue français, Bernard Kouchner,  ont longuement discuté de la place que pourrait occuper le continent africain dans le futur conseil de sécurité de l'ONU, une fois la réforme entérinée.

L’Union africaine a adopté une position, baptisée « consensus d’Elzulwini », au terme de laquelle les Africains souhaitent obtenir deux sièges de membres permanents avec droit de veto, ainsi que deux sièges supplémentaires non permanents.

Cet objectif semble irréaliste pour beaucoup de pays occidentaux, dont la France.
« Nous avons tenté de faire évoluer les choses »,  a affirmé le ministre français des Affaires étrangères.

Selon plusieurs sources, le débat a été particulièrement animé. Les pays d’Afrique australe refusant d’assouplir la position de l’Union Africaine. Selon une source diplomatique, certains Etats de la SADEC (Communauté de développement de l'Afrique australe) se seraient même interrogés sur la légitimité de la France à lancer ce débat.

« Ce n’est pas simple, c’est assez contrasté »,  a reconnu Bernard Kouchner qui a admis que le débat n’avait pas permis de trouver une solution. Le débat devait se poursuivre ce lundi après-midi 31 mai au niveau des chefs d‘Etat,  lors d’une séance de travail à huis clos,  coprésidée par Nicolas Sarkozy et le président camerounais, Paul Biya.

Denis Sassou N’Guesso, le chef de l’Etat congolais,  a réaffirmé dans la matinée au micro de RFI que la position de son pays « était celle de l’Union Africaine, c'est-à-dire deux sièges permanents »« On ne peut pas gérer les affaires du monde sans l’Afrique, je suis persuadé que tout le monde comprend »,  a souligné Denis Sassou N’Guesso.

rfi.fr/

"Etes-vous du côté du bourreau ou de la victime ?"

C'est la question posée par les organisations des droits de l'homme aux participants du XXVe sommet France-Afrique. Dans une conférence de presse commune, organisée dans un hôtel niçois. Human Rights Watch, le Réseau ouest-africain des défenseurs des droits humains, laLigue des droits de l'homme et laFédération internationale des droits de l'homme ont brossé un tableau particulier de la rencontre entre les chefs d'Etat africains et le président français Nicolas Sarkozy.

Les défenseurs des droits humains sont allés droit au but, pointant les débats absents du sommet de Nice. Parfois, avec mordant. «Je salue le Kim Jong II de l'Afrique, l'Erythréen Issayas Afeworki... Je remercie le Botswana et l'Afrique du Sud d'avoir conseillé à Omar el-Béchir de rester chez lui», ironise Reed Brody de Human Rights Watch. 

Pragmatique : «on ne peut pas demander aux bourreaux au pouvoir de se tirer une balle dans le pied» évoquant la nécessité de lutter contre l'impunité, et d'énumérer quelques dossiers en cours : le massacre du Beach à Brazzaville en 1999, où des réparations ont été accordés aux victimes sans que les coupables ne soient punis; le procès de Hissène Habré, exilé au Sénégal depuis, dont l'organisation du procès a été approuvée par l'Union africaine depuis 4 ans, et repoussé par la justice sénégalaise sous prétexte de manque d'argent; l'Ethiopie qui a lancé une campagne massive d'expulsions des mendiants des rues dans les principales villes (200  000 ?), en avril dernier, doublée d'une campagne d'intimidation des électeurs qui ont voté le 23 mai pour leurs députés; les journalistes de Radio Okapi, interpellés, harcelés, et  Didace Namudjimbo assassiné, en République démocratique du Congo....

«On parle de lutte contre le terrorisme, mais est-ce le thème prioritaire ?» s'interroge le président d'honneur de la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH), Patrick Baudouin, qui dénonce un «alibi commode» utilisé par la France quand elle assure «qu'elle n'a pas à intervenir dans les affaires internes d'un pays.» 

L'avocat appuie son propos en citant le cas d'un ancien ministre de l'Intérieur mauritanien, qui s'est rendu plusieurs fois en France, sans être inquiété. Or, celui-ci est le tortionnaire  d'un ressortissant franco-mauritanien. Conseillé par le juge de l'affaire de s'adresser au ministère des Affaires étrangères, Patrick Baudouin s'est entendu répondre que l'ancien ministre de l'Intérieur était «protégé par son immunité».  Le président d'honneur de la FIDH suggère de publier la liste des membres des délégations africaines qui sont présentes à Nice -certains délégués ne sont pas protégés par une immunité diplomatique-, en évoquant  une possible «utilisation de fausses identités».

La perspective d'un atelier de travail consacré aux entreprises et au respect de l'environnement hérisse Catherine Choquet de la Ligue des droits de l'homme qui confirme que la participation des syndicats n'a été sollicitée que le 25 mai, soit 6 jours avant le sommet.*.

«Les Etats africains devraient réclamer la ratification de la Convention des Nations unies sur les protection des droits des travailleurs migrants et des membres de leur famille à la France. Ce serait une révolution puisqu'aucun pays du Nord ne l'a signé**», lance-t-elle provocatrice «ce serait un bon préambule avant de discuter de la réinsertion des migrants dans leur pays d'origine».

 

madatimes.com/

Déclaration TGV:"mensonge et haute manipulation''

Et vlan, un autre mensonge à la façon TGV. Une autre idée de ''génie'' qui ne fera que nous enfoncer encore plus dans le gouffre. Cette fois-ci, pour pouvoir se défiler de Prétoria II, TGV n'a trouvé mieux que d'annoncer «la dissolution de sa mouvance et de défier les déclarations de Chissano».

Et de s'auto-proclamer encore une fois «je suis le ''ray aman-dreny'' de tous les Malagasy, alors je voudrai le mériter. Alors, je serai neutre surtout en ce qui concerne les prochaines élections».
Paroles, paroles, paroles
Cette déclaration a suscité un certain nombre de commentaires de par et d'autre. Bien sûr, ses sbires applaudissent cette décision, car Prétoria II ne leur apportera que  de choses négatives entre autre la «perte de leur chaise». L'opposition elle, reste ferme.« Rajoelina ne tient jamais parole» avoue Ange Andrianarisoa «il déclare que la mouvance Rajoelina n'est plus, mais c'est sûr qu'il enverrait quelqu'un à sa place lors des prochaines réunions». Fetison Rakoto Andrianirina est direct «s'il (Rajoelina) veut être considéré comme le chef de cette transition, qu'il respecte les accords préalablement signé». Le chef de délégation de la mouvance Ravalomanana insiste alors sur «l'importance de Prétoria II». (…)

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Journalistes en prison: l'histoire d'une censure programmée

31 Mai 2010, 11:48am

Publié par gasytiatanindrazana

31 mai :            Passation entre les deux co-présidents de la CSCA entrants et les deux présidents sortants occupant le ministère de la Communication et le ministère des Télécommunications

31 mai :            Une entrevue de prévue entre le ministre de la Communication et le Collectif des journalistes

28 mai :            Passation entre le ministre entrant et la ministre sortante. Le ministre a annoncé que ce qui se passe actuellement pour les journalistes de la radio Fahazavana ne relève pas de son service

28 mai :            Assemblée générale du Collectif des journalistes malgaches. Condamnation, demande d’une libération sans conditions, lancement d’une caisse de solidarité

28 mai :            Assemblée générale du Club des journalistes doyens. Condamnation des violences et de la détention des journalistes à Antanimora

28 mai :            Entrevue entre le Collectif des journalistes et l’ambassadeur de France

27 mai :            Placement sous mandat de dépôt des 6 journalistes et des 4 techniciens de la radio Fahazavana

27 mai :            7ème jour de détention des 6 journalistes et 4 techniciens à la brigade criminelle, jour de leur instruction au parquet

26 mai :            Entrevue entre le Collectif des journalistes avec le premier secrétaire de l’ambassade des Etats Unis

24 mai :            Nomination des nouveaux ministres, le ministre de la communication y compris

23 mai :            Plaidoyer sur l’état des lieux de la presse et la liberté de presse à Madagascar

21 mai :            Une visite de prévue avec la ministre de la justice avec le président de l’ordre et la ministre de la communication

21 mai :            La chaîne pirate dont la radio Fahazavana est accusée de piratage émet encore

21 mai :            Déclaration officielle du CSCA sur la fermeture définitive de la radio Fahazavana pour émission sur une fréquence non autorisée

21 mai :            Un contact à l’étranger pour le dépôt d’une plainte auprès des Nations Unies

21 mai :            Convocation de 2 autres journalistes et 2 autres employés, tout de suite détenu à la brigade criminelle

20 mai :            Perquisition des matériels de la radio Fahazavana, arrestation de 4 journalistes et de 2 techniciens

20 mai :            Vandale de la Gazette de la Grande île, des vitres cassées

16 mai :            Le directeur de publication auditionné par rapport à cette plainte

16 mai :            Promesse d’informations de la part de la gendarmerie sur l’évolution de l’affaire Fréquence Plus en moins de 48 heures

16 mai :            Dépôt d’une plainte de la part de Fréquence Plus

15 mai :            Violation de domicile de la radio Fréquence Plus, destruction de matériels, coups et blessures sur trois de ces employés, entre autres une journaliste

 

Source:  http://gasytiatanindrazana

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Lettre ouverte à Rajoelina: De quel droit?

31 Mai 2010, 11:00am

Publié par Gerorges Rabehevitra

madagascar-tribune.com/

Lettre ouverte à Rajoelina

De quel droit ?

Je me permets de te tutoyer vu mon âge et vu que pour moi, tu n’as pas de fonction reconnue par nous tous les malgaches. Que les choses soient claires, je ne fais qu’interpeller et participer à un débat nécessaire et indispensable pour notre pays (dont tu n’as pas l’apanage de l’amour ni du respect).

Je voudrais revenir sur tes récentes déclarations, suite à ta décision de ne pas donner suite aux discussions (je parle exprès de discussions et non de négociations) de Prétoria. Je le cite :

« Je ne suis plus chef de file de la mouvance Rajoelina. Je reste raiamandreny et Président de tous les Malgaches, même si je suis moins âgé ».

Déjà en février 2009, avant les morts d’Antanininarenina, tu disais « je prends le pouvoir » et dans le même temps tu te proclamais « démocrate ». J’écrivais déjà à l’époque (le bon, la brute et le truand) que j’ai beau fouiller dans mes livres d’histoire, je n’ai jamais vu un démocrate dire « je prends le pouvoir », et avec des militaires.

Tu t’arroges le droit, tout seul ou avec tes acolytes de définir les calendriers et les modalités de sortie de crise, crise que vous avez vous-même créée. De quel droit vous vous permettez de ne pas tenir compte de vos compatriotes de cette manière ?

Tu te proclames tout seul maintenant « Président de tous les Malgaches et raiamandreny ». Fichtre, rien que ça !

Cette dernière est vraiment une insulte à l’ensemble des malgaches. Non, Rajoelina, tu n’as aucun droit, je dis bien aucun droit, de te proclamer urbi et orbi que tu es le Président de tous les Malgaches et que tu es un raiamandreny.

Mais de quel droit ? Je ne parle pas simplement ici de droit, au sens juris du terme, mais aussi au sens moral du terme. Je ne sais pas si tu te rends compte un instant de ce que tu dis. Je suis sûr que, poussé par tes lèches bottes, tu oses proférer des âneries pareilles.

Non Rajoelina, non et au grand jamais non, se déclarer être Président de tous les Malgaches ne peut être autorisé que pour une personne légitimée par les urnes. C’est quand même la moindre des choses que de respecter les malgaches, non ? Tu as tellement été grisé par le pouvoir que tu en as perdu tout sens de la mesure ? C’est le fait de recevoir 100 millions de US$ des chinois qui te fais penser que nos compatriotes vont devenir plus heureux et qui te permet de les insulter en s’arrogeant des titres sans demander leurs avis ?

Non Rajoelina, s’arroger de tels titres est l’apanage des dictateurs. Si tu te penches un peu sur l’histoire du monde, tu verras que seuls les grands dictateurs se sont donnés des titres et des noms que le peuple lui-même ne leur a jamais donné, sauf sous l’emprise de la terreur. Pourquoi ne pas te déclarer comme Mao « le grand timonier », Staline « le petit père des peuples », Kim Jong Il « la lumière du peuple », Ayatollah Khomeiny « le guide de la révolution », Castro « el commandante », et j’en passe et des meilleurs ? J’ose espérer que ton but pour notre pays n’est pas d’être un petit dictateur de pacotille, dans un pays en dérive ?

Tu devrais quand même faire preuve d’un peu d’humilité. Je sais bien, c’est tellement difficile quand on est entouré de courtisans et de thuriféraires, d’avoir la tête sur les épaules et d’avoir les pieds sur terre. Devrais-je te rappeler que tu n’es au pouvoir que par la volonté de quelques sous-officiers ou officiers subalternes ? D’ailleurs l’un d’entre eux s’est permis même de te le rappeler publiquement. En guise de récompense, tu l’as nommé à des postes où ses compétences restent à prouver.

Et avec ça, tu penses vraiment que tu mérites le titre de « Président de tous les Malgaches » et celui de « raiamandreny » ?

S’il te plaît, regarde toi dans un miroir, pense profondément à ce que tu as dit et à ce que je dis. Si vraiment tu penses que c’est la sagesse même que de s’arroger des titres de ce genre, alors, moi aussi, je peux dire, du haut de la tribune de Madagascar Tribune, que je suis le Roi de tous les Malgaches, et je suis le raiamandreny de tous les temps.

Peut-être que tes sbires vont se lancer à mes trousses car ils pensent que c’est un outrage à ton poste de critiquer ouvertement et renier des titres que tu t’arroges toi-même. Alors lance-les, comme tu as déjà laissé faire pour des journalistes ou autres individus dont la seule faute est de ne pas être d’accord et de le dire ou de l’écrire, ou ont osé tout simplement donner la parole à des gens.

C’est peut-être cela ton dessein pour notre pays ? On a sympathisé avec ton mouvement pour une démocratie (ah, la fameuse place de la démocratie), et maintenant, tu te comportes comme un petit dictateur ou un petit despote, comme Ravalomanana ou Ratsiraka.

Tout ça pour en arriver là ?

En dernier lieu, je voudrais te rappeler cette citation de Paul Morand :

« On peut feindre d’avoir du cœur, pas d’avoir de l’esprit ».

Amen.

Georges RABEHEVITRA

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FLASH INFO 31/05/10

31 Mai 2010, 10:53am

Publié par rovahiga

lexpressmada.com/

Le parti Libéralisme économique et actions démocratiques pour la reconstruction (Leader Fanilo) revient à la charge. La formation politique, membre de la coalition au sein du pouvoir, réitère la nécessité de la tenue des législatives, alors que le gouvernement opte pour le référendum constitutionnel. 
« Il faut procéder aux législatives avant toute élection », a soutenu Manasse Esoavelomandroso, président de la formation politique, vendredi, au siège du parti à Ampasanisadoda. « La seule issue de sortie de crise pérenne est d’abord de laisser au peuple le soin de choisir ses représentants de manière démocratique », ajoute-t-il, réitérant sa position depuis septembre 2009. 

 

Sortie de crise : Le dialogue national vers la mi-juin

La recommandation des raiamandreny mijoro en faveur de la tenue du dialogue national avant la célébration du cinquantenaire du recouvrement de l'indépendance de Madagascar, est retenue. La date de la concertation est fixée aux 14, 15, 16 et 17 juin. 
La décision a été prise samedi à l'hôtel Panorama à Andrainarivo au cours de l'atelier préparatoire. Celui-ci a vu la participation essentiellement de ces dignitaires ainsi que des membres de la Coalition des organisations de la société civile qui se chargera de l'organisation matérielle du grand rendez-vous. 
Du point de vue pratique, le dialogue national sera précédé de rencontres préliminaires de préparation dans les chefs-lieux des six anciennes provinces, du 8 au 10 juin. C'est le pouvoir transitoire qui finance intégralement le processus. 
Le président de la Coalition de la société civile Aristide Velompanahy a malgré tout insisté sur la neutralité des organisateurs du dialogue national en annonçant la création de trois commissions. Celles-ci examineront les modalités de concrétisation de la réconciliation nationale, la préparation de l'avènement de la IVe République ainsi que la coordination et l'organisation du dialogue national. «Nous ne sommes que de simples instruments dans cette démarche. Les idées viendront de tous, quelle que soit leur tendance», a-t-il précisé samedi à Andrainarivo. 
En harmonie
Aristide Velompanahy a voulu inclure l'opposition à la Haute autorité de la transition dans le processus en déclarant que les raiamandreny mijoro seront renforcés par de nouveaux adhérents issus des quatre mouvances politiques. Il n'a tenu aucun propos qui pourrait dénoncer les négociations sous l'égide des médiateurs étrangers afin d'intégrer dans le processus les partisans des anciens présidents Marc Ravalomanana, Didier Ratsiraka et Albert Zafy. 
«Notre initiative n'est pas en contradiction avec les négociations de Pretoria. Si le deuxième rendez-vous de Pretoria se tient effectivement, il serait possible de prendre en considération les bonnes idées adoptées durant le dialogue national. Sinon, nous sommes fin prêts à y apporter notre contribution», a-t-il lancé surtout à l'intention de l'opposition. 

midi-madagasikara.mg/

Fianarantsoa : La commune urbaine face à des sombres perspectives

Hémorragie. L’objectivité étant, bon nombre d’observateurs lucides et perspicaces d’anticiper les événements en ce qui concerne la municipalité de Fianarantsoa, pour ses 50 ans à venir et de déclarer que la commune urbaine fait face à des sombres perspectives. Pour la simple et bonne raison, ont ajouté ces observateurs, que la municipalité a vendu et continue de vendre ses terrains à des particuliers. Si ce phénomène d’hémorragie persiste, s’inquiètent ces observateurs et non moins des habitants de la Capitale du Vin, la municipalité ne pourra plus entreprendre grand-chose en matière d’investissement ou d’extension faute de terrain.

 

Le président français Nicolas Sarkozy accueille à partir d’aujourd’hui à Nice son premier sommet France-Afrique, placé sous le signe du 50e anniversaire de l'indépendance des anciennes colonies françaises. Le thème de cette rencontre périodique s’adresse cette fois-ci  aux entreprises pour marquer la volonté de la France de nouer une nouvelle « relation privilégiée» avec les nations africaines. «La France veut être aux côtés de l'Afrique pour accompagner le décollage du secteur privé sur le continent», selon le président français dans un entretien publié jeudi par l'hebdomadaire «Les Afriques». Environ 250 entrepreneurs français et africains sont attendus pour l’adoption à cette occasion d'une «Charte de l'entrepreneur en Afrique». " Pour Nicolas Sarkozy, « il existe aujourd'hui entre la France et l'Afrique de très nombreux intérêts communs et des raisons objectives de refonder librement une relation étroite ».

 

Madagascar non invité

A ce sommet France-Afrique, 34 chefs d'Etat et cinq chefs de gouvernement se retrouveront pendant deux jours  pour faire le bilan de cinquante ans d’indépendance et pour envisager l’avenir des relations avec laFrance. Il n’y aura pas que des représentants des pays francophones mais aussi des pays anglophones, arabophones et lusophones. Ainsi Jacob Zuma  président de l’Afrique du Sud  qui a accueilli le sommet de Pretoria où Andry Rajoelina  etMarc Ravalomanana devaient accorder leurs violons pour résoudre la crise, sera présent au sommet. Il n’est pas à écarter que les deux chefs d’Etat, français et sud-africain, évoquent à nouveau le cas  de Madagascar.  La France aurait aussi invité les présidents- médiateurs des crises africaines, comme l'Egyptien Hosni Moubarak, co-président du sommet de Nice et hôte du prochain rendez-vous en 2013, qui soutient le processus de paix israélo-palestinien, Blaise Compaoré du Burkina Faso, et le Sénégalais Abdoulaye Wade.  Joaquim Chissano  le chef de la médiation désigné par la SADC pour la crise malgache, sera –t-il aussi présent à ce rendez-vous de Nice ? Le cas malgache est perçu comme un sujet incontournable à ce sommet franco-africain. Quoi qu’il en soit, le président de la Haute Autorité de la Transition Andry Rajoelina qui n'est pas reconnu par l'Union africaine, n’est pas invité. De même, le président zimbabwéen Robert Mugabe, le président soudanais Omar el-Béchir, recherché par la Cour pénaleinternationale (CPI).

 

Invité du lundi, Honoré Rakotomanana : « Andry Rajoelina ne m'a jamais consulté »

(extrait)

Midi : Le président de la HAT vous a-t-il déjà demandé des conseils d'ordre juridique ?

H. R. : « Le président Andry Rajoelina ne m'a jamais consulté sur quoi que ce soit. J''ai demandé une audience auprès de lui en 2009 et je l'ai renouvelée par la suite, mais on m'a fait savoir que son emploi du temps est très chargé et que je pouvais être reçu par un membre du cabinet. J'ai répondu que c'est le président de la HAT que je voulais rencontrer. D'ailleurs, comme il devait le reconnaître lors de la brève entrevue que j'ai eue avec lui à l'occasion de la présentation de voeux à Iavoloha, il était au courant de ma demande d'audience qui est restée sans suite jusqu'à maintenant ».

Midi : Même si vous n'êtes pas membre du Conseil Constitutionnel Consultatif, en tant que juriste, quel type de Constitution préconisez-vous ?

H. R. : «  En tout cas, il ne peut y avoir de Constitution pérenne sans « fihavanana » qui va de pair avec « fahendrena ». La Constitution doit refléter la culture malagasy et les réalités actuelles. Elle ne doit pas être parachutée mais répondre aux aspirations de la majorité et obtenir la majorité absolue des votants, sous peine de voir sa légitimité remise en cause ».   

 

24heures.mg/

Jacob Zuma à l’honneur au 25e Sommet Afrique-France - 31 mai

Un déjeuner de travail offert par Nicolas Sarkozy en l’honneur de M. Jacob ZUMA, Président de la République d’Afrique du Sud ouvrira le 25e Sommet Afrique-France.

 

XXVe sommet Afrique -France - 31 mai

38 chefs d’États sont présents au XXVe sommet Afrique-France de Nice qui débute lundi 31 mai. Ce sommet voulu comme celui du renouveau fera une part belle à l’économie.

 

madagascar-tribune.com/

Comité consultatif constitutionnel

Des membres qualifiés, éprouvés et reconnus

lundi 31 mai 2010 

 RAZAFINDRAKOTO Misa

Master en Administration Publique de l’ENA, France 
Magistrat (major de promotion : filière Administration) 
Maitrise en Droit : option : Droit Public Interne

 Joël ANDRIANTSIMBAZOVINA

Professeur des Universités (France) 1ère classe 
Professeur agrégé de Droit Public 
Docteur en Droit Public de l’Université de Bordeaux- Faculte de Droit et de sciences Politiques 
DEA de Droit Public de l’Université de Bordeaux

 RAJAONARIVELO Théogène

Professeur de Droit 
Docteur en Droit Public à la Faculté de Droit, d’Economie et des Sciences d’Aix-Marseille – France 
DEA en Droit International Public et en Droit Communautaire à la Faculté de Droit, d’Economie et des Sciences d’Aix-Marseille – France 
Maîtrise en Droit Public et Sciences Politiques à l’EESDEGS de l’Université d’Antananarivo

 Général ANDRIAMISA Amédée

Politologue et Stratège, spécialiste de l’Administration Publique et des Politiques 
Docteur en Sciences Politiques 
Diplôme de l’Université de Caroline du Sud 
Professeur des Sciences Politiques 
Professeur de Stratégies et Développement

 Patrick RAJOELINA

Professeur de Droit International 
Institut d’études politiques de Paris 
Professeur du Droit Européen de la Communication à l’Ecole Supérieur de Journalisme de Paris

 Florent RAKOTOARISOA (Président)

Magistrat de Premier Grade 
Président de la Chambre à la Cour d’Appel de Toliara 
Avocat Général auprès de la Cour d’Appel de Toliara 
Ancien haut conseiller à la Haute Cour Constitutionnelle

 ZAFERA Maxime

Ancien magistrat 
Ancien Ambassadeur représentant permanent auprès de l’ONU et des Institutions Spécialisées à Genève et Vienne 
Ancien Ambassadeur représentant permanent de Madagascar en Italie et aupès de la FAO

 R. RANDRIATAVY Lovamalala

Professeur en Sciences Juridiques 
Doctorat en Sciences Juridiques- Faculté de Droit de l’Université Catholique de Louvain- Belgique 
DES en Droit International des Droit de l’homme - Faculté de Droit de l’Université Catholique de Louvain- Belgique 
Maîtrise spécialisée en journalisme - Université d’Antananarivo

 N. NJARA Ernest

Faculté de Droit de Fianarantsoa 
Ancien Ministre de la Population 
Ancien Magistrat à la Cour suprême

 

orange.mg/

 FORCES ARMEES : Le premier ministre de la HAT Camille Vital a annoncé que "le tribunal militaire sera saisi et le gouvernement prendra les mesures adéquates" se référant au décès du lieutenant colonel Théodule Ramamonjisoa de la BANI suite aux récents événements du 20 mai.

JOURNALISME: Le Collectif des journalistes réclame, à travers un communiqué, la libération des journalistes de radio Fahazavana, placés sous mandat de dépôt.

 

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Blogs: Droit à l'anonymat (Dossier)

30 Mai 2010, 11:46am

Publié par Guerric Poncet

INTERNET

BLOGS - Levée de boucliers en faveur du droit à l'anonymat

Tenir un blog est devenu une banalité sur Internet. Chacun peut librement s'exprimer sur ces outils de publication, véritables journaux personnels en ligne, qui sont devenus le symbole de la liberté d'expression à l'ère numérique. À tel point que le Parlement européen a récemment estiméqu'Internet était "essentiel pour l'exercice de la liberté d'expression et pour l'accès à la liberté d'information". Toutefois, face aux difficultés d'identification des auteurs de contenus illégaux, le sénateur Jean Louis Masson (non inscrit, ex-UMP) a déposé une proposition de loi visant à interdire l'anonymat des blogueurs sur Internet.

Les réactions n'ont pas tardé à fuser. Jean Arthuis, président de la commission des finances du Sénat, estime que le projet est une "atteinte à la liberté d'expression" (voir son communiqué ci-dessous). Il rappelle par ailleurs que le dispositif légal "permet déjà de lever l'anonymat si nécessaire" et qu'une loi n'empêcherait pas les individus mal intentionnés de s'exprimer en toute impunité, car c'est "techniquement impossible". "Dans le secteur de l'édition, des auteurs s'expriment anonymement, tout comme certains blogueurs. Il faut respecter ce choix et cette liberté", ajoute Jean Arthuis.

L'anonymat positif face à l'anonymat négatif 

Une pétition a par ailleurs été lancée contre le projet de loi par des représentants de Wikio, de Canalblog, d'OverBlog, de Mozilla Europe, de Blogspirit et de La Quadrature du Net, qui estiment que les blogueurs qui choisissent l'anonymat le font pour des raisons liées à leur vie professionnelle ou personnelle. "Sans cet anonymat, beaucoup arrêteraient de bloguer", ajoutent-ils. 

La plate-forme OverBlog, mastodonte du blog en France, en rajoute une couche : "Nous pouvons assurer qu'obliger nos concitoyens à révéler aux internautes leur identité au même titre qu'un professionnel n'est pas une solution envisageable", explique Nicolas Poirier, responsable juridique de la société. Selon lui, "il est aujourd'hui impossible, à partir des informations communiquées par un internaute, d'avoir la certitude absolue que l'identité qu'il a communiquée est réelle". Le dirigeant d'OverBlog rappelle par ailleurs qu'il est "beaucoup plus aisé de faire publier un droit de réponse sur un blog que sur un quelconque site de presse classique". La Chine, qui n'a rien de comparable avec la France à ce jour, a essayé de mieux identifier ses internautes, et a dû se résoudre à leur demander de se rendre physiquement dans un bureau d'enregistrement avec leurs papiers d'identité.

"Je veux que chaque blogueur, fût-il anonyme, assume la responsabilité de ses propos", plaide, de son côté, Jean Louis Masson auprès d' un blogueur (non anonyme !) venu l'interroger. "Un blog, c'est l'équivalent d'un journal dans la presse écrite. (...) La réglementation applicable à la presse écrite doit s'appliquer aux blogs", poursuit-il. Par le passé, le sénateur s'est déjà rendu célèbre en demandant l'allongement du délai de prescription pour les injures et diffamations commises via Internet. 

L'agacement des hommes politiques face aux critiques incessantes dont ils font l'objet sur le Web, particulièrement pendant les campagnes électorales, les pousse à vouloir encadrer le réseau. D'ailleurs, Jean Louis Masson évoque dans la même interview les dernières élections municipales à Metz, en 2008 : "lorsque l'on a des gens malhonnêtes [...] il faut qu'il y ait à un moment donné des responsables", explique-t-il. Selon lui, "s'il y avait eu des règles un peu plus contraignantes", "un député UMP" aurait "été l'objet de poursuites pour diffamation au moment des élections municipales à Metz". De là à penser que le sénateur assimile la liberté d'expression sur Internet aux désagréments des campagnes électorales, il n'y a qu'un pas. 

Par Guerric Poncet

Source :   http://www.lepoint.fr/

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Fetin'ny Reny

30 Mai 2010, 08:20am

Publié par rovahiga

Fetin’ny reny

Sambatra ireo afaka mioty teny mamy

Eo imolotry i Neny, harahin-tambitamby!

Ny ahy tadidy sisa, mafàna tsy hay soloina,

Tompoiko sy lalaiko, tsy maintsy ho koloina.

 

“Miarahaba sy mirary ny soa indrindra

Ho an’ny reny rehetra”

rovahiga

 

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L'AFRIQUE A VENDRE !

29 Mai 2010, 11:55am

Publié par rovahiga

La Banque mondiale favorise l’accaparement des terres africaines

Un rapport accablant, produit par un « think tank » (centre de recherche) américain a accusé la Société financière internationale (SFI, filiale de la Banque mondiale) de faciliter « l’accaparement des terres » en Afrique par des groupes privés étrangers.

 

 Le rapport, obtenu par Ouestafnews, passe en revue les réformes foncières dans près d’une trentaine de pays, dont près d’une vingtaine en Afrique et une demi-douzaine en Afrique de l’Ouest, dénonce l’action de la Banque mondiale à travers sa composante privée, la SFI.

Ce rapport est produit à un moment où l’insécurité alimentaire se pose avec acuité dans les pays du Sahel, ramenant à l’ordre du jour la question de l’accaparement des meilleures terres agricoles en Afrique, à la faveur de la nouvelle ruée vers ce continent, favorisée par les politiques libérales imposées par la Banque mondiale aux Etats africains.

« Suite à la crise alimentaire et financière de 2008, la Banque devait jouer un rôle central dans ce qui aurait dû être une offensive en faveur de la sécurité alimentaire dans les pays en développement», affirme les deux rédactrices du rapport de l’Oakland Institute, Anuradha Mittal et Shepard Daniel. 

Basé aux Etats Unis, le Oakland Institute s’est donné comme mission de favoriser « la participation publique et un débat démocratique sur les problèmes cruciaux au plan social , économique et environnemental », à l’échelle nationale ou internationale.

Toutefois, accusent les deux auteurs, « les faits révèlent que le Groupe de la Banque mondiale est justement en train de faire le contraire, par le biais de ses programmes "Access to land’"(accès à la terre) et "Land market for investment" (marché foncier pour l’investissement) ».

Les agissements de la SFI, notamment la promotion des « investissements directs dans le secteur agricole, posent la dangereuse question de la terre dans des pays déjà parmi les plus vulnérables », note par exemple Shepard Daniel, co-auteur du rapport.

« Près de 50 millions d’hectares de terres cultivables dans les pays en développement sont actuellement aux mains d’investisseurs privés », a-t-elle encore affirmé.

Ces accusations sont corroborées par des informations obtenues par Ouestafnews à partir d’autres sources.

Ainsi, selon un article daté du 25 mai 2009 et publié sur le site internet du journal « Les Afriques », depuis 2004, ce sont « au total de 2,49 millions d’hectares de terres qui ont fait l’objet de transactions, soit des concessions, soit des ventes » rien que dans cinq pays africains, dont deux en Afrique de l’Ouest.

 

Les cinq pays concernés sont l’Ethiopie, le Ghana, Madagascar, le Mali et le Soudan.

L’article en question cite un rapport commandité par le Fonds international pour le développement agricole (Fida) et l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), qui averti contre le risque d’accentuation de la situation de pauvreté dans laquelle se trouve des populations déjà démunies.

Ces transactions, à l’origine de la dépossession des petits propriétaires africains, sont rendues possibles, selon le rapport de l’Oakland Institute, par les pratiques de la SFI, qui pousse les Etats à modifier leur législation en matière d’investissement dans le but de faciliter l’implantation de groupes privés issus des pays du nord.

En Afrique de l’ouest, le texte cite les cas de la Sierra Leone et du Liberia où « 21 modifications ont été opérées sur les textes régissant les affaires en un temps record de quatre mois» et au Mali où le programme de réforme de l’environnement des affaires imposé au gouvernement n’avait d’autre but que de « favoriser l’investissement privé dans le secteur de l’agro-business, du tourisme et des mines…»

D’autres pays ouest africains (Guinée Bissau, Bénin), où l’action de la Banque mondiale et de sa filiale a des effets néfastes sur la propriété et le contrôle des terres, sont aussi cités dans le document.

Les accusations de collusion entre les intérêts de la Banque mondiale et ceux du secteur privé, que ne sont pas nouvelles, sont fondés sur le fait que sa filiale SFI a parfois des intérêts dans les projets d’investissements ou détient des parts dans les sociétés qui investissent.

«La SFI conseille ainsi les gouvernements en étant dans la position d’un investisseur et dans le but d’accroître et de renforcer non seulement les investissements directs étrangers mais aussi son propre programme d’investissement et de croissance », affirment les auteurs du rapport.

Interrogés par Ouestafnews, les responsables de la SFI n’ont pas totalement nié les accusations sur la question des investissements privés étrangers dans les terres. Elle a plutôt tenté de minimiser les accusations, en arguant que la question foncière est « compliquée », assurant même vouloir aider la Sierra Leone, par exemple à « atteindre son objectif de créer 25.000 emplois directs dans les zones rurales ». « Notre objectif premier est de favoriser les investissements privés, qu’ils soient locaux ou étrangers afin d’encourager la croissance économique et la création d’emplois », a affirmé la SFI dans sa réponse transmise par email à Ouestafnews.

La même source précise qu’au Libéria tout comme en Sierra –Léone, le but est de «simplifier la (procédure pour) la création d’entreprises.»

Pourtant selon Le Oakland Institute, « plusieurs exemples de grands projets » existent qui prouvent que les terres vont aux étrangers.

Au Mali par exemple, plus de « 160.000 hectares » ont été cédés à un groupe privé pour développer la culture du Jatropha, plante utilisée dans la production de biocarburants.

En Sierra –Leone, une multinationale helvétique va produire « 100.000 mètres cubes de bioéthanol à partir de la canne à sucre locale».

Cette compétition entre biocarburants et produits alimentaires est l’un des gros arguments de ceux qui s’opposent à l’expropriation des petits exploitants agricoles.

En dehors de ces deux pays d’Afrique de l’ouest, ailleurs sur le continent, les rapporteurs ont mis en relief le cas éthiopien « un pays où plus de 13 millions de personnes souffrent de la faim et paradoxalement où le gouvernement a mis plus de 7,5 millions d’acres (soit un peu plus de 3 millions d’ha) de terres aux mains de groupes étrangers qui exportent la nourriture vers leurs propres pays ».

En République démocratique du Congo (RDC), le gouvernement devrait « céder à partir de 2009 près de dix millions d’hectares de terres cultivables à des exploitants étrangers ».

 

Selon certains analystes, cette dépossession des terres est porteuse de réels dangers pour le continent.

Ainsi dans sa préface au rapport de l’Oakland Institute, Howard G. Buffet, homme d’affaires, philanthrope, avertit que si « l'Afrique a besoin d'investissements dans l'agriculture », elle n’a pas besoin, par contre, « de politiques qui permettent aux investisseurs étrangers de cultiver et d’exporter la nourriture vers leurs propres peuples au détriment de la population locale ».

« Je vais être encore plus audacieux », écrit le préfacier, par ailleurs fils du milliardaire Warren Buffet : « de telles politiques vont nuire à l’Afrique, en aggravant les conflits liés à l'eau, à la terre » avant de rappeler que « l'Afrique n'est pas une marchandise avec une étiquette ‘ouverte à tous’ ».

Ce n’est pas la première fois que la SFI est accusée de collusion avec les intérêts privés, dans des secteurs où elle sert aussi de « conseiller » aux Etats, en Afrique principalement.


Avant le foncier et l’agriculture, de pareilles objections étaient apparues dans ses opérations dans le secteur minier africain, où certains experts du continent ont souvent dénoncé une véritable situation de « conflit d’intérêts ».


Source: Ouestaf

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La lettre de madagascar

29 Mai 2010, 11:25am

Publié par rovahiga

Des données économiques bon à savoir sur Madagascar. Le texte publié ci-après n'est que l'Introduction du dossier voir la suite sur:

http://www.ubifrance.fr/

 

LA LETTRE DE MADAGASCAR (Ubi-France et les missions économiques)

L’actualité politique malgache, riche en évênements et en évolutions parfois inattendues, a tendance à faire passer au second plan les sujets économiques. Quelques points forts cependant : la FIM (Foire Internationale de Madagascar) a été un succès remarqué. Un compte-rendu figure dans les pages suivantes. Soulignons que sur une surface augmentée de 40% il y a eu 40% de plus d’exposants et 40% de plus de visiteurs ! Les Conseillers du Commerce Extérieur de la France, venus de tout l’Océan indien pour leur réunion annuelle se sont déclarés impressionnés par la très bonne tenue de l’exposition, la vitalité et la variété des secteurs économiques présentés et la conviction des opérateurs présents. Le nouveau lieu d’exposition, au Centre de Conférences International d’Ivato a tenu ses promesses pour un évènement plus dynamique où les opérateurs ont eu plaisir à présenter leurs activités.

La région a été particulièrement active avec, sur le Pavillon France, des entreprises nouvelles de la Réunion et de Mayotte ; M. Venkatasamy, Président de l’Union des Chambre de Commerce de l’Océan Indien, avait tout spécialement fait le voyage de Maurice et participé activement à l’inauguration. Il venait annoncer la tenue de l’assemblée annuelle de l’UCCOI aux Seychelles en octobre prochain. Les installations croisées d’entreprises d’une île à l’autre commencent enfin à se multiplier, fruit du travail de fonds des nombreux intervenants, persuadés du bien-fondé de la dimension régionale. Il reste beaucoup à faire pour que les infrastructures de communications permettent un véritable développement de ces liens mais la tendance est bien là.

Les CCEF avaient organisé un « Grand Prix VIE » qui a été remis à la résidence de France le 6 mai, par Mme Locke, représentant le Directeur Général d’Ubifrance. Il récompensait celui des Volontaires qui avait le mieux mis en valeur, dans un rapport sur son travail à Madagascar, ce que lui avait apporté cette expérience d’un premier poste de responsabilité dans un environnement économique et culturel différent. Que Jonathan Hoffmann, de la Fondation Mérieux, en soit à nouveau félicité.

La situation politique malgache fait, bien sûr, l’objet de nombreux commentaires et nos lecteurs de l’étranger en trouveront d’abondants développements sur les sites d’information. Il est cependant encourageant de constater que de nouveaux établissements continuent de voir le jour (hôtellerie, restauration, TIC)… ; que les touristes reviennent depuis le début de l’année (même s’ils ont toujours tendance à éviter la Capitale ou à y rester moins longtemps). Mais les entreprises industrielles souffrent de la précarité de la situation, du rétrécissement du marché intérieur, et pour celles qui exportent, de la remontée des cours de l’Ariary.

Un remaniement ministériel a été présenté à la Nation le lundi 24 mai. Cette nouvelle équipe voit entrer 10 nouveaux Ministres au Gouvernement. Pour les sujets qui nous préoccupent au premier chef les changements concernent les Ministres du Commerce, des Pêches, des Télécoms, de la Santé et de l’Environnement et Forêt. Cette nouvelle liste est disponible sur notre site web. La LDM souhaite à cette nouvelle équipe succès dans la difficile tâche qui l’attend pour un retour aussi tôt que possible vers la croissance économique.

Véronique Pasquier, Chef du Service économique (N°4-Avril 2010)

 

 

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FLASH INFO 29/05/10

29 Mai 2010, 10:47am

Publié par rovahiga

lexpressmada.com/

Mouvement Syndical : Le SMM boude la transition

Le Syndicat des magistrats de Madagascar (SMM) tape du poing sur la table. Il s'estime victime d'un manque de considération et promet de riposter à sa manière contre la Haute autorité de la transition (HAT). 
« Il (SMM) ne participera plus à toutes les formes de sollicitations ou prises de décisions durant cette période de transition pour les motifs qu'il connaît déjà », a fait savoir Marius Arnaud Auguste, nouveau président du syndicat, hier à Anosy. « Le Syndicat des magistrats se dégage de toute responsabilité, en cas de déclarations ou de désignations ou participations ou manifestations d'intérêts contraires », ajoute-t-il. 
Justice instrumentalisée
Les membres du bureau du SMM font état de la position des magistrats syndiqués, à l'issue d'une assemblée générale extraordinaire. 
« Nous ne participerons pas à la commission régionale électorale indépendante ni au dialogue national, du moins jusqu'à nouvel ordre », affirme Marius Arnaud Auguste. Le syndicat assure pourtant son intention de ne pas remettre en cause son représentant au sein de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et promet de continuer à assurer le fonctionnement de la justice.
Le mouvement syndical déplore l'attitude d'Andry Rajoelina, président de la HAT. « Quand on ne nous écoute pas, nous agirons de la même manière », s'insurge le président du SMM.

Transition : Rajoelina met une croix sur Pretoria

Le président de la Haute autorité de la transition (HAT), Andry Rajoelina, engage la vitesse supérieure dans la mise en œuvre de sa stratégie de résolution de la crise. Il a officialisé, hier, que l'organisation du dialogue national sera entièrement confiée à la Coalition de la société civile, tout en déclarant sa démission de la direction de la mouvance Rajoelina. Une manière de tourner le dos aux négociations  sous l'égide des médiateurs étrangers entre les quatre mouvances politiques. 
Après l'annonce de retrait des élections présidentielles qu'il avait faite le 12 mai, Andry Rajoelina a encore voulu prendre du recul pour enlever toute éventuelle suspicion de partialité dans la réalisation de son plan de sortie de crise. «Je ne suis plus chef de file de la mouvance Rajoelina. Je reste raiamandreny et président de tous les Malgaches, même si je suis moins âgé», a-t-il déclaré, hier face à la presse au palais d'État à Ambohitsorohitra, en manifestant, une fois de plus, sa position contre le retour à la table de négociations à Pretoria.
Il appartiendra donc à la Coalition des organisations de la société civile qui tient actuellement une réunion préparatoire à l'hôtel Panorama à Andrainarivo de fixer la date du dialogue national. «Les dignitaires ont recommandé, jeudi, que le dialogue national devrait avoir lieu avant la célébration de la Fête nationale. Et j'estime fondé leur souhait», a-t-il soulevé. 
Magro Behoririka : Dispersé par 4 civils armés de Kalach

Un événement étrange et terrorisant s'est passé hier vers 15h30mn au Magro Behoririka. Quatre civils armés de kalach ont débarqué sur les lieux où se déroulait la manifestation des partisans des trois mouvances. Ils ont fait intrusion sur les lieux en menaçant les personnes présentes. « Vous n'êtes plus autorisés à vous réunir ici »,ont-ils tonné. En voyant ces hommes en tenue civile, les leaders du mouvement ont pris la fuite. Mananjara Fidison dit « Rasomotra » et le Révérend Randrianalijaona Andriamanampy se sont sauvés par peur d'être arrêtés. Par contre, les manifestants, notamment, les femmes, ont fait de la résistance en lançant contre les menaces verbales des intrus des cris de colère. N'ayant pas pu finalement disperser le rassemblement, les quatre civils armés de kalach ont quitté les lieux sans faire de dégâts. Les partisans des trois mouvances ont pu poursuivre leur manifestation sur la place de Magro Behoririka.

Mercenaires. La question se pose : qui a envoyé ces hommes armés en tenue civile ? Ces hommes n'étaient munis d'aucun mandat. Joint au téléphone hier dans la soirée, le colonel Richard Ravalomanana a été catégorique: « Négatif, ce ne sont pas mes éléments. » Avant de poursuivre: « Ce sont des mercenaires. » 

Armée : Grogne de 700 nouvelles recrues

Les nouvelles recrues au sein de l’Armée malagasy commencent à hausser le ton. Et pour cause, cela fait neuf mois qu’elles n’ont pas reçu leur salaire. D’après les informations recueillies dans les rangs de la Grande Muette, 700 éléments recrutés en décembre 2008 sont concernés par cette affaire. Ils font partie de la deuxième vague des dernières recrues.

Journalistes en prison : Une caisse de solidarité en place

Le Collectif des journalistes a réagi moins de 24 heures après l'incarcération des 6 journalistes de la radio Fahazavana. Dans son « Fanambarana » d'hier, il condamne l'emprisonnement et toute forme de répression infligées aux gens de la presse qui font leur travail. Le Collectif réclame la libération immédiate et sans condition des journalistes emprisonnés et la transparence autour de ce qui s'est passé à la Radio Fréquence Plus. Il exige également qu'on mette fin à toute forme d'intimidation, directe ou indirecte, contre les journalistes. Pour témoigner de la sympathie envers les collègues placés sous mandat de dépôt à Antanimora, le Collectif a ouvert une caisse de solidarité. Pour y participer, celui ou celle qui, journaliste ou non, veut faire preuve de solidarité envers les journalistes victimes des actes de répression ou leurs familles, peut contacter le Collectif par le numéro de portable 03413 894 42. A noter que le « Club  des Journalistes Doyens », à travers un communiqué signé par Georges Rakotondrasoava, a également condamné l'emprisonnement des journalistes de la Radio Fahazavana.

madagascar-tribune.com/

Sortie de crise

Andry Rajoelina tient à son titre de « président de tous les Malgaches »

Communiqué de la présidence de la HAT : Source madagascar-tribune.com/

« Le Président de la Haute Autorité de la Transition a réitéré, lors d’un point de presse ce jour, que le pays s’apprête à construire son avenir. Dans ce cadre, il a exprimé sa pleine reconnaissance aux « Raiamandreny » qui, de par leur patriotisme, ont décidé de prendre leurs responsabilités devant la Nation.

Ainsi, SEM Andry Nirina Rajoelina a confié que dans un souci de neutralité, il échoit aux « Raiamandreny » de diriger le prochain Dialogue national dont l’organisation a été confiée entièrement à la société civile. En effet, dépositaires de la connaissance du passé national, ils sont à même d’y réfléchir dans le but de construire un avenir meilleur.

« Les Malgaches aspirent au développement dans la sérénité et dans l’unité », a avancé le Président de la Haute Autorité de la Transition. En conséquence, « nous devons élaborer une Constitution et des institutions meilleures ». SEM Andry Nirina Rajoelina a réitéré que la future Loi fondamentale sera définie suivant l’intérêt de l’ensemble des Malgaches et non celui des dirigeants. D’autant que l’un des problèmes majeurs du pays au cours des cinquante dernières années a été la volonté des dirigeants successifs d’indexer les Constitutions sur leur propre intérêt. « En conséquence, le peuple ne s’y reconnait pas », a avoué SEM Andry Rajoelina.

Lors de ce point de presse, il a affirmé sa confiance dans la capacité des « Raiamandreny » à conduire les futures discussions et croit que les Malgaches sont à même de construire un pays ouvert sur le développement.

En outre, le Président de la Haute Autorité de la Transition croît dans la capacité du pays à se développer. « Pendant une année, nous avons vécu sans aide extérieure. Néanmoins, nous avons pu gérer le pays convenablement. Actuellement, grâce à la coopération et aux investissements de nos amis Chinois, Madagascar a pu bénéficier d’énormes revenus ». Il a promis que la gestion de ceux-ci sera faite en toute transparence. D’ailleurs, SEM Andry Rajoelina a souligné que désormais, Madagascar pourrait se doter d’infrastructures modernes, suivant les besoins des Malgaches et pour la génération future.

« Nous allons élaborer une meilleure Constitution, une gestion transparente de l’État et un projet de société. Afin d’y parvenir, j’ai décidé, lors de ma déclaration du 12 mai 2010, de ne pas me présenter aux futures élections présidentielles. J’ai décidé de me consacrer à ma fonction de Président de tous les Malgaches et d’œuvrer pour leur bien. Je ne suis plus le Chef de file de la mouvance Rajoelina qui n’existe plus », a affirmé SEM Andry Rajoelina.

« Ensemble, nous allons réaliser le changement tant voulu et revendiqué par tous les Malgaches », a-t-il ajouté. (Fin de citation)

les-nouvelles.com/

IVème République : Une Constitution venant d'ailleurs ? (…)

Maxime Zafera, Patrick Rajoelina (haut fonctionnaire français du Ministère de l'Intérieur), Joël Andriambovozona, sont tous des Malgaches vivant à l'extérieur de Madagascar, donc de la diaspora. Malgré leurs qualités intrinsèques de juristes, les milieux universitaires et de la magistrature sont quand même étonnés et perplexes des critères de choix  de ces "experts". La constitution n'est pas uniquement et seulement une affaire de droit. Il y est question de l'organisation de la vie nationale et sous quel type de régime le pays sera confronté (un régime parlementaire, ou présidentiel, fédéral ou unitaire ou autonomie régionale, monarchique …) ; et tout cela enrobé des valeurs fondamentales de la culture et des traditions malgaches. Il aurait donc fallu faire un "melting pot" de compétences techniques, politiques (spécialistes en sciences politiques), culturelles. Une fois de plus on fera donc fi de la réalité nationale, et exit les hautes compétences locales. (…)

En plus parmi les 9 promus, il n'y a aucun constitutionnaliste de renom comme les Noël Rakotondramboa, Honoré Rakotomanana, Victoire Andriantahina Rajaonah, Lala Rajaoarisoa  ou encore… Jean Eric Rakotoarisoa. Mais semble-t- il, les quelques constitutionnalistes, reconnus à Madagascar, auraient refusé de participer à cet organisme.

courrierdemada.com/

Evènement de la FIGN : Le BIANCO dénonce la corruption généralisée

Le Bureau Indépendant Anti-Corruption (BIANCO) a adressé ses sincères condoléances aux familles des victimes et souhaite un prompt rétablissement aux personnes blessées au cours des affrontements du jeudi 20 mai 2010, à fort Duchesne. Les événements tragiques qui se sont déroulés au Camp Fort Duchesne pourraient être interprétés par certains comme ayant un lien avec l'affaire relative aux revendications par certains éléments des Forces d'Intervention de la Gendarmerie Nationale (FIGN) de la somme de 500 millions de Ariary qui leur aurait été donnée par l'ancien président de la République Marc Ravalomanana.

A ce sujet, des investigateurs du BIANCO ont fait partie d'une commission mixte d'enquête spécialement établie à cet effet. " Celle-ci a rendu ses conclusions à la fin du mois de février ", selon la déclaration du BIANCO. Ce dernier préfère attirer l'attention du public sur la recrudescence des pratiques de corruption. " Durant la crise, des manifestations à caractère politique auraient été associées à des paiements de sommes d'argent. Certains financements seraient même liés à des actes visant à porter atteinte à l'ordre public. De telles démarches mettent en danger la paix sociale et l'unité de la Nation ", affirme le BIANCO.

Prise de conscience

Seule la prise de conscience à la fois individuelle et collective permettra d'épargner la Nation d'un péril imminent, conséquence inévitable d'une corruption généralisée. Il convient de rappeler que la Nation Malagasy a opté pour la lutte contre la corruption dans le cadre de son effort de développement et d'éradication de la pauvreté en mettant en place un programme spécifique dont une loi, une stratégie et une structure de mise en œuvre qu'est le BIANCO.

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Le dernier salut.

28 Mai 2010, 17:05pm

Publié par rovahiga

Nous sommes tous aller trop loin ! Nous devons le reconnaitre. A l’allure où nous allons, soit on tombe bêtement dans le gouffre de la guerre civile, soit on se ressaisit pour tout mettre à plat et se soumettre à cette réconciliation tant exigée par maintenant, tout le monde. C’est le dernier salut.

Quelque chose nous interpelle pour avoir avancé cette solution. Les derniers évènements ne font que renforcer notre appréhension : des hommes continuent de mourir, des familles entières se disloquent, des chrétiens de toutes les religions s’ameutent pour la victoire de la foi sans autre précision, les militaires ne finissent pas de guérir de leurs plaies d’autres se croient obligés de prendre leur revanche. Pendant que dans chaque foyer la misère, la famine, les maladies, déciment les plus exposés. Il ne s’agit plus de désigner ou d’élire qui que ce soit, car il serait trop beau d’avancer et de croire qu’après les élections, ce serait le bonheur, le paradis. Il ne s’agit non plus d’attendre que la communauté internationale efface d’un coup de baguette magique nos malheurs. Nos pires ennemis en ce moment, ce sont nous-mêmes, notre égoïsme, notre orgueil, notre pauvreté en amour de notre prochain, de notre patrie !

Arrêtons !!! Laissons tout tomber de ce que nous avons comme soif de gloire, de richesse, et pensons à ces vingt millions d’hommes de femmes et d’enfants, et nous trouverons une raison réelle de croire en une autre république démocratique, juste et généreuse. On n’a pas le droit de traiter une partie du peuple, aussi infime qu’elle soit, comme des citoyens de seconde zone, des boucs émissaires à cause d’une pratique politique qui n’a jamais été claire. La preuve, 50 ans après l’indépendance, nous sommes toujours à définir ce qui serait bien pour ce peuple, mais dans son intégralité sans discrimination aucune. Nous nous trompons lourdement en pensant que les représailles feront un peuple sage et facilement manipulable. Gérer un pays en laissant de côté une partie de sa population est un suicide politique ou même un suicide tout court, et on n’aura pas assez de toute une vie pour effacer cette erreur. Vous aurez à payer très cher vos errements tôt ou tard.

Arrêtons pendant que tout le monde appelle de tous leurs vœux la réconciliation nationale, le grand pardon.   

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