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rov@higa

JUSTICE ET DROITS DE L'HOMME à MADAGASCAR (28/02/12)

29 Février 2012, 14:11pm

Publié par rovahiga

ARTICLES REMARQUES - FEVRIER 2012

 

28 février 2012

 <>  28 02 12 - Madagate - Madagascar-Pnud - Présentation du Rapport de suivi sur les OMD et du 21ème RMDH
La présentation du Rapport de Suivi des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) édité en 2011 et de la 21è édition du Rapport Mondial sur le Développement Humain (RMDH) a fourni l'occasion à la représentante du système des Nations unies et au premier ministre de faire le constat que  la majorité des engagements ne seront pas atteints en 2015. Le pays a failli à ses engagements de lutter contre la pauvreté, la faim et la maladie. Madagascar pourrait cependant se rapprocher de ses engagements dans quelques domaines tels que l’universalisation de l’école primaire, la promotion de l’égalité et l’autonomisation des femmes, la réduction de la mortalité infantile et infanto-juvénile, la lutte contre le VIH/SIDA, le paludisme et la tuberculose. Mais pour ce faire, il faudra redoubler d’efforts. Madagascar se trouve à la 151ème place au classement de l’IDH, en recul de deux points par rapport à l’année dernière.
Pour mémoire : les 8 objectifs et les 18 cibles des OMD pour Madagascar : 28 02 12 - Nations Unies - Vue d ensemble sur les indicateurs des OMD Madagascar

- 24 02 12 - vatofototra.com - Proposition de loi amnistie du Congrès de la Transition
Commentaire de Midi : "Si l’amnistie des faits et actes liés aux évènements politiques n’est pas discutée, celle concernant les personnalités politiques ou membres de partis est fort discutable. En effet, il est inconcevable que puissent être amnistiés, des politiciens ayant commis des infractions qui n’ont rien à voir avec la politique, comme l’émission de chèques sans provision, le viol, l’extorsion de fonds, la corruption, les trafics de toutes sortes (influence, bois de rose, or, pierres précieuses)… Si la proposition est voté sans amendements de l’article 2 in fine, ce sera l’impunité totale pour les politiciens, même s’ils se sont rendus coupables – entre 2002 et 2009 – de crimes et/ou délits de droit commun qui ne sont pas liés à la politique. L’exposé des motifs du projet de loi d’amnistie aurait dû exclure du champ de l’amnistie, les faits et actes extrapolitiques, fussent-ils commis par des politiciens, sauf à faire de ces derniers, une classe de « tsimatimanota »".
Le projet de loi qui circule actuellement au sein du gouvernement avant examen en conseil de gouvernement puis en conseil des ministres avant transmission au parlement, au cours d'une 4ème session extraordinaire qui se profile à l'horizon, présente de notables différences avec la proposition du Congrès, défendue par la mouvance Ravalomanana. Elle ne porterait notamment que sur les faits et actes qui se sont produits entre le 1er janvier et le 31 décembre 2009, excluant du champ d’application les crimes de sang, ainsi que les violations graves des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

<>  24 02 12 - Communiqué - La Banque mondiale adopte une stratégie intérimaire pour Madagascar
La Banque mondiale annonce la reprise de financement pour tous ses projets suspendus. Le portefeuille actuel de la Banque est composé de 14 projets d'un montant global de 900 millions de dollars. Le solde non décaissé, à disposition, s'élève à 220 millions de dollars. Une restructuration du portefeuille sera réalisée. Des fonds de certains projets seront alloués à des secteurs prioritaires. Cette reprise des décaissements entre dans le cadre du programme intérimaire de la Banque qui s'étale de début 2012 à juin 2013. Elle fait suite à un constat de dégradation dans divers secteurs. « Depuis les 3 années de crise marquées par la suspension des aides internationales, il a été constaté que la pauvreté s'est intensifiée. Nous faisons face à une détérioration de la gouvernance. Les analyses de la Banque mondiale montrent que Madagascar a perdu des points à ce niveau. L'accès aux services publics dans les secteurs santé et éducation s'éloigne des OMD. Si nous ne faisons rien, le coût de l'inaction sera important », déclare le représentant résident.

<>  Vient de paraitre : Outre-Terre - Revue européenne de géopolitique - n°30 - 2011/4 - Serge Harnay & Bernard Louis - Madagascar/Chine : les enjeux d’une diplomatie en plein essor
Les enjeux de la présence chinoise à Madagascar, pays considéré le plus asiatique d’Afrique, sont politiques et culturels en raison d’une présence humaine ancienne développée depuis la fin du XIX siècle, mais sont aussi devenus de plus en plus largement économiques. Comme de nombreux pays d’Afrique, Madagascar recèle de nombreuses ressources primaires, notamment pétrolières. Historique d'une présence chinoise  ancienne, influente et en développement, une coopération civile et militaire active, un commerce bilatéral en plein essor (Le Chine est le 1er fournisseur de la Grande Ile), zones d'ombre et revers de la présence chinoise, le virage diplomatique de 2009.
Dans le même numéro : Simon Yen - L’affairisme : hypostase (principe premier) des relations sino-malgaches

- 23 02 12 - L'Express - Simon Rajaona - Un cyclone politique rode
La conjoncture semble être à la tentation des mesures ou des initiatives extrêmes. La mise en œuvre de la feuille de route accuse des couacs, les médiateurs se prennent pour des proconsuls, l’opposition ne donne pas l’impression de vouloir la fin de la crise... . Des journaux partisans commencent à parler de l’imminence d’un remaniement. L’actuel gouvernement dit d’union nationale sauvera-t-il le pays et son chef d’un naufrage imminent ? La feuille de route a été signée dans l’enthousiasme général, mais on ne savait pas encore dans quel guêpier allait-elle fourrer le pays. La feuille de route consacre la désastreuse culture à palabres de l’Afrique. On parle, on parle et on n’avance pas. On négocie chaque pas et on tourne en rond.  La Grande Ile est dans la tempête.       

- 20 02 12 - Madagate - Traduction du cable WikiLeaks sur les armes commandées en 2009 par Marc Ravalomanana
Marc Ravalomanana aurait importé début 2009 des armes antiémeutes chinoises avec l’aide de l’Afrique du Sud, selon des informations publiées hier par WikiLeaks et reprise par Jeune Afrique et le site sud-africain news24.com : « Le principal parti d’opposition sud-africain, l’Alliance démocratique (DA), (…) a demandé (…) l’ouverture d’une enquête après la publication d’informations selon lesquelles Pretoria aurait facilité la livraison d’armes à l’ex-président lorsqu’il réprimait les manifestations contre son régime ». Son porte-parole a déclaré que  « le comité national de contrôle des armes conventionnelles (NCACC) devrait immédiatement autoriser une enquête sur des informations selon lesquelles Marc Ravalomanana a utilisé l’Afrique du Sud comme point de transit pour importer des armes anti-émeutes chinoises, avant le coup de force de 2009 qui l’a chassé du pouvoir ». Selon le député, « ce matériel a été exporté à destination des forces militaires ou paramilitaires juste avant le coup à Madagascar. Il y avait donc une forte probabilité que ce matériel anti-émeute ait été utilisé pour la répression interne».

- 18 02 12 - Communiqué de l'association "Unis et solidaires pour le respect des droits de l"homme"
L'association, dont le président est Fetison Rakoto Andrianirina,ancien chef de délégation de la mouvance Ravalomanana, dénonce "la persistance des violations des droits de l’homme à Madagascar ". Après en avoir dressé la liste, il en appelle à la SADC, à l'UA et demande la saisine de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples.

- 17 02 12 - Tribune - Communiqué de l'Alliance des Organisations de la Société Civile
Une frange significative de la société civile regrette de ne pas avoir été associée à l’élaboration des textes sur la CENI. L’AOSC, menée par Lalao Randriamampionona et Madeleine Ramaholimihaso, réclame une CENI « réellement indépendante ». « L’élaboration de cette commission s’est faite dans la précipitation. Nous en appelons ainsi à la conscience et à la diligence de tous les partis signataires de la feuille de route pour prendre les mesures appropriées », a-t-elle déclaré, annonçant son intention de saisir Omer Beriziky, premier ministre, et la Troïka. L’AOSC envisage cependant de présenter des candidats pour la CENI, contrairement au Club développement et éthique (CDE), de Serge Zafimahova.

- 16 02 12 - Medicap Madagascar - Rapport annuel 2011
Médicalisation et Aide aux Prisonniers (Medicap) publie son rapport annuel d'activité dans les prisons du Sud, du Sud-est et du Nord de Madagascar. L'association se dit satisfaite de la collaboration avec l’administration pénitentiaire et les organisations de la société civile. Ces dernières apportent une contribution de plus en plus pointue dans les domaines sensibles : accès des personnes détenues aux soins en milieu hospitalier, méthode de désinsectisation de locaux, lutte contre la malnutrition, actions relevant du juridique, des droits de l’homme et notamment des droits des personnes détenues...  Une collaboration étroite se développe notamment avec le CICR, Médecins du Monde, Handicap International, l'ACAT, l’Action Chrétienne pour le Développement Environnemental (ACDEM), le SPDTS (Syndicat des Professionnels Diplômés en Travail Social), avec le soutien de l'UE.                             

<> 15 02 12 - Tananews - Lettre ouverte du CCC à la Commission de l'UE
Le Collectif Citoyen de Madagascar (CCC), dont l'un des animateurs est le professeur Raymond Ranjeva, adresse une lettre ouverte à la Commision de l'UE. Il rappelle que  les accords de Cotonou et la Charte de l'UA sur la bonne gouvernance n’autorisent en principe, à l’auteur d’un coup d’Etat, ni la participation à la gestion d’une transition ni à l’organisation d’une élection, un principe qui n'a pas été respecté par la feuille de route. Le CCC dresse ensuite à l'inventaire des "violations permanentes des droits humains à Madagascar", par référence à la Déclaration universelle des droits de l'homme, et dénonce "la violation continue de la feuille de route". Le courrier fournit en annexe la liste des "détenus politiques" concernés par ces violations. Le CCC souhaite que l'UE et la France observe une attitude de retenue vis à vis du pouvoir de Transition et que la coopération se limite pour l'instant à l'aide humanitaire.

<>  15 02 12 - Madagoravox - Madagascar : les errements de la diplomatie française - 1ère partie
L'auteur tente de porter un éclairage sur les postures de la diplomatie française à propos de la crise malgache, postures  qui, d'après lui, relèvent d’autres mécanismes que la simple sauvegarde des intérêts d’opérateurs économiques.
La politique africaine de la France fait régulièrement l’objet de critiques parfois véhémentes : immédiatement taxée de néo-colonialiste si elle intervient , elle se voit à l’inverse reprocher une attitude d’abandon si elle n’intervient pas. La doctrine du « Non-ingérence mais Non-indifférence » s’est bâtie sur cette antinomie. Il est regrettable qu’une diplomatie se fonde, de fait, sur ce qui relève soit d’un constat d’impuissance, soit  d’une énorme hypocrisie : « Faites comme si je n’étais pas là ! … parce que  je suis là pour certains mais il ne faut pas le dire aux autres  ». C’est probablement en raison de cette ambiguïté, que  son interventionnisme dissimulé a généré un phénomène de rejet violent tant de la part des zanak’idada, fervents fidèles du président exilé, que de la part des partisans et zélateurs du pouvoir de transition. La diplomatie française veut absolument éviter un fiasco de l’ampleur ivoirienne qui mettrait une fois de plus à mal sa crédibilité internationale et sa position déjà bien dégradée sur le continent Africain.
     16 02 12 - 2ème partie

- 11 02 12 - L'Express - Chronique de Vanf - Gouvernez, Monsieur le premier ministre
Jean Omer Beriziky, devenu premier ministre depuis la feuille de route de septembre 2011, gagne notre confiance parce que, manifestement, il s'autonomise. «Respecter les engagements» : c'est son leitmotiv, avec consensus, dialogue et apaisement. Si ce comportement responsable avait été de mise, cette crise aurait pu se régler dès après la conclusion des accords de Maputo 1, Maputo 2, au pire Addis-Abeba. Gouverner, c'est restaurer l'autorité bafouée de l'État, dissiper le malaise de dualisme ou l'impression de vide, rassurer l'opinion quant à l'existence d'un cap. Apurement du passif des crises 1972, 1991, 2002 et 2009; réconciliation nationale ; élection crédible et reconnue par tout le monde : Madagascar doit fermer la parenthèse 2009. Jean Omer Beriziky en a la volonté mais il œuvre encore trop seul. Il faudra lui venir en aide.

<> 10 02 12 - Blog d'Alain Rajaonarivony - Omer, l'impuissance tranquille
Le journaliste revient sur les évènements marquants la période récente : le retour manqué de Lalao Ravalomanana, la coopération militaire française qui se poursuit et se renforce, alors qu'Andry Rajoelina et ses derniers fidèles sont en grande difficulté, rejetés de plus en plus ouvertement par la population, la grève des magistrats qui se poursuit depuis 2 mois, suite à l’assassinat du procureur de Tuléar par les forces de l'ordre, la perquisition de la DST au domicile du fils de l'ancien président, Tojo Ravalomanana. Autant d'évènements qui ont démontré que le premier ministre Omer Beriziky était mis en porte à faux et ne maîtrisait pas la situation. Le journaliste conclut : "Il faut avouer que si l’efficacité d’Omer Beriziky est pour l’instant proche de zéro, c’est quand même le plus sympa et le plus cool de la bande. Raison pour laquelle tous les regards se tournent vers lui et qu’on commence à le voir comme une alternative crédible pour mener le pays vers l’apaisement et une véritable réconciliation… Son impuissance semble être portée à son crédit par l’opinion. Il lui reste à le transformer en force morale et politique".

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 <> articles particulièrement signalés - <>doc documents à valeur permanente

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10 02 12 - L'Express - Humeur - Sylvain Ranjalahy - Délai stage
Si Transition voulait dire stage, elle serait sans délai. Un apprentissage à l'infini où on navigue à vue tout en changeant à chaque mile parcouru un commandant de bord. Le troisième qui est à la barre commence à s'emmêler les pinceaux se voyant doubler à tous les coups dans les décisions à prendre. Pour le moment, on n'a pas fait naufrage bien que le fameux paquebot soit désormais plein à ras bord, il reste deux tondus à embarquer. L'un, officier général de l'armée de mer, a décliné poliment l'offre étant donné qu'il a des difficultés à voir au large, même avec une longue vue et vu l'état du navire et le nombre de clients qui se bousculent au portillon pour cette croisière, dont la destination est inconnue. L'autre a tout simplement horreur du mal de mer. Mais ils sont peut-être des passagers de trop pouvant causer une tragédie... Déjà, le bateau commence à tanguer avec plus de 600 passagers à bord. La tension monte au sein de la population. . La crise devient ainsi de plus en plus sociale et économique et aucun remède ne figure, hélas, dans la Feuille de route.

<> doc
Vient de paraître : Madagascar, le coup d'Etat de mars 2009 - Solofo Randrianja - Ed. Karthala 336 p.
Cet ouvrage, composé de 11 contributions d'auteurs aux parcours variés, traite de divers aspects de ce coup d'Etat qui soulève questions et controverses, expression d'un malaise social et politique profond. Alors que les mouvements de démocratisation sont en développement dans de nombreuses parties du monde, Madagascar semble, depuis, régresser et glisser progressivement vers un climat de conflits qui divise en profondeur l'ensemble de la société et met à mal les institutions. A travers plusieurs textes, l'ouvrage décrit le déroulement et les mécanismes de cette alternance extraconstitutionnelle pour lancer des pistes de débats et de recherches sur les changements politiques à Madagascar et leur environnement, ainsi que sur la nature de la démocratie.
 Solofo Randrianja est professeur d'histoire politique contemporaine à l'Université de Toamasina et collabore avec plusieurs centres de recherche internationaux, tel Freeedom House. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont Sociétés et luttes anticoloniales. Madagascar 1896-1946 (Karthala, 2001). Il anime la section dédiée à l'histoire de la colonisation française sur H-Net et est le co-éditeur en chef de la revue Identity, Culture and Politics, an Afro Asian Dialogue. La Taiwan Foundation for Democracy l'a récemment commissionné pour travailler sur les formes non occidentales de la démocratie.
Présentation du blog Fijery : 12 02 12 - Des intellectuels sortent du silence et publient un livre sur le coup d'Etat à Madagascar

 
<>doc   06 02 12 - SeFaFi - Quelle amnistie et pour quoi faire - Communiqué du 03 02 12
La question controversée de l’amnistie se trouve au coeur du conflit politique depuis des mois. Le sujet divise l’opinion, et le SeFaFi lui-même peine à élaborer une ligne de pensée qui concilie les points de vue légitimes des uns et des autres. Sur cette question, bute aujourd’hui le schéma d’une sortie de crise sereine et durable. Anticipant sur cette sérénité et son caractère durable, l’article 16 de la feuille de route du 18 septembre 2011 précise qu’aucune élection ne peut avoir lieu sans l’adoption d’une loi d’amnistie. Derrière le mot « amnistie » toutefois, dont le sens exact échappe à beaucoup, se joue le sort de la transition et, pour une part, l’avenir du pays pour les années à venir. Le SeFaFi engage donc ici une réflexion destinée à éclairer le débat, afin que chacun puisse prendre position en connaissance de cause et que les politiciens agissent en fonction des enjeux nationaux et non pour satisfaire leurs prétentions égotistes, leurs ambitions politiques et leurs intérêts personnels.

<>  06 02 12 - L'Express - Courrier des lecteurs - Paul Rabary - Une mauvaise solution à de faux problèmes
Tout est bien qui finit bien, car après 3 années de crise politique, le partage de pouvoir tant réclamé par les « opposants » à la HAT et la communauté Internationale se concrétise enfin ! Pour un pays de 20 millions d’habitants, avoir un gouvernement de 35 ministres, et un parlement de 469 pensionnaires est-il-raisonnable ? Mais la politique, à Madagascar, a ses raisons, que la raison ne peut comprendre... La politique à Madagascar n’est ni la gouvernance de l’État, ni l’exercice de pouvoir, ni le souci de l’intérêt commun, ni l’affirmation des convictions par rapport à des questions sociétales, ni un engagement ni un dévouement pour une cause déterminée. La politique est juste une manière comme une autre de se servir sur le dos de la population, incrédule et permissive. Aucun parti politique n’a été conçu, créé, érigé pour une raison autre que de servir le président-fondateur. Aucun parti politique ne réfléchit et ne se positionne sur les sujets qui vont déterminer l’avenir et les valeurs de l’humanité et de notre pays en particulier. Force est de constater qu’avec la légèreté, la naïveté et l’incompétence de la SADC, cette feuille de route ne pose nullement les vrais problèmes et ne propose aucunement la vraie solution pour sortir Madagascar du cercle vicieux de la crise cyclique.

- 06 02 12 - Tribune - Edito - Anthony Ramarolahihaingonirainy - Enfin le réveil tardif des magistrats !
Le syndicat de la magistrature (SMM) va organiser les assises de la Justice. Mieux vaut tard que jamais ! Le réveil est quelque peu tardif mais un réveil quand même. L’instauration d’une justice indépendante, une réforme se voulant complète et adéquate passe obligatoirement par un travail de rééquilibrage des pouvoirs entre les trois entités constitutionnelles : l’Exécutif, le Législatif et le Judiciaire. Le moment aurait été propice pour le SMM de s'attaquer à cette question lors des travaux préparatoire à l'adoption de la Constitution de la IVème République mais il n'a pas su en profiter .Dommage qu’il ait fallu attendre la mort d’un collègue pour qu’il y ait enfin une prise de conscience...

- 03 02 12 - Collectif Tany - Demande de transparence sur les terres malgaches - Lettre ouverte de rappel à la HAT
Le Collectif Tany pour la défense des terres malgaches adresse un nouveau courrier au président de la Transition pour lui demander de faire toute la transparence sur les projets d'acquisition de terres par des étrangers. Les courriers adressés le 13 décembre et le 14 janvier sont restés sans suite. Le Collectif renforce donc sa requête d’une transparence totale sur les transactions passées, actuelles et prévues sur les terres afin que tous les citoyens aient une information complète, qu’il s’agisse de ventes, de locations ou de dons, précisant quelles institutions ou autorités en ont été les auteurs et en quelle année, les noms des acheteurs, locataires ou bénéficiaires des dons, les surfaces concernées, la nature des productions envisagées, la destination des produits. Il suggère la réalisation de cette transparence par internet, comme plusieurs pays dans le monde le font déjà.

- 03 02 12 - Tribune - Opinion - Madagascar : comment la croissance est étouffée
Madagascar subit actuellement la règle selon laquelle un coup d’État s’avère catastrophique pour l’économie. En 2009, Andry Rajoelina a fait son coup d’État : l’économie malgache s’est repliée de 3,7% la même année. En 2010, l’île a affiché une croissance modeste de 0.3 %. On estime qu’elle pourrait se situer à 2% à la fin de 2012, toutes choses restant égales par ailleurs. On est loin de son taux record de 9,8% en 2003. Néanmoins, les économistes admettent que le potentiel de croissance de ce pays est important, pourvu que l’on regarde minutieusement les vrais problèmes qui contraignent principalement l’investissement privé : risques sur l’appropriabilité privée des rendements de l’investissement, rendement social de l’investissement et coût élevé de financement.

<> 02 02 12 - L'Express - André Rasolo - Une proposition pour s'en sortir
Après une conquête du pouvoir par la rue, l'élection est un passage obligé pour revenir à l'ordre constitutionnel. Quand le Président de la Transition veut passer aux élections le plus tôt possible, on ne peut que lui donner raison. Il lui revient alors de créer les conditions nécessaires pour qu’elles soient selon les normes mais il ne cesse d’entretenir les rapports conflictuels de 2009. Ce blocage entraine à son tour le blocage du recours aux urnes. Si la priorité du pouvoir de Transition est d'organiser les élections dans les meilleurs délais, il a l'obligation de donner un signal fort de son engagement à arrêter les violences au nom du pardon et de la réconciliation .La crise a trop duré. Je suis convaincu qu'après les bons offices de la SADC, le dialogue malgacho-malgache constitue la seule voie nous permettant de passer aux élections dans les meilleures conditions.Le temps joue contre nous, notre pays est au bord du gouffre. Il y a urgence.

- 02 02 12 - La Gazette - Collectif pour le changement - 7 février, un test de salubrité politique
Dans quelques jours, la mémoire du pays a rendez-vous avec la date du 7 février. En 2009, la garde présidentielle a ouvert le feu ce jour-là sur une foule de manifestants. Bilan : une cinquantaine de morts, de nombreux blessés et des disparus ... Du 7 février, que reste-t-il dans la mémoire collective des Malgaches ? Le véritable danger n’est pas le retour de Marc Ravalomanana, c’est l’oubli facile. Dans tout ce buzz autour de l’amnistie, les responsables oublient l’essentiel. C’est la deuxième fois, que les autorités tirent sur des milliers de civils sans défense pour défendre leur pouvoir et y rester ad vitam aeternam. Comment en est-on arrivé là ?

<>  Vient de paraitre : Outre-Terre - Revue européenne de géopolitique - n°30 - 2011/4 - Serge Harnay & Bernard Louis - Madagascar/Chine : les enjeux d’une diplomatie en plein essor
Les enjeux de la présence chinoise à Madagascar, pays considéré le plus asiatique d’Afrique, sont politiques et culturels en raison d’une présence humaine ancienne développée depuis la fin du XIX siècle, mais sont aussi devenus de plus en plus largement économiques. Comme de nombreux pays d’Afrique, Madagascar recèle de nombreuses ressources primaires, notamment pétrolières. Historique d'une présence chinoise  ancienne, influente et en développement, une coopération civile et militaire active, un commerce bilatéral en plein essor (Le Chine est le 1er fournisseur de la Grande Ile), zones d'ombre et revers de la présence chinoise, le virage diplomatique de 2009.
Dans le même numéro : Simon Yen - L’affairisme : hypostase (principe premier) des relations sino-malgaches

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RESOLUTIONS DU CONGRES NATIONAL EXTRAORDINAIRE DU SECES

27 Février 2012, 10:52am

Publié par rovahiga

RESOLUTIONS DU CONGRES NATIONAL EXTRAORDINAIRE DU SECES des 22 et 23 février 2012  

à la Faculté DEGS

de l'Université d'Antananarivo

 

Thème: « Le SECES pour l'amélioration du système éducatif à Madagascar »

 

D'abord, le Congrès National extraordinaire du SECES qui a vu la participation des Enseignants-

Chercheurs et Chercheurs-Enseignants de l'Enseignement Supérieur de Madagascar a procédé à l'écoute des rapports des présidents des six sections.

Ensuite, l'Assemblée générale a traité le thème du Congrès par le biais de trois commissions dont les rapports ont été adoptés en séance plénière.

 

1.DES REVENDICATIONS:

A~-CONSTAT

1) Historique

Le SECES a d'abord fait un historique des textes sur lesquels se focalise ce congrès national extraordinaire:

~ Loi portant statut particulier des Enseignants Chercheurs et Chercheurs Enseignants votée en

septembre 2003

~ Le décret d'application n02009-1214fixant les taux des indemnités allouées aux Enseignants-Chercheurs

et Chercheurs-Enseignants de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

~ Le décret d'application n02009-1215fixant le taux de l'indemnité de recherche et d'investigation allouée

aux enseignants-Chercheurs et Chercheurs-Enseignants de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche

Scientifique

~ Le décret d'application n02009-1216 portant application de la loi n02oo3-OOO8du 5 septembre 2003

modifiant et complétant certaines dispositions de la loi n095-o23du 6 septembre 1995 portant statut

des Enseignants et Chercheurs de l'Enseignement Supérieur. Les trois décrets d'application ayant été

signés en Octobre 2009.

 

2) Situation actuelle

Les points suivants ont été mis en exergue :

> les nouveaux traitements des Enseignants Chercheurs et Chercheurs Enseignant sont déjà été inclus en

totalité dans l'ordonnance portant loi de finances 2010

~ Ceux-ci ont été confirmés et maintenus dans la loi de finances rectificative 2010 malgré l'absence de

financement des bailleurs de fonds traditionnels.

~ Lalecture des lois de finances 2011 et 2012 confirme le maintien des dispositions de la loi de finances

2010. ..

~ Une partie infime des indemnités de recherche a été octroyée « hors-mécano» depuis janvier 2011 et

suspendue depuis janvier 2012. .

~ Les promesses de résolution échelonnée ont été retenues suite à des dialogues avec les responsables

mais n'ont pas été tenues.

B-RESOLUTIONS

Réitérant le caractère légal, légitime et applicable de ses revendications actuelles, le SECES:

~ reprendra les activités pédagogiques et de recherche au sein des SIX Universités de Madagascar dès

satisfaction totale des trois décrets cités ci-dessus

~ persiste sur la réclamation de la démission du Ministre des Finances et du Budget

> -Souhaite le renforcement de la solidarité du SECES avec la Confédération des Grands Corps de l'Etat

Par ailleurs, le Congrès dénonce avec vigueur les pressions contraires à la déontologie perpétrées par le

Président de l'Université de Mahajanga.

 

Il. DUSYSTEMEDUCATIFNATIONAL:

A-CONSTAT .

Le SECES a constaté

~ l'absence d'une politique nationale de l'éducation à tous les niveaux: 1, 2, 3, universitaire.

~ le manque de continuité et de cohésion de la base avec l'université. '

~ le manque de cohérence de l'éducation avec les exigences du marché de travail.

~ que chaque ministre nommé, veut laisser ses empreintes provoquant la discontinuité des efforts et des

acquis.

~ une forte dépendance du Ministère vis à vis des bailleurs de fonds étrangers qui avancent des

innovations non concordantes aux aspirations locales. .

~ l'absence d'éthique et d'intégrité chez certains professionnels de l'éducation découlant des conditions

de vie précaires.

B-RESOLUTIONS ,

Le Congrès propose la mise en place d'une COMMISSION NATIONALE POUR L'EDUCATION ET LA

RECHERCHE dirigée par les Enseignants-Chercheurs et les Chercheurs-Enseignants pour:

~ débattre la mise en place d'une politique nationale d'un système éducatif pérenne

~ instaurer la cohérence verticale de l'enseignement de base à l'enseignement supérieur

~ étudier les conditions d'une bonne adéquation formation/emploi de concert avec les partenaires

~ Réfléchir sur l'éthique, l'intégrité et la responsabilité de tous les acteurs ouvrants au sein du système

éducatif

~ renforcer les capacités de négociation avec l'Etat et les bailleurs

III. DES AFFAIRES NATIONALES:

A-'CONSTAT

Le Congrès a constaté que l'Etat de non droit dénoncé lors du dernier Congrès National et des

différentes sessions du Conseil National a empiré. Il réitère la nécessité et l'urgence de la mise en place

impérative d'un véritable Etat de droit basé sur le socle démocratique.

B-RESOLUTIONS

Face à cette situation désastreuse, le Congrès a pris les résolutions suivantes:

1) l'organisation d'une conférence nationale à laquelle toutes les forces vives de la Nation sont exhortées à

participer afin de trouver ensemble les moyens de mettre fin à la transition actuelle et organiser les élections

acceptées par tous. Cette conférence nationale va creuser les pistes suivantes:

~ l'Amnistie accordée à tous ou à personne

~ la gestion de la Transition: soit par uniquement la Confédération des grands corps de la Nation,

soit par la Confédération des grands corps de la Nation et les autorités militaires, soit par la

Confédération des grands corps de la Nation avec la Présidence du Doyen des Présidents du

Sénat élus ou dirigé collégialement par les Représentants des régions sur base d'un cadre légal

reconnu par tous, soit par une autre formule à trouver d'un commun accord.

,.. 1es élections à propos desquelles le SECES recommande à ce que les candidats aux

présidentielles doivent présenter leur équipe, leur projet de société et arrêter ensemble un

code électoral de manière à permettre l'organisation d'élections acceptées par tous,

~ une nouvelle Constitution doit être votée avant les élections présidentielles..

2) la mise en place un Comité de réflexion, dirigé par le nouveau, bureau national du SECES, sur les affaires

nationales afin d'examiner les points fondamentaux suivants:

~ déceler la racine des maux qui bloquent le pays et proposer des solutions pérennes;

~ définir les actions concrètes à mener en vue du développement.

 

Enfin, après l'adoption des résolutions, les congressistes ont procédé à l'élection du Bureau National

composé de :

- Président: Simon Richard RAKOTONDRAINIBE

-SixVice-présidents nationaux:

- Antananarivo: Hajanirina RAKOTOMANANA

- Antsiranana : RAKOTOBE

- Fianarantsoa: Célestin TSIAVALlKY

- Mahajanga: Geoslin RAKOTOVELO

- Toamasina: Jerôme VELO

- Toliara : Jean Robert SOLO

-Secrétaire Général: Gilbert RASOLOMAMPIANDRY

- Secrétaire Général adjoint: Reine RASOANIMANANA RAZAFIMAHEFA

-Trésorier: Bruno RAJAONARISON

- Trésorier adjoint: Dabe RAKOTONAVALONA

Ont participé au vote: 20 congressistes d'Antsiranana , 30 de Fianarantsoa, 06 de Mahajanga, 06 de

Toamasina, de Toliara et 150 d'Antananarivo. Soit au total 221 votants.

 

Fait à Antananarivo, le 23 février 2012

 

Le Président National :                        Simon Richard RAKOTONDRAINIBE

Le Vice-Président d’Antsiranana        RAKOTOBE

Le Vice-Président de Mahajanga        Géoslin RAKOTOVELO

Le Vice-Président de Toamasina         Jérôme VELO

Le Vice-Président de Fianarantsoa      Célestin TSIVALIKY

Le Vice-Président de Toliara               Jean Chrystophe RAHARY

Le Vice-Président d’Antananarivo      Hajanirina RAKOTOMANANA

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