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rov@higa

AVIS A NOS VISITEURS

29 Septembre 2010, 22:00pm

Publié par rovahiga

 

AVIS A NOS VISITEURS

 

Pour des raisons indépendantes de notre volonté, nous  ne pourrons reprendre  nos publications que le 1er Octobre 2010 (Vendredi prochain). Nous vous présentons nos excuses pour ce contretemps.

 

A vendredi ! Vifs remerciements.

 

rovahiga

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MADAGASCAR ET LA FRANCAFRIQUE

29 Septembre 2010, 17:56pm

Publié par GTT International

COMMUNIQUE

 

Cela fait maintenant plus de 18 mois que les putschistes se sont emparés du pouvoir à Madagascar entraînant le pays dans une situation désastreuse dans tous les domaines. Les institutions de la République et notamment la justice sont totalement déstructurées. Plus d’un demi-million de personnes sont victimes du chômage.  L’insécurité règne dans tout le pays. En mars 2009, en effet, Andry Rajoelina, l’ancien DJ avec ses amis putschistes, ont volé au peuple malagasy sa victoire, celle de la réélection de Marc RAVALOMANANA 2 ans auparavant. Ils lui ont confisqué la démocratie et la France est co-responsable en apportant son soutien très actif aux putschistes. 

L’on se rappelle de la précipitation avec laquelle la France a nommé son ambassadeur aussitôt que le Président élu démocratiquement fut renversé. 

L’on se souvient des conseils prodigués par des personnalités politiques françaises au jeune chef des putschistes.

Que dire de la présence remarquée de la délégation française conduite par M. Joyandet, alors Secrétaire d’Etat à la Coopération, aux côtés de TGV lors des négociations à Prétoria ? 

Que dire de l’invitation par M. Sarkozy des militaires et représentants de ce régime non reconnu et sous sanctions internationales, ceux-là même dont les mains sont pleines de sang, aux festivités du 14 juillet dernier ? C’est une injure aux valeurs humanistes et universelles de la République. Honte à la France. Honte au pays des Droits de l’Homme.

Quelle interprétation peut-on donner à tout cela sinon une reconnaissance et un soutien à un régime illégal, criminel, mafieux et terroriste.

A ce jour, le peuple malagasy refuse cette confiscation brutale et forcée de leur vote. Malgré les crimes, persécutions et intimidations des forces de répression, le peuple continue à manifester son désaccord et œuvrer pour le retour à l'ordre constitutionnel dans toute l'île.

Nous demandons à la France de respecter le choix du peuple Malagasy et de se ranger aux côtés de la Communauté Internationale en appliquant les décisions prises par l’UA et confirmées par la SADC le 18 Août 2010, à savoir :

la poursuite du processus de sortie de crise dans un contexte neutre, inclusif et consensuel, basé sur les Accords signés de Maputo et Addis Abeba,

le maintien des sanctions internationales jusqu'au retour à l'ordre constitutionnel; sanctions prononcées par l’Union Africaine, en mars 2010, à l’encontre de 109 personnes avec Andry Rajoelina en tête. 

Nous appelons enfin la France à abandonner cette pratique d’un autre temps qu’est la FRANCAFRIQUE, source de tant de malheur, de conflits et de pauvreté pour tout le continent africain. La France, pays de la liberté et des droits de l’homme, ne doit pas imposer au peuple africain ses pantins pour diriger le pays. 

Il est tout à fait légitime que la France veille sur ses intérêts mais, cela ne doit pas se faire au détriment de ceux des Africains. 

Il est venu le temps de mettre en place une vraie politique bi ou multilatérale où les pays se respectent mutuellement. N’avez-vous pas dit, Monsieur le Président dans une entrevue, que « la notion de pré carré a vécu » ? 

GTT International – Collectif de la Diaspora malagasy dans le monde
15, rue des Savoises – 1205 GENEVE - CH 
  
Président Gilbert Darsot Rasolofoniaina 
Vice-Président: Raharimbahoaka Andriahobijaona

 

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Fin officielle de la LIBERTE à Madagascar ?

29 Septembre 2010, 15:17pm

Publié par sobika.com/

Projet de constitution : Fin officielle de la LIBERTE à Madagascar ?

sobika.com/

 

http://u.jimdo.com/www31/o/s05214760ce221b35/img/id13ee69f8f20ad0d/1282887049/std/image.jpg

Photo: u.jimdo.com/

 

Nous reviendrons plus tard sur les dispositions du projet de Constitution, pour nous concentrer sur un point précis de celle ci : En effet, un fait assez INCROYABLE dans le projet de constitution qui a été présentée : la LIBERTE " Fahafahana " disparait de la devise malgache pour être remplacée par " Amour  - Fitiavana " ! Ces soit disant experts juridiques sont loin d'être des experts de la vie en société. Ne savent-ils donc pas que sans LIBERTE, il n'y a pas d'AMOUR possible ! Depuis la nuit des temps, les sociétés, les nations, se battent en premier lieu pour leur liberté ? Ont-ils oublié que pour qu'une société puisse vivre ensemble en harmonie, il faut qu'elle porte en elle avant toute chose la LIBERTE ? Liberté d'agir, liberté d'entreprendre, liberté de pensée, liberté d'opinion, liberté d'aimer, liberté de se déplacer, liberté de culte etc...

Mais quelle mouche à piquer ces pseudo experts ??? Sur ce point précis, il faut que tous les malgaches disent NON à la suppression de la LIBERTE dans la devise malgache, car c'est la garante contre les abus de pouvoir ! Par ailleurs, remplacer la devise LIBERTE par AMOUR, qu'est ce que cela veut dire ??? AMOUR de qui ? De celui qui sera au pouvoir et qu'il faudra aduler comme cela se passe dans les DICTATURES. La LIBERTE se décrête mais pas l'AMOUR.

L'amour est de l'ordre du libre choix individuel. On ne doit pas obliger à l'amour de l'autre, de soi, de dieu ou de n'importe qui, alors que la LIBERTE est inaliénable à l'homme. Elle doit se gagner tous les jours et dans tous les domaines. La LIBERTE n'est jamais acquise au point de l'enlever de la devise nationale. Un tel acte est même liberticide ! Déjà, nous pouvons dire non à cette Devise digne d'un KIM IL SUNG ou d'un FIDEL CASTRO. Vive la LIBERTE et vive la LIBERTE d'AIMER !  Faites passer le message car avec la fin officielle de la LIBERTE dans la Constitution, c'est notre avenir et celui de nos enfants qui est en jeu.

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ROVACTU du 29/09/10

29 Septembre 2010, 12:42pm

Publié par rovahiga

 

 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:bEHu0tEeg4fRCM:http://www.univ-antananarivo.mg/IMG/jpg/degs_1.jpg&t=1

Photo: Université d'Antananarivo

 

LE PROJET DE CONSTITUTION

Le Conseil Consultatif Constitutionnel et le Conseil des Ministres continueront de se pencher sur le projet de constitution après la séance d’hier. Une soixantaine de dispositions sur les 150 articles du projet ont été épluchées selon la presse. Des amendements ont été faits « mais sans changer la forme ni le fond » (???). Pour rassurer les participants et surtout pour devancer ceux qui ont la critique facile, il a été annoncé que c’est le Parlement de la transition de la HAT qui sera chargé de valider le projet avant le reférandum ! Gageons que ces amendements passeront comme une lettre à la poste avec l’aide de ces parlementaires désignés par la HAT. Et tout cela dans un minimum de temps, vu que la propagande débutera dans quelques jours, en même temps que la campagne de sensibilisation et d’explication que le CCC va entreprendre.

Un quotidien de la place a relevé le changement de la devise de la république : « Amour – Patrie – Progrès ». « L’élimination de « Liberté » semble dénoter une tendance à l’autoritarisme, voire à la dictature, indésirable en ce troisième millenaire. Le Conseil Consultatif Constitutionnel (CCC) veut inciter la population à se mettre en action afin d’accroître le taux de natalité... » (La gazette de la grande ile). Un mal d’amour certain, mais conjugué avec un nouvel adage « Faites l’amour mais aussi la guerre ! » toute dictature appelant à la guerre n’est-ce-pas ?  

Tenez, il parait qu’on a rayé l’anglais de la liste des langues officielles. Encore une trace de Ravalomanana qui disparait.

 

ONU – SADC - CNOSC

Après les entrevues de la délégation malgache dans les immenses couloirs de l’ONU avec la ministre Sud Africaine Maite Nkoana-Mashabane, cette dernière a réagi aux informations émises faisant état de l’aide qui pourrait être apportée à la HAT concernant les processus suivis à Madagascar dans la recherche de solution à la crise. Si le ministre des affaires étrangères malgache affirme avoir obtenu cette aide, la réalité diffère de cette déclaration. L’Afrique du Sud réitère son encouragement aux autorités malgaches d’appliquer les résolutions prises et les accords signés (Maputo) pour une rapide reconnaissance de la Communauté Internationale.  La ministre explique que les sanctions prises contre le pouvoir de fait ne sont pas pour punir le peuple malagasy, mais plutôt pour aider les autorités à aller plus vite dans la recherche d’une sortie de crise en rétablissant l’ordre constitutionnel.

Contre attaque de la partie malagasy : on annonce l’installation prochaine d’un bureau de liaison de l’ONU pour accélérer la médiation internationale. Qu’en est-il vraiment ? Le double language pratiqués par le pouvoir de fait laisse les observateurs et le peuple dans l’expectative. Si par contre, cela se confirme, cela voudrait-il dire que la SADC, l’UA et le GIC seraient forfaits ? Nous ne croyons pas du tout à un conflit d’intérêt entre des missions internationales qui s’étalerait sur la place publique. Tout le monde gagnerait à ce que la réalité ne soit maquillée ou détournée qu’on se le dise, car ce serait d’une mauvaise foi qui se retournerait tôt ou tard contre ses initiateurs.

 

En attendant, la fermeture prochaine du bureau du FMI confirme un échec cuisant pour la HAT après le soi-disant succès de la conférence nationale et la suite des opérations concoctée par le pouvoir de fait. A l’heure où le fonds manque le plus, c’est à perdre la forme même à plusieurs kilos de trop ! C’était juste pour dire quelque chose, nous savons très bien que pour ces gens là, être au lit avec des bombes artisanales n’empêche pas du tout de dormir.

 

La CNOSC en tout cas, continue à faire ses démarches en vue d’organiser la conférence nationale souveraine ignorée par les pro-HAT mais avec la bénédiction de la Communauté Internationale. La venue de Léonardo Simao du GIC annoncée pour ce jour, va certainement apportée de nouvelle clarté dans toutes ces zones d’ombre dans lesquelles certains se plaisent à demeurer remettant au goût du jour le proverbe malgache « mpamisavy mandeha alina aza fantatry  ny olona » (même les sorciers qui évoluent la nuit sont connus du public).

 

GREVE  DES MAGISTRATS

Andry Rajoelina et le SMM : La rencontre prévue hier n’a pas eu lieu faute de confirmation de la part du PHAT. Le président du SMM a tenu à mettre les points les « i » : « Nous n’avons pas demandé à être reçu par le PHAT ». Nous reprendrons le travail dès que nous avons entre les mains le décret d’application qui répond à notre revendication.

Cette  grève des magistrats qui s’est étendue dans toute l’ile affaiblira de façon sûre le pouvoir en place si la solution tarde à venir. Mais le pouvoir de la HAT pourrait ne pas avoir les moyens de sa politique.

 

UNIVERSITE D’ANTANANARIVO

Le ministre de l’enseignement supérieur, Tongavelo Athanase après avoir à plusieurs reprises jouer au pompier, et pointé du doigt par les étudiants et certainement par une bonne partie du personnel administratif et technique d’Ankatso comme inapte à résoudre les problèmes des universités, fait l’objet d’une exigence de remplacement par les manifestants. Un ultimatum de 24 heures fut lancé pour ce faire. Cette revendication ayant peu de chance d’aboutir, la suite réservée à l’affaire s’annonce des plus explosifs.    

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PROJET DE CONSTITUTION pour la IVè république

28 Septembre 2010, 20:03pm

Publié par rovahiga

SOURCE: Courrier de Madagascar

 

 

 

PROJET DE CONSTITUTION PRESENTE PAR LE COMITE CONSULTATIF CONSTITUTIONNEL

 

PRÉAMBULE

 

Le Peuple malagasy souverain, 
Affirmant sa croyance au Dieu créateur, 

Résolu à promouvoir et à développer son héritage de société vivant en harmonie et respectueuse de l’altérité, de la richesse et du dynamisme de ses valeurs culturelles et spirituelles à travers le « fanahy maha-olona », 

Convaincu de la nécessité pour la société malgache de retrouver son originalité, son authenticité et sa malgachéité, et de s’inscrire dans la modernité du millénaire tout en conservant ses valeurs et principes fondamentaux traditionnels basés sur le fanahy malagasy qui comprend « ny fihavanana, ny fifanajàna, ny fitandroana ny aina, ny marimaritra iraisana », 

Conscient qu’il est indispensable de mettre en oeuvre un processus permanent de réconciliation nationale et d’instaurer à cette fin une Institution neutre et impartiale, 

Convaincu que le Fokonolona, organisé en Fokontany, constitue un cadre de vie, d’émancipation, d’échange et de concertation participative des citoyens, 

Persuadé de l’importance exceptionnelle des richesses de la faune, de la flore et des ressources minières à fortes spécificités dont la nature a doté Madagascar et qu’il importe de préserver pour les générations futures, 

Constatant que le non-respect de la Constitution ou sa révision en vue de renforcer le pouvoir des gouvernants au détriment des intérêts de la population sont les causes des crises cycliques, 

Considérant la situation géopolitique de Madagascar et sa participation volontariste dans le concert des nations, et le pays faisant siennes : 

- La Charte internationale des droits de l’homme ; 
- La Charte africaine des droits de l’homme et des peuples ; 
- Les Conventions relatives aux droits de l’enfant ; 
- Les Conventions sur les droits de la femme ; 
- Les Conventions relatives à la protection de l’environnement, 

Considérant que l’épanouissement de la personnalité et de l’identité de tout Malagasy est le facteur essentiel du développement durable et intégré dont les conditions sont : 

- la préservation de la paix, la pratique de la solidarité et le devoir de préservation de l’unité nationale dans la 
mise en oeuvre d’une politique de développement équilibré et harmonieux; 
- le respect et la protection des libertés et droits fondamentaux ; 
- l’instauration d’un État de droit en vertu duquel les gouvernants et les gouvernés sont soumis aux mêmes 
normes juridiques, sous le contrôle d’une Justice indépendante ; 
- la lutte contre l’injustice, la corruption, les inégalités et la discrimination sous toutes ses formes ; 
- la gestion rationnelle et équitable des ressources naturelles pour les besoins du développement de l’être 
humain ; 
- la bonne gouvernance dans la conduite des affaires publiques, grâce à la transparence dans la gestion et la responsabilisation des dépositaires de la puissance publique ; 
- la séparation et l’équilibre des pouvoirs exercés à travers les procédés démocratiques ; 
- la mise en oeuvre de la décentralisation effective, par l’octroi de la plus large autonomie aux collectivités 
décentralisées tant au niveau des compétences que des moyens financiers ; 
- la préservation de la sécurité humaine. 


TITRE PREMIER 

DES VALEURS ET PRINCIPES FONDAMENTAUX
SOUS-TITRE PREMIER
DU FIHAVANANA


Article premier.
- La société malgache hérite de la sagesse ancestrale basée sur le « fanahy malagasy » qui privilégie 
le « fihavanana », un cadre de vie permettant un « vivre ensemble » sans distinction de région, d’origine, d’ethnie, de 
religion ni de sexe. 

Article 2. – 

1 - Le Cercle de Préservation du Fihavanana (Seha-piahiana ny Fihavanana) veille à la prévention de crise et de conflit de toute nature pouvant porter atteinte aux vertus des valeurs ancestrales entre les Malgaches en vue de préserver l’unité nationale. 

2 - Le Cercle de Préservation du Fihavanana est composé de Raiamandreny ou Olobe représentant, à parité égale entre hommes et femmes, les associations ou organisations traditionnelles et socioprofessionnelles de toutes les provinces autonomes de la République. Les Raiamandreny, ou Olobe, sont choisis en raison de leur notoriété morale et de leurs compétences en matière de valorisation de la culture et des acquis traditionnels, d’une part, et en matière de prévention et de résolution des crises et des conflits, d’autre part. 

3 - Pour la valorisation de la culture et des acquis traditionnels, la résolution et la prévention des conflits, le Cercle de Préservation du Fihavanana peut être saisi par toute autorité, tout pouvoir public, tout parti politique, tout groupement et association de la société civile, des risques graves d’atteinte à la société malagasy. Il met en oeuvre tous les moyens susceptibles d’éviter la rupture du lien sociétal interne malagasy. 

4 - Dans les cas de détérioration du Fihavanana, accompagnés de crimes ou de délits ayant porté atteinte à la santé ou à la vie des personnes, le Cercle de Préservation du Fihavanana peut, pour le rétablissement du Fihavanana, instaurer trois comités chargés de l’aider : un comité d’enquête et de vérité, un comité de repentir et de pardon, un comité de réparation et d’indemnisation. 

5 - Concernant les auteurs présumés ou reconnus coupables de crimes, de délits, de fautes et de manquements ayant entraîné des victimes et une détérioration du Fihavanana, après un processus de vérité, le Cercle de Préservation du Fihavanana propose au Gouvernement et au Parlement les cas pour lesquels une loi d’amnistie apparaît opportune, et les cas dans lesquels la demande d’amnistie ne constitue pas un aveu. 

6 - Concernant les victimes et leurs ayants droits, le Cercle de Préservation du Fihavanana précise les dossiers au profit desquels une indemnisation par le Fonds national d’indemnisation des victimes s’impose. 

7 - Une loi organique précise les modalités d’organisation et de fonctionnement du Cercle de Préservation du Fihavanana et du Fonds national d’indemnisation des victimes.

SOUS-TITRE 2 

 
 
DE L’ETAT REPUBLICAIN


Article 3.- Le Peuple Malagasy constitue une Nation organisée en Etat souverain, unitaire, républicain et laïc. 
Cet Etat porte le nom de « République de Madagascar ».

La démocratie et le principe de l’Etat de droit constituent le fondement de la République. Sa souveraineté s’exerce dans les limites de son territoire. 

Nul ne peut porter atteinte à l’intégrité territoriale de la République. 

Le territoire national est inaliénable. 

La vente de terrain et le bail emphytéotique au profit des étrangers excédant une durée de trente ans sont interdits. Les modalités et les conditions des baux au profit des étrangers sont déterminées par la loi. 

Article 4.- L’Etat affirme sa neutralité à l’égard des différentes religions. 

La laïcité de la République repose sur le principe de la séparation des affaires de l’Etat et des institutions religieuses et de leurs représentants. 

L’Etat et les institutions religieuses s’interdisent toute immixtion dans leurs domaines respectifs. 

L’Etat ne subventionne ni ne finance les institutions religieuses. 

Aucun Chef d’Institution ni membre de Gouvernement ne peuvent faire partie des instances dirigeantes d’une Institution religieuse, sous peine d’être déchu par la Haute Cour Constitutionnelle ou d’être démis d’office de son mandat ou de sa fonction. 

Article 5.- La République de Madagascar est un Etat reposant sur un système de Collectivités Territoriales Décentralisées organisées à l’intérieur des Provinces autonomes, dont les compétences et les principes d’autonomie administrative et financière sont définis et garantis par la Constitution.

Les provinces autonomes sont : 
- Antananarivo ; 
- Antsiranana ; 
- Fianarantsoa ; 
- Mahajanga ; 
- Toamasina; 
- Toliara. 


Article 6.- La République de Madagascar a pour devise : « Fitiavana – Tanindrazana – Fandrosoana ». 

Son emblème national est le drapeau tricolore, blanc, rouge, vert, composé de trois bandes rectangulaires d'égales dimensions, la première verticale de couleur blanche du côté de la hampe, les deux autres horizontales, la supérieure rouge et l'inférieure verte. 

La langue nationale est le malagasy. 

L'hymne national est " Ry Tanindrazanay malala ô ! 

La Capitale de la République de Madagascar est Antananarivo. 

Les sceaux de l'Etat et les armoiries de la République sont définis par la loi. 

Les langues officielles sont le malagasy et le français. 

Article 7. - La souveraineté appartient au peuple, source de tout pouvoir, qui l'exerce par ses représentants ou par voie de référendum. Aucune fraction du peuple ni aucun individu ne peuvent s'attribuer l'exercice de la souveraineté. 

L’organisation et la gestion de toutes les opérations électorales relèvent de la compétence de la Commission Electorale Nationale Indépendante ou CENI. 

La loi organise la structure et les modalités de fonctionnement de ladite Commission. 

Sont électeurs dans les conditions déterminées par la loi tous les nationaux des deux sexes jouissant de l’exercice de leurs droits civils et politiques. La qualité d'électeur ne se perd que par une décision de justice devenue définitive. 

Article 8. - La loi est l'expression de la volonté générale. Elle est la même pour tous, qu'elle protège, qu'elle oblige ou qu'elle punisse. 

Tous les individus sont égaux en droit et jouissent des mêmes libertés fondamentales protégées par la loi sans discrimination fondée sur le sexe, le degré d'instruction, la fortune, l'origine, la race, la croyance religieuse ou l'opinion. 

La loi favorise l’égal accès et la participation des femmes et des hommes aux emplois publics et aux fonctions dans le domaine de la vie économique et sociale. 

Article 9. - La loi détermine le montant, les conditions et les modalités d'attribution des indemnités allouées aux personnalités appelées à exercer un mandat public, à accomplir des fonctions ou à effectuer des missions au sein des Institutions prévues par la présente Constitution. 

Préalablement à l’accomplissement de fonctions ou de missions et à l’exercice d’un mandat, toutes les personnalités visées au précédent alinéa déposent auprès de la Haute Cour Constitutionnelle une déclaration de patrimoine. 

A l'exception de ses droits et sous peine de déchéance, aucune des personnalités visées à l'alinéa 1 du présent article ne peut accepter d'une personne physique ou morale, étrangère ou nationale, des émoluments ou rétributions dans le cadre de ses fonctions. 

La loi fixe les modalités d'application de ces dispositions, notamment en ce qui concerne la détermination des droits, des émoluments et des rétributions ainsi que la procédure de déchéance. 


TITRE II 

DES LIBERTES, DES DROITS ET DES DEVOIRS DES CITOYENS

SOUS-TITRE PREMIER

DES DROITS ET DES DEVOIRS CIVILS ET POLITIQUES




Article 10.- Les droits individuels et les libertés fondamentales sont garantis par la Constitution et leur exercice est organisé par la loi. 

Article 11.- Le droit de toute personne à la vie est protégé par la Loi. La mort ne peut être infligée à quiconque intentionnellement. La mort n’est pas considérée comme infligée en violation de cet article dans les cas où elle résulterait d’un recours à la force rendue absolument nécessaire pour assurer la défense de toute personne contre la violence illégale. 

Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. 

En particulier, il est interdit de soumettre une personne sans son libre consentement à une expérience médicale ou scientifique. 

Article 12.- Toute personne a droit à la liberté et ne peut faire l'objet d'une arrestation ou d'une détention arbitraire. 

Nul ne peut être poursuivi, arrêté ou détenu que dans les cas déterminés par la loi et selon les formes qu'elle a prescrites. 

Tout individu victime d'arrestation ou de détention illégale a droit à réparation. 

Article 13.- Les libertés d'opinion et d'expression, de communication, de presse, d'association, de réunion, de circulation, de conscience et de religion sont garanties à tous et ne peuvent être limitées que par le respect des libertés et droits d'autrui, et par l'impératif de sauvegarde de l'ordre public, de la dignité nationale et de la sécurité de l’Etat. 

Article 14.- Tout individu a droit à l'information. 

L’exercice de ce droit comporte des devoirs et des responsabilités et peut être soumis à certaines formalités, conditions, restrictions ou sanctions prévues par la loi, qui constituent des mesures nécessaires dans une société démocratique. 

L'information sous toutes ses formes n'est soumise à aucune contrainte préalable. 

La liberté d’information, quel qu’en soit le support, est un droit et n’est soumise à aucune contrainte préalable. 

Toute forme de censure est interdite. 

L’exercice de la profession de journaliste est organisé par la Loi. 

Article 15.- Tout ressortissant malagasy a le droit de quitter le territoire national et d'y rentrer dans les conditions fixées par loi. 

Tout individu a le droit de circuler et de s'établir librement sur tout le territoire de la République dans le respect des droits d'autrui et des prescriptions de la loi. 

Article 16.- Tout individu est assuré de l'inviolabilité de sa personne, de son domicile et du secret de sa 
correspondance. 

Nulle perquisition ne peut avoir lieu qu'en vertu de la loi et sur l'ordre écrit de l'autorité judiciaire compétente, hormis le cas de flagrant délit. 

Nul ne peut être puni qu'en vertu d'une loi promulguée et publiée antérieurement à la commission de l'acte punissable. 

Nul ne peut être puni deux fois pour le même fait. 

La loi assure à tous le droit de se faire rendre justice et l'insuffisance des ressources ne saurait y faire obstacle. 

L'Etat garantit la plénitude et l'inviolabilité des droits de la défense devant toutes les juridictions et à tous les stades de la procédure, y compris celui de l'enquête préliminaire, au niveau de la police judiciaire ou du parquet. 

Toute pression morale ou toute brutalité physique pour appréhender une personne ou la maintenir en détention sont interdites. 

Tout prévenu ou accusé a droit à la présomption d'innocence jusqu'à ce que sa culpabilité soit établie par une décision de justice devenue définitive. 

La détention préventive est une exception. 

Article 17.- Toute personne a le droit de constituer librement des associations sous réserve de se conformer à la loi. 

Ce même droit est reconnu pour la création de partis politiques. Les conditions de leur création sont déterminées par une loi sur les partis politiques et leur financement. 

Sont interdits les associations et les partis politiques qui mettent en cause l'unité de la Nation et les principes républicains, et qui prônent le totalitarisme ou le ségrégationnisme à caractère ethnique, tribal ou confessionnel. 

Les partis et organisations politiques concourent à l'expression du suffrage. 

La Constitution garantit le droit d'opposition démocratique. 

Suite aux élections législatives, les groupes politiques d’opposition désignent un chef de l’opposition. A défaut d’accord, le chef du groupe politique d’opposition, groupe ayant obtenu le plus grand nombre de suffrages exprimés lors du vote, est considéré comme chef de l’opposition officiel. 

Le statut de l’opposition et des partis d’opposition, reconnu par la présente Constitution et leur donnant notamment un cadre institutionnel pour s’exprimer, est déterminé par la loi. 

Article 18.- Tout citoyen a le droit de se porter candidat aux élections prévues par la présente Constitution, sous réserve des conditions fixées par la loi. 

Article 19.- Dans l'exercice des droits et libertés reconnus par la présente Constitution, tout individu est tenu au devoir de respect de la Constitution, des Institutions, des lois et règlements de la République. 

A SUIVRE SUR:  

http://www.courrierdemada.com/mg/index.php?option=com_content&view=article&id=9543:projet-de-constitution-presente-par-le-comite-consultatif-constitutionnel-&catid=46:les-autres-titres 

 

 

 


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FRANCEAFRIQUE CA SUFFIT !

28 Septembre 2010, 19:32pm

Publié par GTT International

FRANCEAFRIQUE CA SUFFIT !

 

http://4.bp.blogspot.com/_IfVSPI5AW-4/TKEMt79hMaI/AAAAAAAAAvw/SWh5bojdIFQ/s320/C+Mini+Af2.jpg

Source: GTT International

 

Le 28 SEPTEMBRE 1958, Sékou Touré a osé dire ‘NON’ à la France pour retrouver son Indépendance.

Pour punir la Guinée de son audace, la France n’a pas reculé pour boycotter ce pays, entraînant la famine et la pauvreté des Guinéens.

Mais les Africains qui ont dit « OUI » par lâcheté, ou par avidité ne sont pas mieux lotis, sinon pire.

50 ans après leur pseudo-indépendance, ils se retrouvent toujours plus pauvres qu’auparavant. Ils sont spoliés sans vergogne de leurs richesses naturelles via les grandes sociétés françaises comme AREVA au Niger, TOTAL à Madagascar, SOCIETE GENERALE au Mali.

Pour peu qu’ils montrent la moindre résistance, on fomente des guerres sur leur dos, permettant des génocides, ou bien on complote des coups d’Etat et des assassinats, tel le cas du Colonel Ratsimandrava à Madagascar tué une semaine après sa prise du pouvoir. 25 ans après son assassinat, on en ignore toujours les commanditaires et son exécuteur, l’arme qui l’a tué ayant pris le soir même de l’attentat le chemin de la valise diplomatique.

Parce qu’il a osé toucher aux grandes sociétés coloniales comme la SICE, LA ROCHEFORTAISE, LA LYONNAISE, la MARSEILLAISE ou DARRIEUX.

Beaucoup de patriotes Africains ont disparu d’une façon plus ou moins violente pour les mêmes raisons : Patrice LUMUMBA, Sylvanus OLYMPIO, Thomas SANKARA, Ruben UM NYOBE et bien d’autres. Et on ne parle pas de ceux qui vont encore grossir les rangs.

Le réseau « Franceafrique » de feu Jacques FOCCART bien entretenu par les Jacques ATTALI et ses sbires continue à faire feu de tous bois pour faire un HOLD UP à l’échelle continentale africaine pour servir « nos intérêts d’abord » (ceux de la France) comme le disait si bien le Général de Gaulle.

Au nom de ses intérêts, la France risque la vie de ses citoyens en leur faisant exploiter la richesse des autres sur leurs propres terres. Maintenant elle s’inquiète de la vie des otages Français ; mais elle ne s’inquiète pas de la vie des millions d’Africains tenus en otages pour ses intérêts.

Qu’elle le dise tout haut :-« Vos richesses, ou la mort »



Ainsi les chefs d’Etat Africains qui sont en vie sont soit largement graissés, soit mis en chantage, soit encore , reçoivent des promesses mirobolantes.

Trop pressée de s’enrichir, la France fait fi de la formule mondialiste « Arme silencieuse et guerre sans bruit ». Cela expliquant le putsch téléguidé de Rajoelina pour faire tomber Ravalomanana.

Car, ce dernier a vraiment voulu sortir son pays du joug esclavagiste de la France, en ne lui donnant pas la priorité dans tous les domaines comme l’avaient fait ses prédécesseurs.

Le schéma que la France a concocté au Mali pour faire élire un putschiste notoire d’une façon « démocratique », risque de se reproduire à Madagascar avec ces élections décidées unilatéralement par Rajoelina. Faisant semblant de se retirer de la course à la présidentielle, il va se présenter au dernier moment. Entre temps il a déjà préparé le terrain en changeant les maires élus démocratiquement par ses hommes à lui.

Et si ces élections ont quand même lieu malgré le refus de toute l’opposition, Madagascar risque de tomber dans le traquenard de la guerre civile, et du même coup se voir juger par un Tribunal Spécial Madagascar (TSM) comme le cela a été le cas du Liban (TSL) créé de toutes pièces par les colons.


NON ! A LA FRANCEAFRIQUE

A BAS L’ESCLAVAGE MODERNE !

VIVE L’INDEPENDANCE DU CONTINENT AFRICAIN !

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DE MORONDAVA AU NIGER.

28 Septembre 2010, 14:55pm

Publié par rovahiga

DE MORONDAVA AU NIGER.

 

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MORONDAVA 

Loin de nous l’idée d’en vouloir à Morondava pour les travaux qui vont démarrer à leur avantage. S’il y a une région qui mérite d’importantes réhabilitations pour ses infrastructures, elle est prioritaire. Ce que nous relevons ici, c’est la pratique douteuse de la gestion des fonds publics par le régime de la HAT. Sur ce plan, ce dernier surpasse de loin ce qu’on a reproché à Marc Ravalomanana.

Les Vohidiala-Ambatondrazaka sur la RN 44 et les Mahabo-Morondava coûtent les yeux de la tête pour les contribuables, sans compter le bac sur le Tsiribihina, le terrain synthétique de football, et l’hôpital. Tous ces travaux, s’ils se réalisent, méritent un grand coup de chapeau. En tous les cas de figure, c’est nettement mieux que les milliers de tee-shirts et de casquettes. Mais le pays s’endette de plusieurs milliers de milliards d’euros ou de dollars, à moins que le financement de ces travaux se fait sur fonds propre alors l’état serait en train de sacrifier les autres projets qui pourraient bien être prioritaires par rapport aux autres problèmes sociaux qui minent la vie de la population (le chômage, les retraités, les salaires et indemnités des fonctionnaires, l’insécurité, l’enseignement,…). Ils en ont vu d’autres les contribuables, ils n’ont qu’à philosopher sur leur sort !

A bien des égards, à écouter les discours, on croit entendre Marc Ravalomanana : « Manàna finoana » pour « minoa fotsiny ihany » (gardez la foi !), « omeko baiko ny minisitra… » (Je donne un ordre au ministre…), presque les mêmes mots pour haranguer la foule. Après s’être mis au volant d’un engin, Rajoelina s’exclamait : « vous vous êtes dit certainement que non seulement il sait gérer les affaires de l’état, mais il sait en plus conduire un engin ! (…)».

 

CONFERENCE NATIONALE : Sur les résolutions.

Ailleurs, L’AMNISTIE fait couler beaucoup d’encre. Après la conférence des ex-prisonniers politiques exilés dirigés par le colonel Tsaranazy, voilà que le parti Vert de Saraha Rabeharisoa monte aux créneaux pour dénoncer des irrégularités et des zones d’ombre dans la réalisation et dans les résolutions  de la Conférence Nationale d’Ivato. La présidente du parti va jusqu’à exiger la publication des résolutions dans ses moindres détails, renfermant la liste des invités, les résultats des votes résolution par résolution…Dans ses critiques, Saraha Rabearisoa revient aux objections premières de ceux qui voulaient mettre en garde les partisans de la Conférence Nationale avant sa réalisation, notamment  l’absence de cadre juridique. C’est à se demander pourquoi ce parti à fini par adhérer à la conférence. Les responsables et organisateurs de cette conférence eux, ne se privent pas de rejeter en bloc  ces critiques en affirmant que toutes les résolutions ont bien été adoptées par la majorité des participants et qu’il n’est plus possible de les changer.

 

OTAGE DU NIGER

La santé de Jean Claude Rakotoarilalao inquiète ses proches. En effet, il serait diabétique et devrait suivre des soins et des traitements particuliers. Tout comme une française qui elle est atteinte d’un cancer.

 

rov@higa

 

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Actualité: La Presse du 28/09/10

28 Septembre 2010, 11:35am

Publié par rovahiga

 

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Photo: matv.mg/

 

les-nouvelles.com/

PAT, SECES, SMM

Les foyers de grève se multiplient

Grève des enseignants chercheurs, grève du personnel technique et administratif de l’université d’Antananarivo, grève des magistrats. Des mouvements de revendication fusent de toutes parts.

Un signal fort que les autorités auront à répondre dans les meilleurs délais pour ne pas mettre en jeu les objectifs qu’elles se sont fixés. Hier, des agents pénitentiaires et des familles des détenus ont attendu vainement devant le palais de Justice.

GREVE DES MAGISTRATS

Bureaux vides, audiences reportées

De parole à l’acte, les magistrats du syndicat des magistrats de Madagascar ont suivi la consigne de grève votée vendredi en assemblée générale. Comme prévu, aucun service minimum n’a été assuré.

C’est parti pour trois jours. Le monde judiciaire est paralysé hier. Pour cause, les magistrats ont mis en application leur menace. Lors de cette première journée, en application du mot d’ordre de grève, les portes des bureaux des juges, du moins celles du palais de Justice d’Anosy, ont été fermées. Toutes les affaires ont été reportées et les audiences qui devaient se tenir dans les tribunaux de première instance ont été renvoyées sine die. Les magistrats du parquet ont également observé la grève, toujours est-il que les agents de déferrement de la police et de la gendarmerie n’ont reçu ordre de retourner avec les suspects à auditionner que peu avant midi.

N’ayant pas reçu des consignes, les agents pénitentiaires ont dû faire chou blanc devant le palais de Justice avec des détenus pendant un bon bout de temps. Il faut dire aussi que cette grève n’était pas sans conséquence pour les contribuables qui ont des dossiers à traiter au tribunal.

Vers 10h, les magistrats ont effectué un sit-in devant le bâtiment de la cour suprême. D’après Marius Arnaud Auguste, président du syndicat des magistrats de Madagascar (SMM), le mouvement a été suivi dans toutes les régions. « Certes, ce n’était pas à 100% mais je tiens à préciser que la plupart des magistrats de toutes les juridictions du pays ont massivement participé », a-t-il fait savoir avant de rappeler, une fois de plus, les raisons de cette grève. « Nos revendications concernent les indemnités liées à la fonction de juger et celles portant sur la grille salariale des magistrats particulièrement pour les deux dernières promotions sortantes et le personnel greffier. Nous demandons juste la signature du décret d’application car elles sont déjà inscrites dans le budget depuis 2007 », a-t-il ajouté.

Pour sa part, Juliette Rahelivololona, responsable au ministère de la Justice, lors d’une intervention à la télévision nationale, a indiqué que la grève n’a pas été suivie par tous. Elle a également révélé que, jusqu’ici, il n’a jamais été question de couper les salaires des grévistes.

De sources concordantes, une rencontre avec le président de la Haute autorité de la Transition serait prévue se tenir ce jour.

Mparany

UNIVERSITE

Rien ne va plus !

La grève est quasi générale à l’université d’Antananarivo : le personnel administratif et technique et les membres du syndicat des enseignants chercheurs de l’enseignement supérieur (Seces) ont chacun décidé d’arrêter de travailler. Les étudiants, dont un bon nombre a encore des examens à passer, ne devraient pas tarder à rejoindre le rang des grévistes.

Contrairement aux informations reçues en fin de semaine selon lesquelles le personnel administratif et technique (PAT) n’entrerait en grève qu’après la fin du mois, les membres ont décidé unanimement hier d’entamer la grève pour renforcer la pression. « Nous réclamons notre salaire. C’est un dû », explique un porte-parole du PAT. Une affirmation reprise par Jean-Eric Rakotoarisoa, vice-président de l’université qui déclare que « le paiement du salaire d’un agent de l’Etat ne devrait pas poser de problème. C’est un droit qu’il doit recevoir, autrement il y a une rupture du principe d’égalité entre agents de l’Etat ».

Et c’est justement pour faire valoir ce droit que le PAT est entré en grève avant même que le mois de septembre ne soit achevé. « Parce que nous sommes habituellement payés pendant la semaine du 20 et que toute notre vie en dépend », explique un membre du PAT. Et d’expliquer ainsi que beaucoup affrontent maintenant des difficultés au quotidien, tels le paiement du loyer, la rentrée des classes, l’inscription des élèves : « Cet argent nous sert pour le mois. Ce n’est pas un supplément dont nous pouvons nous passer. Cela nous est essentiel ».

Le Seces aussi

Une centaine de membres du Seces, section Antananarivo, ont aussi emboîté le pas au PAT. Ils se sont réunis hier pour décider de leur position par rapport aux problèmes rencontrés par l’université. Une grève d’avertissement d’une semaine a ainsi été décidée à l’unanimité pour revendiquer le paiement du reste du budget de fonctionnement, celui de la première tranche des heures complémentaires ainsi que l’application des trois décrets promulgués en octobre 2006 concernant le déplafonnement, les indemnités diverses et les indemnités de recherche. « Il faut que l’Etat paie le reste du budget de fonctionnement de l’université car nous n’avons plus les moyens de dispenser nos cours dans les meilleures conditions », a expliqué le porte-parole du Seces. Par ailleurs, cela fait donc bientôt quatre ans que les décrets attendent d’être appliqués sans compter que le montant des indemnités de recherches qui a alors été fixé à 800.000Ar a été revu à la baisse en février dernier et n’est plus que de 300.000Ar.

Les étudiants, premières victimes

Ces grèves portent évidemment préjudice aux étudiants. D’abord à ceux qui devaient recevoir leurs bourses d’étude cette semaine et surtout à tous ceux qui ont des examens à passer puisque aucune salle de cours n’est ouverte. A l’issue d’une première rencontre avec les étudiants, les leaders du PAT avaient tout d’abord accepté de payer les bourses d’études que les étudiants attendent depuis deux mois. Mais au final, les membres du PAT ont décidé de se montrer plus fermes dans leur grève et donc ne pas réaliser ces paiements. Décision rejetée par un groupe d’étudiants qui ont fait savoir par le biais d’un communiqué qu’ils réclament un service minimum du PAT. Ce dernier, qui a cependant déclaré qu’il reprendra le travail dès que le salaire sera disponible auprès de l’agence comptable de l’université. Et d’assurer que les agents n’attendront pas de le toucher effectivement pour retourner au travail.

Les présidents des collèges des enseignants des facultés et des écoles se réuniront, quant à eux, demain, pour décider de ce qu’il va falloir faire dans chaque établissement étant donné la situation actuelle. En effet, plusieurs examens sont actuellement programmés et ne pourront pas avoir lieu, faute de salles. En attendant, et pendant toute la semaine, les membres du Seces vont négocier leurs revendications auprès des différents responsables. Reste à savoir si l’avenir des dizaines de milliers de jeunes qui étudient à l’université d’Antananarivo figure parmi les priorités de ces responsables. Cela étant la seule condition qui aidera à résoudre rapidement et définitivement les ennuis de l’université.

Océane

Les étudiants de Vontovorona dans l’inquiétude

Les étudiants de l’école supérieure polytechnique d’Antananarivo (Espa) qui ont déjà eu près de deux mois de suspension de cours à cause de la grève de leurs enseignants craignent pour la suite de leur cursus. « Nous avons tout juste un mois pour rattraper notre retard et si jamais cette nouvelle grève s’éternise, nous risquons une année blanche », a expliqué un étudiant.

C’était pour éviter cette année blanche que les étudiants de l’Espa n’avaient pas manifesté pour demander le paiement des bourses d’études, il y a quelques semaines. Quoi qu’il en soit, il est sûr qu’il n’y aura pas de cours ce jour à Vontovorona. Tout comme hier où le PAT a fait sortir les étudiants des salles de cours pour pouvoir fermer celles-ci et entamer leur grève. Et comme les conducteurs des véhicules de transport des enseignants sont des membres du PAT, il n’y aura pas de transport.

 

courrierdemada.com/

Pr Raymon Ranjeva : Quid de la solution Malgacho-malgache ?

Le Professeur Raymond Ranjeva active ses réseaux à l'extérieur , il a fait un périple en Europe où il a rencontré des personnalités de premier plan, la semaine dernière. Actuellement, il est en Afrique Australe et doit rencontrer cette semaine  au Ghana un autre grand juriste de renom, Kofi Annan, l'ex-Secrétaire général des Nations Unies. Interrogé par notre confrère de Madagascar Magazine, il a donné son point de vue sur la signification d'une solution malgacho-malgache. "Je ne critique pas la solution malgacho-malgache en soi", déclare Raymond Ranjeva. "Seule la force d'âme du peuple malgache nous donnera l'intelligence et l'énergie pour sortir de la crise et faire face à nos diffi-cultés. Encore faut-il qu'elle puisse se manifester dans les circonstances actuelles. De quelle solution malgacho-malgache, lorsque des tiers extérieurs sont plus que de simples observateurs, et ce, avec le consentement complaisant de nos compatriotes ? Où voyez-vous qu'une solution se met en place ? " s'interroge cet éminent juriste.

 

lagazette-dgi.com/

Selon l'ONU: Pour un autre bureau de liaison

Le ministre malgache des Affaires étrangères, Hippolyte Ramaroson, a rencontré de nombreux diplomates dans le cadre de son séjour new-yorkais. Dont l'assistant du secrétaire général des Nations Unies, M. Zehiroun, du département Afrique. Au cours de leur rencontre, ce dernier a fait savoir que l'ONU prévoit d'ouvrir un bureau de liaison et de coordination à Antananarivo afin d'évaluer la meilleure manière de soutenir un processus inclusif malgacho - malgache.

A défaut d'un bureau permanent de la SADC, les Nations Unies ont donc pris les devant afin de trouver une solution à cette crise malgache. Il semble, en effet, que la SADC perd son temps à polémiquer sur la tenue d'une seconde conférence nationale. Rappelons qu'île Maurice a mis à la disposition de la SADC son ambassade à Antananarivo pour accueillir ce bureau de liaison. En tout cas, beaucoup se félicitent de cette initiative de l'ONU.

Pour sortir de la Transition: Le plus dur est à venir

Et si ces grèves étaient " téléguidées " par des exilés politiques? Sachant pertinemment que les caisses de l'Etat sont vides, ils en profitent peut-être pour " encourager " des leaders syndicaux dans le dessein de déstabiliser l'équipe d'Andry Rajoelina. Les supputations et commentaires vont à ce sujet bon train,  car beaucoup s'étonnent que ces grèves interviennent juste au moment où le pays est - ou serait - en passe de sortir de la crise, après la Conférence nationale.

Cependant, ces grévistes avancent que leur grève n'a aucune coloration politique. Selon eux, ces mouvements sociaux sont légitimes, étant donné que leurs droits (salaires, indemnités, bourses…) sont aujourd'hui superbement ignorés par le pouvoir en place. En tout cas - il faut le dire parce que c'est vrai - depuis la suspension des aides budgétaires extérieures, les caisses de l'Etat sont asséchées… La Banque mondiale, l'Union européenne, la France, le FMI, l'Allemagne, etc., tournent le dos à Madagascar, refusant pour l'instant d'octroyer au gouvernement malgache le moindre euro ou dollar. C'est la réalité.

Sans reconnaissance internationale, bien que, dans ce sens, quelques signes encourageants se fassent jour, les bailleurs de fonds institutionnels attendent des gestes forts du régime transitoire pour une vraie sortie de crise. Mais la tenue et la réussite de la récente Conférence nationale semblent avoir pour mérite d'inciter les pays occidentaux à revoir leur copie concernant les efforts entrepris par le régime et de par la situation qui prévaut présentement à Madagascar.

  A moins d'un énorme dérapage du pouvoir, des observateurs estiment  - avec prudence - que le déblocage des aides et crédits vont avoir lieu d'ici peu. Pour ce faire, les résolutions prises lors de la Conférence nationale doivent être entièrement respectées. A commencer par la transparence des prochaines échéances électorales. Il revient donc à Andry Rajoelina de veiller au grain et… aux urnes.

 

scoopmada.com/

Madagascar vs SADC

Rupture du contrat

Le couple Madagascar – SADC avance peu à peu vers une rupture du contrat qui les lie.

Depuis le début de la crise politique depuis 2009, les deux parties ne se sont entendues sur aucun point sur les différentes pistes de résolution. Le dernier fait dans ce divorce, Madagascar en réponse à l’attitude du bloc africain sort à chaque prise de parole des présidents membres de la SADC, durant la 65e AG de l’ONU. Le chef de la délégation Malgache n’a pas encore pris la parole sur le fameux pupitre. De toute manière, il fallait que l’union sacrée entre Madagacsar et la SADC se termine vu la position de ses leaders à l’endroit du régime transitoire actuel. Un couple contre nature dira-t-on. 
Il est pourtant nécessaire de faire le point sur notre situation par rapport à la SADC, une communauté qui jusqu’à maintenant n’a apporté grand-chose pour Madagascar. La quitter ne nous serait donc pas si défavorable que cela dans l’immédiat. Il serait encore un argument de plus dans le souci de changement que les dirigeants actuels tentent d’imposer et de signifier par rapport à l’ancien régime Ravalomanana. Bref, si reconnaissance internationale on cherche, l’Afrique n’est pas le bon endroit…actuellement. 

 

tananews.com/

Hyppolite Ramaroson: « Madagascar ne craint pas l’embargo »

Le Ministre des affaires étrangères, Hyppolite Ramarosontenait à exprimer sa frustration depuis New York. « Concernant le possible retrait de Madagascar de la SADC, je me suis entretenu avec un Président africain (…) Je lui ai dis que depuis 2009, l’Etat malagasy fonctionne sans aide extérieure. Nous avons pu faire marché nos affaires internes, payé nos fonctionnaires car nous ne sommes pas de ces États qui ont besoin d’une aide financière pour payer ses employés… » a-t-il fièrement lancé. Par conséquent ajoute-t-il, Madagascar ne craint pas les conséquences qu’entraînera son retrait de la SADC, qu’on parle d’embargo ou autres sanctions. Nous pouvons avancer par nos propres ressources, comme nous l’avions fait depuis 18 mois. Le MAE tenait également à relever ne serait-ce qu’un peu sa dignité: « Nous avons décidé de ne pas prendre la parole pour démontrer au monde que la SADC ne nous apprécie pas. Un fait qui est réciproque car la délégation malgache a également quitté la salle à chaque fois qu’un pays membre de la SADC prenait la parole… ». Impossible de faire plus.

 

CST, Congrès: le TIM s’attribue la majorité des sièges

Selon l’accord de l’ESCOPPOL qui a été retenu à la Conférence nationale pour devenir la charte de gestion de la Transition, attribue la majorité des sièges aux partis TGV et TIM autant à la Chambre haute qu’à la Chambre basse. Ainsi, comme le disait Raharinaivo Andrianatoandro, tout le monde a son compte à gagner. D’une part « nouveaux » TIM ou les « vrais TIM » comme ils le qualifient qui se voient octroyés 21 sièges au Conseil Supérieur de la Transition (CST, équivalent du Sénat) et 61 autres au Congrès de la Transition (l’équivalent du Parlement). D’autre part, le régime qui obtiendra, ou qui espère obtenir une certaine reconnaissance internationale en mettant en exergue un pseudo-ouverture sur l’opposition, cette fameuse inclusivité. La composition finale des deux Chambres ainsi que le futur Premier-Ministre seront connus cette semaine.

 

Raharinaivo Andrianatoandro: « Pourquoi perdre du temps pour une seconde conférence nationale? »

Selon Raharinaivo Andrianatoandro, organiser une seconde conférence nationale serait une perte de temps. « Pourquoi ne pas s’appliquer plutôt à l’exécution des résolutions de la dernière conférence nationale. En tout cas si la CNOSC s’entête dans cette voie, personne et aucune loi ne l’interdit de le faire, cependant pour mon cas je n’y assisterai pas ». Ce parlementaire tenait à ajouter que la Raiamandreny mijoro ont réussi à mener à bien une rencontre entre malgaches. Tout le monde y gagne son compte, allant des politiciens au peuple, en passant par les entités civiles. Et de conclure qu’il imagine mal une meilleure résolution que ceux de cette conférence… On ne va pas l’en blâmer, comme c’est courant pour le malgache d’avoir peu, mais très peu d’imagination…

 

madatimes.com/

En attendant le déraillement

Un train, à grande vitesse ou pas, est une belle mécanique. Comme telle, on connaît comment ça marche. Surtout lorsqu’elle ne date pas d’aujourd’hui. C’est le cas du train dans lequel le pays est embarqué de force depuis mars 2009. Il donne maintenant tous les signes d’un prochain déraillement. Présenté abusivement comme à grand vitesse, le train gasy avance pourtant à une vitesse très poussive. Sans feuille de route précise, il fait du zig zag au gré du bois disponible ! En tout cas, depuis le début, ce train là a toujours voulu éviter toute pente ou voie nécessitant savoir- faire et énergie comme les négociations avec les écuries internationales dûment patentées en préférant prendre des voyageurs douteux venant de l’Orient.
Minimum de confort 
Au plan national, le train en question refuse de faire monter à bord les passagers qui réclament un minimum de confort et de sécurité. Qui plus est, les places disponibles étant déjà toutes occupées par tous les resquilleurs et les retardataires des voyages précédents. Embarquant sans payer le ticket, ces  tricheurs viennent de surcroît avec femmes et enfants sans parler des bagages qui dépassent tous le poids autorisé. Pour une fois qu’ils sont en première ! Exerçant ainsi plus de pression que prévue sur des rails déjà très fragiles. En attendant donc le prochain déraillement, la mécanique semble tourner. Mais comme elle fait beaucoup de bruit à cause des efforts surhumains, le conducteur et les passagers de ce train qu’il ne faut surtout pas prendre, roulent allègrement sans voir ni entendre les signaux. Bon voyage tout de même. 

 

Président SMM :" les magistrats ne céderont à aucune menace"

Et de trois. Les magistrats entament leur première journée de grève aujourd’hui. Et cette fois-ci, aucun service minimum n’a été observé, partout dans l’île.

Certaines juridictions ont même fermé leurs portes, cela afin de démontrer que cette manifestations est suivie par tous les magistrats, contrairement au rapport effectué par certains responsables. Ces magistrats ont débuté par une grève d’avertissement le 25 Août dernier. « Nous avons épuisé toutes les voies de recours, et nous avons averti la hat que nous enchaînerons par une grève générale au cas où nous n’obtiendrons pas satisfaction. En vain ». Vendredi dernier,l’assemblée générale de ce syndicat décide unanimement de passer à un niveau supérieur. Les membres sont déterminés à poursuivre leur manifestation jusqu’à la fin. Ils ne reprendront leur service que Jeudi prochain. Une réunion devrait avoir lieu ce lundi, entre ces hauts fonctionnaires de l’Etat et TGV. Ayant détecté une manœuvre dilatoire visant à empêcher la grève, les manifestants ont préféré reporter la rencontre pour Mardi. « En effet, les émissaires nous ont intimé de cesser la grève pour qu’il y ait discussion » avoue le président du SMM. « Demain, tandis que les négociations auront lieu, la grève se poursuivra toujours. Et nous nous en excusons auprès de la population pour les gênes causés par notre suspension d’activités, mais il faut nous comprendre, on revendique nos droits » clarifie Arnaud Auguste Marius Wilfried.

Aucun dessous politique
Interrogé sur le rapport entre les manifestations d’Ankatso et celles d’Anosy, au président du SMM de signifier que leur grève n’a aucune connotation politique. "Nous demandons seulement la signature du décret d’application relatif à l’indemnité liée à la fonction de juger ». Si aucun compromis n’a été trouvé, les magistrats attaqueront une série de grève de quatre jours qui sera graduée de jour en jour.

 

matv.mg/

Conférence Nationale : Amnistie générale et non sélective, d’après les exilés politiques

Les anciens exilés politiques ont dénoncé le rapport établi par les organisateurs de la Conférence nationale du CCI d’Ivato. A cet effet, ils ont donné, à la fin de la semaine dernière, une conférence de presse au Motel d’Anosy. 
L’ancien ministre des Travaux publics, le Général Jean Emile Tsaranazy a confirmé que le rapport élaboré conjointement par les Raiamandreny mijoro et la Société civile n’était pas conforme à ce qui a été conçu durant la Conférence nationale. Selon ses explications, l’amnistie générale a été approuvée par 85% des votants en séance plénière et devra concerner tous les détenus politiques de 2002 à 2008. Ce qui n’est pas le cas dans le rapport présenté officiellement et qui stipule que l’amnistie sera sélective.
Par ailleurs, cet ancien ministre de Didier Ratsiraka a fait savoir que la majorité des exilés politiques sont victimes de coups montés. Des dossiers judiciaires montés de toutes pièces avaient été déposés à leur encontre, a-t-il indiqué. Certains d’entre eux sont accusés de détournements de deniers publics. Des accusations qui sont teintées de politique.
Les anciens exilés politiques ne se contentent pas de rester à ce stade. Ils envisagent d’interpeller les autorités du régime, après l’assemblée générale qu’ils tiendront dans les prochains jours.

 

CNOSC : Pour une charte politique

Les membres de la Coordination des Organisations de la Société Civile entameront à partir de cette semaine la médiation politique. Ils envisagent de mettre en place une nouvelle charte politique de la Transition.
Les travaux de coulisses ne sont pas interrompus depuis la rupture de la réunion politique de Vontovorona de la fin du mois d’août dernier. Les rencontres entre les membres de la CNOSC et les responsables politiques dont les chefs de partis se sont multipliées.
La mission de la CNOSC consistait initialement de mettre en oeuvre un nouveau cadre juridique de la Transition. La Charte de la Transition signée à Maputo ayant été abandonnée par Andry Rajoelina au mois de décembre 2009, la mise en place d’un nouveau cadre de la Transition s’avère indispensable à l’acquisition du soutien de la communauté internationale. Par ailleurs, la communauté internationale se trouve en ce moment dans une position délicate étant donné que la Conférence nationale qui devait être organisée par la CNOSC avait été prématurément lancée conjointement par les Raiamandreny Mijoro et des membres de la Société civile. La SADC, elle, s’est déjà prononcée à ce sujet. Le chef de la médiation internationale, SEM Joaquim Chissano a fermement indiqué que la Conférence nationale du 13 au 18 septembre dernier ne reflétait ni la consensualité ni l’inclusivité. Ce sont pourtant les conditions nécessaires à l’appui de la communauté internationale au processus malgacho-malgache.
Plusieurs formations politiques de l’Opposition et même celles proches du régime actuel ont affiché leur volonté d’appuyer la CNOSC dans sa démarche.
Cette semaine s’annonce alors décisive pour une sortie de crise efficace.

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UNE HISTOIRE DE FOU !

27 Septembre 2010, 20:31pm

Publié par rovahiga

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UNE HISTOIRE DE FOU !

 

La pré-campagne de propagande bat son plein dans toutes les régions de l’île. Malheur à ceux qui n’ont pas les moyens de sa … politique ! D’autres s’y sont mis un peu trop tôt en ratissant les moindres recoins du pays et sont obligés de refaire le trajet pour que leur passage ne soit effacé par les … nouveaux venus. Beaucoup ne pourront faire grand-chose parce qu’on leur a retiré leurs véhicules, mais plus malins sont ceux qui en ont profité avant de regagner les garages administratifs. Tous, sans aucune exception, se servaient dans la caisse de l’état indirectement ou directement du « volam-bahoaka » (l’argent du peuple). C’est pour le bien de ce peuple parait-il.

Ne cherchez pas qui va abandonner ou qui se présentera à la ligne de départ le jour « J », ils y seront tous ! Les paroles s’envolent, les écrits aussi. Cela suit bien l’ordre des choses comme l’avait montré le bon exemple.  Nous conseillons ceux qui apprennent le malagasy ou ceux qui cherchent à comprendre les malagasy de bien définir le sens des mots en sachant lire et écouter ce que cachent les mots dits et maudits, ainsi que leur apparence (qui vient du nom appât) ! Ne nous demandez pas comment nous arrivons à nous comprendre, c’est une question de consensus et d’inclusion, moi et les miens, mais exclu le bon sens !

Rien ne sera plus dans les bonnes règles car cela impose une droiture à toute épreuve, une droiture qui donne des fourmis dans les jambes et surtout dans les mains. De mains, il nous en faut une paire de plus pour mieux étreindre, caresser, balayer d’un revers de mains et empocher. La IVè république s’annonce folle, folle, folle ! Et plus on est de fous, plus il en faut de folles.

 

 

rov@higa

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HERY FAMORETANA !

27 Septembre 2010, 18:52pm

Publié par rovahiga

HERY FAMORETANA !

                                         

Tsy fitiavana namorona na natao hampatavy resaka no ataonay rehefa manambara, fa tena mihorohoro ny vahoaka amin’ny ataon’ireo milaza fa manana ny fahefana. Fomba ahoana moa amin’ny tany manara-dalàna sy mitory ny demokrasia, no hafahan’ny andian’olona sasany mamoritra sy mamono ireo izay tsy manao hafa tsy ny maneho ny heviny mikasika ny resaka hiankinan’ny fianam-bahoaka sy ny firenena ? Vakio ity, diniho ary manehoa hevitra hanovana ny tsy mety.

rov@higa

 

 

FIARAHAMONIM-PIRENENA

Mitsanga-matahotra

inovaovao.mg/

 

Nanambara kosa izy ireo fa manohana tanteraka ny fandraisana andraikitry ny CNOSC ary matoky ireo mpikambana rehetra ao, amin’ny tsy fitanilana sy fanarahana ny foto-kevitra efa tapaka sy nosoniavin’ny rehetra tany Maputo.26 septembre 2010

Mahajanga Miray, Tsy mankasitraka ny konferansy nasionaly, manohana ny fandraisana andraikitry ny CNOSC.

Io no hita tamin’ny banderoles natsangan’ireo fikambanana maromaro niantso mpanao gazety ny alakamisy tolakandro teo teny Tanambao sotema. Na dia nahasahy nitsangana aza ireo fikambanana ara-tsosialy sasany mikambana ao amin’ny Mahajanga Miray, dia mbola niafinafina ihany satria dia tany anaty tanana tany no natao ilay fanehoan-kevitra.

« misy mandefa mpikarama an’ady, hoy izy ireo manakorontana sy mandrava ny fanehoan-kevitra toy itony. Aleo atao anaty tanana mora hiarovana ny mpampiantrano sao dia misy mandoro amin’ny alina », hoy ny fanazavan’ny mpikambana iray.

Namaky fehikevitra niraisana moa aizy ireo tamin’izany ka ny votoatiny dia ny tsy fankasitrahana ny fihaonambem-pirenena natao satria dia namboamboarina sy notefitefena fa hevitra fa nomanina tany ho any no noterena navoaka tao.

Nanambara kosa izy ireo fa manohana tanteraka ny fandraisana andraikitry ny CNOSC ary matoky ireo mpikambana rehetra ao, amin’ny tsy fitanilana sy fanarahana ny foto-kevitra efa tapaka sy nosoniavin’ny rehetra tany Maputo.

Ilaina ny faneken’ny vondrona iraisam-pirenena ivoahana amin’ny krizy politika sy ara-toe-karena iainan’ny maro hoy ihany izy ireo. Nanaitra ny maso, ny nahita ireo olona maro, avy amin’ny vahoaka niezaka hatrany namoaka ny heviny, na dia matahotra ihany aza.

Dia efa tsy misy fahafahana mamoaka hevitra intsony ve eto Mahajanga ? Toa io fahafahana mamoaka hevitra io foana anefa no efa niadiana sy namoizan’ny vahoaka ny ainy isaky ny krizy pôlitika misy, toy ny tamin’ny 1991 niadiana ny « pluralité politique », fahalalahan’ny fanehoan-kevitra sy ny radio ary ny télé isan-karazany.

Tamin’ny 2002 indray dia fitakiana ny fanajana ny safidim-bahoaka. Ny 2009 moa dia ny famaranana ny jadona, sy ny fanokafanana ny radio viva izay nohidiana fa tsy mitovy hevitra amin’ny mpitondra. Maro anefa ny mahatsapa fa ny olona ihany no miova fa ny fomba fanao mahazatra tsy miova ka maro mahatsiaro tena ho voafitaka ny vahoaka.

Leo ny miady satria toa ataon’ny sasany tohatra fiakarana ihany. « izahay vahoaka foana no maty rehefa misy ny fitifirana fa ny mpanao pôlitika afaka foana ».

I tompokolahy Laha Gaston ihany no mpanao pôlitika maty teto Madagasikara nandritry ny hetsi-bahoaka fa ny anarivony maro dia vahoaka tsy mandady harona avokoa, maty boriny satria ny omaly tsy miova no fianana.

Tsy maintsy maneho hevitra anefa mba mandray andraikitra amin’ny fiainam-pirerena ho an’ny taranaka amaray saingy atao ampitandremana izany, hoy ny mpaneho hevitra iray izay nangataka ny tsy ha-nononana ny anarany. Indrisy ry Gasikarako !!!

 

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