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rov@higa

La Banque mondiale abaisse ses prévisions pour le prix du pétrole et 36 autres matières premières

30 Janvier 2016, 00:30am

Publié par rovahiga

La Banque mondiale abaisse ses prévisions pour le prix du pétrole et 36 autres matières premières

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

La poursuite du ralentissement économique dans les grands pays émergents risque d’entraîner à la baisse les marchés des matières premières

WASHINGTON, 26 janvier 2016 – Dans sa dernière édition du Commodity Markets Outlook, la Banque mondiale abaisse sa prévision pour le prix du pétrole brut à 37 dollars le baril en 2016, contre une projection de 51 dollars établie au mois d’octobre dernier.

Selon le rapport que la Banque mondiale consacre chaque trimestre aux perspectives des marchés des matières premières, cette révision à la baisse reflète plusieurs facteurs liés à l’offre et à la demande. À savoir, du côté de l’offre, une reprise plus rapide que prévu des exportations pétrolières iraniennes et une meilleure tenue de la production américaine grâce à des réductions de coût et des gains d’efficacité, et, du côté de la demande, un hiver particulièrement doux dans l’hémisphère Nord et de faibles projections de croissance dans les grandes économies émergentes.

Après un plongeon de 47 % en 2015, les cours de l’or noir devraient encore reculer de 27 % en moyenne en 2016. La Banque mondiale anticipe cependant une remontée progressive des prix au cours de l’année, en se fondant sur les éléments suivants. Premièrement, la forte chute des cours pétroliers enregistrée au début de l’année 2016 ne semble pas relever totalement des ressorts fondamentaux de l’offre et de la demande, et l’on peut en déduire que cette tendance s’inversera probablement en partie. Deuxièmement, les producteurs de pétrole qui affichent des coûts de production élevés devraient subir des pertes persistantes et procéder à des réductions de leur production qui viendront probablement compenser l’arrivée d’une offre supplémentaire sur le marché. Troisièmement, la Banque mondiale table sur un léger renforcement de la demande lié à une reprise modeste de la croissance mondiale.

Toutefois, ce rebond des prix pétroliers devrait être plus faible que ceux observés à la suite des fortes baisses de 2008, 1998 et 1986, et leurs perspectives restent exposées à des risques de dégradation considérables.

« On peut s’attendre à ce que la faiblesse des prix du pétrole et des autres matières premières dure encore un certain temps, indique John Baffes, économiste senior à la Banque mondiale et principal auteur du rapport. Même si l’on voit des signes de remontée légère des prix des matières premières au cours des deux prochaines années, les risques de dégradation restent importants. »

Outre les marchés pétroliers, la Banque mondiale prévoit pour 2016 une baisse générale des prix des principaux produits de base qui s’explique par une offre toujours abondante et, dans la cas particulier des matières premières industrielles, par le ralentissement de la demande dans les économies émergentes. Sur les 46 produits de base examinés, la Banque mondiale a revu à la baisse les prix de 37 matières premières.

Alors que, depuis 2000, la demande de matières premières provient principalement des pays émergents, la détérioration des perspectives de croissance dans ces économies pèse sur les prix des produits de base. Un ralentissement ultérieur dans les grands marchés émergents provoquerait une baisse de la croissance de leurs partenaires commerciaux et un recul de la demande mondiale de matières premières.

« La baisse des prix des produits de base est un phénomène à double tranchant : elle profite aux consommateurs des pays importateurs tandis qu’elle nuit aux producteurs dans les pays exportateurs nets, explique Ayhan Kose, directeur du Groupe des perspectives du développement de la Banque mondiale. En outre, il faut du temps avant que les bienfaits de la baisse des prix des matières premières ne se traduisent par une croissance économique plus soutenue dans les pays importateurs tandis que pour les pays exportateurs les préjudices sont immédiats.”

En ce qui concerne les matières premières non énergétiques, le rapport prévoit un recul global de 3,7 % en 2016. Après une chute de 21 % en 2015, les cours des métaux devraient baisser cette année de 10 %, sous l’effet d’une demande plus modérée dans les économies émergentes et d’une augmentation des capacités de production. Les prix des produits agricoles devraient quant à eux fléchir de 1,4 % globalement, et diminuer en général pour les principaux d’entre eux, en raison de bonnes perspectives de production (malgré les craintes de perturbations dues à El Niño), de stocks suffisants, de la diminution des coûts énergétiques et de la stabilisation de la demande de biocarburants.

Communiqué Banque Mondiale

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2016 : La préface

29 Janvier 2016, 23:31pm

Publié par rovahiga

Le président de la transition après le coup d’état de 2009 et surtout après cinq ans de règne absolu et sans partage, revient pour préparer les élections de 2018. Rien à dire, c’est encore son droit le plus strict. Les deux années hors du pouvoir servaient certainement à fructifier ses biens et investissements, à mettre au point sa prochaine stratégie et boucler son plan de financement loin des brouhahas.

Pour l’heure, on ne voit pas venir un autre candidat de parti ou indépendant digne de confiance et bien nanti de surcroit. Les prétendants « naturels » au poste suprême demeurent donc pour le moment : l’ancien exilé de l’Afrique du Sud, l’ex-président de la transition et le président de la république en poste qui, lui, mine de rien, est accroché au pouvoir depuis maintenant sept (07) ans ! Trois mastodontes qui vont peser de tout leur poids sur l’avenir politique du pays et par extension de la vie de chaque citoyen de ce pays.

Le régime actuel n’a pas eu tort de renforcer ses assises non seulement pour son quinquennat, mais surtout en vue de faire face aux « petits malheurs » qui ne manqueront pas de joncher les routes tout au long de son périple politique. 2018 c’est demain, et ce n’est certainement pas l’espace temps qui lui fera cadeau.

Hery Rajaonarimampianina s’affale de tout son long dans les tas d’ordures de la politique politicienne et s’y englue. Ni les partis d’opposition (qui sont-ils ?) toujours pas représentés de façon officielle à l’assemblée nationale et qui crient au scandale à tout bout de champ, ni la communauté internationale qui n’arrête pas d’envoyer des flèches dans le flanc du pouvoir pour marquer leur désapprobation contre la mauvaise gouvernance, ni surtout le ras-le-bol général de la majorité jadis silencieuse ne faciliteront les actions de l’actuel ou celles du futur gouvernement. Dire que 2018 n’est pas une priorité demeure une affirmation gratuite adressée aux nécessiteux pour leur mettre du baume au cœur.

Andry Rajoelina annonce la couleur, Hery Rajaonarimampianina se débat toujours dans la mélasse, et Marc Ravalomanana se bat pour récupérer et réhabiliter ses biens. Quelques matériels lui furent rendus par ceux qui les détenaient après seulement quatre jours de son appel. Un évènement touchant dans cet océan de malhonnêteté et de crime. Assez significatif tout de même.

On attend d’autre part les résultats « d’un prélèvement d’ADN » pour compléter les quatre roues d’un certain carrosse.

rov@higa

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Est-ce déjà l’agonie ?

18 Janvier 2016, 23:19pm

Publié par rovahiga

Le régime Rajaonarimampianina se fait rattraper par sa lenteur. Toute autre considération de la part de ceux qui défendent farouchement ce régime devrait se reporter sur les différentes déclarations des membres les plus influents du corps diplomatique accrédité à Madagascar.

Après le « ave césar » du doyen de ce dernier le marocain Mohamed Amar lors de la cérémonie de présentation de vœux d’Iavoloha, un « rêvons ensemble » trop vite répondu par une « vibrante reconnaissance » du président de la république, ne voilà-t-il pas que le représentant de l’Union Européenne son excellence Antonio Sanchez-Benedito ne remue le couteau dans la plaie pour signifier une gouvernance bancale de ce pays. Car plaie il y a, et cela devient purulente au point que le président lui-même se bouche les oreilles, le nez, et crie de toutes ses forces en écarquillant les yeux : « qui en sont responsables ? ». La politique de l’autruche c’est bien pour un temps, mais pas tout le temps parce que cela finit par étouffer !

Le peuple comme les observateurs n’ont eu de cesse de sonner l’alarme, mais la présidence faisait la sourde oreille. Résultats, des questions se posent :

1-/ Le président de la république fait-il semblant de n’être au courant de rien ?

2-/ Le président est tenu loin de la réalité par ses proches collaborateurs qui en seraient alors les responsables de ce pourrissement ?

Dans les deux cas, le président de la république a failli à ses devoirs de protection et d’action pour le bien être de ses concitoyens et cherche à faire fonctionner ses « fusibles » sécuritaires tardivement. Mais comment se défaire de ses meilleurs appuis quand ils sont les maîtres à penser du parti HVM depuis le temps de la conquête du pouvoir jusqu’à ce jour ? Imaginez un moment par quel tremplin ce groupe de personnes sont passé et à quel titre surtout :

Monsieur Rajaonarimampianina était ministre du finance depuis le coup d’état de 2009, il présidait de surcroît le conseil d’administration de la compagnie nationale de transport aérien, dont Hugues Ratsiferana en était le directeur général jusqu’après les élections présidentielles. Dans un deuxième temps, Rabary-Njaka succédait à la présidence d’Air Madagascar après avoir été l’avocat de la même compagnie jusqu’à tard dans la chronologie de l’accession au pouvoir de Rajaonarimampianina. Hugues Ratsiferana fut remplacé à son poste de DG et devenait un des conseillers les plus proches de la présidence. Après l’épisode de la lutte syndicale de Rabarilala et consort, Rabary-Njaka cédait sa place à Léon Rajaobelina pour devenir l’éphémère directeur de cabinet de la présidence et ne garder finalement que le secrétariat général du parti HVM, un moindre mal après avoir été juge et partie, avocat et PDG de la même société nationale !

L’affaire « Andohatapenaka » qui mettait aux prises l’administration publique et le groupe TIKO, révélait au grand jour un autre « disfonctionnement ou bizarrerie ». La SEIMAD qui est chargée de la construction du Village de la Francophonie est sous la direction générale de madame Olivia Ratsiferana. Quant à Hugues Ratsiferana, il représente officiellement le président de la république et préside lui-même le CNO (Comité Nationale d’Organisation). Avouez qu’il y en a à qui « la chance » sourit à bloquer la mâchoire !

Si ce n’est pas du népotisme dis-moi ce que c’est ? Tous ces gens, et plus encore, tentent de verrouiller absolument le pouvoir, de faire main basse sur tout ce qui a de la valeur, bâillonner et museler les quelques 22 millions de malagasy y compris la presse ! Pourtant entre un ressaisissement à la vitesse grand « V » des gouvernants en s’engageant dans un changement radical de sa politique de développement, et un grand bouleversement général qui remettrait tout en cause, plus d’un préfèreraient le premier cas pour une réelle révolution en douce. Mais pourront-ils se remettre en cause ? Le cas contraire, l’agonie prendra fin au plus tard en 2018 !

rov@higa

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Vouloir et pouvoir

12 Janvier 2016, 16:36pm

Publié par rovahiga

Vouloir et pouvoir

Le régime refuse de reconnaître son ombre et nous oblige à croire qu’il tire plus vite que lui ! On n’en finit pas de commenter l’allocution de Monsieur le premier président de la IVe République à l’occasion de la présentation de vœux à la nation et à la communauté internationale de vendredi dernier. L’espoir fait effectivement vivre et beaucoup de nos concitoyens s’attendaient à une assurance que leurs vœux les plus chers se dessineraient enfin à l’horizon. Visibles mais bien sûr, pas encore palpables. A l’annonce des 7,5% d’augmentation de salaires, les fonctionnaires réalisent qu’ils ne sont pas sortis de l’auberge et doivent se contenter des miettes comme à l’accoutumée. Quant aux employés du secteur privé, n’en parlons pas ! Profitons de cette occasion pour demander à l’administration de faire le parallèle entre la pension payée aux retraités de la fonction publique et celle accordée à ceux du secteur privé. Au fait, à quel âge le ministère de tutelle pense-t-il décréter le trépas d’un retraité à partir de cette année ?

Bref, la nouvelle année se fera avec les mêmes problèmes sans les solutions ! Comment faire confiance à un régime qui reconnait de lui-même ses erreurs par « inadvertance », en affirmant que le site de la Jirama d’Antanandrano trouvera des solutions aux pollutions sonore et atmosphérique engendrées par ses groupes électrogènes ? En voilà un bel exemple du peu de soucis du bien être de la population. Pire, les études environnementales concernant ce site ont elles étaient établies selon les normes et qui a endossé cette responsabilité ? Pourquoi ce mea culpa du président de la république sinon pour couvrir l’incompétence de ses collaborateurs ? Voilà le genre d’incapacité qui couvre de ridicule tout le régime et surtout qui fait crouler le peuple sous le poids de dettes inutiles. A moins que, … exprès !

D’autre part, avancer que la coordination des actions et le partage des responsabilités entre les différentes institutions et démembrements administratifs seront entrepris cette année, démontre le tâtonnement et la nonchalance d’une gestion à l’aveuglette des affaires de l’état durant deux ans révolus. La stabilité politique ne justifie pas tous les errements, quand on sait de quelle façon se pratique la politique à Madagascar. On vous la souhaite cependant.

En tout cas, son excellence Mohamed Amar se souviendra longtemps de cette cérémonie à Iavoloha. Accélérez, accélérez, rêvons, rêvons et détrompez-nous, on ne demande que ça !

rov@higa

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Bonne Année ???

4 Janvier 2016, 11:28am

Publié par rovahiga

Bonne Année ???

Des promesses, des vœux pieux !

Il ne reste plus à ce pouvoir que 2 ans et quelques poussières pour redevenir poussière, comme les promesses et projets présidentiels. L’histoire de l’indépendance de Madagascar s’enrichira d’un autre homme « des tas » … innommables.

Ce ne sera pas un « défi » qui va changer notre quotidien au mieux. Bientôt, plus un seul malgache ne pourra quitter sa demeure au petit matin avec l’assurance de revoir les siens dans la soirée (si ce n’est déjà le cas), tellement l’insécurité n’a jamais atteint un niveau aussi inimaginable depuis 1960. On meurt dans tous les coins de rue mais les politiques ne s’en soucient guère.

Défi ?

Alors, un « défi » ? En voici quelques uns qui nous démentiront au cas où les princes qui nous gouvernent se couvrent de bonne foi et d’honnêteté pour gagner leur Paris, euh non, leur pari :

1-/ Réduire au moins de moitié le fossé qui sépare les nantis du reste de la population,

2-/ Arrêter tous les trafiquants de richesses nationales et autre auteurs de trafic d’influence. Récupérer tous nos avoirs y découlant,

3-/ En finir avec les ripoux et les pourris de la république (Justice, gendarme et police, armée, hôpitaux, douanes, …),

4-/ Tordre le cou à l’insécurité ou à ceux qui en sont responsables de près ou de loin,

5-/ Libérer les « Nosy tovana » (Iles Eparses) des colons et donner un sens véritable et honorable à la souveraineté,

6-/ Ne pas agrémenter le « référendum » que vous prépareriez de chantage dont le seul but serait de vous maintenir au pouvoir,

… etc.

Réussir un seul de ces défis vous évitera beaucoup de problèmes, surtout un bonnet d’âne. Bon âne nait !

rov@higa

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