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rov@higa

RAJOELINA REFUSE LE DUEL !

16 Mai 2011, 19:40pm

Publié par rovahiga

Nous revenons un moment sur cet article sorti après la célébration de la journée de l’Europe et qui a permis à Leonidas Tezapsidis chef de la délégation de l’Union Européenne de mettre l’accent l’inflexibilité de l’UE sur la « consensualité et l’inclusivité », car si division il y a dans cette communauté c’est bien à partir de cette notion qui joue l’élasticité des mots clés, comme le caoutchouc.

Quoi qu’il en soit, de toutes les voix officielles qui ont « orné » les déplacements officiels ou pas de notre homme fort, rien ne permet de croire que l’optimisme du régime de fait soit contagieux, au contraire on parle de plus en plus d’élections décidées unilatéralement. Ni la France, ni l’OIF n’a confirmé de façon nette qu’elle soutient le président de la HAT. La feuille de route du Dr. Simao et par contre soutenue avec des conditions telles que la prise en compte de toutes les parties protagonistes de la crise. Cette urgence à en finir coûte que coûte avec les élections étant dictée par le boulevard ouvert par les Notam, les décisions injustes et illégitimes de la justice malgache, le parti pris de l’armée et des forces de l’ordre, la main de fer des milices qui bâillonne la démocratie et qui permettent trop facilement à Rajoelina de confirmer qu’il sera élu. En tout cas, la surprise n’aura pas lieu après  le sommet de la SADC !

Mais s’il voulait vraiment être élu de la façon la plus démocratique, il devrait accepter sans rechigner à faire face comme un grand à tous ses adversaires SANS DISTINCTION, ne pas reculer face au duel ! Mais il ne le fera pas, c’est entendu, il a opté pour triompher sans gloire. A partir de là, personne ne s’étonnera si les crises cycliques reprennent de plus belle et si le RODOBE prend une autre ampleur !

Mais à quoi on joue au sommet de « l’état » ? L’interview de Paul Maillot Rafanoharana le tout récent conseiller diplomatique du président de la HAT nous éclairci sur bien de points et notamment les zones d’ombre. En effet, il n’a pas fallu un mois pour faire comprendre à l’intéressé le sac de nœuds qui étouffe la liberté d’action de Rajoelina, obligé de renouer avec ses anciens amours qui s’apparente plutôt à une mafia politique qui n’a d’autres intérêts que satisfaire leurs besoins … instinctifs, l’amour l’argent et le pouvoir !

Du côté de l’opposition, le « RODOBE » a jeté l’éponge au dernier moment pour cause de trahison. Encore une autre qui va entrainer une vraie débandade dans les rangs sans un ressaisissement de rigueur et d’urgence. Il leur reste encore quelques jours avant de se faire entendre et prouver par des actions d’envergure qu’ils pourront renverser la vapeur à tout moment.

Ratsiraka, Ravalomanana et Zafy (à un degré moindre) n’auront d’autres choix que de se servir eux-mêmes, c’est encore le moyen le plus sûr.

 

rov@higa

 

Voici l’article témoin :

 

Transition : L’UE tire la sonnette d’alarme

http://www.lexpressmada.com/transition-madagascar/23337-l-ue-tire-la-sonnette-d-alarme.html

L’Union européenne (UE) prévient contre toute décision qui s’écarte de la voie consensuelle et inclusive pour la sortie de crise.

Un coup de semonce. L’Union européenne ne semble pas très emballée par le processus de sortie de crise en cours. L’annonce intervient à quelques jours du sommet de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), censé trancher sur le sort de la transition.

« Il faut avoir un dialogue entre toutes les parties concernées », a déclaré Leonidas Tezapsidis, ambassadeur désigné, chef de la délégation de l’Union européenne, en marge de la célébration de la Journée de l’Europe, hier à Soavimasoandro. Mais le diplomate a laissé entendre que cela n’a pas eu lieu. Il met l’accent sur la nécessité du « temps qu’il faudra » pour trouver une solution à la crise. « Il ne faut pas essayer de raccourcir », a-t-il prévenu.

Le diplomate touche justement un mot sur les consultations populaires. Il laisse aux « Nations unies et aux entités compétentes de voir et faire le nécessaire (…) s’il faut sept, onze ou douze mois » pour les préparatifs, tout en insistant sur les conditions requises y afférentes. « Il ne faudra pas trop tarder ni faire les choses dans la précipitation », avise-t-il.

En porte-à-faux

Leonidas Tezapsidis affirme « attendre avec impatience la décision de la SADC », faisant allusion au sommet annoncé pour le 20 mai, à moins d’un report. « Il faudra voir l’appréciation de l’institution de proximité », souligne-t-il avant de rappeler le processus conduisant ensuite à une réunion de l’Union africaine, puis celle de l’Union européenne et du Groupe international de contact (GIC).

Jusqu’ici, l’Union européenne, l’un des premiers partenaires techniques et financiers de la Grande île, se montre discrète sur le processus de sortie de crise. Cette fois-ci, elle se fait entendre à quelques jours du sommet des chefs d’État et de gouvernement du bloc économique régional, mandatant une équipe de médiation pour élaborer une feuille de route qui devrait être consensuelle et inclusive.

La déclaration de Leonidas Tezapsidis risque de mettre en porte-à-faux le régime de transition. Ses dirigeants affirment être « sur la bonne voie » selon Andry Rajoelina, président de la transition. Ils lancent une offensive pour faire passer la feuille de route telle qu’elle est auprès des pays membres de la SADC. Surenchère ou réalité, ils passent à la vitesse supérieure dans l’organisation des élections qu’ils annoncent pour cette année, en adoptant, entre autres, des textes relatifs aux présidentielles et aux législatives.

Réponse du berger à la bergère, Pierre Holder Ramaholimasy, conseiller spécial de Andry Rajoelina, président de la Transition, n’a pas été tendre dans sa réplique. « Il faut tenir compte des intérêts de la population malgache et non de ceux de la communauté internationale », rétorque-t-il.

Le membre du Conseil supérieur de la transition s’offusque de la position de l’Union européenne sur le processus de sortie de crise. « Je me demande ce que certains pensent des citoyens qui avaient participé à la conférence nationale et d’autres réunions. L’équipe de médiation a déjà donné son avis sur la question, à moins qu’on ait besoin de personnalités qui pourraient être considérées comme de surhommes avant de qualifier un dialogue de consensuel et inclusif ? », se demande-t-il. « Nous ne sommes pas un pays colonisé qui accepte ce que dictent les autres. La transition a assez duré et on avait fait des concessions pour la retarder », ajoute-t-il.

La France soutient la feuille de route

La France donne une autre perception de la feuille de route. Elle « réaffirme son plein soutien au travail de la SADC qui a déjà abouti au paraphe, le 9 mars dernier, par un grand nombre de forces politiques malgaches, d'une feuille de route équilibrée et constructive pour une sortie de crise la plus consensuelle possible », a fait part Bernard Valéro, porte-parole du Quai d’Orsay au cours d’un point de presse, posté sur le site du département ministériel, hier à Paris.

Bernard Valéro a indiqué que « la SADC devra se prononcer sur cette perspective encourageante de sortie de crise, via l'organisation d'élections crédibles, dans les meilleurs délais possibles, soutenues par la communauté internationale ».

Le porte-parole du Quai d’Orsay n’a pas répondu d’une manière directe à la question d’un indice de reconnaissance du régime derrière la rencontre entre Alain Juppé, ministre français des Affaires étrangères et Andry Rajoelina, président de la Transition. Il place la « visite de travail » dans le contexte du déplacement de l’homme fort de la Transition à Istanbul, en Turquie, pour assister à la Conférence des Nations unies sur les pays les moins avancés. « Il aura un entretien avec Alain Juppé après avoir été récemment reçu par plusieurs chefs d'État de la SADC », souligne-t-il.

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