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rov@higa

« L’Etat dans tous ses états »

12 Décembre 2015, 23:07pm

Publié par rovahiga

Ry tanindrazako

Tsy hadalana

na hakanosana

ny mbola hiforetako

sy iaretako

ireo fijaliana,

fangirififiana,

r’ilay tanindrazako …

fa mbola tsy tazako

ilay hafaliana

na fahatokiana

ny fahaleovantenan’

ity firenena

(…)

Rado –jolay 1961-

L’Etat éparpillé: « NOSY TOVANA » (Iles Eparses)

Le talon d’Achille du président de la république ! L’appellation « Iles Eparses » et d’origine française, « la charité bien ordonnée » nous oblige de commencer nos revendications par donner un nom bien « malagasy » à ce bout de territoire authentiquement nôtre.

Pour notre part, nous proposons le nom de « Nosy Tovana » par le fait que ces îles sont bien le prolongement

de notre territoire national au même titre que Nosy Be, Sainte Marie, Nosy Komba … Le restitution des Nosy Tovana par les français serait enfin la vraie reconnaissance de la souveraineté de Madagascar par l’ensemble de la Communauté Internationale. Il faut donc frapper à la bonne porte !

L’Etat voyou

L’état voyou de la Transition (2009 à 2014) qui a tout dilapidé, n’a laissé que la terre brûlée derrière lui. Les promesses qu’il croyait pouvoir tenir n’était qu’un leurre pour amadouer les crédules de la « révolution orange ». C’est vrai que la haine rend crédule même en prônant l’amour. La prouesse consistait à monter tout un scénario dans le seul but de faire tomber le régime Ravalomanana. Sans l’aide d’un groupe de militaires qui n’avait de patrie que leurs poches et quelques dizaines de « gros bras » dont le raisonnement était diamétralement opposé à cette unité de mesure primaire, rien ne serait arrivé.

Un quinquennat plus tard, rien n’a été épargné, tout a été dilapidé !

L’Etat brouillon

Le plus grand malheur du président Rajaonarimampianina, le flibustier, réside justement en ce fait qu’il faisait partie intégrante de l’aventure « orange ». Il était le gardien de « la malle au trésor », celui qui comptait les pièces d’or toutes les nuits, pour que les autres « investissaient » à leur façon tous les jours au grand dam des contribuables !

En fin de compte, et suite à l’épopée des élections présidentielles, « la victoire » de Rajaonarimampianina est loin de ressembler à un conte des milles et une nuit sauf pour la première dame. En effet, ni ses anciens compères, ni la communauté internationale, et encore moins la majorité silencieuse ne lui faisait confiance que du bout des lèvres. Résultats, en deux ans de pouvoir, ce régime a bel et bien les mains liées, le nerf de la guerre faisant défaut. « Any hery » (faute de quoi …), il fallait nourrir les vingt trois millions d’âmes, une fois de plus … une fois de trop, par de belles et « vibrantes » envolées de « kabary » (discours) et d’une myriade de mesures aussi insipides que fades, pas du tout nutritives.

Suivent des semblants de lois, de rigueur, d’inflexibilité vite tournés en bourrique par des syndicats et d’autres grévistes fortement politisés et n’hésitant pas à saborder la république en sabotant l’économie nationale (cas Air Madagascar, les drôles de syndicalistes qui sont à l’origine de cet assassinat vous diraient qu’ils sont fiers d’avoir sauvé la compagnie d’une mort certaine). Un pas en avant, deux pas en arrière, c’est vrai qu’on ne sait pas danser une … Valls, même en mime.

Le peuple comprendra bien plus tard ou trop tard, comme à son habitude, qu’il a été le dindon de la farce ou vice-versa. Quant aux vrais commanditaires de l’hold-up du siècle, ils sont désormais à l’abri avec leurs matelas de millions ou de milliards d’euros au chaud, pas du tout inquiétés. Voilà pourquoi le pouvoir “politique” attire toujours les malfrats, avec ou sans qualité. Tout l’appareil d’état semble destiné à enrichir en un temps record ceux qui y accèdent.

Il appartient aux dignes fils de ce pays d’y remédier au plus tôt.

L’Etat HVM (Hery sy Voahangy Mitsangatsangana ?)

L’appellation vient d’on ne sait où, mais comme caricature … ! Les gens ne cherchent pas bien loin pour extérioriser leur déception, il suffit d’une médiatisation plus ou moins innocente pour les haranguer au détriment des « kabary tsara lahatra » (discours bien ficelé) des autorités administratives. Le régime en place aura-t-il la chance de retourner la vapeur avant les élections présidentielles de 2018 ? Rien de moins sûr.

L’Etat HVM (Hery Vaovao ho an’i Madagasikara) depuis son avènement, excelle dans le remplacement de tous les fonctionnaires qui détiennent un quelconque pouvoir à tous les niveaux pour renforcer ses assises. C’est d’ailleurs un des rares domaines où on ne peut lui reprocher d’être lent. Tant pis pour les impaires et les indélicatesses commis. C’est de bonne guerre. D’accord mais seulement, à chaque changement de régime, l’opération se renouvelle et ce sont toujours les contribuables et la bonne gouvernance qui trinquent. L’alternance suit des règles strictes justement pour éviter ces abus.

Si quelques décisions positives sont à mettre en leur actif, le régime actuel devrait mettre les bouchées double afin d’atténuer les maux qui rongent la société. Le renouveau promis semble hypothéqué tant la plupart des « grands chantiers » se sont accumulés. Ce qui fait dire aux détracteurs que nous sommes toujours en pleine période de transition.

Les hommes d’Etat (*)

De peur de ne pas entendre sonner son heure, le politique choisit délibérément de brouiller les cartes et préfère passer outre les conventions préétablies tant que c’est possible. D’autres ne se privent pas de faire appel à tous les moyens possibles et imaginables pour arriver à leur fin. Les avantages mis en jeu étant énormes et mettraient leur descendance à l’abri de tous les besoins (c’est le cas généralement dans les pays sous développés comme Madagascar). Le progrès tant prôné pour la nation reste et demeure un miroir aux alouettes.

Quel Etat ?

L’Etat se construit à travers la dictature du peuple majoritaire qui impose des choix que les experts traduisent en droit et loi constitutionnels. La Constitution ne reconnait que le bien être de cette majorité à l’opposé de celui de ceux qui dirigent le pays. Voilà la Refondation tant attendue depuis belle lurette ! Qui aura le courage politique de convoquer une bonne fois pour toute les premiers véritables « Etats Généraux » ?

L’intelligence collective doit cependant méditer sur cette pensée : « Si l’état est fort, il nous écrase. S’il est faible, nous périssons » (Valéry)

rov@higa

(*) Homme d’Etat : celui qui a une charge, un rôle dans l’état, le gouvernement (homme politique). Par extension, celui qui a des aptitudes particulières pour gérer les grandes affaires de l’Etat, diriger le gouvernement. C’est un bon administrateur, mais non pas un véritable homme d’Etat. (« Le petit robert » juin 1986)

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