La conscience.
Le pouvoir de fait cherche à bloquer l’eau du fleuve ! Colmater par ci, boucher par là, mais en fait il n’y arrivera jamais. Là où le train ne passera pas, les hommes continueront leur marche lente, imperturbable et inexorable. Ce n’est pas à coup d’ordonnances et de modifications de lois que le progrès et la démocratie se construisent. L’homme dans sa totalité est en perpétuelle quête de liberté, de bien être et d’épanouissement. Les barrières dressées ici et là finiront par tomber dans le temps et dans l’espace.
Le personnel de la santé, les marchands, les journalistes, une bonne partie de l’armée, les politiciens, les chrétiens, les hommes de lois, les étudiants, les fonctionnaires, les ouvriers de la zone franche et qu’en sais-je encore…Toutes ces « fuites » finiront par faire sauter les digues et les barrages ! Ne pas pouvoir s’adresser à la justice pour rétablir le droit, cela a un nom : la dictature. Ca durera un temps mais pas tout le temps ! On ne confisque pas l’oxygène pour empêcher le peuple de respirer. L’ordre des choses est immuable et irréversible. Un train n’est qu’un train et il lui faut une gare.
A défaut d’une prise de conscience et de responsabilité de la communauté internationale, nous ouvrons les paris, les malagasy prendront les leurs et finiront par stopper cette …hémorragie d’inconscience et ce trop plein d’énergie de destruction. La nature reprendra ses droits comme l’homme arrachera sa victoire.