Suite et fin d'un coup d'état.

Publié le par rovahiga

En ces derniers jours de l’année 2009, on ne peut échapper à une rétrospective si petite soit-elle. Et j’ai choisi de revoir la démarche de « monsieur le président » de ces derniers mois : le refus de s’être rendu à Maputo III. Que nous cache cette décision ?                                                                                                                            Aussi déconcertantes que se présentent à nos yeux les différentes approches menées par Rajoelina dans la conquête d’un pouvoir légal et reconnu par la communauté nationale, ne nous perdons pas en conjecture : le coup d’état n’a toujours pas abouti ! Piégé par le temps, par l’intransigeance de la CI,  la résistance d’une part des trois mouvances, et d’autre part par le manque de soutien actif d’une bonne frange de la population nationale, le pouvoir de fait n’avance pas. Il est même loin de s’imposer comme le souhaite ce dernier. D’où le glissement fortement senti vers une dictature de plus en plus aberrant, mais inévitable pour ses partisans. La meilleure solution qu’il se devait d’adopter réside sur le fait de s’incruster au pouvoir coûte que coûte, y compris de nouveau, par les armes. Leur grande phobie serait de devoir partager ce pouvoir avec des forces plus imposantes et mieux écoutées par le peuple, sans compter la CI. En effet, dans cette éventualité, Rajoelina ne pourrait pas dicter ses volontés : tailler une constitution à sa mesure, se présenter à l’élection présidentielle, se faire élire et se faire représenter à tous les niveaux du pouvoir par ses sbires pour faire passer la pilule plus aisément. Or, plus le temps passe, plus les revers s’accumulent. Le président de la HAT se fait rattraper par ses bourdes, le peuple s’impatiente de sortir de ce cauchemar où il a été enfoncé, il pointe du doigt « le » responsable de tous ses malheurs et crie « justice ». L’année 2010 sera des plus invivables quelque en soit le cas de figure, car découlant d’une économie catastrophique moribonde qui ne pourra qu’entrainer une explosion sociale inévitable. Nous nous excusons de ce mauvais augure, mais seule la vérité blesse et l’oiseau n’y est pour rien !

Publié dans Réflexions

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patriot 29/12/2009 06:38


Génial comme article. Courage, Rovahiga.