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rov@higa

SIMAO OÙ ES-TU ?

8 Février 2011, 14:44pm

Publié par rovahiga

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Comme prévu, plus on avance dans les délais plus la position de chacun s’affirme, se contracte et devient une boule de nerfs à fleur de peau. Mais ne nous y trompons pas, si ceux de l’autre rive s’affaire pour garder un air rassuré et rassurant alors que dans la tête tout se passe comme pour un étudiant dans l’attente des résultats définitifs de son examen ; en face, on se prépare à porter un coup fatal à l’adversaire avec ce calme qui distingue ceux qui sont déterminés à en découdre.

L’adversaire, cette grosse machine à représailles et assoiffée de pouvoir fier de sa carapace blindée et de son uniforme couvert de galons et de distinctions, semble hésiter à avancer dans la voie qu’il s’est tracé. On ne peut lui en vouloir car devant, c’est la grande aventure, « l’inconnu »,  un piège qui pourrait se refermer sur lui-même. Les résolutions affichées ces derniers temps se transforment inexorablement à une sensation d’étranglement qui empêche petit à petit à respirer. L’argent, ce nerf de toute guerre n’est pas prêt d’être à portée de mains, la reconnaissance internationale faisant défaut.

C’était bien pour cela pourtant qu’on jouait au rassembleur : « Montez à bord nous nous occupons du reste, le gîte et le couvert étant gratuit et vous serez payés pour votre silence et votre approbation envers nos services ! ». On se demande pourquoi la formation d’un gouvernement de façon unilatérale reste au stade d’une « menace ». On aimerait bien qu’ils s’y mettent pour voir si leur bateau tienne la route ! Ils n’en feront rien sans l’ami Simao qui était si gentil, si compréhensif !

Deux ans, cela fait deux ans qu’ils menaçaient de tout faire tout seul, deux ans qu’ils maudissaient cette communauté internationale qui s’arrogeait le droit d’ingérence dans les affaires intérieures d’un état indépendant et souverain, mais ils n’ont pas osé passer ce barrage. Un cauchemar ! Mais voilà, Simao le haï  après Chissano le maudit, était venu leur faire les yeux doux. Ils sont aux anges ! Mais ils n’ont plus les moyens d’attendre plus longtemps, les caisses se tarissent et la sècheresse gagne aussi les tiroirs et les coffres forts. Un seul être vous manque et tout est dépeuplé, vidé : Simao, reviens !

De l’autre côté, on répond : « Descendez du bateau, nous devons d’abord nous mettre sur la même longueur d’onde, pour parler le même langage, et nommer l’équipe qui sera aux commandes ! Où foutez le camp !». Que faire ? Simao tout seul pourrait-il les sauver ?

Mais voilà qu’on nous annonce que « la Troïka de la SADC (Zambie, Mozambique, Afrique du Sud) aurait admise la feuille de route proposée par l’émissaire de l’organisation, le Dr. Leonardo Simao ! ». Comme a son habitude (c’est la énièmes fois qu’on l’entend crier les mêmes mots), le ministre des affaires étrangères de la HAT voit la reconnaissance à tous les détours des chemins, là où d’autres annoncent « une avancée » vers une solution consensuelle et inclusive. Selon toujours Ramaroson Hyppolite, une réunion de la SADC validera cette proposition du Dr. Simao. Rien d’exceptionnel ! Cela démontre que cette feuille de route ne venait pas de la SADC et c’est tout à fait logique que l’organisation épaule son émissaire au lieu de le renier à la face du monde. Mais est-ce que cela voudrait dire que les autres protagonistes mis à part ceux sont pro-HAT, « doivent »  accepter « le projet » quand bien même tous les représentants de toutes les institutions internationales viennent à Madagascar ? Il serait plutôt intelligent pour la HAT de préparer la liste de toutes les concessions qu’elle serait emmené à faire au nom du principe « consensus et inclusif ». L’Honorable Dr. Simao lui-même ne pourra pas contourner cet obstacle.

Les opposants n’entendent pas être menés en bateau, d’autant qu’au démarrage l’équipage de ce dernier s’appercevra forcément  qu’il n’y a pas de « fuel » !

 

rov@higa

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