Silence...on tourne!

Publié le par rovahiga

A quelques mois de son cinquantième anniversaire, la « Grande Muette » n’a jamais été si prolixe que cette année 2009, et cela ne fait que commencer à en juger de ce qui se passe dans les différents camps. On dirait que l’arrivée du premier ministre Camille Vital, arrive à point nommé pour essayer d’y mettre un terme. A moins que ne ça soit le contraire ! La trêve est plutôt mal partie, sans que les politiciens en civil, ne s’en mêlent de prime abord.                                                                                                                                                                         Un adjudant-chef de l’armée, membre du COSOFA a réussi à lancer un appel à tous les militaires de tous les corps, conscients de la gravité de la situation qui prévaut,  de joindre le camp du RAS pour redresser le pays. Cet appel fera son bonhomme de chemin malgré l’arrestation présumée de son auteur. L’ambiance n’est pas au beau fixe comme le confirme les hauts gradés au CCI, jugez en vous-même : « l’armée n’est pas divisée, elle reste unie ! » ( ???). Sans compter la déclaration du premier ministre qui affirme que «l’air n’est pas saint du tout, et qu’il faut s’en  méfier. Le mal s’infiltre insidieusement, tsy kely làlana ny ratsy et saonjo iray loha saha tsy ilaozan’izay mamarara ! » On en est là.                                                                                                            Dans la même journée, un policier sème la panique à la brigade criminelle d’Anosy en ouvrant le feu sur je ne sais qui, pour je ne sais quoi et une fusillade s’en est suivie. Une fois maitrisé, le policier a été qualifié de dérangé mental suite à une prise d’alcool. Bigre ! à qui va-t-on se confier ? Sauf surprise, la prochaine déclaration officielle des enquêteurs ne détonnera pas des autres habituellement annoncées. Le plus ridicule est certainement cette façon d’écarter les journalistes et d’interdire de prendre des photos. Non seulement les militaires passent pour la gestapo, mais quand un seul journaliste est sur la place, il n’y a plus grand-chose à cacher, voyons ! La preuve, écouter les autres chaines de télé et les stations radio sauf celles publiques. 

Publié dans Réflexions

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