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rov@higa
| Juin 2013 | ||||||||||
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Comme pour illustrer les deux articles précédents, et pour ceux qui ne sont toujours pas convaincus du danger que court la nation, l’article suivant résume de façon claire non seulement la situation dans laquelle nous nous débattons depuis 15 mois, mais aussi celle encore plus explosive qui nous attend dans les mois à venir. Pour information, l’euro s’échange à 2700 Ar et déjà les cadres du ministère de la finance et du budget font le tour des ambassades étrangères pour quémander de l’aide (lu dans la presse).
Nous tenons à ajouter cependant, que la dégradation de la mentalité n’augure rien de bon, car nous sommes effectivement assis sur des tonnes de barils de poudre avec des inconscients qui jouent avec des allumettes, sans compter les feux d’artifice.
rovahiga
SANCTIONS CONTRE MADAGASCAR : RAJOELINA TIENDRA-T-IL ?
Lu sur http://www.237online.com (Ecrit par l’AFP)
Economie à bout de
souffle, Etat privé d'aide internationale. La machine de la Grande île se grippe de jour en jour.
Les reportages de nos confrères de
l'AFP et de l'Agence Chine nouvelle décrivent un pays au bord de l'asphyxie : chantiers en panne, consommation en berne et multiplication des petits boulots. L'économie de Madagascar tourne au
ralenti en raison de la crise politique qui a entraîné la suspension des aides internationales, dont récemment celle de l'Union européenne (UE). "C'est la déconfiture totale, la machine se
grippe. Tout tourne au ralenti!", s'alarme sous couvert d'anonymat un fonctionnaire international, expert en économie, interrogé par l'AFP.
L'interminable crise politique malgache, qui a conduit à l'éviction en mars 2009 de Marc Ravalomanana par Andry Rajoelina, a de graves répercussions économiques sur la Grande île, dont le budget est normalement financé pour moitié par l'aide internationale.
En suspendant la semaine dernière son aide au développement, l'UE prive Madagascar du 10e Fonds européen de développement (FED) qui devait injecter 588 millions d'euros sur cinq ans. « L'UE considère que le transfert par la force du pouvoir survenu à Madagascar, le 17 mars 2009, constitue une violation flagrante de la démocratie et de l'État de droit », souligne un texte des 27 pays adopté en marge d'une réunion des ministres européens des Affaires intérieures à Luxembourg. En outre, pour l'UE, la feuille de route publiée par l'homme fort de Madagascar est jugée « unilatérale » et « inacceptable ».
Avant l'UE, ce sont la Banque mondiale, le Fonds monétaire international (FMI), le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et la Banque africaine de développement (BAD) qui avaient suspendu leur aide. Le maintien des projets en cours a tout de même permis de décaisser 300 millions d'euros, l'an passé, mais ce chiffre n'équivalait déjà pas à la moitié de l'aide apportée en 2008. "Et ce sera beaucoup plus bas cette année", commente le fonctionnaire international déjà cité.
La loi de Finances de 2010, adoptée par ordonnance, avait tablé sur l'apport de l'argent international. L'Etat doit désormais se contenter de ses propres ressources, à peine 40 millions d'euros par mois, soit deux fois moins qu'en 2008. Cet argent permet de payer les fonctionnaires, mais ne suffit pas à faire fonctionner les services publics. "Dans les ministères, il n'y a plus de papier, plus d'encre. Et dans les hôpitaux, il n'y aura bientôt plus de matériel médical", constate l'expert international cité par l'AFP.
Le secteur du BTP (bâtiment et travaux publics) est particulièrement affecté, alors qu'environ 40% du 10e FED, soit 240 millions d'euros, étaient consacrés aux infrastructures.
"En 2009, les entreprises qui travaillaient avec les grands projets miniers (de Sherritt et Rio Tinto) avaient au moins pu maintenir une bonne activité. Cette année, c'est l'effondrement général", constate Jérôme Bellemin, secrétaire général du syndicat du BTP, cité par une dépêche de l'AFP. Selon ses estimations, la chute d'activité du secteur a été de 70%, l'an dernier, avec "au moins 20.000 personnes mises au chômage".
La suspension de l'AGOA (Loi américaine sur la croissance et les opportunités économiques en afrique), marché préférentiel américain dont profitaient des dizaines d'entreprises textiles en zone franche, et l'arrêt des activités du groupe Tiko (propriété de l'ancien président Marc Ravalomanana), ont aussi provoqué la perte de dizaines de milliers d'emplois.
Les dirigeants malgaches recherchent aujourd'hui de nouvelles sources de financements. Fin mai, le gouvernement a annoncé accorder un permis de recherche sur la mine de fer de Soalala au consortium chinois WISCO, qui pourrait faire entrer jusqu'à 100 millions de dollars dans les caisses de l'Etat.
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