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Jeudi 13 octobre 4 13 /10 /Oct 13:24

http://www.tananews.com/wp-content/uploads/2011/04/rencontre.jpg

 

 

Toutes les solutions de sorties de crise se heurteront à cette haine viscérale qui ne dit pas son nom. A partir de ce constat, toute tentative de réconciliation s’avèrera vaine. Le plus stupéfiant réside dans le fait de condition-

ner la vie d’une nation entière, de tout un peuple, à cette aberrance. Les raisons :

 

-En premier lieu, une haine née apparemment d’une situation qui impliquait personnellement les deux belligérants. On parlait  beaucoup à l’époque d’une affaire familiale qui entrainait le jeune maire d’Antananarivo à emprunter le même itinéraire que le président Ravalomanana pour obtenir sa revanche. Mais cela reste à prouver. En tout cas, une haine personnelle ne peut provenir que d’une affaire personnelle. A vouloir régler le compte à son rival, le maire d’alors obtiendrait tout ce qu’il voulait s’il arrivait à le détrôner de son piédestal et en privant celui-ci de l’objet de toute sa fierté : ses sociétés commerciales et ses industries. Ce serait réduire « l’ennemi » à néant !

 

-Le terrain politique se prêtait de façon idéale à ce jeu. Vinrent alors les accords secrets et autres marchés au plus haut stade de la politique nationale bien sûr, mais surtout internationale pour les appuis indispensables pour la suite des opérations.

 

-Le « soulèvement populaire » de 2009 ne partait pas du bon vouloir des « révoltés », mais plutôt d’un sentiment « intéressé » et ne donnait pas les effets attendus sauf sur la destruction systématique des avoirs de Ravalomanana. Une partie de l’armée se soulevait suite à des « accords » avec les politiques et finissait le travail en provocant le départ de ce dernier à l’exil.

 

De ce qui précède, le retour de l’ex-président est tout simplement impensable pour le régime putschiste, cela ne ferait que le remettre sur les rails après son exil. Il présenterait alors le plus grand danger auquel devrait faire face le régime de fait. Cet ennemi déjà neutralisé auparavant reprendrait du poil de la bête et pourrait faire très mal d’autant plus qu’il possède encore les moyens de sa … politique. Les élections ne seront pas une garantie suffisante pour l’arrêter, bien au contraire !

 

Là où réside l’autre face de la stratégie de la HAT, c’est de faire du cas de Ravalomanana une condition sine qua non pour protéger ses arrières, mais surtout pour saborder toute feuille de route l’obligeant à composer avec lui et donner ainsi toutes les chances à leur candidature aux différentes étapes des prochaines élections. Gageons que n’importe quelle feuille de route n’imposant pas le retour de l’ex-président serait la bonne. La SADC et la Communauté Internationale s’y plieraient-elles ? Et quel autre lapin sortirait l’opposition de leur chapeau pour arrêter le régime de fait ?

 

rov@higa

Par rovahiga - Publié dans : Politique - Communauté : DON-TANDROKA
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