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| Juin 2013 | ||||||||||
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MONJA ROINDEFO ET PHILIPPE VERDON
Photo: tiatanindrazana.com
Depuis son meeting de Toamasina, Monja Roindefo se voit de plus en plus en un potentiel président de la IVè république. Mais du chemin reste à faire et il n’est pas loin de descendre de son petit nuage avec cette affaire «PHILIPPE VERDON». En principe, au vu d’autres affaires, il en faut bien moins que ce présumé mercenaire pour lui faire patienter en prison pour voir la prochaine république comme des dizaines d’autres qui y croupissent depuis des mois et des mois. Mais voilà, le pouvoir de la HAT hésite beaucoup avant de « plonger ». Qu’est-ce à dire ?
Tout d’abord cette phrase lancée aux dizaines de milliers de personnes venus assister à ce fameux meeting du bord de mer de la capitale économique du pays : « Si j’avance suivez-moi, si je recule tuez-moi, si je meurs pleurez-moi », et à laquelle il ajoutait : «…je ne m’arrêterai qu’une fois mon objectif atteint, stopper net ce régime ! ». Si ce n’est pas un défi, Dieu que ça lui ressemble. Viennent ensuite toutes ces enquêtes et écrits sur le sieur Philippe Verdon, ancien conseiller spécial de Didier Ratsiraka, ami « intime » de Monja Roindefo et qui hébergeait ce dernier lors de ces fréquents déplacements à l’étranger notamment en France, et que Roindefo lui rendait bien puisque c’est chez lui que Philippe Verdon fut cueilli par la police. Frappé d’interdiction d’entrée sur le territoire malgache, ce monsieur aurait séjourné quatre fois à Madagascar et à chaque fois c’est Roindefo lui-même qui se chargeait de l’accueillir à l’aéroport. Les évènements des derniers jours : le retour de Tantely Andrianarivo, celui annoncé de Didier Ratsiraka, « l’attentat » contre Hyppolite Ramaroson, les déclarations de Noël Rakotonandrasana, celles du général Benjamin Rakotosoa bras droit de Didier Ratsiraka et fidèle d’entre les fidèles, les réunions secrètes ou pas des officiers de l’armée … Bien sûr, ne nous égarons pas, nous décrivons seulement une ambiance que tout le monde respire d’ailleurs, mais nous nous gardons bien de mettre un lien à tout cela ! Par contre d’autres que nous n’ont pas hésité à le faire parce qu’ils ont les moyens de faire des enquêtes et autres investigations.
Alors ? Alors, Monja Roindefo est un peu trop sûr de lui et il met la puce à l’oreille de qui veut l’entendre, et il risque de se faire arrêter, et qu’il serait « un maillon» idéal pour les enquêtes en cours, et qu’il ferait un « ennemi d’envergure de moins » pour Rajoelina, et…, et…, et…
L’affaire en tout cas commence à faire des remous considérables au sein du régime. Le ministre de l’intérieur Jean (c’est son prénom et son nom), suite à une convocation de la Police Nationale dans le cadre de l’enquête se serait indigné à tel point, qu’il aurait lancé au téléphone : « qu’il n’a rien à voir dans tout cela et que l’affaire concernerait la Police Nationale ». La presse qui rapportait ces nouvelles précise d’autre part, que le ministre de l’intérieur avait rencontré Roindefo qui était alors premier ministre au sujet de Philippe Verdon. Le ministre de la sécurité intérieure Organès Rakotomihantarizaka, lui, aurait rencontrait le secrétaire général de la présidence parce qu’il ne pourrait échapper à une audition des enquêteurs (La Police Nationale, la Direction de la Sécurité du Territoire et le « Central Intelligency Service »). Le commissaire de la Police de l’Air de la Frontière (PAF) et plusieurs responsables subiraient déjà des enquêtes en ce moment.
Le Cabinet de Monja Roindefo a communiqué des explications comme quoi, Philippe Verdon a été frappé d’interdiction d’entrer sur le territoire suite à des décisions du régime Ravalomanana et la lutte populaire de la Place du 13 mai 2OO9 a changé les choses. L’interdiction fut levée mais les évènements n’ont pas permis d’accomplir les actes administratifs y afférents. C’est simple non ? Nous sommes persuadés que nous en reparlerons dans un futur très proche.
rov@higa
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