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rov@higa

MISE EN PLACE DE LA TRANSITION : LES ENJEUX.

4 Janvier 2011, 16:11pm

Publié par rovahiga

 

http://www.tananews.com/wp-content/uploads/2010/10/ambohitsirohatra-une.jpg

 

Et c’est reparti pour l’inévitable partage de sièges. Au CST comme au CT, pris dans la zone de turbulence, tout le monde attache leur ceinture jusqu’à saigner après avoir donné du mou pour le confort de leur bedaine. Ils avancent eux-mêmes la solution : personne ne sort, c’est aux autres de venir ! Selon les journalistes, des noms comme Camille Vital, Tantely Andrianarivo, Eugène Mangalaza reviennent souvent dans les discussions. Dans cette hypothèse, le poste de Premier ministre serait la chasse gardée de la mouvance Ratsiraka comme il a été entendu à Maputo. Autrement dit, la HAT serait d’accord pour reprendre le schéma prédit en ce temps là. Mais cela voudrait dire aussi que la présidence du CT reviendrait à la mouvance Ravalomanana ! Laquelle ? Imbroglio. Non vraiment, nous croyons plutôt à d’autres arrangements. D’autant plus que Camille Vital serait partant pour un poste d’ambassadeur à titre de dédommagement. On avance d’autres noms comme Alain Andriamiseza, Alain Tiandrazanarivelo ou Manandafy Rakotonirina ou même José Vianney, mais d’ici la nomination d’autres évènements pourraient bouleverser l’ordre des choses alors attendons.

 

Cependant, quand on sait que la France est toujours dans la course, Tantely Andrianarivo garde toutes ses chances et ce n’est pas la mouvance Ravalomanana qui l’empêcherait, rien que pour matérialiser la réconciliation entre les deux mouvances concernées.

Nous vous recommandons de lire l’article intitulé « Quatrième république : Les nouvelles institutions à mettre en place » pour comprendre les enjeux des futures nominations.

 

Pour l’instant, nous sommes persuadés que d’autres coups de poker se jouent ailleurs, loin des remous de la mise en place de ces institutions, mais faisant partie des pressions qui pourraient fausser bien de calculs. Il s’agit, pour ne citer que celui-là, de l’exigence des officiers supérieurs détenus à Tsiafahy comme ailleurs, d’avoir un face-à-face avec le Chef d’Etat Major de l’Armée (CEMGAM) le général Ndriarijaona André dans le cadre de l’enquête au fond par le juge doyen sur l’affaire BANI d’Ivato. A l’instant où nous vous écrivons, tout semble indiqué que le CEMGAM refuserait cette éventualité. Raison peut-être du report de la parution de ces officiers pour demain. Vous vous souvenez sans doute de la menace du colonel Charles Andrianasoavina d’un grand déballage sur le « coup d’état » de 2009 qui indispose beaucoup : « Il s’agissait bien d’un Coup d’Etat, nous avons pris le pouvoir par la force », Une course contre la montre se courre alors pour au moins installer le nouveau gouvernement avant que cette « bombe artisanale » n’éclate entre les mains du régime de fait.

Jeune Afrique titre : « Ravalomanana hors jeu » et raconte que les diplomates étrangers tablent sur le fait qu’il ne fait pas partie de la solution à court terme, d’autant plus que Pretoria a ouvert une enquête sur la tentative de Ravalomanana, en 2009, de recruter des mercenaires. Mais où en sont les autres enquêtes, du moins les plaintes déposées par le GTT et autres organisations ?

rov@higa 

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