Partager l'article ! MADAGASCAR : Une crise à ne pas oublier: http://69.90.162.60/~o101925/gtt/madagascar-une-crise-a-ne-pas-oublier/ ...
rov@higa
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Malgré les atermoiements des auteurs du coup d’état et les volte-face de certains, il ne faut jamais oublier que cette crise est encore d’actualité.
Apres 2 ans de crise, la communauté tant nationale qu’internationale semble se lasser du cas de Madagascar. D’autant plus que les foyers de crises ne manquent pas dans le monde et surtout en Afrique. La Tunisie, la Cote d’ivoire, la Zimbabwe, l’Egypte, la Mauritanie, le Soudan, etc. Si l’on se réfère aux titres de la presse, ou plutôt à l’absence de Madagascar dans ces titres, on pourrait imaginer naïvement que la crise est résolue à l’instar de la crise guinéen ou mauritanienne (ce qui n’est pas toujours à l’avantage de la démocratie ou de la nation en question. Comme il faut appeler un foza, un foza, la crise perdure à Madagascar, la crise économique et environnementale se sont ajoute au fur et à mesure. C’est vrai les démocrates ont mis beaucoup d’eau dans leur vin pour faciliter la sortie de crise, et pourtant l’entêtement des instigateurs du coup d’état a été proportionnellement inverse au relâchement des démocrates. Plus les uns se fléchissent, plus ceux qui détiennent illégalement le pouvoir clame haut et fort leur puissance, tout en montrant leur griffes chaque fois que c’est nécessaire.
Le processus initié par la communauté internationale s’est voulue inclusif pour tirer un trait sur la passé, mais Andry Rajoelina, jour les franc tireurs et à montrer sa vraie motivation et personnalité au cours des différents rondes de négociation : instable, pas de digne de confiance, affichant fièrement ses liens avec les représentants de l’Elysée, plus prompt à user de la violence et des promesses fumeuse. Le fait qu’il a renié sa propre signature montre à quel point son idée de la république et de la fonction de président de la république rejoint plutôt celle des dictateurs que celui de Nelson Mandela ou d’Abraham Lincoln. Pour s’ouvrir un boulevard vers la présidence, il s’est taillé une Constitution sur mesure unilatéralement, après avoir pompeusement affirmé urbu orbi qu’il ne voulait pas de la présidence. Cette unilatéralité a été affirmée mainte et mainte fois par les autres mouvances politiques et la communauté internationale. Il essaie aussi, tant bien que mail, d’écarter les anciens chefs d’Etat en violation des accords, qu’il a lui-même signe au passage, n’excluaient personne. Mais il a changé les règles pour surtout mieux éloigner son prédécesseur et ennemi juré qui n’a pas renoncé à récupérer son fauteuil cédé sous la pression de la rue.
Il ne faut pas oublier pourquoi la crise est née. Certaines personnes ont fait un coup d’état avec à la clé un désastre écologique, économique et sociale. Il ne faut jamais oublier les vraies raisons de cette crise et pourquoi elle est devenue sanguinaire. D’autant plus que les dernières révélations apport un éclaircissement sur les moyens utilisés par les auteurs du coup d’état pour parvenir à leur fin, à commencer par le compte rendu du General Raoelina sur les évènements du 7 février 2009, les aveux tardifs du commandant Charles A. sur le déroulement du coup d’état.
Plus que jamais, Madagascar a besoin de toutes les bonnes volontés pour permettre à la démocratie de triompher, pour remettre en place l’ordre constitutionnel et la loi, et enfin, restaurer les droits de l’homme. Nous sommes sûrs que ces derniers sont plus nombreux que ceux qui s’associent aux actuels despotes avec une vision de profit à court terme et ceux qui bénéficient directement de cette destruction de la cohésion sociale, économique et politique de Madagascar. A Madagascar, on dit que le « Dieu dont vous n’avez pas la patience d’attendre on l’attendra », mais on dit aussi qu’une « croyance sans action est comme inexistante ». Une fois de plus, la nation, notre nation a besoin de nous, de tous nos efforts pour le remettre sur le bon rail avec une vraie locomotive, et non un soi-disant TGV qui conduit et conduira ce pays à la ruine.
Ranja C. R.
Note de GTT International, Commission communication :
« En mémoire du BLACK MONDAY, le 26 Janvier 2009, le jour où les éléments de la HAT ont incendié la RNM et ses 50 ans d’archives, le jour où des pillages massifs ont été organisés par Andry Rajoelina dans tous Madagascar. Partagez votre chagrin pour Madagascar en mettant un carré orange avec une croix rouge couleur du sang sur votre profil Facebook ou autres. Couleur d’Andry Rajoelina et du sang des malgaches qu’il a sacrifié pour accéder au pouvoir »
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