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Lundi 25 octobre 1 25 /10 /Oct 15:24

LE MAL POUR LE BIEN.

 

Le régime de la HAT sait pertinemment qu’aucune reconnaissance internationale ne leur serait accordée dans la forme actuelle des institutions de la transition et le fond donné à leur feuille de route pour la sortie de crise. C’est tout vu, la HAT ouvre une nouvelle ère de crise plus grave et donc plus dangereuse pour le pays. A partir de ce constat que la communauté internationale toute entière n’a pas eu de peine à décoder, tout comme l’ensemble de la sphère politique et de la société civile d’ailleurs, quelle serait la solution la plus viable pour le peuple malagasy ?

 

Les résolutions du Sommet de la Francophonie ayant été très claires dans ce qu’il demande aux différentes parties belligérantes, n’ont avancé aucune solution, sinon de relancer les négociations entre les différentes parties comme ça a été le cas depuis 18 mois maintenant ! Est-ce un aveu d’impuissance ? Qu’en est-il des sanctions infligées par la SADC contre les putschistes ?

 

Navin Ramgoolam, le premier ministre mauricien en s’opposant à toute sanction commerciale « qui affecterait directement la population malagasy », condamnerait cette dernière à un avenir à très court terme plus misérable, mais surtout des plus dangereux car menacé par une guerre civile toujours possible, si les politiciens doublés des militaires n’arrivaient pas à se mettre d’accord pour une sortie de crise véritablement « consensuelle et inclusive ».

 

 Le premier ministre Ramgoolam ne devrait pas mettre dans la balance « les intérêts économiques de l’ile sœur » qui risqueraient de fausser le problème. Plus le temps passe, plus le peuple malagasy souffrirait encore plus de cette situation. Jusqu’à preuve du contraire, le régime illégal de la HAT n’est assuré de pouvoir financer ses ambitions et sa « fierté nationale ». Il n’est plus capable de payer les fonctionnaires convenablement et ceux-ci se préparent à bloquer complètement la machine administrative, les nouveaux parlementaires sont quant à eux entrain d’exiger d’être mieux considérés de par leurs indemnités, le sud du pays est sous la menace constante d’une sècheresse et de la famine, et l’armée cherche tous les moyens pour chasser les tenants du pouvoir afin d’imposer une solution qu’ils croient définitive…

 

Amnistie Internationale l’a très bien dit : « l’OIF rechigne à sévir contre les pays membres dont le bilan en matière de droits humains est loin d’être exemplaire ». Un pourrissement avancé de la situation condamnerait le pays à une mort certaine. Ce que la Communauté Internationale devrait trouver dans les meilleurs délais, c’est l’application d’une solution chirurgicale qui fera très mal mais qui guérirait,  plutôt que perdre encore du temps à quémander auprès du malade s’il voudrait bien accepter de se faire amputer de la jambe gangrénée.      

 

rov@higa

Par rovahiga - Publié dans : Politique - Communauté : DON-TANDROKA
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