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rov@higa

Le général Raoelina dans un état grave

24 Novembre 2010, 12:26pm

Publié par L'Express de Madagascar

Tsiafahy

 

Le général Raoelina dans un état grave

L’EXPRESS DE MADAGASCAR

http://www.lexpressmada.com/tsiafahy-madagascar/18515-le-general-raoelina-dans-un-etat-grave.html

 

Le général Raoelina et le lieutenant-colonel Coutiti se trouvent dans un état critique, à Tsiafahy. Ils présentent des blessures et des traces de coups.


Le général Raoelina se trouve dans un état presque végétatif. « Il ne pouvait pas prononcer un mot à son arrivée à la maison de force de Tsiafahy, samedi », indique le général Ranaivo Tovonjanahary, directeur général de l’administration pénitentiaire, hier dans un entretien. « Depuis, il a repris du poil de la bête. Actuellement, il a retrouvé la parole », poursuit-il. Au passage, l’officier supérieur a mis en avant qu’il relève de sa responsabilité de faire soigner les détenus souffrants. 

Cet ancien Directeur de la sécurité présidentielle et conseiller de l’ancien président, Marc Ravalomanana, avant son éviction, était recherché pour le massacre du 7 février. 

Les gendarmes s’en lavent

Après la reddition des officiers mutins du Salut national à la BANI Ivato, le général Raoelina est arrivé à Tsiafahy, inconscient. « Son corps était couvert d’hématomes. Son visage, enflé. Il s’est plaint de douleurs à la poitrine », indique le directeur de l’administration pénitentiaire. 

Le lieutenant-colonel Coutiti Assolant a été victime du même sort. Lorsqu’il a repris ses esprits, il s’est plaint de douleurs aux côtes et à la cuisse. Il avait des bleus au visage. « Le colonel Coutiti était quasi-muet lorsqu’il est arrivé Tsiafahy. Maintenant, il peut aligner quelques phrases », rassure le général Ranaivo Tovonjanahary. 

Les gendarmes s’en lavent les mains sur les maltraitances infligées à ces officiers supérieurs mutins. 

« Ils ont été d’emblée conduits au camp de la gendarmerie à Ankadilalana, lorsqu’ils se sont rendus », explique le colonel Ravalomanana, commandant de la circonscription régionale de la gendarmerie, hier à Ankadilalana. « Ceux qui devaient être conduits à Tsiafahy ne sont pas descendus du véhicule. Il m’était impossible de voir dans quel état ils étaient », enchaîne-t-il. Il souligne qu’il a défendu aux militaires de lever la main sur ces officiers. En revanche, il a fait remarquer que certains avaient continué à darder des menaces. « Je ne sais pas ce qui a pu se passer lorsqu’ils les ont convoyé à Tsiafahy », ajoute-t-il. 

Des représentants de la Croix Rouge internationale surveillent de près l’état de santé de ces officiers.

 

Seth Andriamarohasina

Mercredi 24 novembre 2010

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