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rov@higa

LE COUP D'ECLAT

20 Novembre 2010, 12:16pm

Publié par rovahiga

LE COUP D'ECLAT

 

http://u.jimdo.com/www31/o/s05214760ce221b35/img/i35da646f3bf55d57/1289549989/thumb/image.jpg

 

Pétard mouillé.

Pétard mouillé ? Oui s’il faut voir sous l’angle que certains légalistes veulent absolument placé l’objectif, c’est-à-dire qu’ils croient dur comme fer que la mutinerie d’Ivato fait parti d’une stratégie d’ensemble de l’opposition en générale et des trois mouvances en particulier, or c’est tout faux !

En fait cette mutinerie est un acte isolé mené par des éléments plus ou moins en marge de la grande muette. Le but serait en premier lieu de réintégrer l’armée active, lavé de tout soupçon et avec tous les honneurs si possible. D’où le besoin d’épouser la cause de l’opposition pour donner du poids à leur mouvement. Il est cependant faux d’avancer qu’ils ne bénéficient d’aucun appui au sein de quelques corps d’armes, sinon ils ne se seraient jamais démasqués avec autant d’assurance.

Les principaux meneurs de cette mutinerie ont ceci de commun : ils occupaient des postes importants dans les régimes successifs auprès des dirigeants comme Didier Ratsiraka, Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina avant d’être mis de côté au gré des évènements et des humeurs de ces derniers.

Selon les explications du général en retraite Ferdinand Razakarimanana lors d’une émission télévisée sur la chaine TVPlus, c’est une erreur de confondre la BANI (Base Aéronavale d’Ivato) avec les mutins qui se sont réfugié au domicile du général Noël Rakotonondrasana situé dans l’enceinte de la Base militaire. Cette dernière n’a rien à voir, à part quelques éléments peut être, avec la déclaration des mutins.

Pronunciamiento

Un nouveau mot que les malgaches découvrent à travers les actualités :

 « Le seul avantage du pronunciamiento tel qu’il se pratique, c’est qu’en principe il se déroule sans effusion de sang : un groupe d’officiers déclare son opposition au gouvernement en place, et attend ensuite que le reste de l’armée se positionne. Si la rébellion n’obtient pas de soutien, les perdants abandonnent. Dans le cas contraire, le gouvernement démissionne (1).

Mais dans le contexte malgache qui voit le règne des gros bras et des grosses gueules, il est illusoire de penser que ce genre de méthode puisse réussir sans casse. D’ailleurs, la culture générale de nos militaires dont certains tiennent plus de la brute épaisse que de l’officier flamboyant leur permet-il de savoir ce qu’est un pronunciamiento ? » Suivre Ndimby A. sur : http://fijery.wordpress.com/

 A partir de cette définition magistrale, il faut ramener la dimension de cette affaire à la proportion qui est la sienne. L’opposition en générale et les trois mouvances en particulier ne devrait pas trop tabler sur d’hypothétiques profits de ce « coup d’éclat ».

Ratsiraka

Par ailleurs, on a vite fait de faire le lien entre la date de retour de Didier Ratsiraka et la mutinerie d’Ivato. Que si le « coup d’état avait réussi, l’ex-président aurait été accueilli comme le triomphateur du régime de la HAT. L’hypothèse peut tenir vu l’influence que l’amiral a toujours sur l’armée. Quoi qu’il en soit, une chose est sûre. L’armée malgache après avoir été divisée à plusieurs reprises par les différents régimes qui se sont succédé, demeure conditionnée par l’appât du gain et autres avantages plutôt que du devoir envers la patrie et le peuple. Ce qui fait dire aux observateurs que l’armée règne  désormais en maître absolu, car tout dépend d’elle jusqu’à preuve du contraire. Voilà en tout cas un exemple de dérèglement profond de notre société suite aux errements et à la qualité de nos politiciens. Le peuple est-il encore souverain ?    

 

rov@higa

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