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rov@higa

LA SITUATION EST GRAVE !

12 Janvier 2011, 19:22pm

Publié par rovahiga

La mission de médiation de la SADC se retrouve à nouveau à Madagascar. Les pourparlers et les négociations entre diverses formations politiques se retrouvent relancés d’office. Et comme dans toutes négociations, les « extrémistes » auront toujours la part belle à ébranler les édifices montées par ceux qui cherchent vraiment à dépasser les clivages et les différences. C’est de bonne guerre, et on comprend ceux qui commencent à s’emporter, à envenimer la situation. Ainsi, des gens que l’on croyait sobres et posés, intelligents et de bonne foi montrent leur limite et s’en prennent à la personnalité même des négociateurs et pire, à leur entourage et sympathisants, à une bonne part du peuple à qui ils ont juré amour et prospérité. A se demander pourquoi négocier, et pour qui négocier ?

 

Nous rendons cependant hommage à tous ceux qui de près ou de loin mettent l’intérêt supérieur de la nation donc du peuple, bien au dessus de tout comportement revanchard, délétère et pernicieux. Mais quelle définition donner à cet intérêt supérieur de la nation dont parlent même ceux qui n’y pensent vraiment pas. Un quotidien de la place, pourtant plutôt proche du régime HAT, commence à voir le temps trop long et constate après des mois et des mois que rien n’a été fait ou si peu, et que finalement rien ne va plus dans ce pays :

« Il est triste de constater que, alors que le 21ème siècle entame sa onzième année, les Malgaches nagent toujours dans la misère. Tant sur les plans alimentaire et intellectuel. Les uns sont maintenant réduits à s’approvisionner au « Tsena Mora », comme dans les années noires de la révolution socialiste,  faute d’un pouvoir décent, et les autres subissent l’insécurité ambiante (la protection des biens et des personnes n’est  plus assurée), les grèves, l’incurie du régime... »

 

Vous aurez compris, que ce n’est pas les bla-bla de ces princes et princesses qui vont améliorer la situation de la population, que ce n’est pas en accusant untel de trop vieux ou machin de trop moche qu’ils changeront en mieux leur physionomie ou leur comportement vis-à-vis de l’ordre établi  qu’ils ont détruit pour soi-disant apporter « un grand changement ». Si du changement  il y en a eu, mais dans le sens contraire au bien-être de ce peuple qu’ils ont appauvri et jeté dans la misère extrême. Un exemple tout à fait simple : Vous souvenez-vous que les hôpitaux ont été réhabilités il y a deux ou trois ans, les services améliorés à un point tel que la corruption était presque éradiqué ? Ce n’était pas parfait bien entendu, mais par rapport à ce que les malades et leurs familles avaient vécu durant des dizaines d’années, cela donnait envie d’être hospitalisé ! On va certainement nous répliquer que c’est pour cela que le régime de « transition » construit des hôpitaux un peu partout dans le pays. Oui, c’est une bonne chose et ce serait malhonnête de ne pas le reconnaitre. Mais, est-ce qu’il n’y a pas plus urgent s’agissant de s’occuper des problèmes sociaux ? Les quelques milliers de travailleurs se trouvant subitement au chômage ne méritent-ils pas d’un peu d’indulgence, que l’on se penche sur leur sort ? Rien, rien du tout. Nous voulons en venir à ceci, les investissements publics répondent à un plan d’ensemble que devrait monter un régime légal est reconnu de l’intérieur comme de l’extérieur, le MAP par exemple ! On n’est pas obligé d’être un devin pour savoir que nous serons durement touchés par les conséquences du changement climatique : la famine dans le sud, les inondations, les cyclones, les déficits en riziculture, sans compter sur « l’incurie du régime » l’inflation, l’insécurité, les grèves … Si ! Il y a plus urgent.

 

D’où cette volonté soudaine de vouloir négocier, mais ses fidèles lieutenants semblent jouer aux plus fins pour une transition maquillée qui ne trompera personne. Mais tant que Andry Rajoelina n’a pas sonné la fin de la « récréation », les autres camps « ennemis » vont gagner du terrain ! Nous sommes persuadés que le président de la HAT n’a plus d’autres choix. La HAT s’essouffle, comment s’en sortir ? Les robinets sont fermés, les lacs se tarissent et la IVè république flotte comme un mirage dans le désert, et les fêtes populaires ont épuisé leur répertoire.

 

rov@higa

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