Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
rov@higa

LA FEUILLE DE ROUTE ET LE PROFESSEUR ZAFY

4 Février 2011, 21:39pm

Publié par madonline

LA FEUILLE DE ROUTE ET LE PROFESSEUR ZAFY SELON "MADONLINE"

 

http://www.tananews.com/wp-content/uploads/2011/02/No1-SADC-.jpg

 

Albert Zafy : non au « nouveau roi de Madagascar »

http://www.madonline.com/article.php?article_id=4711&lang=fr&utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed:+MadagascarOnlineLePremierMagazineDactualitEnLigneSpcialisSurMadagascar+(Madagascar+Online+:+Le+premier+magazine+d'actualit%C3%A9+en+ligne,+sp%C3%A9cialis%C3%A9+sur+Madagascar)

L’ancien président Albert Zafy a fait part du refus catégorique de sa mouvance de signer la feuille de route proposée par le médiateur de la SADC. Il fustige un texte qui donne un pouvoir royal et omnipotent à Andry Rajoelina. Le professeur revient sur les manières douteuses avec laquelle l’autorité de fait a pris le pouvoir en 2009. Ces annonces fracassantes ont été faites dans une conférence quelque peu rocambolesque.

 

La mouvance Zafy a déjà réagi à la proposition de feuille de route faite par Leonardo Simao en partageant son indignation quant à la légitimité et le pouvoir excessif que l’on donne à un auteur de coup d’Etat. Le chef de file en remet une couche de manière fracassante. « Nous rejetons en bloc cette feuille de route parce qu’elle érige Andry Rajoelina en roi de Madagascar », a déclaré Albert Zafy. Il condamne la volonté « de donner le plein pouvoir à un homme qui n’a été élu par personne ». Le chef de l’autorité a été élu maire d’Antananarivo, ce qui lui a permis d’accéder à la magistrature suprême non sans l’aide d’une frange de l’armée.

 

L’ancien président Zafy n’est pas tendre envers la feuille de route Simao. « C’est une insulte au peuple malgache », tranche-t-il. Et le professeur est un brin accusateur. La feuille de route serait « inculquée par une force occulte » pour que Madagascar s’enlise dans une crise interne. « Nous soupçonnons parmi ces conseillers occultes des malgaches et des étrangers », a-t-il déclaré. Albert Zafy s’indigne que les médiateurs n’ait tenu compte de la proposition de sa mouvance. « Même pas une phrase de notre proposition n’a été retenue », s’insurge-t-il.

 

Pour l’ancien président, une vraie réconciliation nationale est nécessaire. Il demande la libération des prisonniers politiques par la HAT. Albert Zafy souhaite que les vérités éclatent au grand jour afin de permettre aux malgaches de se réconcilier. Il demande en particulier la mise en place d’une commission d’enquête internationale pour tirer au clair la tuerie du 07 février 2009.

 

L’ancien président accuse les TGV d’avoir volontairement sacrifié leurs partisans. L’origine des tirs qui ne proviennent pas du palais présidentiel et l’intervention d’un militant TGV qui donne l’ordre à ses hommes de ne pas laisser les gens reculer malgré les tirs soulèvent en effet le doute comme le mobile de  cette tentative de prise du palais.

 

S’érigeant comme le raiamandreny du pays, Albert Zafy se présente comme le chef incontournable de la réconciliation nationale, un rôle que la HAT et la feuille de route Simao essaie de lui subtiliser au profit des Raiamandreny mijoro proche de la mouvance Rajoelina. « Qu’en est-il de l’amnistie, qu’en est-il du dédommagement des veuves et des veufs, des infirmes, de ceux qui ont perdu leur bien… c’est la 4ème république qui doit s’en charger », souligne-t-il.

 

La conférence-débat du président Zafy a failli ne pas avoir lieu. Le matin, un collaborateur du cabinet de la présidence de la HAT aurait essayé d’empêcher l’événement. Les agents de sécurité de l’hôtel Carlton ont empêché les militants d’entrer, prétextant un appel sur une radio de la tenue d’un meeting dans l’établissement. Ce qui a provoqué une colère noire chez Tabera Randriamanantsoa.

 

Dans une courte altercation avec un agent de sécurité, le politicien a été projeté par terre. Finalement, il a eu raison d’insister car les 500 partisans de la mouvance Zafy et quelques invités de marques des mouvances Ravalomanana et Ratsiraka ont pu entrer et assister à la conférence. Manandafy Rakotonirina s’est quant à lui indigné de la présence des forces de l’ordre qu’il considère comme une intimidation.

 

Médiation de la SADC : la feuille déroute Simao ?

http://www.madonline.com/article.php?article_id=4710&lang=fr&utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed:+MadagascarOnlineLePremierMagazineDactualitEnLigneSpcialisSurMadagascar+(Madagascar+Online+:+Le+premier+magazine+d'actualit%C3%A9+en+ligne,+sp%C3%A9cialis%C3%A9+sur+Madagascar)

A quoi joue Leonardo Simao. Le médiateur de la SADC semble être revenu sur quelques points contestés de sa feuille de route pour la sortie de crise malgache. Dans un communiqué lu à la presse, il fallait lire entre les lignes pour comprendre que les faits accomplis et unilatéraux de la HAT seront remis en cause, peut-être. Quant au pouvoir de super-président du chef de l’autorité de fait, le suspense reste même si on apprend que celui-ci doit être neutre.

 

Leonardo Simao est parti de Madagascar, sans avoir pu imposer sa feuille de route acclamée par la mouvance Rajoelina et consorts mais contestée par les trois autres mouvances. Les forces politiques concertées ont pu déjà proposer les amendements sans que le document ne soit rendu officiel. En résumé, Simao opte pour mettre plus d’élargissement avec une nuance importante : le maintien des institutions actuelles fait place à la recomposition.

 

Le chef de l’autorité de facto a comparé le pays à un bateau extensible où tout les politiciens peuvent et doivent embarquer pour le mener à bon port et finir une transition populiste et totalitaire avec une note de démocratie. Andry Rajoelina et le TGV étaient sur la bonne vague avec la version initiale de la feuille de route Simao. La deuxième version n’est que virtuelle car n’existant qu’à travers un communiqué laconique. Elle revient vers la logique de la communauté internationale qui est de ne pas reconnaître un processus issu d’un fait accompli ou unilatéral malgré l’utilisation d’un moyen apparemment démocratique.

 

« Le projet de feuille de route fait appel à la continuation du dialogue malgacho-malgacho », affirme Leonardo Simao. Le dialogue en question a capoté puisque les autres mouvances ne se sont pas laissés mener en bateau par l’ « amiral » Rajoelina et jouer les rôles de seconds dans une transition supposée consensuelle. Le médiateur de la SADC veut redresser la barre et remet en question l’ouverture contrôlée par la HAT. Il réclame la formation d’un gouvernement d’union nationale. Ce qui est différent d’un remaniement concocté par l’autorité de facto pour embarquer de nouveaux alliés espérant débaucher une nouvelle fois des personnalités issues des trois mouvances.

 

La nouvelle feuille de route vise aussi la recomposition des deux parlements. Là, ce sera plus difficile. Dans sa logique populiste où Andry Rajoelina est contraint de donner des sièges à ceux qui l’encensent, comment va-t-il se débarrasser de ces amis encombrants et grassement payés par l’Etat  qui ont déjà annoncé leur intention de défendre leurs acquis. Une recomposition tend plus vers la logique des accords signés par l’auto-proclamé président Rajoelina en terre africaine. La question est de savoir si la transition considère les dernières représentativités démocratiques ou le rapport de force après le coup d’Etat en mars 2009.

 

Selon la feuille de route Simao, le gouvernement d’union nationale est le cœur de la transition. « Le président de la transition et le premier ministre doit rester neutre. L’Etat ne doit pas contracter des engagements sur le long terme ». Est-ce une volonté de freiner la HAT dans ses dérives, agissant comme si elle avait un mandat du peuple. D’ après Simao, ce gouvernement sera le responsable de la mise en place d’élections libres justes et transparentes avec l’appui de la Communauté internationale. Il demande aussi la recomposition de la commission électorale qui doit refléter les forces politiques. Finalement, le référendum du 17 novembre 2010 ne serait qu’un fait accompli parmi d’autres. Illégitime et non reconnu.

 

Albert Zafy: Des révélations accablantes sur le 7 février

http://www.madonline.com/article.php?article_id=4709&lang=fr&utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed:+MadagascarOnlineLePremierMagazineDactualitEnLigneSpcialisSurMadagascar+(Madagascar+Online+:+Le+premier+magazine+d'actualit%C3%A9+en+ligne,+sp%C3%A9cialis%C3%A9+sur+Madagascar)

Les langues commencent à se délier. A quelques jours de la commémoration de la tuerie du 7 février 2009, des révélations accablantes ont été effectuées par l'ancien président Albert Zafy.

 

Depuis deux ans, les collaborateurs du président de la Transition, Andry Rajoelina, se sont évertués à démontrer à travers cet incident que Marc Ravalomanana est un tueur.

 

Tout risque de basculer dorénavant. Pour la première fois, un acteur politique malgache a pris l'initiative de donner de manière solennelle une autre version de la tuerie du 7 février.

 

La garde présidentielle s'est limitée à tirer 18 balles ce jour. Le rapport des militaires est déjà connu. Albert Zafy a tenu à préciser que des tirs provenaient des partisans de Rajoelina.  Le but serait de faire une quarantaine de morts afin d'accabler Marc Ravalomanana. Selon toujours Albert Zafy, il a été même question pour le camp Rajoelina de  "sacrifier" au moins quarante personnes pour être assuré d'accéder au pouvoir.

 

Depuis deux ans, personne n'évoquait effectivement les tirs qui provenaient des deux bâtiments jouxtant le palais présidentiel alors qu'en 2009, les photos des fusils qui rafalaient à partir du bâtiment du trésor a circulé pendant un certain temps. La garde présidentielle était pourtant postée au palais d'Ambohitsorohitra.

Commenter cet article