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rov@higa

JUSTICE ET DROITS DE L'HOMME à MADAGASCAR (29/01/12)

30 Janvier 2012, 10:07am

Publié par Justmad

ARTICLES REMARQUES - JANVIER 2012

29 janvier 2012

 

28 01 12 - Blog d'Alain Rajaonarivony - Madagascar : Assez !!!
Le journaliste revient sur la rocambolesque affaire du retour avorté de Marc Ravalomanana qui illustre une fois encore la gué-guerre que se livrent depuis 3 ans les deux protagonistes de la crise. Courageusement, la SADC a renvoyé dos à dos Marc et Andry... La seule vraie victime dans cette affaire, c’est encore et toujours le peuple. A l’exception d’Albert Zafy, tous les dirigeants ont du sang sur les mains, y compris Andry Rajoelina, criminel à la tête pouponne. Quant aux abus de pouvoir et au pillage des richesses de la nation, il n’y a pas grand monde qui puisse donner des leçons. Les Malgaches en ont assez de ces pseudo-pères-la-vertu qui transpirent la haine, l’esprit de vengeance et la lâcheté.

27 01 12 - Tribune - Edito - Miary & Patrick A. - Amnistie and Co.
La "réunion d'urgence" de Pretoria consécutive au retour avorté de Marc ravalomanana n’a pas clarifié la situation. « Les parties prenantes malgaches sont invitées à accélérer le processus de mise en œuvre de tous les autres articles de la feuille de route, en particulier ceux relatifs aux mesures de confiance », indique le communiqué de la Troïka. « Il s'agit notamment de la promulgation des lois d'amnistie, la libération des prisonniers politiques, le retour sans condition des exilés politiques»,poursuivit le texte publié 48 heures après le rendez-vous. Le texte reste dans le vague concernant le cas précis de Marc Ravalomanana. En revanche, il est claire concernant la date butoir du 29 février pour l’adoption d’une loi d’amnistie. Comme toujours, l’absence de déclaration franche de la Troïka fait déjà naître des divergences d’interprétation.
<> doc
 Communiqué officiel (en anglais) : 
27 01 12 - Communiqué de la Troïka de la SADC suite à la réunion d'urgence du 25/01/12 à Pretoria
<> doc Traduction française : 27 01 12 - Madagate - Communiqué de presse du comité ministériel de la Troïka - Traduction libre

27 01 12 - Tribune - Lancement de la concertation sur la gouvernance publique
300 invités issus de l’administration, de la société civile, du secteur privé et des institutions religieuses ont participé à un atelier sur la bonne gouvernance organisé à l’initiative du premier ministre Omer Beriziky qui s’était engagé à lancer cette concertation après une rencontre avec la Confédération des grands corps de l’État.L’administration a été la cible de toutes les interventions, aussi bien lors du discours officiel que pendant les débats. Des résolutions visant à « opérer des changements dans la gouvernance publique » ont été adoptées.


26 01 12 - Tribune - Tribune libre - Hyacinthe Befeno Todimanana - Privilégier le courage moral
Il y a 4 mois , une lueur d’espoir flottait sur Madagascar quand les factions politiques se sont retrouvées pour signer devant la communauté internationale un plan de sortie de crise. Nous avions pensé, naïvement, que les signataires étaient prêts à avancer vers l’apaisement. Il n'en est rien. Personne ne saurait oublier que sans les pratiques de Mr Ravalomanana, qui ont poussé au paroxysme les conséquences néfastes sur la démocratie et les libertés fondamentales des dérives d’un pouvoir sans contrôle, sans partage, nous ne serions pas aujourd’hui dans cette situation invraisemblable d’une Transition dirigée à l’aveuglette et qui n’aura tenu à ce jour aucune des promesses d’un véritable changement dans la pratique politique. Il est du devoir de la présidence de convoquer une réunion de haut niveau, où ceux là même qui font notre histoire depuis 3 décennies, pourront se concerter, s’accepter et appeler sur une base politique et morale commune à une refondation sans équivoque de la République.

<> 
25 01 12 - Communiqué du CCOC - Aucune nation ne peut survivre sans Etat de droit
Face aux actes de violation de la feuille de route perpétrés à l'occasion du retour avorté de Marc Ravalomanana, et devant les risques de débordement et d’aggravation de l’insécurité et des actes de violence qu’ils pourraient entraîner, le CCOC interpelle tous les acteurs – particulièrement politiques – qui ont un rôle à jouer pour éviter que le pays ne sombre dans le chaos.

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<> articles particulièrement signalés - <>doc documents à valeur permanente

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25 01 12 - L'Express - Raphaël Jacoba - Sommet des 4 chefs de mouvances : pourquoi pas Si
Et si Didier Ratsiraka détenait réellement la solution de sortie de crise ? L’auteur, sans avoir été, sans être, sans devenir un partisan de cet ancien Président, estime que l’idée de celui-ci de convoquer un sommet des quatre chefs de mouvance, n’est pas, loin s’en faut, une idée farfelue. Ce sommet peut être en effet la solution à l’impasse actuelle quant au processus de sortie de crise, à l’unique et seule condition, qu’il s’inscrive dans un vrai processus d’arbitrage politique, à l’opposé de la médiation bancale, source d’un compromis boiteux proposé par la Troïka.

25 01 12 - Madagoravox - Sahondra Rabenarivo - (Re) lecture de la feuille de route
Les juristes anglo-saxons, surtout les juristes d’affaires (dits « transactional attorneys »,) ont tendance à vouloir tout prévoir dans leurs contrats. C’est ainsi qu’on cite toutes les obligations possibles, et toutes les conséquences possibles si les obligations ne sont pas satisfaites, les échéances et les pénalités, et chaque mot, pratiquement, est défini en détail, une définition pouvant couvrir une page de texte. La feuille de route, elle, ne fait que 7 pages. Au lieu d’être un texte juridique, c’est un texte politique, qui ne cite que le strict minimum. Chacun des signataires, presque, s'est engagé par écrit à une chose en pensant une autre. L'auteur revient sur les articles litigieux, qui sont à la source des difficultés actuelles.
Référence : 
Le texte officiel de la feuille de route du 15 septembre 2011

24 01 12 - L'Express - Humeur - Sylvain Ranjalahy - Longue crise, mémoire courte
En politique on ne réinvente pas la roue ni la poudre. Encore moins le Notam. Il suffit souvent de copier ce que les autres ont fait en changeant la jante, la composition ou le libellé pour ne pas être taxé de pirate et pour incarner le vrai changement. Le Notam figure parmi les grandes inventions des années 2000. Il est breveté au nom de ...Marc Ravalomanana, un visionnaire auquel il manque un rétroviseur. Au nom de la continuité de l'État, Rajoelina a repris à son profit cette géniale invention pour rendre la monnaie de sa pièce. Si la crise devait déboucher sur des élections comme le souhaite la communauté internationale, on n'aurait pas un grand choix à faire. On a un panel de candidats qui résument à eux seuls un peu moins de quarante ans de pauvreté, de corruption, d'anarchie, d'insécurité

<>Les éditorialistes de la presse malgache s'interrogent sur les conséquences que le retour avorté de Marc Ravalomanana et la décision de sa mouvance de suspendre sa participation à toutes les institutions de la transition risque d'avoir pour le devenir du processus
. La feuille de route est menacée dans son fondement. Sans la mouvance Ravalomanana (et les mouvances Zafy et Ratsiraka qui n'étaient déjà pas pleinement représentées), elle n’a plus rien de consensuel ni d’inclusif... Echantillon des réactions :
23 01 12 - L'Express - Lova Rabary Rakotondravony - Notam or not notam
23 01 12 - L'Express - Chronique de Vanf - Scénario du possible
23 01 12 - Mada.pro - Le Courrier - N. Randria - Des cracks ou...le contraire
23 01 12 - MaMada.pro - Ma-Laza - Ravalo a fait demi-tour
23 01 12 - Madagate - Ralahady Ravalomanana - Le Zorro de Pacotille


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16 01 12 - Tribune - Edito - Ndimby A. - Attention à l'électionnisme mora 
Pour les apparatchiks du régime ou pour les diplomates, les élections ont été présentées lors des cérémonies de voeux comme la porte de sortie de la crise. Sur le principe, tout le monde est d’accord. Toutefois, il serait utile de ne pas se verser dans un « électionnisme mora »Appeler à faire des élections pour le plaisir de faire des élections, sans se soucier si le contexte est suffisamment apaisé pour les permettre, ne peut être que dangereux. Si le régime n’a ni la capacité ni la volonté de les organiser dans les règles de l’art, quelle est la solution ? Parler de sortie de crise implique de parler d’élections équitables, et parler d’élections équitables ne pourra se faire en éludant le sujet de la candidature de Marc Ravalomanana. Dans les évocations de solutions possibles pour tenter de rendre un peu plus crédibles des élections beaucoup pensent que la solution viendra de l’étranger : élections organisées par l’ONU, observation internationale... D’autres demandent que la communauté internationale fasse pression pour obliger le pouvoir à revenir à une pratique plus orthodoxe en matière de respect de la démocratie et des droits de l’homme. Foutaises, estime l'auteur. La communauté internationale a fait montre depuis 3 ans de son incapacité à démenteler les réseaux qui phagocytent la vie du pays...

<>doc 12 01 12 - Tribune - Edito - Sahondra Rabenarivo - A la lecture du rapport de l'OIF
Ce rapport d'étape sur l'évaluation du processus électoral ,en date du 15 septembre, n'a été rendu disponible que tout récemment. Du texte dense et très technique, il se dégage deux points saillants. Le rapport note en particulier que "la situation de la Transition malgache présente une singularité notoire avec la cohabitation d’une nouvelle constitution et d’un accord politique où, contrairement à la pratique commune des situations de transition, le nouveau texte constitutionnel a précédé l’adoption de l’accord politique". Il pointe ensuite du doigt la montée en puissance institutionnelle difficile et pas tout à fait réussie de la CENI, une méga-institution montée de toute pièce sans statut juridique suffisant, et sans moyens financiers comme humains.
Rapport complet de l'OIF : 
Rapport d'évaluation du processus électoral - Rapport d'étape du 15/09/11 ( 65 p.)


09 01 12 - Charlie Hebdo du 02/01/12 - Enquête - Bernard Tapie cherche des pépites à Madagascar
Le journal satirique français affirme que lors de sa visite à l'Elysée début décembre 2011, Andry Rajoelina aurait déclaré aux journalistes : «Oui, Bernard Tapie a de nombreux projets à Madagascar. Il est intéressé par le secteur de l’immobilier, comme le projet “Résidence des résidents”, et aussi dans les mines. Et il souhaite aussi ouvrir une de ses écoles à Madagascar». Rappelé par Charlie-Hebdo il déclare au téléphone : «Oui, j’ai des envies à Madagascar. Oui, dans les mines, mais je vous en dirai plus quand j’aurai acheté».Le journal rappelle que l’histoire a commencé en janvier 2011 par un voyage éclair de l'homme d'affaires dans la Grande île, en jet privé, reçu avec tous les honneurs par le président de la HAT.

09 01 12 - Newsmada - Opinion - Gaëtan R. - Les faux militaires de l'opposition
La libération des prisonniers politiques devient le nouveau refrain de l’opposition et dans ce cas d’espèce, elle éprouve une soudaine affection pour les militaires placés en détention. La feuille de route a décidément bon dos. Par on ne sait quelle magie, cet accord hautement politique, rédigé à l’intention de forces politiques et proposé à la signature de chefs politiques comporterait, selon l’opposition, des dispositions en faveur des militaires. Un militaire ne peut être membre d’un parti politique. Par définition, il est neutre selon son statut. On peut alors demander à l’opposition à quels militaires détenus politiques elle fait référence.

07 01 12 - La Vérité - Hery Mampionona - Prisonnier politique : une notion à définir
Le sujet figure, avec celui du retour des exilés politiques, parmi les points de la feuille de route les plus rebattus et  dont la non-concrétisation est considérée par des acteurs politiques comme une entorse à la mise en œuvre de l'Accord. Celui-ci, dans son article16, enjoint seulement les autorités à mettre un terme aux « poursuites judiciaires en cours engagées à l’encontre des membres de l’opposition qui pourraient apparaître comme fondées sur des motifs politiques ».  La question de fond est de savoir quelle définition donner à la notion de « détenu politique » ou de « prisonnier politique ». Le Conseil de l'Europe a défini 5 critères qui pourraient éclairer le débat.

06 01 12 - RSF - Fin d'année 2011 tendue pour les médias malgaches
"Les fêtes de fin d’année ont eu un goût amer pour la presse malgache. Une série de mises en garde adressées aux médias par divers membres du pouvoir font craindre un durcissement des relations entre autorités, qu’elles soient politiques ou militaires, et journalistes, alors que 2012 sera une année électorale très attendue. Ces incidents traduisent la fragilité de la situation actuelle. (…) Nous demandons au pouvoir – en premier lieu le ministère de la Communication – de respecter les critiques et commentaires sans multiplier les mises en garde, les avertissements et les menaces de retour de la censure". L’organisation appelle "les médias à faire preuve de professionnalisme et demande à tous les acteurs du secteur de l’information de ne pas nourrir les tensions, de privilégier le dialogue, et de conserver des relations apaisées".

<>   
03 01 12 - Blog d'Alain Rajaonarivony - Madagascar : Happy Juien Day
La fin de l’année a été palpitante pour les Malgaches car Andry Rajoelina n’a cessé de louvoyer pour la mise en place de la feuille de route, concoctée sous l’égide de la SADC. Afin d’obtenir enfin la reconnaissance internationale, valant absolution et respectabilité, il s'y conforme avec mauvaise grâce, tout en usant de toutes les ficelles pour empêcher le retour du dernier président élu. Après la mise en place du gouvernement Beriziky, la France a embrayé aussitôt la promotion du désormais ex-putschiste. La stratégie de la France a consisté dès 1896, début officiel de la colonisation, à détruire les racines et les élites des Malgaches. Mais les familles et traditions princières qui ont été ostracisées durant la colonisation et les 50 ans d’indépendance reviennent petit à petit sur le devant de la scène, avec une solidarité et une cohésion des dynasties des quatre coins de l’Ile. L'article s'attarde sur le rôle que joue le Palais de le Reine dans l'imaginaire collectif et le symbolisme du vol de la couronne royale, ainsi que sur les rapports ambigus des dirigeants de l'époque moderne avec la royauté Merina. Il revient aussi sur les ambiguités de la diplomatie française, la Françafrique, en insistant sur la différence d'appréciation de la diplomatie américaine par rapport au pouvoir issu du coup d'Etat.

03 01 12 - L'Express - Courrier des lecteurs - André Rasolo - Madagascar et la SADC dans l'impasse
Pour le porte-parole de la société civile (CNOSC), beaucoup de malgaches se posent des questions sur la capacité de la SADC à trouver une solution viable et durable à la crise. Exceptée la médiation dirigée par Joachim Chissano qui a pu concrétiser l’accord de Maputo signé en aout 2009 par les 4 chefs de mouvance, la SADC a montré son incohérence interne et les limites de sa connaissance de la situation malgache. Depuis octobre 2011, elle observe un silence significatif. Malgré la mise en place d’un gouvernement dit d’union nationale, malgré l’élargissement du CT et CST jusqu’à plus de six cent membres, plusieurs signes montrent que Madagascar va traverser une zone de turbulence de tous les dangers. Mettons-nous autour d’une table (comme le proposent les 3  anciens présidents) pour établir ensemble les conditions favorables en vue d’organiser des élections crédibles. Créons un processus dynamique du pardon et de réconciliation, gage de notre volonté de vouloir vivre ensemble, conclut-il.

02 01 12 - Tribune - Edito - Ndimby A. La liberté de fermer sa gueule
La dernière semaine de 2011 a été marquée par une tension assez vive au niveau des médias. Le directeur du Courrier de Madagascar a été convoqué pour être auditionné par la gendarmerie. Le Ministère de la communication a envoyé une lettre de mise en demeure à la chaîne TV Plus, réputée pour la quaité de ses émissisons, Sa directrice a été sommée de présenter des excuses publiques pour avoir osé émettre des commentaires sur les vacances de la famille présidentielle. À ceci s’ajoute un long communiqué du ministre de la communication sous forme de leçon de journalisme.L'éditorialiste rappelle que le pouvoir s'était fait le champion en 2009 de la liberté des médias et de la liberté d'expression...

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