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rov@higa

JUSTICE ET DROITS DE L'HOMME à MADAGASCAR (20/01/12)

20 Janvier 2012, 15:14pm

Publié par Justmad

http://justmad.canalblog.com/archives/2012/01/20/23290161.html

20 janvier 2012

 

19/01 - Annonce du retour de Marc Ravalomanana le 21 janvier, démentie par son porte-parole. Le général Richard Ravalomanana confirme qu’il sera arrêté à son arrivée. « C'est le mandat d'arrêt qui a été émis auparavant que nous devons exécuter. L'arrestation est donc inévitable puisque le mandat d'arrêt a déjà fait l'objet de notification », a-t-il confié. Cette mission d'arrestation bénéficie de la caution de la ministre de la Justice, Christine Razanamahasoa, qui a affirmé qu'il appartiendra aux forces de l'ordre d'appliquer le mandat d'arrêt. Le directeur général de l'Aviation civile de Madagascar (ACM) a confirmé qu'aucun Notam n'interdit actuellement à l’ancien président de rentrer, le dernier Notam ayant été abrogé le 19 décembre. Le commandant de la circonscription régionale de la gendarmerie annonce que des mesures spéciales seront prises pour éviter tout débordement à l’aéroport, à l'image de ce qui avait eu lieu le 19 février 2011 lors de la première tentative de retour. « À ceux qui veulent risquer leur vie de bien réfléchir », a-t-il lancé. Marc Ravalomanana est intervenu par deux fois au meeting de ses partisans du Magro. « Que chacun soit responsable de ses actes », s'est-il adressé, visant en particulier les militaires et les forces de l'ordre.
Joint par l'AFP à Johannesburg, son porte-parole, Patrick Gearing, a contredit l'ancien président en affirmant que ce dernier ne va pas revenir le 21
. «... C'était le plan initial. (...) Il y a encore un certain nombre de choses à régler. C'est pourquoi, je n'ai encore rien annoncé formellement. Mais nous envisageons de le mettre dans l'avion la semaine prochaine (...) Il semble probable qu'il sera de retour la semaine prochaine », a-t-il confié. L’annonce laisse la presse dubitative. Ne s’agirait-il pas encore de faire patienter les partisans de l’ancien président dont la mobilisation s’essouffle et qui sont minés par les divisions ? Ne s’agit-il pas d’un nouvel épisode de la guerre des nerfs qui se joue entre les deux principaux protagonistes de la crise ? En tous cas, l’annonce cause un réel émoi ou de l’inquiétude dans l’opinion jusque là indifférente et provoque une réelle nervosité dans les allées du pouvoir.
Sobika écrit : « Une fois encore le peuple tenu en haleine ne sera que simple spectateur d’évènements qui menacent de faire de la population et la victime directe et la victime collatérale, alors que tous les acteurs clameront qu’ils agissent pour les intérêts supérieurs du pays ».
La Gazette rapporte que des rumeurs persistantes circulent selon lesquelles, en cas de problème à son accueil, Marc Ravalomanana pourrait trouver refuge à l’ambassade américaine, avec la bénédiction du chargé d’affaires, Eric Wong.

20/01 - Retour de Marc Ravalomanana : des risques d'affrontements. Chaque camp se mobilise pour se rendre massivement à l’aéroport d’Ivato : les « légalistes » pour l’accueillir avec enthousiasme, l'association des victimes du 7 février (AV7) pour le conspuer. « Nous voulons Ravalomanana entre nos mains puisque nous avons beaucoup de questions à lui poser. (...) Œil pour œil, dent pour dent ! », a lancé Etienne Andriamahefarisoa, de l'AV7 et membre du Congrès. Il se dit près à affronter les pro-Ravalomanana. « Marc Ravalomanana doit nous rendre les corps de nos proches qu’il a enterrés on se sait où, réveiller les morts dans leurs tombes et leur rendre des comptes, réparer les chairs mutilées et les blessures à vie portées par nos proches », s’est-il exclamé. Ce n’est qu’après, a-t-il enchainé, que nous pourrons discuter des deniers publics qu’il a volés pendant qu’il était au pouvoir. Le général Richard Ravalomanana recommande aux partisans de Marc Ravalomanana qui souhaitent l’accueillir à Ivato de respecter la loi et les règlements, et d’éviter toute obstruction de la voie publique. « Ce serait se sacrifier pour rien de faire ainsi, car nous sommes là pour faire respecter la loi » prévient-il.
Mamy Rakotoarivelo menace du retrait de la mouvance Ravalomanana du processus de sortie de crise si des mesures sont prises pour s’opposer à ce retour ou procéder à l’arrestation de son chef de file. « Nous estimons que l’arrestation de Marc Ravalomanana est illégale et illégitime », a-t-il fait savoir en réaction aux menaces d’arrestation dont l’ancien chef d’État ferait l’objet dès sa descente d’avion. « Illégale, parce que la condamnation du président fondateur du TIM a été prononcée par une juridiction non compétente, à savoir la cour criminelle, et non par la Haute Cour de Justice tel qu’il est stipulé dans la Constitution ». Et d’ajouter que l’arrestation est illégitime étant donné que la condamnation a été prononcée par une justice instrumentalisée au profit de la HAT. Pour le président du CT, il s’agit d’une décision relevant de l’unilatéralisme et qui n’a aucune force probante dans la mesure où elle a été adoptée bien avant la signature de la feuille de route du 17 septembre 2011. « Au pire des cas, si cette condamnation venait à être effective, nous exigerions un traitement égalitaire », a-t-il fait remarquer. Et de mettre en relief le cas de l’ancien président Didier Ratsiraka qui a été autorisé à revenir au pays, ou encore de certaines personnalités ayant accédé à de hautes fonctions dans la Transition car bénéficiant de la protection de son président.

Jean-Marc Châtaigner, ambassadeur de France, a souligné que la France est en faveur de la mise en œuvre immédiate de la feuille de route et notamment de son article 20 qui stipule que tous les citoyens malgaches en exil pour des raisons politiques doivent pouvoir rentrer à Madagascar sans condition, y compris l’ancien président. L’ambassadeur a, en outre, mis l’accent sur le fait que Paris n’a jamais refusé d’héberger l’ancien président. «En 2009, nous lui avons proposé de s’exiler en France s’il le souhaitait». Et d’ajouter que Marc Ravalomanana peut venir quand il le veut et autant qu’il veut en France.

La Gazette dénonce « une supercherie savamment orchestrée par un quotidien tananarivien » : Marc Ravalomanana ne rentrera pas. L’entourage immédiat de Ravalomanana sait depuis février 2011 que celui-ci ne doit pas, sur « ordre » des autorités sud-africaines, retourner tout de suite à Madagascar. Il doit patienter. Il ne s’agirait que d’une nouvelle opération de communication destinée à remobiliser ses partisans.

 

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Source : Les Nouvelles – 20/01/12 - http://www.newsmada.com/tir-en-lair-9/ 

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