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rov@higa

JUSTICE ET DROITS DE L'HOMME à MADAGASCAR (16/03/12)

16 Mars 2012, 10:34am

Publié par rovahiga

ARTICLES REMARQUES - MARS 2012

16 mars 2012

<> doc  15 03 12 - UNICEF - Une étude pour favoriser l'inclusion de tous les enfants dans le cycle primaire (EPP)
Cette étude nationale sur l’exclusion scolaire et les moyens d’inclusion au cycle primaire se situe à un moment de grandes difficultés et d’incertitudes pour Madagascar. L’impact de la crise que subit actuellement le pays a de profondes conséquences tout particulièrement sur la santé, la nutrition ou encore l’accès à l’eau de ses enfants. L’éducation paye également un très lourd tribut à cette situation et à ce jour plus d’un enfant sur quatre n’a pas accès aux écoles primaires. Si cette étude explicite l’ampleur et les mécanismes de l’exclusion au cycle primaire, celle-ci souligne également tous les efforts entrepris par l’ensemble des acteurs des communautés, des écoles et des ménages pour rendre l’éducation plus inclusive. Avec plus d’un million d’enfants non-scolarisés, l’exclusion scolaire au cycle primaire est l’un des problèmes les plus importants du système éducatif malgache. Déjà problématique auparavant, la situation a considérablement empiré depuis la crise de 2009 : le taux net de scolarisation au primaire n’est plus que 73,4% en 2010 contre 83.3% en 2005. Pour l’année 2010, près de 700,000 enfants sont sortis du système scolaire entre le CP 1 et le CM 1.

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  13 03 12 - Nations Unies - Rapport du Rapporteur spécial sur le droit à l'alimentation - Additif
Le Rapporteur spécial des Nations Unies sur le droit à l'alimentation, Olivier De Schutter, a effectué une mission officielle à Madagascar du 18 au 22 juillet 2011, à l'invitation de la HAT. Les conclusions préliminaires (13 p.) ont été postées sur le blog Justmad le 22/07/11. L'additif est daté du 23/12/11. Il traite de la situation de l'insécurité alimentaire, décrit l’impact des catastrophes naturelles ainsi que de la crise politique. Une section est consacrée aux orientations stratégiques de la politique nationale de nutrition, les suivantes  étudient les programmes publics de soutien à l'agriculture et à l’élevage, les politiques foncières, les politiques de structuration de la filière riz, les accords de pêche. Il se penche enfin sur l'impact des sanctions internationales en vigueur au moment de la mission. Des recommandations sont adressées au gouvernement malgache ainsi qu’aux donateurs, bailleurs de fonds, organisations internationales et partenaires de développement.

- 12 03 12 - L'Express - Chronique de Vanf - "Directoire militaire" n'est pas un gros mot
Comment sortir de cette crise ? Quels interlocuteurs pour faire entendre raison aux belligérants ? Quel accord qui ait force exécutoire ? Trois années de question sans réponse. Trois années d'incertitude permanente. Trois années d'absence d'autorité, de perte de repères, de délitement des valeurs. Deux forces, l'une confessionnelle, l'autre militaire, ont toujours occupé une place stratégique dans cette crise-ci, et dans les précédentes. Le chroniqueur rejoint les nombreux appels de ces derniers jours émanant de la classe politique et de la société civile en faveur d'une prise de responsabilité "du sabre et du goupillon". "Le mot «laïcité» n'est pas un dogme irréfragable au-delà du bon sens et «directoire militaire» n'est pas un gros mot", conclut-il.

- 10 03 12 - Communiqué de l'AOSC : "La CENIT n'est pas indépendante"
L’Alliance des OSC dirigée par Lalao Randriamampionona conteste les modalités de désignation des membres de la société civile nommés à la CENI-T. L’annonce intervient quelques jours avant la prestation de serment des nouveaux membres de la Commission. L’Alliance déplore « le manque de transparence dans la nomination de ses membres, l’ingérence et la pression » qui ont affecté le processus de vote. Elle exige l’organisation de nouvelles élections au sein à la société civile et se dit déterminée à saisir le Conseil d’État. Lalao Randriamampionona déplore une nouvelle fois que les revendications et propositions formulées par l’AOSC bien avant l’élaboration des textes sur la CENIT n’aient pas été prises en compte. D’autres entités de la société civile ont cependant admis entériné les textes qui régissent la nouvelle Commission, à l’image du CNOE.

- 09 03 12 - L'Express - Humeur - Sylvain Ranjalahy - Farces de l'ordre
"Les tracts sont de retour. Et de quelle façon ! Il suffit qu'on les éparpille à travers la ville pour que tout le monde tremble de peur, sue de frayeur, aie froid dans le dos. Faute de pouvoir s'exprimer librement en public, tous ceux qui ont à dire sur la situation actuelle se trouvent contraints de recourir à cet artifice peu élogieux pour se faire entendre. Avec la conjoncture difficile actuelle et la fébrilité d'une opinion dont la lucidité est diluée par trois années de crise et de sous-alimentation, la sauce prend facilement. (…) Le pouvoir se complaît à montrer son autorité dans la répression qui trahit en fait sa faiblesse. (…) À défaut de pouvoir se manifester, la contestation prend cette forme de terrorisme invisible contre lequel il est difficile de lutter et qui se mêle au banditisme violent et impitoyable, conséquence d'une inégalité sociale de plus en plus criante".

- 06 03 12 -  Tribune - Edito - Patrick A. - Soldatesque
Des sous-officiers, regroupés au CAPSAT, réclament la suppression des retenues sur soldes. « Nous voulons la suppression des impôts sur nos salaires selon notre statut. Nous réclamons également le rappel des retenues sur salaires depuis 2005 », a déclaré un sous-officier affilié au COSOFAM (sorte de syndicat ou association des sous-officiers). Un mouvement de sous-officiers en tenue de combat, est né sur le site de Soanierana mais il semble avoir pris une autre dimension : plusieurs sous-officiers issus d'autres régiments ont rejoint les rangs de leurs frères d'armes, munis de leur paquetage. Ils ont pour l’instant refusé de s'exprimer de manière officielle. Les autorités prennent au sérieux ce mouvement. Au-delà des revendications salariales, le général Lucien Rakotoarimasy, ministre des Forces armées, soupçonne d'autres motifs derrière le mouvement. « Quelque part, on essaye de manipuler ces revendications », a-t-il avancé avant de lâcher les termes de « déstabilisation » voire de "tentative de renversement » du régime". Un mouvement qui rappelle étrangement les prémisses des évènements de mars 2009...

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05 03 12 - Hostilité des Etats Unis sur la stratégie intérimaire de la Banque mondiale
La stratégie intérimaire de la Banque mondiale pour la période 2012-2013 n'a pas l'aval des États-Unis. Ils veulent empêcher ce réengagement. L'ambassade des États-Unis a ainsi manifesté à travers un communiqué son point de vue par rapport à la décision de la Banque, le 21 février, de revenir sur la suspension des financements pour ses 14 projets en cours, décidée en 2009 (voir revue de presse février 2012 p 26). Pour la Banque, il devient urgent de lutter contre l’aggravation de la pauvreté, la détérioration de l’accès aux services sociaux et le développement de la mauvaise gouvernance. L'illégitimité du régime en place et le constat d'une prise d'ampleur de la traite des personnes ont été avancés par l'ambassade pour expliquer cette réticence. « Il y a un risque de voir des gens considérer par erreur l’assistance de la Banque mondiale comme un signal de soutien au régime de fait, ce qui peut donner la voie aux dirigeants de fait pour détourner des ressources loin de la fin à laquelle elles étaient destinées, tout en continuant de tirer profit de certaines activités illégales », souligne-t-il.
Voir l'édito de Tribune du 05/03/12 : 05 03 12 - Tribune - Edito - Patrick A. - Chosification

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  05 03 12 - La Banque mondiale annonce la reprise de financement pour tous ses projets suspendus
Constatant les impacts de la suspension des aides dans différents secteurs depuis la crise, la Banque mondiale annonce la reprise de financement pour tous ses projets suspendus. Le portefeuille actuel de la Banque est composé de 14 projets d'un montant global de 900 millions de dollars. Le solde non décaissé, à disposition, s'élève à 220 millions de dollars. Une restructuration du portefeuille sera réalisée. Des fonds de certains projets seront alloués à des secteurs prioritaires. Cette reprise des décaissements entre dans le cadre du programme intérimaire de la Banque qui s'étale de début 2012 à juin 2013.

- 05 03 12 - La Gazette - Edito - Adelson Razafy - Que d'appels à l'Armée !
Multiplication frappante des appels à l’Armée ces derniers jours. Le phénomène, en fait, est omniprésent depuis le début de la transition, car même des personnalités connues comme Marc Ravalomanana, Zafy Albert et Monja Roindefo se sont déjà livrés à cet exercice. Mais ces temps-ci, le nombre de ceux qui demandent aux militaires « de prendre leurs responsabilités » a véritablement explosé.

<> 02 03 12  - JL Hariniaina et S.Zafimahova - Le projet d’exploitation d’ilménite par Mainland Mining
Le Bureau du Cadastre Minier de Madagascar, avec l’aval du ministère de l’Énergie et des Mines a lancé l’appel d’offre concernant l’ilménite de Manakara le 26 Juillet 2008. L’attribution de l’appel d’offres a eu lieu courant 2010 sans transparence. Face au malaise social provoqué par l’implantation douteuse et illégale de la Société Mainland à Mangatsiotra, district de Manakara (région Vatovavy Fitovinagny), la note a pour objet de mettre en contexte ce projet et de fournir des éclaircissements techniques (environnemental, social et culturel) et-juridiques (lois et réglementation en vigueur) face à la politisation de l’affaire par les intérêts particuliers qui s'affrontent. Les auteurs recensent 25 violations flagrantes du cahier des charges environnemental (CCE) du projet.

- 01 03 12 - Midi - Rajaofera Eugène - Guerre de juristes autour de l'amnistie
Le comité d’experts dont la mise en place a été décidée lors du conseil de gouvernement dispose d’une semaine pour reformuler le projet de loi d’amnistie élaboré par le ministère de la Justice. Il est composé des juristes proposés par la primature et les entités signataires de la feuille de route. Du côté des groupements signataires, les discussions sont âpres. Pour le parti TGV, l’accent doit être mis sur le fait que les crimes de sang ne peuvent être amnistiés, une référence à peine voilée à l’ancien président. Tandis que les partisans de Marc Ravalomanana continuent de soutenir que celui-ci n’a nul besoin d’amnistie, en ce sens qu’il n’a commis aucune infraction de ce genre et que les verdicts prononcés à son encontre concernant notamment les événements du 7 février 2009 ne sont pas valides. On craint fort que ces juristes de la Nation passent fi des grands principes de droit qui entrent en jeu dans l’élaboration d’une loi d’amnistie, en ne servent que les intérêts politiques de leurs entités d’origine.

- 01 03 12 - Tribune - Edito Hery Randriamalala - La "bolabolacratie"
Le 8 août dernier, le président Rajoelina prenait une ordonnance extrêmement répressive à l’encontre du trafic de bois de rose, de nature à rassurer les plus sourcilleux des défenseurs de l’environnement ainsi que les bailleurs de fonds. Deux semaines plus tard, le 22 août, le ministre de l’Environnement a tenu lui aussi des propos très fermes lors d’une rencontre avec les exploitants forestiers. Mais lorsque le Premier ministre s'est rendu dans la Sava le 5 janvier 2012, les trafiquants ont tout mis en oeuvre pour inféchir sa position. Le revirement du pouvoir s'est concrétisé dans l'arrêté tant décrié du 18 janvier ouvrant à nouveau la voie aux exportations de bois précieux. Après la théocratie (le pouvoir aux religieux), la pétromonarchie (pays où seul le pétrole est roi), la narcocratie (le pouvoir aux trafiquants de drogue), Madagascar innove et invente la « bolabolacratie » : le pouvoir aux trafiquants de bois de rose, qui se confondent maintenant avec l’État. Il devient clair que la solution au problème de la protection des forêts malgaches ne se trouve plus à Madagascar, mais en Chine.

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 <> articles particulièrement signalés - <>doc documents à valeur permanente

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