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rov@higa

JUSTICE ET DROITS DE L'HOMME à MADAGASCAR (13/05/11)

13 Mai 2011, 15:51pm

Publié par Justmad

ARTICLES REMARQUES - MAI 2011

 

<>doc 12 05 11 - International Crisis Group - Madagascar - Passer de la crise à la transition
Depuis quelques mois, la possible sortie de crise malgache a pris une nouvelle forme avec la dernière feuille de route proposée par l’équipe de médiation de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). Acceptée par les autorités, mais rejetée par une partie de l’opposition, elle fait encore débat et n’a pour l’instant pas permis de tracer la voie vers une transition apaisée. Dans quelques semaines, la SADC devra se prononcer sur le texte et l’accepter, le rejeter, ou l’amender. Il existe aussi des possibilités de modifier le cours des événements sans toucher au texte, qui doivent être explorées le plus rapidement possible. Le document revient sur la période de 6 mois écoulée et conclut sur l'impérieuse nécessité de trouver une solution équilibrée qui garantisse l'équité de traitement entre tous les protagonistes.

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<> articles particulièrement signalés - <>doc documents à valeur permanente.
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<>doc  12 05 11 -Etats-Unis - Département d'Etat - Rapport sur les droits de l'homme 2010 - Versions française et malagasy
Le régime de la Transition est pointé du doigt par le Département d’État américain pour les atteintes aux droits de l'homme. Le "2010 Human Right report" a été publiée en anglais le 11 avril (cf "articles remarqués" avril 2011). Une traduction française de médiocre qualité avait été proposée par le site Tananews. La version française, ainsi que la version en langue malgache sont désormais disponibles sur le site de l'ambassade des Etats-Unis. Le rapport a été jugé très sévèrement par le pouvoir de Transition, qui met en doute son objectivité et y voit la marque d'une collusion entre les Etats-Unis et l'ancien président Marc Ravalomanana.

- 12 05 11 - L'Express - Humeur - Sylvain Ranjalahy - Emmo-raude - Une vétitable expédition punitive
Exploitation illicite de minerai : plus 20.000 personnes chassées manu militari aux frontières d’Atsinanana .  Ni le ministère des Mines ni sa direction interrégionale n’ont délivré de permis d’exploitation pour des carrières situées à 45 kilomètres au nord de la capitale régionale, Toamasina. Pourtant, elles sont exploitées depuis le début de l’année par plus de 20.000 personnes qui s’y sont installées pour extraire de l’or, des pierres précieuses et du saphir. Pour réparer les dégâts environnementaux et rétablir l’exploitation légale, les autorités régionales ont chassé tous les occupants. Une forte délégation de l’EMMO/Reg s’est rendue sur place. Toutes les habitations en végétal ont été incendiées. Les occupants ont pris le chemin du retour vers la capitale économique, à pied pour la majeure partie. « Ainsi les pauvres malgaches et les malgaches pauvres sont expropriés et refoulés de l’exploitation des riches naturelles de Madagascar » a conclu le président d’une association de défense.

- 10 05 11 - Tribune - Edito - Patrick A. - Bailleurs et conditionnalités
À l’issue de son Assemblée générale, l’Alliance Voahary Gasy s’est prononcée contre le déblocage par la Banque mondiale d’une tranche de 49 millions de dollars dans le cadre du Programme environnemental III. Raisoninvoqué : le gouvernement doit prouver sa volonté politique de lutter réellement contre les trafics en tout genre qui continuent d’exister dans le pays et qui nuisent à l’environnement. L’Alliance Voahary Gasy prend ainsi le contrepied de grandes organisations internationales en matière d’environnement. Qui de Voahary Gasy ou de WWF/WCS/CI a aujourd’hui raison ?

- 09 05 11 - Tribune - Edito - Ndimby A. - Amateurisme professionnel et permanent
Le chroniqueur revient  sur le "pseudo sabotage" visant le jet présidentiel et sur le comportement de certains médias qui ont donné une large publicité à ce "coup de pub" monté par la Présidence. Il y voit une nouvelle preuve de "l'amateurisme" du pouvoir de Transition, qui s'est déjà manifestée dans les affaires d'approvisionnement en riz, la lutte contre les trafics de bois précieux, l'interdiction faite aux appareils d'Air madagascar de faire escale en Europe, la gestion du dossier pétrolier... "Au final, le pays est sur une poudrière, et la porte de sortie est de plus en plus floue"

<> 04 05 11 - Notes de l'IFRI - mars 2011 - Mathieu Pellerin - Le nouvel essor des relations entre la Chine et Madagascar
« La Chine est la solution à tous nos problèmes ». Cette phrase, prononcée par un responsable du régime, illustre à merveille l’esprit qui habite la plupart des dirigeants malgaches. Au lendemain de la chute du régime Ravalomanana, Madagascar s’est retrouvée mise à l’index de la communauté internationale. Dès lors, Andry Rajoelina crée en 2009 une commission chargée de réfléchir à des « financements parallèles », et l’idée de se tourner vers des bailleurs moins regardants en termes de gouvernance s’impose très rapidement. Le pari de trouver des financements alternatifs semble alors réussi. L’acuité de la question chinoise à Madagascar offre l’occasion de dresser un état des lieux des relations sinomalgaches. Après un rappel de la profondeur historique des relations qui lient Madagascar à la Chine, l'auteur traite le développement de ces relations au lendemain de la reconnaissance malgache de la République Populaire de Chine avant d’analyser la nature des relations qui lient la Chine à Madagascar depuis le début du régime de transition.

<>  04 05 11  - Juvence F. Ramasy - Les forces armées garantes de la stabilité politique et démocratique
Une réflexion sur le politique en Afrique ne peut faire l’économie d’une réflexion sur la militarisation de l’État. Les forces armées africaines et malgaches ont été un acteur politique au lendemain des indépendances. L’institution militaire semble faire preuve d’une neutralité nonchalante garante de la stabilité politique mais cette neutralité ne peut pas être absolue. Afin que qu'elle soit réellement effective, la démilitarisation du pouvoir politique doit être réalisée. Les régimes post-transition doivent reposer sur une séparation formelle, institutionnelle et constitutionnelle des sphères civiles et militaires. La consolidation de ces régimes ne pourra être patente que si l’armée et les appareils sécuritaires sont placés sous une forme de contrôle démocratique. Le désengagement politique qui a été rendu possible par la transition politique et le changement de régime semble remis en cause à l’heure actuelle : on constate un retour du prétorianisme comme peuvent l’attester le cas de la Mauritanie, de la Guinée, du Niger ou encore de Madagascar. [Juvence F. Ramasy est membre du Groupe de Recherche sur la Sécurité et la Gouvernance, Université Toulouse 1, du Groupe d’Études et de Recherches sur le Continent Africain, IEP de Toulouse et du Laboratoire Pluridisciplinaire, Université de Toamasina].

<>  03 05 11 - Rapport de la CNOSC n° 4 du 19 avril 2011
Il est temps de remettre de l’ordre dans le processus de médiation . La société civile et la CNOSC ne peuvent pas rester en marge. Avec le FFKM, elle doit reprendre en main le processus de médiation et de sortie de crise. Tout le monde s’accorde à dire que c’est la voie électorale qui permet de sortir de la crise de manière pérenne et incontestable. Il importe de préparer ces échéances électorales de façon sérieuse et professionnelle. D’abord, en mettant en place un gouvernement neutre et accepté par tous. Ensuite, en définissant un plan de marche pragmatique et un calendrier réaliste de la transition. En troisième lieu, en enclenchant le mécanisme institutionnel de la réconciliation nationale. Et enfin, en renforçant et en outillant les instances chargées de la préparation, de l’organisation et du suivi des différentes élections. Sur tous ces aspects, le FFKM, la CNOSC et la société civile doivent être moteurs et replacés au centre du jeu avec l’appui de la Communauté Internationale, en particulier, en vue et lors de son sommet du20 mai 2011.
Le rapport analyse le processus mis en place par le régime, le contexte international et socio-économique, les enjeux cachés, le risque de précipiter l'organisation des élections. Il analyse le contenu de la feuille de route et conclut sur des actions à entreprendre.

- 02 05 11 - Les Nouvelles - Investissements étrangers : les Américains guettent les opportunités
Dans quels secteurs investir ? Comment accéder au marché malgache ? Quels sont les risques que prend le businessman ? Dans une note, le service commercial américain donne aux entrepreneurs US conseils et mises en garde pour la réalisation d’affaires à Madagascar. "L’environnement unique de l’île, sa grande variété de ressources, sa main-d’œuvre compétitive, et sa situation au croisement entre Afrique et Asie offre des opportunités d’investissement à long terme". La note s’intéresse à la culture du blé. En effet, comme il n’existe pas de production à grande échelle de cette céréale dans tout l’océan Indien, la production éventuelle de Madagascar pourrait couvrir toute la région et même l’Afrique sub-saharienne. Même si les opportunités semblent immenses, la Mission américaine met en garde ses ressortissants contre une « instabilité politique récurrente », « un système légal douteux » et une « corruption rampante aux plus hauts niveaux », susceptibles d’entraver la conduite des affaires. « Le manque de transparence dans les négociations et la prise de décision transforme le business à Madagascar en vrai défi ».

 

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