Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
rov@higa

JAPON : Réplique sismique de magnitude 7,1

8 Avril 2011, 22:36pm

Publié par rovahiga

 

http://www.catnat.net/veille-catastrophes/catastrophes-monde/12028

 

 

http://www.enviro2b.com/wp-content/uploads/pays/carte_japon.JPG

 

 

08/04 :  Le nord-est du Japon a de nouveau été frappé par une très forte réplique sismique de magnitude 7,1 qui a fait quatre morts, mais n'a pas endommagé la centrale accidentée de Fukushima, où les opérations se poursuivent éviter une catastrophe nucléaire majeure. Ressenti jusqu'à Tokyo, le tremblement de terre a été la plus forte réplique enregistrée depuis le terrible séisme et le tsunami géant qui ont fait 12 731 morts et 14 706 disparus le 11 mars. Il a immédiatement déclenché une mise en garde contre un raz-de-marée dans les environs de la ville de Sendai. Mais cette alerte a été levée une heure et demie plus tard sans qu'aucune vague anormalement élevée ait été signalée sur le rivage.

Le tremblement de terre s’est produit à 23H32 locale à une profondeur de 49 km, selon l’Institut de géophysique américain USGS. Son épicentre était situé dans l’océan Pacifique, à 66 km à l’est de la ville de Sendai (préfecture de Miyagi).

 

Deux femmes de 83 et 63 ans et deux hommes de 79 et 85 ans ont été tués et plus d'une centaine de personnes blessées dans les préfectures de Miyagi et Yamagata, selon les autorités et l'agence de presse Jiji.  Le séisme a privé quelque trois millions de foyers d'électricité et perturbé de nouveau les transports ferroviaires, certaines lignes de trains rapides Shinkansen ayant été stoppées.

 

À la suite de la secousse, des "anomalies" ont été détectées à la centrale nucléaire d'Onagawa, dans la préfecture de Miyagi, avec des débordements d'eau au niveau de la piscine de combustible usé de deux réacteurs. Les quantités étaient très faibles et la radioactivité de cette eau très inférieure à la limite légale, a affirmé l'exploitant, Tohoku Electric Power.

 

Aucun dégât n'a été en revanche signalé sur le site de la centrale accidentée de Fukushima Daiichi 1, située plus au sud, selon l'opérateur Tokyo Electric Power (Tepco). Brièvement évacués, les techniciens y continuaient ce matin à injecter de l'azote dans le réacteur n° 1 afin d'empêcher une explosion d'hydrogène. Entamée hier, cette opération délicate d'"inertage" devrait durer six jours, selon Tepco, qui envisage de l'appliquer également aux réacteurs n° 2 et 3 dans les prochains jours.

 

Quatre semaines exactement après la catastrophe, la crise nucléaire la plus grave depuis Tchernobyl, en 1986, est loin d'être réglée. Des volutes de fumée blanche, probablement de la vapeur d'eau radioactive, continuent de s'échapper de trois des quatre réacteurs endommagés. Les barres de combustible dans le coeur des réacteurs et dans les piscines de désactivation doivent être arrosées jour et nuit en attendant que l'alimentation électrique et les circuits de refroidissement soient rétablis. En raison des contaminations radioactives, le gouvernement étudie l'opportunité d'élargir la zone d'évacuation terrestre actuellement fixée à un rayon de 20 kilomètres autour de la centrale.

 

Le risque de contamination de l'environnement marin continue de planer, même si Tepco a réussi à combler une brèche dans une fosse d'où s'échappait de l'eau hautement radioactive. Les opérations de rejet volontaire en mer de 11 500 tonnes d'eau faiblement radioactive, selon Tepco, se poursuivaient pour la cinquième journée consécutive. L'opérateur a annoncé qu'elles devaient s'achever samedi. Les craintes liées à la contamination affectent de plus en plus le secteur de la pêche et des restaurants de sushi, notamment de Tokyo, dont la fréquentation est en recul depuis le séisme. Dans l'industrie automobile, le premier constructeur japonais, Toyota, a annoncé le redémarrage le 18 avril de l'ensemble de ses usines d'assemblage sur l'archipel. Mais les conséquences des perturbations des chaînes d'approvisionnement au départ du Japon se font toujours sentir à l'étranger. General Motors (GM) et Chrysler ont annoncé, jeudi, des mesures de réduction de leur production aux États-Unis.

Commenter cet article