Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
rov@higa

INSECURITE ALIMENTAIRE, CHANGEMENT CLIMATIQUE : TON COMPTE EST BON !

8 Février 2011, 15:39pm

Publié par rovahiga

 

Nous avons selectionné pour vous, des articles éloquents sur ce qui nous tombe sur la tête en cette période de vache … décharnée ! Ayez toujours en mémoire que 75 % de la population de l’ile (20 millions) vit en dessous du seuil de la pauvreté et l’image sera plus claire. L’année s’annonce catastrophique !

rov@higa

  

Insécurité alimentaire dans le sud: La population mange du fourrage pour survivre

http://www.lagazette-dgi.com/index.php?option=com_content&view=article&id=10066:insecurite-alimentaire-dans-le-sud-la-population-mange-du-fourrage-pour-survivre&catid=41:politique&Itemid=55

(IRIN) - Confrontées à une insécurité alimentaire accrue, conséquence de plusieurs années de pertes de récoltes consécutives et de la période de soudure actuelle, les populations de certaines régions du sud de Madagascar se sont résolues à consommer du fourrage pour survivre.

« Depuis quelque temps, la population a modifié ses habitudes alimentaires : de nombreux habitants consomment les cactus rouges que l’on donne généralement au bétail, ou du tamarin mélangé à de l’eau et à de la terre », a dit Harinesy Rajeriharineranio, qui coordonne les opérations menées dans le sud de Madagascar par Actions Socio-sanitaires et Organisation Secours (ASOS), une ONG spécialisée dans la santé et l’assainissement, et sise à Fort Dauphin, une ville du sud-est du pays.

Après trois années consécutives d’un climat peu clément et en raison de la « décapitalisation » croissante de l’économie rurale dans le sud (les populations vendant leur bétail et leurs biens pour survivre), quelque 720 000 personnes se trouvent actuellement touchées par l’insécurité alimentaire.

Selon le bureau du Programme alimentaire mondial (PAM) à Madagascar, la sécheresse a provoqué une perte généralisée des récoltes de maïs dans les régions d’Atsimo Andrefana, Androy et Anosy (sud). La période de soudure, entre le moment où la récolte précédente a été consommée et le moment où la nouvelle production est prête, commence en octobre et se termine vers le mois de mars.

« Les informations communiquées par nos partenaires locaux depuis le début de la période de soudure, en octobre, nous indiquent que les populations ont déjà commencé à adopter des stratégies de survie négatives, notamment à consommer leurs propres semences ou des aliments mauvais pour la santé, et à vendre leurs biens... que les hommes quittent ces régions, ce qui rend les femmes et les enfants encore plus vulnérables », a dit à IRIN Krystyna Bednarska, représentante nationale du PAM.

« Deux années de pertes de récoltes consécutives peuvent entraîner une aggravation rapide de l’insécurité alimentaire dans une zone déjà extrêmement et traditionnellement vulnérable », a-t-elle dit.

Un scénario semblable s’était produit en 2009, mais les opérations d’urgence et les interventions nutritionnelles nécessaires avaient tardé à être mises en œuvre à grande échelle faute de fonds, a dit Mme Bednarska.

En mars 2009, en effet, le président actuel Andry Rajoelina et plusieurs éléments de l’armée avaient pris le pouvoir, évinçant l’ancien président Marc Ravalomanana, et l’aide internationale au développement s’était rapidement tarie.

 Pauvreté dans le sud

 Avant la prise de pouvoir d’Andry Rajoelina, les subventions représentaient environ 70 pour cent des dépenses publiques, mais tous les ministères ont subi des coupures budgétaires d’environ cette importance, imposées dans le budget révisé de septembre 2010.

« Lorsque vous regardez la terre, elle est très aride, il y a très peu d’herbe et on voit de temps en temps quelques arbres par-ci par-là, au loin. D’ailleurs, aux endroits où se trouvaient les lits des rivières, tout est sec comme de la paille ; il n’y a tout simplement pas d’eau du tout »

Généralement, le sud de Madagascar, plus pauvre et géographiquement isolé, est relativement négligé par la base politique essentiellement située dans le nord, où se trouve Antananarivo, la capitale.

Près de 70 pour cent des Malgaches vivent en deçà du seuil de pauvreté, selon le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), mais le nombre d’habitants pauvres tend à augmenter à mesure que l’on se déplace vers le sud, où la majorité de la population vit de l’agriculture de subsistance.

Selon des témoignages recueillis dans les régions touchées, les têtes de bétail normalement vendues à 250 dollars américains après les récoltes s’achètent à 62,50 dollars pendant la période de soudure, ou s’échangent contre 250 kilos de manioc, comparé à 450 kilos en temps normal, a rapporté John Uniack Davis, directeur pays de CARE International, un organisme de lutte contre la pauvreté.

M. Uniack a expliqué à IRIN que la décapitalisation était employée comme stratégie de survie et que « les ménages avaient atteint la limite de leurs ressources ».

D’après le Système d’alerte précoce (SAP) du gouvernement malgache, qui permet de surveiller l’insécurité alimentaire dans le sud aride du pays depuis 1996, 53 communes étaient touchées par l’insécurité alimentaire en août 2010, contre 45 en août 2009 et 31 en août 2008.

« Lorsque vous regardez la terre, elle est très aride, il y a très peu d’herbe et on voit de temps en temps quelques arbres par-ci par-là, au loin. D’ailleurs, aux endroits où se trouvaient les lits des rivières, tout est sec; il n’y a tout simplement pas d’eau du tout », a dit à IRIN Rudolph Thomas, qui dirige la mission de l’USAID à Madagascar, après s’être rendu sur place en octobre 2010.

Selon M. Thomas, l’USAID a lancé un programme de 90 millions de dollars en 2010, quand le pays avait été frappé par « deux cyclones, deux sécheresses, un coup d’Etat et une invasion de criquets ». C’était le programme le plus vaste depuis 20 ans, dans le cadre duquel trois millions de dollars avaient été versés au programme d’urgence du PAM, et deux millions à l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) à des fins de prévention des invasions de criquets.

 Des précipitations abondantes

 Les averses tardives et anormalement fortes observées dans le sud doivent se poursuivre ; loin d’améliorer la situation, elles risquent au contraire d’aggraver l’insécurité alimentaire qui touche la région, a dit à IRIN Louis de Gonzague Rakotonirainy, représentant du Bureau national pour la gestion des risques et catastrophes (BNGRC).

D’après Lundi Peyrol, directeur de l’ONG locale Développons ensemble (Hiaraka Hampandroso) d’Ampanihy, dans le sud-ouest, il pleut sans discontinuer depuis quelques jours dans la région ; M. Peyrol craint qu’une semaine de plus ne réduise à néant toute chance de récolte.

« Nous n’avons pas récolté grand-chose, à part un peu de maïs, et il pleut encore; si cela continue, cela risque de détruire les cultures et nous pourrions perdre complètement notre récolte », a-t-il dit.

« Les routes sont presque impraticables... nous risquons d’être coupés de Tulear [principale ville portuaire de la côte sud-ouest], et les prix des produits essentiels pourraient encore augmenter sur le marché », a-t-il dit. Les produits de base sont déjà environ 50 pour cent plus chers dans le sud que dans le reste de Madagascar, en raison de l’isolation géographique de la région, du manque de marchés et des frais de transport.

Harinesy Rajeriharineranio, d’ASOS, a rapporté que les fortes averses tombées dans les environs de Fort Dauphin avaient déjà perturbé les transports « Au lieu de trois ou quatre jours, il faut désormais compter une semaine pour acheminer de la marchandise en camion jusqu’ici depuis les villes du centre ».

Dans les régions touchées, si rien n’est fait, 300 000 enfants de moins de cinq ans risquent d’être atteints de malnutrition aiguë sévère, a prévenu Bruno Maes, représentant national de l’UNICEF.

Environ 90 pour cent des enfants malgaches n’ont pas accès à l’eau potable chez eux, et « un peu plus de 50 pour cent des enfants présentent un retard de croissance, dû à la malnutrition chronique », a-t-il dit. « Il s’agit d’un des taux les plus élevés au monde ; la situation n’est pire qu’en Afghanistan et au Yémen ».

 

Une hausse de prix de 170% en une décennie

Source :  malagasyvaovao1@gmail.com

Les données de l’Instat montrent que sur la période allant de l’année 2000 à l’année 2010, les prix des produits de première nécessité dans la Grande île ont connu une augmentation de 170 pour cent. Si on considère un taux de croissance annuel de 10 pour cent des prix de ces produits, on arrive à obtenir à peu près cette même augmentation durant toute la période. On peut tirer de cette hausse de prix la perte de pouvoir d’achat des ménages au fil du temps, les entraînant dans une pauvreté plus profonde. Si les prix des produits de première nécessité haussent de 10 pour cent par an (voir l’évolution du glissement annuel de l’indice de prix à la consommation de l’Instat), la hausse de revenu des ménages croit moins vite, expliquant l’effritement de leur pouvoir d’achat. Si auparavant, on a toujours considéré qu’une part de 75 pour cent de la population malgache se trouve les milieux ruraux, récemment, l’Instat vient d’indiquer que cette part atteint actuellement  80 pour cent. Il n’y a que 20 pour cent de la population nationale qui vit dans les milieux urbains. Les ménages vivant dans les milieux ruraux sont essentiellement des paysans qui font l’agriculture comme principale activité. Cette grande part de la population ne bénéficie pas de la hausse de 10 pour cent de son revenu contrairement aux salariés. Les données de l’Instat séparent encore que les ménages agricoles représentent près de 90 pour cent dans les milieux ruraux et de 52 pour cent dans les milieux urbains. Il faut noter également que le secteur de l’agriculture emploie actuellement une part de 80 pour cent de mains-d’œuvre disponibles. Les fonctionnaires sont les seuls qui bénéficient d’une hausse de 10 pour cent de leur revenu chaque année. Une hausse qui suit le même rythme que la hausse des prix des produits de première nécessité. L’Instat clarifie que les fonctionnaires ne représentent que de 3 pour cent de la population active, le reste n’a d’autre alternatif que de s’adapter à chaque fois au nouveau rythme de vie, le pouvoir d’achat tend à la baisse.

Trois quart de la population dans la pauvreté

Plus de 76 pour cent de la population nationale vit actuellement en dessous du seuil de pauvreté défini par un revenu annuel de 468 800 ariary par personne. L’avenir de cette grande part de la population reste sombre, tandis que la hausse des prix des produits de première nécessité au niveau national est une réalité. Rehausser le pouvoir d’achat  de la majorité reste un défi qu’on doit prendre.

 

Eau et électricité : Facture en hausse, qualité de service ...

Source :  malagasyvaovao1@gmail.com

Depuis un certain temps, les abonnés de la Jirama se sont plaints d'une haussesoudaine et sans explication de leur facture d'eau et d'électricité. Des clients expliquent que leur volume de consommation n'a guère changé alors que le montant qu'ils doivent au guichetier de la Jirama ne cesse d'augmenter.

«A ma connaissance, aucune hausse des tarifs de la Jirama n'a été annoncée ces derniers temps alors que les consommateurs sont amenés à payer de plus en plus cher leur facture», faisait remarquer une mère de famille, qui indique que les  services de la Jirama, malheureusement, ne suivent pas.

Les abonnés ne supportent pas que contrairement à ces hausses inexpliquées, la qualité de service de l'entreprise n'évolue pas pour autant. Au contraire, les services de la société deviennent de plus en plus déplorables, notamment en cette période de pluie. Les coupures de fourniture d'eau et d'électricité deviennent très fréquentes et il est très difficile de les rétablir dans un délai respectable.

C'est le cas, par exemple, d'un quartier à Anjanahary où la population est privée d'électricité depuis jeudi soir. Un endroit dont on connaît la réputation en matière d'insécurité. Les habitants n'ont eu de cesse d'appeler les numéros d'urgence affichés sur les factures de la Jirama (033547 ; 0323203547) mais personne ne décrochait. Le second numéro n'est même pas opérationnel. Quand il y a quelqu'un au bout du fil, celui-ci affirme que des agents y seront incessamment envoyés pour effectuer la réparation. Ce quartier chaud d'Anjanahary était resté sans électricité pendant plusieurs heures.

 

Inflation : Le prix des PPN explose sur le marché

http://www.matv.mg/?p=15877

L’inflation est bel et bien présente. La hausse effrénée des prix concernent la majorité des Produits de Première Nécessité ces dernières semaines. Les consommateurs estimaient auparavant que la hausse des prix était due à la période des fêtes de la Nativité et du Nouvel an. En ce mois de février, les prix continuent à grimper et les ménages malgaches se trouvent dans une situation de plus en plus compliquée. Une mère de famille s’est lamentée de ne plus manger que «deux fois par jour». Dans certains ménages, la quantité du repas quotidien a été réduite afin de limiter les dépenses. D’autres ont varié le type de repas au quotidien : «nous mangeons du maïs au petit-déjeuner, du riz au déjeuner et du potage au dîner », nous a confié un étudiant.

Sur le marché, les prix du riz culminent à 1 800 Ar le kilo, 4800 Ar le litre de l’huile de table et 3700 Ar le kilo de sucre.

Les mesures adoptées par les autorités afin de limiter la hausse des prix des PPN n’ont pas encore porté leurs fruits.

Les consommateurs attendent impatiemment une réduction réelle et sensible des prix des PPN.

 

Minute Info :

Sobika.com/

8 Février 2011 - 11h56 : Augmentation du kilo de la viande de porc de 400ar au niveau des grossistes et s'écoule à plus de 6.000ar au niveau des détaillants, entraînant une baisse des ventes de ces derniers depuis hier

tananews.com/

14:49 La cargaison de riz importé ne sera disponible que mi-mars. 08/02/2011 

13:03 Dérèglement climatique : 7 fleuves malgaches menacés. 08/02/2011

 

SUCOCOMA : Du sucre à exporter réquisitionné par la HAT

http://www.matv.mg/?p=15895

Le ministre du Commerce a fait savoir que le gouvernement a procédé récemment à une réquisition du sucre produit par la Sucocoma « Sucrerie Côte Ouest de Complant de Madagascar » d’Ambilobe (ex SIRAMA), destiné à l’exportation. Par ailleurs, les autorités vont entamer des pourparlers auprès des grossistes locaux qui sont supposés s’approvisionner auprès de cette société afin de voir d’un commun accord la procédure de distribution de cette denrée. Freddie Mahazoasy a réitéré qu’ « au delà de la flambée des prix sur le marché international, il y a également la dimension spéculative qu’il ne faudra pas négliger ». Toutefois, selon ses propos, il est préférable de négocier avec les différents acteurs concernés  plutôt que d’opérer de force. De leur côté, les consommateurs souhaitent que les prix des PPN puissent être à la portée de toutes les bourses.

Les consommateurs se plaignent depuis des semaines, et le Ministre du Commerce Freddie Mahazoasy le confirme d’ailleurs, « Nous sommes dans un contexte où les denrées alimentaires, de façon générale, connaissent une flambée de prix ». Le kilo de riz est vendu à plus de 1.600 voire 1.700 Ariary, le sucre est vendu à partir de 3.200 Ariary le kg auprès des épiciers.

Interrogés sur l’origine de cette  hausse vertigineuse du prix du riz, certains commerçants évoquent également la saison des pluies qui rend difficile le transport des marchandises depuis les collecteurs. Certaines localités étant difficiles d’accès en de telles périodes.

Des dispositions ont cependant été adoptées par le régime actuel, pour ne citer que l’importation de riz qui sera vendu à prix réduits. «Nous sommes en train de poursuivre et d’améliorer l’opération riz », a tenu à souligner le ministre. Et de préciser que « le riz commandé n’est pas loin de nos frontières ».

Une réunion avec les opérateurs privés de la filière riz s’est d’ailleurs tenue hier afin de discuter des solutions qui s’imposent. Des précisions seront apportées prochainement à ce propos, a indiqué le ministre.

Pour les consommateurs, le prix du sucre est «amer», ces derniers temps.

 

SOCIAL

http://journaldeleconomie.blogspot.com/

Sixième projet d'aide du FIDA pour Madagascar

Au moment où on annonce une imminente invasion de criquets et surtout des signes alarmants de malnutrition dans le sud de Madagascar, le Ministre de l'Agriculture Mamitiana Joscelyno sera à Rome pour signer un accord portant sur l'octroi d'une aide de 80 millions de dollars du Fonds International de Développement Agricole. Ce fonds est destiné à la formation de paysans et de techniciens de l'agriculture. C'est le sixième financement du FIDA qui n'a pas couper ses relations avec Madagascar malgré la crise.

L'exécution de ce projet se fera en deux phases, pour 6 communes à partir de juillet et pour treize dans une deuxième étape. Le projet porte le nom de Forma Prod.

Commenter cet article