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rov@higa

Il ne faut pas se leurrer.

21 Février 2011, 09:37am

Publié par Zo Raharizafisoa

Par Raharizafisoa Zo

 

Le gouvernement français entend faire admettre, avec le pouvoir qu’il a mis en place, sa solution de sortie de crise à Madagascar, par la force et par la ruse.

 

Lorsque tout le monde, via toutes les négociations, préconisait une transition consensuelle et inclusive, avec un premier Ministre neutre et consensuel, le discours officiel du gouvernement français essaie de détourner l’opinion de la communauté internationale en mettant en exergue qu’il faut constituer un gouvernement « d’union nationale », comme si l’unité nationale est en danger à Madagascar.

La France veut pour cela un Premier Ministre venant de l’ESCOPOL qui n’est autre qu’une aile de la mouvance Rajoelina, comme Tehindrazanarivelo ou autres qui ont brillé par leurs incompétences durant qu’ils étaient au pouvoir ainsi que leur parti pris pour Rajoelina. 

La consensualité et l’inclusivité ne conviennent pas à la France, c’est pourquoi elle a poussé Andry Rajoelina à renier la  signature qu’il a faite à Maputo. Maintenant elle ressort ses griffes d’antan et sa politique bien connue « diviser pour régner ». Elle n’a pas réussi à provoquer une guerre tribale à Madagascar et voilà qu’elle remet sur le tapis la question de tribu ( FOKO). « Le premier Ministre ne doit pas être du même origine que le président de la transition ». Si la France l’évoque, c’est uniquement pour mettre de l’huile dans le feu. Méfiance, méfiance, méfiance…

 

Ce n’est pas un hasard, si les délégations suivantes sont arrivées en même temps à Madagascar :

-        - Celle de l’OIF, qui se targue d’être composée d’experts des affaires  électorales. Cette délégation a pris tout de suite une position très partiale sur la première feuille de route concoctée par le Dr Simao, en disant qu’elle est tout à fait d’accord avec celle-ci. Malheureusement, pour ces experts qui disent des bêtises comme les premiers des novices, cette feuille de route a déjà fait l’objet d’amendement par J. Chissano. Nous sommes en train de nous demander si  l’OIF confirme toujours que c’est une équipe d’experts ? A notre avis c’est plutôt une petite entité étrangère qui vient s’ajouter aux microcosmes politiques que Rajoelina et sa clique ont créés durant ces deux années pour duper le monde entier qu’il y a derrière lui de nombreux partis politiques. (Tout le monde sait que 90 % de ces partis n’ont même pas plus de dix membres en leur sein. La plupart de ces partis sont  composés des membres de la famille des fondateurs).

-        - Celle du Président de l’Union des Comores, dont le mandat a pris fin depuis plusieurs mois, et qui n’est peut être pas au courant de la position de la communauté internationale vis-à-vis de  Madagascar. !!!

-        -  Le ministre français chargé de la Coopération, Henri de Raincourt, qui est au courant de la position de la communauté internationale !!! mais qui n’a plus honte de venir dialoguer avec un putschiste, pour lui donner les stratégies et les instructions sur la mise en place du soit disant Gouvernement d’union nationale sans les trois mouvances. (Il est envoyé car MAM, celle des affaires étrangères,  n’est plus tout à fait crédible pour des raisons que l’on sait..)

 

Cette stratégie de la France est simple : proposer une feuille de route que les trois mouvances ne pourront pas digérer et accepter. On sait déjà que son contenu consiste à donner  le plein pouvoir  au putschiste Andry Rajoelina  en disant que c'est conforme aux accords de Maputo, puis de passer sous silence les points irréfutables suivants :

-        - La sécurisation du retour des présidents en exil. Il faut être un enfant pour ne pas constater que ce n’est pas le peuple qui en veut à ces présidents mais ce sont les politiciens acquis à la cause du putschiste. La démonstration a été faite samedi dernier à Ivato. Une foule monstre est venue pour souhaiter la bienvenue au Président Ravalomanana, qui n’a pas pu venir à cause des manigances machiavéliques du putschiste.

-        - La levée d’interdiction d’émission de certaines stations Radio comme la Radio FAHAZAVANA, la Radio MADA, MBS etc. …(Est-ce que dans une transition consensuelle et inclusive, le muselage de la population est encore admissible ? OUI pour l’OIF et la France, NON pour les malgaches avides de liberté)

-        - La libération des prisonniers politiques.

-        - La vraie réconciliation nationale,

-        - La remise en question des toutes les décisions de cette transition usurpatrice de pouvoir comme l’organisation lamentable du référendum pour faire admettre de force une constitution bidon ainsi que les différentes signatures qui doivent relever  d’un gouvernement légal et d’un président élu démocratiquement)

 

Ensuite, alerter l’opinion internationale que ce sont les trois mouvances qui ne veulent pas faire sortir leur pays de la crise en ne signant pas cette feuille de route. (Tant pis pour eux dira-t-elle).  Autrement dit, tout cru, si vous ne voulez pas avaler la merde c’est que vous n’avez pas faim ! Tant pis pour vous !  

 

Ce gouvernement, soit disant d’union nationale, (à la place de consensuel et inclusif), aura pour rôle d’organiser des élections avec l’aide des pseudo-experts de  l’OIF, pour en assurer, paraît-il,  la régularité et la transparence. Mais en réalité, ces pseudo-experts ont essayé tout simplement d’expliquer au CENI comment l’OIF peut trouver  les moyens matériels et financiers pour la réalisation de ces élections unilatérales (car préparées de façon unilatérales). Sinon, ils auraient posé dès le départ les conditionnalités d’une élection juste, et transparente : c’est à dire  la consensualité et l’inclusivité. Apparemment ces pseudo-experts n’en ont pas du tout parlé, même un petit mot d’hypocrisie. Ils s’en fichent complètement. Ce n’est pas leur souci. Leur mission est d’aider financièrement le putschiste à réaliser les élections puis d’envoyer des observateurs acquis à leurs causes pour dire que tout s’est bien déroulé dans le calme et la transparence. Et que vienne la reconnaissance internationale !

 

 

Que pouvons-nous faire devant cette machine à broyer de la France et l’OIF?

 

-        Il faut que la communauté internationale :

·       Ne change pas d’un iota de  sa position depuis toujours sur la notion de  Transition consensuelle et inclusive et ne pas se faire tromper par la France par le terme «d’union nationale » qui est dépassé par le contexte.

·       Exige la libération immédiate de tous   les prisonniers politiques,

·       Exige le retour des exilés politiques.

·       Exige la levée d’interdiction d’émission des Radio et Télévisions

·       N’accepte pas l’idée qu’un putschiste dirige seul un pays, sinon ce sera le monde à l’envers.

 

-       - Il ne faut pas cesser de condamner les agissements de la France qui est à l’origine de cette crise ( Les aveux du Colonel  Charles Andrianasoavina en disent long sur les agissements sournois de ce pays) C’est la SADEC et l’Union Africaine qui doivent proposer  les solutions et non pas la France.

-        - Il faut diffuser cette stratégie malsaine de la France auprès de tous les pays qui sont jaloux des socles démocratiques, du droit de l’homme et de la liberté des citoyens.

-        - Il faut expliquer à nos compatriotes que la recolonisation de Madagascar est inconcevable et inadmissible au début du  XXIième   siècle.

-       - Il faut diffuser la vérité sur les génocides perpétrés par le putschiste et sa clique le  26 janvier 2009 et le 7 février 2009. Les preuves sont là. Les mains de Rajoelina et les partis politiques qui sont derrière lui sont salies de sang d’innocents.

-        - Pour nous malgaches, pour nos enfants et nos descendants, il faut résister, résister, résister. Défendons les intérêts Malgaches, c’est notre droit légal et légitime. Quand je dis résistance, les malgaches en savent le sens. C’est le moment de se mettre en action.

 

-        - Il ne faut pas accepter que les mensonges et l’injustice soient le maître mot qui gouverne notre pays. MALGACHES, UNISSONS–NOUS, LIBERONS-NOUS !

-        - Il faut multiplier les recours au TPI pour ce qui s’est passé le lundi noir du 26 janvier 2009 et le samedi rouge du 7 février 2009 (les aveux du colonel Charles en disent long)

 

 

Ce qui s’est passé la samedi 19 février 2011, n’est que le commencement. Un dictateur, putschiste, n’a pas de place dans notre pays même s’il est aidé par la France.  C’est le moment de l’action.  « Ny Hery tsy mahaleo ny Fanahy »

 

Mba anjaranareo GTT ny manaparitaka araka izay azo hatao amin’ireo firenena mpandala ny demokrasia sy mpandala ny zon’olombelona ary  mampita ny hevitra eh !

TSY MAINTSY MANDRESY NY TOLONA !

ISIKA TSY MANAIKY NY TSINDRY ALOKA MAHAZO ANTSIKA.

TSY MAINTSY TOERINA NY RATSY.

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