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Communiqué COMITE LIMBY
Photo:tananews.com/
Mesdames et Messieurs,
Chers amis,
Le Comité Limby vous remercie de l'intérêt et du soutien que vous avez manifesté, sous diverses formes, à l'égard d'Elimberaza Mandridake, Limby, et ses amis suite à la réunion publique qui s'est tenue à Tuléar le vendredi 27 août.
Veuillez trouver ci-dessous quatre articles relatant les dernières informations sur l'évolution de cette affaire : Limby est désormais en sécurité à Paris mais 7 de ses compagnons sont toujours incarcérés à Tuléar suite à leur arrestation arbitraire.
Nous vous invitons donc à poursuivre la signature de la pétition sur le sitehttp://www.petitiononline.com/comLimby/petition.html
Bien cordialement
Pour Le Comité Limby
Clarisse Manjary Mandridake
Communiqué du COMITE LIMBY
Elimberaza Mandridake, Limby, a pu sortir de Madagascar mais il est toujours recherché par les autorités malgaches
Rakotovao Tsimananjoky (76 ans), président de l’association FIMA (Fikambanana Masikoro), a été désigné par le collectif d’organisations à l’initiative de la réunion publique du 27 août pour prononcer le discours d’ouverture place Marimar. Il a été arrêté le 29 août puis libéré.
Les amis de Limby arrêtés n’ont pas participé aux manifestations devant la radio Soa Talily. Faisant partie des organisateurs de la réunion publique sur la place Marimar, ils se sont fait remarquer par leurs actions de négociations avec les militaires et gendarmes lorsque ceux-ci ont empêché la population de se réunir et de s’exprimer.
Les sept personnes encore incarcérées à Tuléar sont Torimana Evaharane (62 ans), Mandridake Rabeony (59 ans), Mandaso Marin (57 ans), Sazalahy Tsianihy (50 ans), Rafilo Jean Feliste (50 ans), Sazalahy Tsianihy Bonnaure (29 ans) et Mandaso Marin Latreman (27 ans)
Nous continuons donc
- à réclamer la liberté de circulation et de parole pour Limby à Madagascar
- à demander la libération de ses amis emprisonnés
- et à revendiquer la liberté d'expression pour les Malgaches des 22 régions.
Merci à tous pour votre soutien. Merci à ceux qui ont déjà signé la pétition et à tous ceux qui le feront encore sur le http://www.petitiononline.com/comLimby/petition.html
16 septembre 2010
Clarisse Mandridake et le Comité Limby
Le monstre entre deux eaux
Le professeur Elimberaza Mandridake («Limby» pour ses étudiants) est de retour au bercail. Le 18 septembre, vers 5 heures du matin, il débarquait à Paris, mettant fin à l’angoisse de ses proches. Mais 7 membres de sa famille ont été arrêtés au pays et sont toujours en détention pour délit d’opinion.
Lire la suite sur le blog….http://alainrajaonarivony.over-blog.com/
http://www.les-nouvelles.com/spip.php?page=recherche&recherche=soatalily&x=23&y=11#
TOLIARA
L'instruction de l'affaire Soatalily suit son cours
Les sept personnes de l'association traditionnelle Toko Betelo Tevondrony croupissent de nouveau à la maison centrale de Toliara après la confrontation des 20 et 21 septembre avec leurs poursuivants. Pour le tribunal de Toliara, ils sont les « saccageurs, donc pilleurs » de la radio Soatalily du 28 Juillet, selon l'article 318 du code pénal, dit le lieutenant de la gendarmerie faisant partie de l'Emmo-Reg qui est intervenu cet après-midi du 28 juillet. Ce lieutenant avoue qu'il n'y a pas eu autant de dégâts qu'on le prétend. Aucune trace d'incendie, que le moniteur d'ordinateur qui avait longuement brûlé au bord de la route, ajoute le même lieutenant. Parmi ces sept personnes, il y a deux jeunes, supposés faire partie de la vingtaine qui avaient pénétré brusquement à la radio Soatalily. Pourquoi ces deux jeunes précisément et non deux autres ? Il était plus logique pour les auteurs de la plainte de désigner les fils mêmes des meneurs de manifestation que d'autres anonymes, ce qui illustre bien l'adage malgache « Nandalo Ramaka, may ny tanàna » (le village a brûlé quand Ramaka est passé). Quelle coïncidence !
Phase d'instruction
Selon la greffe de la cour criminelle de Toliara qui traite l'affaire Soatalily, les personnes placées sous mandat de dépôt peuvent y passer huit mois, d'après la loi, le tribunal peut proroger ce délai en cas de besoin. Comme l'affaire traîne, des personnalités de la ville et les avocats des prévenus se sont mobilisés pour provoquer la confrontation des 20 et 21 septembre. En attendant le tour des témoins, qui ne peuvent être entendus que tour à tour, les murs du tribunal ont été plus éloquents, car le secret de l'instruction a été bien gardé. Il est indéniable que des journalistes de la RST (Radio Soatalily) ont été trompés pour avoir signé une plainte contre x alors qu'elle comportait une liste additive qui nommait les sept personnes détenues en ce moment. Déjà durant l'enquête de la gendarmerie ils se sont étonnés d'entendre désigner des coupables alors qu'ils n'avaient rien vu, mais ont seulement signé une plainte contre x. Ce qui démontre bien qu'il y a une machination derrière cette affaire Soatalily.
De cette phase d'instruction, le juge va rendre prochainement une ordonnance qui va permettre au procureur de la République de fixer, enfin, la date du procès et aux avocats de demander une liberté provisoire.
RMC
Confrontation des preuves au tribunal de Toliara ce lundi matin, concernant les sept personnes qui sont placées sous mandat de dépôt à la maison centrale de Toliara depuis fin août, après le pillage de la radio et tv Soatalily.
On sait que ces sept personnes sont inculpées de « pillage », alors qu’aucune preuve tangible n’a été apportée par les responsables de Soatalily qui avaient porté plainte contre « x ». Il est évident qu’aucune preuve ne peut être fournie car pendant qu’une vingtaine de jeunes saccageaient la salle d’accueil de Soatalily, ces sept personnes venaient juste de subir la fumée des gaz lacrymogènes et suffoquaient encore du côté du bord de la mer, à environ 500 mètres du lieu du drame.
Travail de couloir silencieux
Depuis la « mise à l’écart » de ces sept personnes, aucune manifestation n’a été enregistrée à Toliara, d’autant plus que le Dr Laurent Elimberaza Mandridake reste introuvable jusqu’à ce jour, lui qui répondait à l’invitation d’une association de jeunes de Toliara pour parler de démocratie ce vendredi 28 août.
De source proche du tribunal de Toliara, « Il s’agit d’un procès politique puisqu’aucune preuve n’a été fournie et, pourtant, le procès traîne ». Les deux avocats des prévenus n’ont même pas pu obtenir une liberté provisoire, en attendant cette confrontation. Des personnalités de Toliara se sont mobilisées pour provoquer cette confrontation de ce matin pour savoir si les responsables de Soatalily peuvent confondre, enfin, les pilleurs parmi ces sept personnes sous mandat de dépôt depuis bientôt plus de trois semaines.
RMC
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