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rov@higa

BIENTÔT LE 1000ème JOUR !!!

8 Septembre 2011, 12:32pm

Publié par rovahiga

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Photo: Ampitapitao.blogspot

REFLEXIONS

 

« Mille milliards de mille sabords de tonnerre de bois de rose ! » Perdez 1000 jours de votre vie (avec une espérance de 55 ans) et dites-moi que c’est utile pour la patrie et qu’il ne faut pas s’en faire ! J’ai bien envie de leur crier tous les gros mots que je connais depuis ma naissance et qu’ils connaissent aussi. Mille jours à faire un coup d’état, à voler, à détourner, à emprisonner, à tuer. Rien à dire, nous sommes bien les seuls au monde à aimer se suicider à petit feu car ne nous y trompons pas, des vies se sont éteintes par dizaines de milliers à cause de  maladies pourtant curables, de famine, de misère, d’accidents évitables  mais mal gérés pour avoir préféré s’accrocher à un pouvoir acquis par la force et en parfaite illégalité !

Mille jours que la Communauté Internationale nous tourne autour avec la main tendue en fait, pour nous sortir de là ou pour nous repousser ? Négociations, attentes, reports, renégociations … et ainsi de suite jusqu’à nous trucider tous !

A qui profite le crime ? Demandez à ces grands pays si fiers de leurs génocides impunis, à ces peuples qui vivent dans l’abondance de par ces massacres à grande échelle et que vivent la liberté, l’égalité et la démocratie ! Et laissons-nous faire, toujours !

 

rov@higa

 

Hier et demain

http://www.madagascar-tribune.com/Hier-et-demain,16372.html

Par Patrick A.

Hier, les révélations de Wikileaks levaient un pan du voile sur les événements du 17 mars 2009, journée au cours de laquelle Marc Ravalomanana confiait le pouvoir à un directoire militaire, avant que celui-ci ne le cède à Andry Rajoelina à la suite d’une situation tendue et confuse à l’Épiscopat catholique à Antanimena.

Demain, la crise aura 1000 jours.

1000, ce sera en effet le nombre de jours qui nous sépareront du 13 décembre 2008, date de la brutale fermeture de la station de télévision Viva.

Coincé entre la date d’hier et celle de demain, je me dis que beaucoup auront dépensé beaucoup d’énergie à essayer de convaincre d’autres sur la manière de qualifier les événements. Peu me chaut, dirais-je (remarquez mes efforts pour rester poli).

« Révolution », « mouvement populaire », « coup d’État de palais », « coup d’État militaire » : les mots ne sont pas neutres, mais n’arrivent pas à dissimuler une certaine continuité entre différentes situations ayant en commun un exceptionnel rapport de forces. Au delà du débat sur les mots, n’oublions pas qu’un homme au pouvoir « démissionne » rarement de son propre gré. Et derrière la chute en 1989 du roumain Nicolae Ceaucescu, comme derrière celles en 2011 du tunisien Ben Ali ou de l’égyptien Hosni Moubarak, il y a certes eu des mouvements de foule en apparence spontanés, mais il y eut aussi des intrigues de palais, des lâchages de l’armée, des grandes et des petites traitrises.

Ce qui s’est passé à Madagascar n’est pas fondamentalement différent, et ne pouvait sans doute pas être fondamentalement différent. La dispute sur le choix des mots ne cache que des différences d’appréciation sur le dosage des différents ingrédients ayant abouti au résultat final.

Escalade

La lecture des messages diplomatiques américains amène à remettre à nouveau l’histoire récente en perspective. Bien avant le fameux « Lundi noir », le risque de confrontation était évident et reconnu par la plupart des observateurs ; il n’en reste pas moins que les deux protagonistes ont chacun campé sur un esprit de non-négociation. Confrontations du soir du dimanche 25 janvier, fermeture manu militari de Radio Viva, « Lundi noir », 7 février, recours à des « conseillers » sud-africains, israëliens et néerlandais pour réprimer les manifestations, mutinerie de militaires... tous ces éléments ne forment finalement que les échelons finalement relativement prévisibles d’une escalade.

Le véritable désastre fut l’incapacité de la communauté internationale à trouver un accord sur la manière de la désamorcer. Au lendemain du départ de Marc Ravalomanana, un télégramme montre une communauté d’ambassadeurs partagés et s’en remettant à leurs capitales respectives pour décider. Ces capitales elles-mêmes ne brillèrent guère par la suite dans les idées : si le 26 mars 2009, une Hillary Clinton donnait instruction de plaider pour des élections rapides (« Pressing For Early Elections In Madagascar »), il n’était plus aussi franchement question de cela le 10 avril.

Il serait temps d’en finir, quitte à devoir changer à nouveau d’avis. 1000 jours, c’est quand même long.

 

 

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