Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
rov@higa

ASSEMBLEE GENERALE DU SECES (COMMUNIQUE)

6 Décembre 2010, 12:07pm

Publié par SECES

RESOLUTIONS DU CONSEIL NATIONAL DU SECES

DES 25 ET 26 NOVEMBRE 2010 A ANTANANARIVO

 

- Après avoir entendu les rapports sur la situation de chacune des Universités depuis la dernière réunion du Conseil National

- après avoir noté l'ampleur remarquable de la mobilisation des enseignants-chercheurs, bien comprise par la majorité du Personnel Administratif et Technique et les Etudiants,

- après avoir apprécié le début des négociations intervenu d’une part avec les Ministres de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique et celui des Finances et du Budget à l’initiative du Président de la Commission Sociale « Travail et Lois sociales, Fonction Publique »

et autre part avec le Président de la HAT et le Ministre des Finances et du Budget, début de négociations qui malheureusement n’a pas permis de dénouer la crise,

Le Conseil National Extraordinaire du SECES, qui s’est tenu à Ankatso (Antananarivo) les 25 et 26 Novembre 2010, auquel ont participé les représentants officiels des 6 sections du Syndicat, a pris les résolutions suivantes :

DES REVENDICATIONS

Tout en confirmant les résolutions antérieures du Conseil National des 28 et 29 octobre 2010, Le Conseil National du SECES précise ses revendications.

Les revendications visent :

§ d’une part à améliorer les conditions de travail des Enseignants-Chercheurs, ce qui entrainera nécessairement une amélioration des performances en matière d’enseignement et de recherches au profit des étudiants et par voie de conséquence des parents et de la nation ;

§ et d’autre part à améliorer et à mettre en œuvre l’effectivité de l’État de droit au sein des universités.

A. Pour ce faire, le Conseil National du SECES confirme et précise ses revendications :

1°- Application impérative des décrets N° 2009-1214, N° 2009-1215, N° 2009-1216 du 06 octobre 2009. Ces décrets ont été promulgués par le Gouvernement en octobre 2009. L’un d’eux (N° 2009-1215) a fait l’objet d’un arrêt du Conseil d’État en mars 2010, lequel arrêt a précisé qu’il s’agit d’un droit acquis. L’application de ces décrets du 06 octobre 2009 a déjà fait l’objet d’une ligne budgétaire dans le cadre de la loi des finances 2010.

2°- Abrogation de l’arrêté N° 29505 du 10 juillet 2010 préjudiciable aux étudiants, accompagnée de l’exigence d’une déclaration des Heures Complémentaires conformément aux formes habituelles de contrôle : signatures des Chefs de Département, des Chefs d’Établissement et du service de contrôle de la Présidence de l’Université composé des représentants du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche scientifique, du Ministère des Finances et du Budget et des Responsables de l’Inspection d’État.

3°- Mise en place du budget de fonctionnement des universités, des bourses des étudiants et du salaire du PAT avant toute rentrée universitaire.

4°- Mise en place d’une nouvelle Commission Nationale de l’Éducation à Madagascar afin que tous les acteurs et les Responsables notamment les Enseignants-Chercheurs en soient partie prenante.

B. Pour l’aboutissement de ces revendications, le Conseil National du SECES décide d’entreprendre les actions suivantes :

1°- Continuation de la suspension totale de toutes les activités pédagogiques et de recherches dans les six universités de Madagascar;

2°- Renforcement des actions de communication au niveau de la Direction collégiale et des 6 sections, en direction des étudiants et de l’opinion publique. Il s’agit de montrer le bien-fondé de nos revendications ;

3°- Remise en question de la rentrée universitaire 2010-2011 à cause de l’intransigeance des responsables étatiques dans leurs relations avec les Enseignants-Chercheurs ;

4°- Poursuite de négociations responsables et honnêtes avec les autorités.

 

DU TRAVAIL INTELLECTUEL

 

Le travail intellectuel est le garant d’un développement humain durable et d’une République forte. Ce travail doit être considéré à sa juste valeur, réhabilité dans les conditions les plus propices à son fonctionnement et épanouissement, appuyé tant matériellement, financièrement, juridiquement que politiquement et même humainement.

 Les Enseignants-Chercheurs de l’enseignement supérieur  constituent les ressources, les producteurs

et pourvoyeurs du vrai, les créateurs du savoir.

Les conditions de travail des Enseignants-Chercheurs, pédagogie et recherche, restent déplorables. Cet état de choses ne cesse de s’accroître : ces travailleurs intellectuels restent sans recours, méconnus malgré leurs efforts surhumains pour assurer leur mission pédagogique, de recherche et même administrative avec les minimes moyens du bord. Sans leur bonne volonté, le développement intellectuel serait anéanti, les élites de la nation inexistantes. Ce danger est imminent et à éviter.

Le SECES exprime son appréciation des contributions des Enseignants-Chercheurs à toutes les réformes, améliorations, réajustement de la structure de l’enseignement (pour n’en citer que le basculement programmé dans le système LMD…), estime important de rappeler le parcours long et laborieux de chaque enseignant-chercheur pour aboutir à leurs spécialités respectives qui constituent le garant de leur notoriété scientifique nationale et internationale.

Tous les dénigrements déplorables, malversations injustifiées, intimidations, irrespects à leur égard, toute tentative de scission, d’exclusion, de blocage d’expression n’ont aucune raison d’être. Le SECES reste et restera le défenseur des intérêts des Enseignants et à plus large perspective se pose comme l’organe conseil des grandes décisions de développement national et multisectoriel

Le SECES pose comme nécessité l’appropriation d’une vision nouvelle par les autres partenaires : voir le SECES non pas comme adversaire mais plutôt comme un partenaire des bonnes causes, comme il l’a toujours été.

Enfin, la  République rayonne lorsque ses intellectuels et élites s’épanouissent . Et pour un Etat fort, la contribution de ses intellectuels notamment des Enseignants-Chercheurs constitue la condition incontournable d’un développement à visage humain.

 

Des affaires nationales

1° Le SECES constate :

-          la mauvaise gouvernance  qui a toujours existé et qui prévaut encore actuellement :

sur le plan politique : la démagogie des dirigeants au pouvoir, la confiscation de la démocratie et l’installation d’un Etat de non-droit, la manipulation flagrante de l’appareil judiciaire, les arrestations et les emprisonnements arbitraires, l’utilisation de la violence sous toutes ses formes (mensonges, manipulation des médias, forces de répression  militaires ) dans l’exercice du pouvoir ;

sur le plan économique : l’occultation de la gestion des deniers publics, la dilapidation du patrimoine national par une poignée de nationaux et leurs complices internationaux (ressources minières, WISCO-Soalala,  bois de rose, zébus…) ;

sur le plan social : l’enrichissement rapide et sans cause d’une minorité, la paupérisation accélérée de la population, la  banalisation de la violence, de l’insécurité.

 

2° Le SECES déplore aussi  l’incapacité et l’incompétence des  dirigeants  actuels à résoudre les  problèmes.

Au vu de ces faits,

le SECES exige de ceux qui souhaitent diriger le pays le respect d’une éthique correspondant à leur charge respective

Le SECES exige :

-          La refondation d’un véritable Etat de Droit reconnu par tous les citoyens  ( socle démocratique : lois électorales, lois sur les partis politiques etc.) et par la communauté internationale

-          L’application des lois sur la concurrence

-          L’élaboration et la promulgation des lois sur la communication

 

Le SECES conscient de ses responsabilités se tient  prêt à, apporter toute sa contribution  dans la résolution de la crise actuelle.

Par ailleurs, le Conseil National du SECES s’inquiète des traitements subis par leurs collègue Pr Raymond RANJEVA victime d’une poursuite pour un délit d’opinion.

 

 

Pour le Conseil National.

 

(Dûment signés respectivement par les six membres de la direction collégiale)

 

Vice Président d’Antsiranana                    Vice Président de Mahajanga            Vice Président de Toamasina

 

 

Pr. TOTOHASINA André                          Pr.RANIVOSOA Beby                                       Fenotsara Razafy Marie

 

                                                                                      

 

 

Vice Président de Fianarantsoa                      Vice Président de Toliara

 

 

TSIAVALIKY Célestin                          SOLO Jean Robert    

 

 

 

Le Président de la Direction Collégiale

 

 

Armand RASOAMIARAMANANA

 

MANIFESTE

Dans le contexte de crise brûlante, le SECES ( Syndicat des Enseignants –Chercheurs de l’Enseignement Supérieur) ne peut se murer dans un silence qui serait de l’irresponsabilité.

      L’on comprend les problèmes de la société malgache et leurs impacts sur le quotidien de la population, ses craintes et perspectives. Aucune famille, aucun groupement n’en sont épargnés : crimes, viols, actes de banditisme deviennent monnaie courante ; bref la sécurité n’est nulle part et la peur partout. Sans parler de toutes intimidations lancées, que celles-ci soient directes ou indirectes, visibles ou camouflées ; sans mentionner toute interdiction d’expression publique ; le droit à l’expression dérange, l’expression des droits aboutit à la grève.

      Le pouvoir d’achat s’effrite pendant que les discours publics se rallongent. Les besoins prioritaires et primaires ne seront plus satisfaits. Le pays et le peuple malgache sombrent dans la déchéance. Encore une fois, personne n’en est épargné et les agents des services publics gèrent l’impossible.

      Au plan de l’éducation et de l’enseignement, éducateurs et enseignants vivent leur souffrance qu’ils soient le maître d’une école rurale ou le professeur des Universités, leur dénominateur commun c’est la dégradation de leur conditions de vie et de travail.

      A  une vitesse vertigineuse, la pauvreté s’accroît, la qualité de vie décroît. Depuis vingt ans le phénomène n’a cessé de s’aggraver.

      Ceci explique que les domaines de l’Enseignement , de la recherche et de l’éducation, domaines sanctifiés par la noblesse des missions de leurs agents, soucieux de l’avenir des enfants du pays et de relève pour la Nation, ces domaines ne mobilisent même pas l’attention des décideurs. A preuve, le budget de fonctionnement des Universités est débloqué tardivement et au compte-goutte, déjà mutilé dès son départ pour atterrir dans l’enseignement à la veille des examens. L’Université a pu heureusement fonctionner grâce à la bonne volonté indubitable et à l’abnégation sans faille des Enseignants –Chercheurs dont la conscience civique reste indéfectible.

      Aussi aucun de nous, Enseignants-Chercheurs, ne saurait tolérer aucune diffamation injuste émanant de toute autorité, de tout organe d’expression, de tous groupements….Nous réclamons la considération de notre profession. Que tous les Enseignants puissent accomplir leurs obligations dans la sérénité, la régularité budgétaire, le respect des droits, et qu’en conséquence le Gouvernement fasse honneur à sa signature.

      Leur grève est la conséquence des mensonges, des promesses vaines, des diffamations publiques et médiatisées et des manœuvres dilatoires dont ils sont jusqu’en ce moment victimes.

 

Fait à Antananarivo le 12 novembre 2010

Pour le SECES

Le Président National

 

RASOAMIARAMANANA Armand

 

 

RESOLUTION DU CONSEIL NATIONAL DU SECES DES 28 ET 29 OCTOBRE 2010

A ANTANANARIVO

 

Le Conseil National du Syndicat des Enseignants-Chercheurs de l’Enseignement Supérieur (SECES),

 

Prenant actedes différents rapports établis par les représentants des six universités déplorant la violation des droits et libertés des Enseignants-Chercheurs,

Soulignantque le basculement dans le système LMD requiert des ressources financières importantes, notamment pour les recherches exigées des enseignants-chercheurs,

 

1.  Décide  LA SUSPENSION TOTALE DE TOUTES LES ACTIVITES PEDAGOGIQUES ET DE RECHERCHES DANS TOUS LES ETABLISSEMENTS D’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE RECHERCHES PUBLICS DE MADAGASCAR JUSQU'A SATISFACTION DE TOUTES SES REVENDICATIONS ;

 

2. Demande incessamment au Gouvernement l’exécution, d’une part, des dispositions des décrets 2009/1215 et 2009/1216 du 6 octobre 2009 relatifs aux nouveaux avantages des Enseignants Chercheurs et  des Chercheurs Enseignants, et d’autre part, de l’Arrêt SECES Section Antananarivo contre Etat Malagasy du 18 mars 2010 du Conseil d’Etat ;

 

3. Déclare nulle et non avenue la Convention de partenariat relative à la mise en œuvre des décrets susmentionnés entre le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, le Ministère des finances et du budget et le SECES ;

 

4. Condamne les diffamations, les dénigrements et toutes autres allégations faites par Monsieur le Ministre de tutelle sur les Enseignants-Chercheurs ;

 

5. Demande la démission du Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique ;

 

6. Déplore le non déblocage du budget de fonctionnement alloué aux universités ;

 

7. Exige le paiement des heures complémentaires conformément à la formule habituelle ;

 

8. Décide des manifestations tournantes au sein des 6 universités avec une journée commune de manifestation ;

 

9. Procède à l’empêchement du Président et du Secrétaire Général du Bureau National du SECES et à la constitution d’une direction collégiale composée des six vice-présidents nationaux des Sections du SECES ;

 

10. Décide de donner des explications sur la position du Syndicat à l’endroit des étudiants et des parents ;

 

11. Demande au Gouvernement de trouver rapidement une solution à la crise politique afin que toute la nation et notamment les universités retrouvent rapidement la sérénité requise dans l’accomplissement de leur mission ; le cas échéant le SECES prendra ses responsabilités ;

 

12. Rejette la Commission Nationale de l’Education actuelle mise en place unilatéralement par le Ministre de l’Education Nationale, en particulier la dichotomisation hâtive des séries au lycée ;

 

13. Propose la mise en place d’une nouvelle Commission Nationale de l’Education crédible à Madagascar incluant tous les acteurs ;

 

14. Prie la Direction Collégiale du SECES de poursuivre les négociations auprès des autorités compétentes, notamment auprès des Ministères de tutelle, du Premier Ministre et de Président de la Haute Autorité de la Transition.

 

Fait à Antananarivo, le 29 octobre 2010

 

Pour le Conseil National :

 

 

Le Président de la Direction Collégiale du SECES

 

 

 

RASOAMIARAMANANA Armand

 

Les Vices-présidents des Sections :

 

Antsiranana :    TOTOHASINA André                                                                            Toamasina :      FENOTSARA Razafy Marie

 

Fianarantsoa :   TSAVALIKY Célestin                                                                              Toliara :            SOLO Jean Robert

 

Mahajanga :       RAKOTOVELO Geoslin                                                                         Antananarivo :ANDRIANJOHANY Isabelle

 

 

 

Commenter cet article