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Le reste de l'info receuilli par GE
ANTSIRANANA
Dinika santatra vire à la haine tribale
Les
dialogues préliminaires à Antsiranana ont pris une autre tournure. L’incitation à la haine tribale à été évoquée.
«N’y
a-t-il pas d’autres idées, pour nous, qu’à part s’opposer aux borizany ? (appellation locale donnée aux Merina ou originaires des Hautes terres) » : a annoncé Abdallah irrité au micro, pendant la
séance plénière du « Dinika santatra à Antsiranana ». Il a aussi ajouté : « ce sont les dirigeants et les élites côtières qui habitent à Antananarivo qui appauvrissent plus la région davantage
que les Hauts plateaux, alors ne nous trompons pas de cible … ». Un lourd applaudissement a suivi cette intervention et a entraîné l’enchaînement d’autres idées. Le meeting a été vif entre les
participants et a même suscité des agitations.
La plupart ont constaté que les autres idées issues d’autres commissions sont encore basées sur le comportement haineux envers les dirigeants tananariviens et la tribu Merina. Même si l’on voit
réellement qu’il s’agit d’un problème politique, d’autres essaient encore d’évoquer une discussion tribale de clocher d’une autre époque. La loi 75015, pendant le règne du général Ramanantsoa, a
été prise comme exemple. « Cette loi devrait être abrogée pour transférer les ressources en province », ont revendiqué des voix.
Code de nationalité
D’autres sont allés plus loin en évoquant le code de nationalité. « On n’obtient pas de bourse si le nom ne débute pas par l’initial Ra. » a énoncé une femme. Or elle faisait partie des étudiants
qui ont eu une bourse d’étude pour le Canada alors que son nom débute par un A.
Pendant le tour de la commission de la réconciliation nationale, le ton a encore monté d’un cran. « Ne nous précipitons pas dans la réconciliation nationale en parlant uniquement d’Antananarivo ;
balayons à notre porte en interpellant nos élites côtières qui s’enrichissent dans la capitale depuis des années et qui s’amusent à semer de trouble chez nous», a réclamé un participant. Un autre
applaudissement a suivi cet avis car la plupart sont persuadés que les Hauts plateaux n’ont rien à avoir avec le désaccord entre les deux clans de deux rois Antankarana. En outre, il a été dit
que les Antsiranais en ont assez de la « borizanisation ». C’est-à-dire l’occupation par les originaires de Hautes terres des postes clés.
En raison des débats dépassés qui ont pris plus de deux heures, la synthèse des idées pour le débat national n’a pas pu être terminée comme il le fallait.
Aussi, les élections des représentants du district Diego I au niveau national n’ont-ils pas eu lieu. « Nous apporterons nos idées à la conférence nationale car nous n’avons plus confiance en
personne », a affirmé Jocelyn Tomy pour les fédéralistes.
Soanierana
L’Arema recolle les morceaux
Des
membres du comité directeur national de l'Arema veulent donner un nouveau souffle au parti. Une mission difficile.
Tentative
de regroupement au sein de l'Avant-garde pour la rénovation de Madagascar (Arema). Des membres du comité directeur national envisagent de rassembler les adhérents du parti, malgré leur
appartenance aux différentes organisations politiques. Ils se sont réunis à Soanierana, hier, pour mettre les points sur les préparatifs.
Parmi les initiateurs de la démarche, l'ancien sénateur Robert Razaka a été aperçu au premier rendez-vous au siège du parti à Soanierana, avec des grandes figures du parti dont, entre autres,
Georges Ruphin et Pierrot Rabemanantsoa. Il a confié, à l'issue de la réunion, qu'il est temps maintenant pour les membres de l'Arema d'agir pour renforcer leur union. « Des membres de l'Arema
ont gonflé les rangs du Comité pour la réconciliation nationale (CRN), du Rassemblement des forces politiques (HPM), de Hetsik'i Toliara ou du Mouvement pour la démocratie à Madagascar (MDM).
Alors que l'Arema avait ses revendications, avant même les derniers évènements politiques », a-t-il déclaré, en rappelant que l'amnistie générale, ainsi que le retour des exilés politiques,
s'inscrivent dans les exigences de l'Arema depuis des années. « Avec ses revendications, l'Arema avait pu réunir nombreux partisans », a-t-il ajouté.
Rupture
Mais toujours selon Robert Razaka, l'Arema devrait se manifester actuellement, plutôt pour participer d'une manière active à la recherche de solution à la crise.
Joint au téléphone, le secrétaire national administratif de l'Arema, Benjamin Vaovao, n'a manifesté aucune opposition à l'initiative, malgré son absence dans la capitale depuis un certain
temps.
« Ils ( les initiateurs de la démarche ) m'ont tenu au courant et je ne trouve aucun mal à propos de cette idée », a-t-il avancé.
L'ancien sénateur semble compter particulièrement sur Robert Razaka pour l'aboutissement de la démarche. Il a exprimé sa considération envers l'ancien sénateur de son militantisme. « En 2005,
Robert Razaka était trois fois mis en prison, alors qu'il était sénateur. Il fait preuve de militantisme profond. J'ai confiance en lui pour le rassemblement des militants », a-t-il soutenu,
hier.
En réalité, les membres du Comité directeur national réunis à Soanierana auraient du mal à engager des pourparlers auprès les responsables Arema pro-Ratsiraka. La divergence d'idées est évidente
entre les deux parties.
Houssen Abdallah pour le rassemblement de l’Arema
À
peine arrivé à Mahajanga, le 31 juillet, l’ancien ministre Houssen Abdallah du temps du président Didier Ratsiraka a procédé à la distribution de victuailles composées de cinq têtes de zébus pour
les habitants de la ville de Mahajanga, mardi 3 août.
« Le président Didier Ratsiraka m’a chargé d’offrir aux habitants de Mahajanga ce nofon-kena mitampihavanana. C’est un cadeau », a-t-il révélé.
Il n’a pas encore eu le temps de faire le tour de la ville. Les visites et rencontres avec des proches ont accaparé son emploi du temps depuis son arrivée. L’ancien ministre n’a pas caché sa joie
d’être rentré sans aucun problème.
Les membres de sa famille, ses amis ainsi que les habitants de la ville lui ont réservé un accueil chaleureux à sa descente de l’avion à l’aéroport d’Amborovy, samedi 31 juillet.
Aucune déclaration
Il était arrivé tout seul. Son épouse ainsi que ses enfants sont encore restés en France. Il n’a encore voulu faire aucune déclaration mais cela ne l’a pas pour autant empêché de lancer un appel
à la population de Mahajanga.
« J’appelle au rassemblement de la population de l’Arema et un rassemblement derrière le président Didier Ratsiraka. Nous, les Zanak’ i Mahajanga, devons désormais nous témoigner solidarité et
cohésion pour que l’événement de 2002 ne se répète plus. Cela nous servirait de leçon», a-t-il exhorté.
L’ancien ministre Houssen Abdallah envisage la mise en place d’une structure constituée de Raiamandreny ou de Olobe Mahajanga. «Elle servira d’interface entre le futur régime qui sera en place et
les Zanak’ i Mahajanga. Pour qu’il n’y ait plus d’arrestation arbitraire comme précédemment », a-t-il continué.
Réintégrer son corps d’appartenance, celui de la magistrature, figure parmi ses priorités. Puisqu’il était magistrat de 1ère classe lors de son départ de Madagascar. «Je n’ai pas été notifié de
ma radiation de ce corps de magistrat. Je vais engager les procédures pour ma réintégration», a précisé Abdallah Houssen.
Il se rendra dans le district de Soalala ce samedi 7 août, suite à l’invitation de ses proches et à laquelle une fête sera organisée à son intention. Il n’a pas manqué de rappeler que sa voiture
4x4 est en possession d’un général actuellement.
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