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rov@higa

AIR MADAGASCAR : LA DESCENTE AUX ENFERS

9 Juin 2011, 21:31pm

Publié par rovahiga

http://www.topmada.com/wp-content/uploads/2009/05/air-madagascar.jpg

 

Sacrifiée à l’autel de la politique

 

Actionnaire majoritaire, l’état a failli à ses obligations et responsabilités à une entreprise en convalescence donc en cours de rétablissement

Le personnel fait preuve d’un laxisme flagrant car pris par le démon de la politique, à l’image des dirigeants obnubilés par le seul attrait du pouvoir politique et de la notoriété que leur confèrent les fauteuils des plus hauts dirigeants de la compagnie. Sans vouloir faire une comparaison entre un pays très pauvre et un pays industrialisé, il serait tout de même intéressant de savoir si nos élites et cadres supérieurs accepteraient leur infériorité devant ceux des autres pays avancés avec les mêmes diplômes par rapport à leurs prestations.  

D’autre part, le gouvernement français aurait-il abandonné la compagnie Air France ou la compagnie TOTAL  dans de pareilles difficultés sans avoir fait des pieds et des mains pour les sauver ?  Un état digne de ce nom n’abandonne jamais le fleuron de l’industrie aéronautique de son pays dans les pires moments au lieu de faire le beau et de ne s’inquiéter que de ses avantages. Hélas à Madagascar tout s’arrête à faire des promesses et à ne penser qu’à ses comptes en banques. « Après moi, le déluge ». Entre temps les autres se bousculent pour combler le vide laissé par le géant de naguère !

 

rov@higa

 

Compagnie aérienne : Air Madagascar dans le rouge ?

http://www.lexpressmada.com/compagnie-aerienne-madagascar/24262-air-madagascar-dans-le-rouge-.html

Le joyau national malgache se trouve actuellement dans un état inquiétant. Il traverse une situation financière très critique.

L'inquiétude règne. Des employés de la compagnie Air Madagascar tirent la sonnette d'alarme sur la situation actuelle du pays. D'après leur explication, « la survie de notre compagnie est juste une question de temps. Nous ne cherchons même plus des solutions à moyen terme ». La compagnie a un besoin urgent d'argent frais pour reprendre son envol. Certaines indiscrétions

ont laissé entendre que « les charges de la compagnie ont nettement augmenté, or actuellement nous faisons face à des annulations de réservations non-négligeables ».

La décision d'interdiction de vol en Europe des deux Boeing de la compagnie Air Madagascar a engendré une méfiance de la part de certains clients. « C'est la sécurité des appareils elle-même qui a été remise en cause, des clients préfèrent choisir une autre compagnie », explique la même source. La suspension des émissions d'Air Madagascar via BSP France n'a pas non plus arrangé la situation. En effet, « le BSP représente un moyen d'effectuer une vente directe. Maintenant, le circuit est devenu plus long, et les agences de voyages ne sont pas toujours motivés à le suivre ».

Situation difficile 

Mais la lésion financière s'aggrave également avec le recours à l'affrêtement lui-même. « Un vol avec Air Italy coûte à peu près 5 000 euros de l'heure », confient des employés d'Air Madagascar qui ont voulu alerter l'État, l'actionnaire principal de la compagnie. Outre le coût de l'affrêtement, « nous continuons à payer les frais de location des Boeing sanctionnés dont le coût avoisinne 475 000 dollars par mois ». La compagnie aérienne malgache ne peut pas justement rompre le contrat avec les propriétaires des deux Boeing sans payer de pénalités. Ces employés d'Air Madagascar attirent ainsi l'attention de l'État. « Nous vivons au jour le jour. Nous ne faisons même plus de plan pour le moyen terme. Ce qu'il nous faut, c'est une solution immédiate ».

 

Iles Vanille : Consensus sur le transport aérien

http://les-nouvelles.com/spip.php?article1209

L’accessibilité étant un facteur clé de la réalisation du concept Iles Vanille, les différents acteurs se sont concertés le 6 juin dernier. Selon la presse mauricienne, cette réunion entre les décideurs des lignes aériennes desservant la région et les directeurs des offices du Tourisme a finalement accouché d’un consensus pour la promotion des Iles Vanille.

Pour commencer, afin d’augmenter la visibilité de ce nouveau produit touristique, un accord a été trouvé, selon lequel le projet paraîtra dans les « in-flight » magazines des compagnies aériennes et un clip sur le concept sera diffusé à bord des avions.

Afin de rendre les combinés inter-îles plus attrayants et de permettre la libre circulation dans la région, les opérateurs se sont également accordés sur la nécessité de la réduction des taxes d’aéroport.

Enfin, ils ont prévu la mise en place d’un tarif spécifique sur deux à trois destinations pour les différents packages « Iles Vanille » et l’instauration d’un comité technique pour remettre en place le passe « Iles Vanille ».

 

Air Madagascar: Au bord du crash !

http://afriquehebdo.com/090621759-air-madagascar-au-bord-du-crash

La compagnie aérienne Air Madagascar, dans laquelle l’Etat malgache est actionnaire majoritaire, traverse depuis plusieurs mois des zones de turbulence qui font craindre le pire pour la suite de son vol.

Quelques pilotes, dont nous tairons les noms sur leur demande, ont voulu tirer la sonnette d’alarme en dénonçant les graves anomalies qu’ils ont constatées depuis des décennies dans la gestion de cette compagnie.

D’emblée, ils ont tenu à retracer un court historique de la compagnie. Avant 1985, du temps où un certain Rasata Raineketamanga était DG, Air Mad était la première compagnie aérienne de l’Océan Indien, devant ses sœurs Air Mauritius, Comores Aviation, Air Seychelles et Air Austral, une compagnie réunionnaise qui n’existait même pas encore à l’époque. Puis, ce fut la descente aux enfers, et qui continue toujours. Air Mad a depuis toujours appartenu à l’Etat, à l’instar de Ethyopian Airlines, Kenyan Airways entre autres…qui affichent toutefois une santé financière enviable. De toutes les crises politiques et économiques que la nation a traversées, c’est la toute première fois que Air Madagascar est frappée d’interdiction de vol en Europe. C’est dire qu’elle est descendue bien bas cette fois-ci. C’est pourtant depuis toujours que la compagnie est faiblarde, non concurrentielle, « de façade ». En d’autres termes, alors que ses concurrentes prennent leur bel envol pour des voyages de plus en plus prometteurs, le fleuron de l’industrie aéronautique malgache volette au ras des montagnes et menace à tout moment de s’écraser au sol. La douleur de ces pilotes faisait peine à voir. Ils se sentaient presque humiliés d’appartenir à une entreprise gérée depuis toujours d’aussi médiocre façon, alors que le potentiel est grand. A titre d’exemple, si La Réunion ne dispose que d’un aéroport international à Saint Denis, et Maurice d’un seul également à Port Louis, Madagascar en possède plusieurs : Tana, Tamatave, Sainte-Marie, Diégo Suarez, Nosy-Be, Tuléar, Fort-Dauphin, lesquels peuvent très bien être développés. Ils pointent d’un doigt accusateur les Fanjakana (pouvoir, administration) successifs, qui n’ont jamais cherché à faire de Air Mad une compagnie aérienne performante et florissante. Les dirigeants de la compagnie sont également responsables, eux qui n’ont jamais pu la redresser, contexte de crise ou non. Autre exemple, Air Madagascar dispose actuellement de deux avions long courrier Boeing 767 interdits de vol en Europe, en raison de leur vétusté et du manque de maintenance. Air Austral, Maurice et Seychelles en possèdent chacune environ six. Concernant les vols intérieurs et régionaux, le parc d’Air Mad est « riche » de 2 Boeing 737, de 3 ATR et de 3 Twin Otter. Des antiquités qui n’inspirent plus confiance aux voyageurs…On déplore chez les employés –pas tous heureusement- une absence totale de culture d’entreprise. Ils ont postulé un poste pour s’adonner aux trafics de tous genres qui fleurissent depuis des années. Des magouilles qui n’honorent ni n’enrichissent le pays…

La question se pose : asphyxiée et menacée incessamment d’être en cessation de paiement, Air Madagascar va-t-elle pouvoir se relever de cette crise sans précédent ? Ses dirigeants actuels sont-ils les plus aptes à affronter avec les honneurs ce difficile challenge ? Bien que l’espoir soit permis, le doute subsiste et le scepticisme se généralise.

Saraléa Bernard

 

La compagnie Air Madagascar est à l’agonie.

http://www.tananews.com/2011/06/la-compagnie-air-madagascar-est-a-l%E2%80%99agonie/

Après avoir traversé des mois de turbulences, la compagnie aérienne nationale n’est pas prête de se redresser. Au contraire, Air Madagascar ne pouvait pas être aussi vulnérable qu’aujourd’hui. Si cette compagnie traverse aujourd’hui la plus grande difficulté financière qu’elle a eu à subir, c’est par le fait qu’elle a enregistré une hausse importante de charges. La sanction européenne a quant à elle a fait plus de répercutions que ceux escomptées. Du fait de la méfiance de sa clientèle suite aux soucis techniques constatés sur deux de ses appareils, Air Madagascar a du faire face depuis plusieurs semaines à une succession d’annulation de réservation. D’autant plus, l’affrètement de nouveaux appareils coûte un peu plus de 7 000 dollars de l’heure alors que la compagnie ne peut se défaire de la location des deux Boeing sous peine de payer une amende de 20 millions d’euros. De ce fait, Air Madagascar tient à interpeller l’Etat et « quémande » des solutions financières immédiates, ne pouvant plus planifier du moyen-terme. Andry Rajoelina ne disait-il pas que nous étions prêts à encaisser ?

 

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