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Samedi 21 août 6 21 /08 /Août 10:05

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Brett Bruen Conseiller à la Communication et aux affaires Culturelles de l'Ambassade des USA 

 

les-nouvelles.com/

COMMUNAUTE INTERNATIONALE

Prudence avérée face à la crise

Face aux récents développements de la situation politique, la communauté internationale reste globalement prudente dans le traitement de la crise malgache.

En effet, bien que tout le monde semble s’accorder sur l’opportunité de soutenir un processus malgacho-malgache, plusieurs questions restent en suspens… (photo d’archives)

Visiblement, la communauté internationale peine à trancher dans le vif et à afficher une position claire dans ce contexte de résolution de la crise malgache.

En effet, alors que les uns veulent soigneusement éviter de s’exprimer sur la question, les autres continuent de se montrer prudents. En l’occurrence la SADC qui, à l’issue de son 30e sommet organisée à Windhoek (Namibie), semble vouloir appuyer le processus malgacho-malgache initié depuis Iavoloha, puis à Ivato. Par contre, elle a décidé le maintien des sanctions contre Madagascar jusqu’au « retour de l’ordre constitutionnel ».

Cet ordre, même les autorités en place le recherchent en vue de bénéficier, de nouveau, des financements extérieurs, principalement des appuis budgétaires. C’est dire à quel point la position des tenants du pouvoir et de leurs proches s’est assouplie puisque c’est la première fois – depuis le début de cette crise qui dure maintenant près de 18 mois – qu’ils se l’avouent.

Plus, même la mouvance Marc Ravalomanana qui ne jurait jusqu’à présent que sur les accords de Maputo et l’acte additionnel d’Addis-Abeba, vient de se prononcer en faveur d’une solution malgacho-malgache qui s’alignerait sur les esprits desdits accords.

Des questions non résolues

Une nouvelle chance de pouvoir sortir de la crise s’offrirait-elle donc actuellement ? En tout état de cause, il reste à s’entendre sur les notions de neutralité, de consensus et d’inclusivité dont tout le monde veut se prévaloir. Dans ce cadre, la méthodologie est aussi à définir, notamment sur le fait d’adopter une approche par mouvances ou par partis. Car jusqu’à maintenant, les trois mouvances n’ont pas officiellement accepté d’adhérer à l’accord d’Ivato ou de participer à la conférence nationale.

Bureau de liaison : à point nommé ?

Mais il est également à souligner le caractère primordial de l’assistance de la communauté internationale dans le processus. Et pour cause, si ses représentants veulent continuer à s’y impliquer, un peu plus de rigueur serait de mise. Sans cela, tout effort serait voué à l’échec, comme cela a déjà été le cas pour les fameux accords de Maputo. Depuis leur signature, l’équipe conjointe de médiation pour Madagascar (composée de l’UA, de la SADC, de l’OlF et de l’ONU) s’est déclarée garante de leur mise en œuvre. A son tour, l’acte additionnel d’Addis Abeba a préconisé la mise en place d’un mécanisme de suivi de l’application des accords, ce qu’a confirmé la résolution finale de la rencontre de Pretoria. Malgré tout, aucune structure du genre n’a vu le jour.

L’arrivée de ce bureau de liaison à Antananarivo prônée par la SADC pourrait donc sérieusement relancer le processus une fois que toutes les questions en suspens seront résolues. et mettre un coup d’arrêt à toute intention, d’où qu’elle provienne, de nuire à sa bonne marche.

 

 

ALAIN ANDRIAMISEZA

LA RECONNAISSANCE INTERNATIONALE AVANT TOUT

Intervenant hier dans le cadre de l’émission « L’invité du zoma » de la TV Plus, le président national du « Mouvement des citoyens pour le développement de Madagascar » (MCDM), Alain Andriamiseza, a livré ses commentaires sur le récent accord politique qui a été signé à Ivato. L’adoption de cet accord devrait accélérer la reconnaissance internationale du pouvoir de la Transition, a-t-il indiqué.

Pour lui en effet, cette reconnaissance internationale est nécessaire, notamment en vue du retour des différents financements extérieurs qui ont été gelés jusqu’ici en raison de la crise dans le pays. « Nous oeuvrons intensément dans ce sens au sein de l’espace de concertation des partis politiques à Ambohidahy. Depuis l’adoption de cet accord, nous avons fait le tour des différentes ambassades pour leur expliquer les tenants et aboutissants du processus malgacho-malgache de sortie de crise. Certes, cet accord n’est pas encore véritablement inclusif comme nous l’aurions souhaité puisque les formations des trois mouvances n’y ont pas participé. Cependant, nous ne désarmons pas pour autant et c’est la raison de la poursuite de nos démarches actuelles de sensibilisation de toutes les autres sensibilités… »

Poursuivant ses explications, Alain Andriamiseza ajoute que le retour de ces financements est indispensable pour permettre la relance économique mais également pour un éventuel financement des différentes opérations électorales… étant donné que le pays s’apprête à faire face à plusieurs échéances qui vont mener vers la mise en place de la 4è République.

Sur un autre volet de l’accord, l’intervenant note que le premier ministre du nouveau gouvernement d’union nationale devrait être une personnalité avertie des questions politiques et également apte à assurer le suivi des différentes structures juridiques nécessaires à la mise en place de la 4è République. Il précise toutefois que pour l’instant, la question de la désignation du candidat premier ministrable au sein de l’espace d’Ambohidahy n’a pas encore été abordée en dépit de certains chuchotements de couloirs qui voudraient déjà influer sur le choix d’untel ou untel.

L’accord d’Ivato est formel à cet égard : « Le gouvernement sera dirigé par un premier ministre désigné par le président de la Transition parmi les personnalités proposées de manière concertée par les partis et les associations politiques ». Tandis que « les membres du gouvernement sont nommés par le président de la Transition sur proposition du premier ministre parmi les personnalités choisies et présentées par les partis et associations politiques signataires ».

 

 

JEAN-MARC CHATAIGNIER

« L’ACCORD D’IVATO NE CONSTITUE PAS UNE PHASE FINALE DES NEGOCIATIONS »

Suite à la signature d’un accord commun par les membres de l’espace de concertation des partis politiques, l’ambassadeur de France, Jean-Marc Chataîgner s’est exprimé sur la question. Selon lui, l’accord d’Ivato n’est qu’une des bases de discussion mais ne constitue cependant pas la phase finale. Interview.

• Les nouvelles : Des partis politiques ont récemment signé un accord commun, comment la France considère-t-elle cette convention ?

Jean-Marc Châtaigner : Cet accord politique est un peu moins encourageant dans la bonne direction. Des concertations doivent être encore conduites à travers la Coordination nationale des organisations de la société civile. Cet accord politique est une des bases de ces discussions qui doivent se dérouler la semaine prochaine. Pour nous cet accord politique n’est pas vraiment dans la bonne direction parce qu’il clarifie peu les choses, ce que la majeure partie des partis politiques pensent. Cet accord va dans la bonne direction mais ce n’est pas la phase finale d’où l’intérêt de cette réunion de la semaine prochaine.

• Ce qui signifie que cet accord, en lui-même ne permet pas à la communauté internationale d’accorder sa reconnaissance.

Pour la France, il faudrait trois conditions qui doivent permettre la reconnaissance d’une transition : la constitution d’un gouvernement d’union nationale ouvert à tous, une conférence nationale souveraine et la fixation d’un calendrier électoral crédible. En effet, un certain nombre de partis politiques ne sont pas encore compris dans l’accord d’Ivato. Nous pensons encore qu’une étape vers l’inclusivité en tenant compte de ces partis qui sont restés en dehors de l’accord politique d’Ivato.

• La médiation internationale est assurée par des organisations régionales. La Sadc vient récemment de confirmer le maintien des sanctions. La communauté internationale, notamment la France soutient-elle ces sanctions ?

Les sanctions ont été prises à titre individuel et ne sont donc pas applicables en Europe. Il s’agit d’une décision régionale. Pour que les sanctions puissent être soutenues par la communauté internationale, elles doivent être approuvées par tous les pays. Il faut, par ailleurs, prendre en considération la position de la Commission de l’océan Indien. Néanmoins, nous tenons à faire remarquer que la France se réjouit des décisions prises par Joaquim Chissano d’envoyer un envoyé spécial à Madagascar.

 

PARLEMENT DE LA TRANSITION

ON COMMENCE A CONSULTER LES CV

Poursuivant leurs travaux de suivi et de mise en œuvre de l’accord politique d’Ivato, les membres de l’espace de concertation des partis politiques d’Ambohidahy ont commencé hier à recenser toutes les formations qui désirent présenter des candidats au sein des deux chambres prévues du Parlement de la Transition. En même temps, il est demandé à tous les intéressés de faire parvenir les « curriculum vitae » (CV) de leurs candidats respectifs en vue d’un tri préalable qui permettrait d’apprécier les réelles valeurs et capacités des uns et des autres. Le délai de réception de tous les dossiers de candidature est fixé pour aujourd’hui en fin de matinée. Une réunion sera aussitôt tenue pour arrêter la liste de tous les candidats « admissibles ». En attendant, les consultations avec les autres tendances et sensibilités non signataires de l’accord d’Ivato sont également poursuivies. Lundi dernier, l’espace a rencontré successivement les représentants de l’ex-comité de suivi des résolutions des assises nationales (CSR-AN) de Blanche Nirina Richard et ceux des « Hery politika mitambatra » (HPM) de la mouvance Albert Zafy. Avant-hier, ce fut au tour des représentants de l’Arema conduits par le professeur Ange Andrianarisoa de rencontrer les responsables de l’espace d’Ambohidahy. 

 

RENCONTRE DE MARDI

LES MOUVANCES SE PREPARENT

Etant donné qu’elles seront invitées par la Coordination nationale des organisations de la société civile, mardi prochain, à rencontrer les membres de l’espace de concertation, les mouvances organisent des réunions pour la préparation de cette prochaine séance. A l’exemple de la mouvance Didier Ratsiraka, Ramisandrazana et son équipe se sont réunies hier à Behoririka. Interrogée sur la position de la mouvance quant à la tenue de cette prochaine réunion, elle a annoncé que les partisans de Didier Ratsiraka sont en réunion pour discuter de la question. Le professeur Ange Andrianarisoa, quant à lui, s’est limité à mentionner uniquement qu’ils sont en réunion. Pour leur cas, les membres de la mouvance Albert Zafy ont annoncé qu’ils répondront à l’invitation de la Cnosc. « C’est en vue de préparer cette rencontre que nos collègues partisans de la mouvance se sont réunis à la villa La Franchise avec le président Zafy », a confirmé Emmanuel Rakotovahiny. Tout compte fait, les trois mouvances viendront probablement à la rencontre avec les membres de l’espace de concertation, mardi prochain pour soutenir les propositions qu’elles ont avancées les 13 et 14 août derniers face à l’accord d’Ivato. Si les deux groupements arrivent à trouver une entente, l’élaboration d’un nouvel accord devient de plus en plus possible. Ce qui permettra à la Cnosc, médiateur de la rencontre du mardi, d’assurer la tenue de la conférence nationale dans un cadre consensuel et inclusif, en avançant le nouvel accord et les idées recueillies au cours du « Dinika santatra » à l’ordre du jour de ce dialogue national.

 

 

lagazette-dgi.com/

Futur Premier ministre: Alain Andriamiseza en pôle position

Camille Vital devra quitter Mahazoarivo si l'accord politique est respecté. Son nom ne figure pas dans la liste des candidats proposés par les partis (Accord poolitique) au poste de Premier ministre. L'UDR (groupement des partis et organisations pro-Andry Rajoelina) qui a pourtant assisté à la réunion, n'a pas proposé l'actuel chef du gouvernement.

Raymond Ranjeva, lui aussi, ne sera pas le successeur de l'actuel locataire de Mahazoarivo. Lui non plus ne figure dans la liste, malgré la stature de la personnalité et de ses " offres de service", selon ses propres termes.

Hier, les signataires de l'accord ont proposé six noms : Alain Andriamiseza, Guy Suzon Ramangason, Omer Beriziky, Alain Tehindrazanarivelo, Florent Rakotoarisoa, José Vianey. D'ici la fin du mois, date de l'ouverture de la conférence nationale, Andry Rajoelina devra donc faire le choix entre ces candidats dont certains ne sont pas connus du microcosme politique.

C'est le cas notamment de Guy Suzon Ramangason. Directeur général de Madagascar National Parks, ce dernier a été sans doute proposé après le trafic de bois de rose dont les parcs sous sa responsabilité ont fait l'objet de pillage. Peut-être, on a suggéré sa candidature dans l'espoir de mettre fin au trafic de bois de rose.

C'est peut-être aussi le cas d'Omer Beriziky qui, peu ou prou, de gens connaissent en dépit des fonctions que ce technicien a occupées. Ancien directeur général de la Cavagi (caisse de stabilisation de la vanille, du café et du girofle durant la période socialiste), ce technicien originaire du Nord a été nommé ambassadeur de Madagascar auprès de l'Union européenne du temps d'Albert Zafy.

Pour sa part, Florent Rakotoarisoa est membre du CCI (conseil consultatif institutionnel qui a été créé pour collecter et synthétiser les propositions de projets de constituions) et ancien membre de la HCC sous Didier Ratsiraka puis Marc Ravalomanana qui l'a nommé par la suite ambassadeur au Canada d'où il démissionne après.

Alain Tehindrazanarivelo, José Vianey et Alain Andriamiseza constitueraient donc les seuls candidats à même de conduire la Primature de la Transition. Reste à savoir la décision du président de la Transition. Mais sur les trois candidats, Andry Rajloelina pourrait bien choisir M. Andriamiseza qu'il avait appelé pour le gouvernement d'union nationale stipulé par les accords de Maputo. Le président de la HAT serait gêné de reprendre M. Tihandrazanarivelo alors qu'il ne connaît guère M. Vianey.

Bref, Alain Andriamiseza serait le candidat idéal, même s'il se verra critiqué d'être de la même origine ethnique que le président de la Transition s'il est nommé chef du gouvernement. Mais la Transition et le désir de parvenir à une nouvelle République doivent-ils continuer de s'offusquer de telles considérations ?

En tout cas, la pauvreté que nos compatriotes vivent douloureusement n'a pas besoin de savoir l'origine ethnique des dirigeants. Le Malgache veut vivre et bien vivre.

 

Madagascar: Les perspectives économiques inquiètent

Les perspectives économiques de Madagascar pour l'année 2010 sont floues. Telles sont les conclusions de la Banque Mondiale dans son rapport qui a été communiqué dernièrement.

En effet, rapporte Reunitoo, il est indiqué, surtout, que le bailleur traditionnel constate selon ledit rapport que l'absence du FMI handicape l'élaboration de la loi de finances adoptée fin décembre 2009 et il se montre prudent sur les chiffres relatifs au taux de la croissance économique de 0,6% en 2009 et de 7% projetée pour l'année 2010.

Par ailleurs, la même source indique, surtout, que la BM affiche ses doutes sur l'absence du programme du FMI notamment les paramètres liés à la résolution de la crise comme les flux d'aides publiques, l'investissement privé et les dépenses budgétaires par secteur… qui n'ont pas été pris en considération dans la loi de finances.

Sur terrain, les dirigeants de la transition tentent de combler le manque dans les caisses faute des financements des bailleurs. Le ministère des mines a annoncé la hausse des frais d'administration minière annuelle qui va doubler à partir de cette année. Une décision qui a provoqué la grogne chez certains opérateurs du secteur. De plus, il projette de réajuster le calcul de la valeur marchande et ainsi, les opérateurs redoutent la révision à la hausse plutôt qu'à la baisse compte tenu du cours des différentes substances sur le marché international.

 

Transition: Raharinaivo et les autres

Dans la foulée de la décision de l'accord politique, des propositions ont été également émises par les partis politiques. Ainsi, Raharinaivo Andrianantoandro est suggéré au poste de Président du Congrès de la Transition qui fait figure d'Assemblée. Le fondateur officiel du TIM a comme concurrente Brigitte Rasamoelina, ancienne d'Ambohimalaza et leader du mouvement AMP (Ampela mamao politika, femmes activistes politiques).

Au titre du Conseil supérieur de la Transition, ils sont nombreux :

- Mara Niarisy

- Beza Seramila

- Benjamina Ramanantsoa

- Henri Lecacheur

- Andry Rasolofo

- Boniface Zakahely

- Jean-Claude Rakotoniaina

- Guy Bénan

- Harinaivo Rasamoelina

- Avimana

- Rasambozafy Cyrille

- Samuel Chrystophe

courrierdemada.com/

Pour un véritable changement : Briser la loi du silence

A chaque fois que des trafics en tout genre et faisant l'objet de transactions monétaires illicites de grande envergure sont découverts, ce ne sont la plupart du temps que les hommes de main ou les hommes de paille qui écopent. Les commanditaires et les cerveaux sont presque toujours épargnés, soit parce que leur(s) complice(s) appréhendé(s) les protège (nt) en appliquant comme sous d'autres cieux la loi du silence ou l'Omerta si chère aux organisations mafieuses, soit parce que même dénoncés, ils bénéficient de hautes protections qui font des "interventions" en leur faveur qui leur évitent d'être mouillés et encore moins inculpés si tant est que leurs hauts protecteurs leur permettent d'être auditionnés. Kidnapping, Affaires de vol de bovidés, commerces illicites de pierres précieuses ou trafics de bois de rose, nul n'ignore que ce sont les faits de "gros bonnets" dont les noms circulent en coulisse sans que personne n'ose les étaler sur la place publique. Cela s'est toujours passé ainsi et cette situation n'est pas près de se terminer. Les "caïds" ont joui, jouissent et jouiront de l'impunité, sous la protection intéressée, complice ou, pour le moins, complaisante de personnalités étatiques et leurs noms ne seront jamais dévoilés ou criés sur les toits sous peine de se faire traîner en justice car, notre pays étant un Etat de droit, chaque citoyen bénéficie de la présomption d'innocence jusqu'à ce qu'il soit effectivement condamné. Chose qui n'arrivera jamais en l'état actuel de notre… Etat. Une situation qui se poursuivra éternellement à moins que quelqu'un ait le courage de dénoncer, non plus les commanditaires mais ceux qui font des interventions. En effet, les noms de ces derniers seraient plus faciles à divulguer puisqu'ils ne bénéficient pas, eux, de la présomption d'innocence, n'étant pas eux-mêmes inculpés. 
Haro sur les interventions !
Combien de fois n'a-t-on pas entendu les divers responsables des enquêtes déplorer l'existence de ces interventions qui les empêchent de mener à bien leurs investigations. Policiers, militaires, magistrats, députés, ministres et même des chefs d'institutions ont, de tout temps et partout ailleurs, usé et abusé de leurs prérogatives pour protéger, qui un proche, qui une connaissance, ou pire, se sont fait monnayer leurs interventions quand ils ne sont pas eux-mêmes parties prenantes dans ces affaires louches. Des présidents de la République auraient également trempé dans ce genre de pratique qu'ils ont qualifié sans fausse honte de "raison d'Etat".
Chez nous, l'heure est au changement, dit-on. Pourquoi ne pas procéder ainsi, pour changer. Qui sait, la crainte de voir leur nom révélé au grand jour découragera peut-être les habitués à ce genre de pratique et, par conséquent, fera enfin tomber les "gros poissons" dans les geôles qui, contrairement à ce que les Malgaches commencent à croire, ne sont pas faits que pour les menus fretins. On peut toujours rêver.

 

Andry Rajoelina serait d'accord avec la CNOSC

Selon des indiscrétions émanant d'un membre éminent de la société civile, Andry Rajoelina aurait donné son aval aux procédures entamées par la CNOSC et les Raiamandreny Mijoro dans la recherche de solution à la crise. , le dialogue politique précédera obligatoirement la conférence nationale qui est reportée de quelques jours  C'est ce qui aurait découlé de la rencontre entre une délégation de la CNOSC conduite par Lalao Randriamampionona. et le PHAT , Une question taraude l'esprit : qu'en diront les "mpiara-mitolona" ("compagnons de lutte") ou plus exactement ses actuels sociétaires de la HAT ? Car on se rappelle qu'en août 2009, Andry Rajoelina a accepté de signer les Accords de Maputo avant de les renier, surtout après avoir consulté ses amis et conseillers…

 

Psychodramatique

Des épouses des éléments qui ont constitué la feue Task Force sur le bois de rose ont appelé les autorités par médias audiovisuels pour que les arriérés de salaires et indemnités de leurs maris soient réglés et que l'Etat les ramène dans la capitale. Pour certains esprits, ils sont aujourd'hui réduits à l'état de sans-abri et de mendiants errant à Sambava car d'après ces épouses intervenues lors du journal télévisé de quelques chaînes privées de la capitale, ils ont été délogés de la résidence que l'Etat leur a affectée durant leur mission. Sachant le coût de la vie dans cette région et n'ayant  perçu ni salaires ni indemnités depuis 4 mois, c'est à croire qu'ils sont depuis la dissolution de la Task Force, en très mauvaise posture - leurs épouses ne pouvant pas subvenir à leurs besoins depuis la capitale.

On ne peut imaginer la déchéance de ces éléments qui sont des missionnaires de l'Etat, des inspecteurs des Finances, des agents des Douanes, des policiers, des agents des Eaux et Forêts, des militaires et qui sont donc obligés de dépendre de leurs épouses, elles aussi incapables de leur venir en aide. La description faite par ces femmes de la situation de leurs conjoints ne peut que susciter la compassion. Les départements ministériels concernés sont en train d'examiner leurs cas, répond le ministère de l'Environnement.

Mais quand on pense à tout ce qui a été dit dans la presse à propos des abus ou exactions, voire les accusations portées contre ces éléments de la feue Task Force, le sentiment de pitié s'éclipse. D'autant plus qu'à un moment donné, ces agents de l'Etat en mission officielle pour lutter contre le trafic de bois de rose ont fait chanter cet Etat et les autorités sinon ils divulgueraient toutes les magouilles et les secrets du bois de rose, si jamais on ne leur versait pas ce qui leur est dû, soit la somme de 4,8 milliards d'Ariary à titre de salaire et indemnités impayés.

Un simple bon citoyen et un juriste diront que de tels propos ne sont ni plus ni moins que du chantage et  ne pas révéler un délit à la Justice, c'est s'en rendre complice. C'est totalement inadmissible pour un représentant de l'État dans l'exercice de ses fonctions ! De mauvais esprits et des cyniques s'attendent avec impatience donc à ce que l'Etat ne cède pas à ce chantage pour connaître les noms des commanditaires et les noms des hauts dirigeants qui protègent ou qui sont des trafiquants de bois de rose. Le réseau est déjà identifié par le SAMIFIN mais les noms cités sur les sites internet par les Ong qui luttent contre le trafic de bois de rose ou autres, n'ont pas encore été confirmés.

 

madatimes.com/

Dur, dur d’être un civil…

… qui plus est, désarmé. Car d’autres ont les forces de l’ordre avec eux, si ce n’est carrément une milice. Toujours est-il, pour peu qu’un brin de patriotisme fait jour, du genre défense des intérêts supérieurs de la nation, voilà illico presto le « bâton ». Retour de bâton en quelque sorte, pour réponse à grande vitesse à des « vérités » pas toujours bonnes à dire, quand bien même un journal de la place se vante d’affirmer le contraire. 
Le cas n’est pas inédit ni exclusif, il n’y a pas longtemps aussi un jeune leader a subi la foudre des « aboyeurs » en tentant de rétablir un certain ordre tant de priorité que de vision dans la sortie de crise du pays. Aux deux cas, les « services de contrefaçon » ont vite fait de s’auto saisir pour renvoyer l’affaire devant la chaîne pénale quelque chose. Supplantant ainsi le parquet pour leurrer que la justice est indépendante et n’agit pas sous l’ordre administratif, ni surtout pas politique.
D’autres affaires pourtant, méritant plus d’attention, n’ont fait ressortir que des noms de lampistes en lieu et place des vrais responsables, des vrais bénéficiaires / commanditaires. 
Pour d’autres encore, c’est-à-dire les « treillis men », l’affaire non seulement se règle en catimini, mais de plus c’est carrément le non lieu immuable. Il est même une unité de corps sans faille, s’il n’y avait la presse pour dénoncer la « connivence », rattrapée in extremis dans une confession sans conséquence majeure de toutes les façons pour chacun des protagonistes.
Voilà donc un civil, d’une certaine manière « sans peur et sans reproche », et voulant rehausser le blason du pouvoir, peut-être un peu trop naïvement en faisant cavalier seul, qui se retrouve à son détriment au sein d’une tourmente qu’il ne souhaite guère. Heureusement que les médias sont là pour défendre / enfoncer l’un de ses patrons, si tant est qu’il encourt une prévention de privation de liberté physique.
A ce titre, bénéficierait-il de l’aile « Maputo », nouvellement construite ou celui des « criminels » purs et durs de ses protégés. En effet, les journalistes emprisonnés sont « mélangés » avec les droits communs. Ce qui serait le comble d’autant que là encore il est étranger aux mesures les frappant. Heureusement là encore qu’il ne lui est pas venu l’idée saugrenue de faire libérer ces gens de médias.
Il y a civil et civil aussi par médias interposés car d’autres osent attaquer de front les médias pour une affaire passant justement devant l’organisme anti-corruption. Les poids, les mesures, les diversions, les sanctions / avertissements / intimidations … tout y passe. Pauvre civil !

 

BRETT BRUEN CHEZ « LA VERITE » LE DIPLOMATE BRAVE L’HOSTILITE DE CE QUOTIDIEN

Ramener le « Presse center » en plein centre ville et mettre en place une institution ou structure qui renforcerait la capacité des journalistes malagasy.

Tels sont entre autres les projets du nouveau conseiller à la communication et aux affaires culturelles de l’ambassade américaine à Madagascar, Brett P. Bruen.  Depuis son arrivée il y a un mois, il a tenu à rencontrer la famille de la presse malagasy pour mieux connaître le contexte. « J’étais impressionné par la qualité des reportages. Les journalistes malagasy essaient d’être professionnels malgré le fait qu’il y ait des partisans.  Toutefois, il faudrait encourager davantage le journalisme objectif, ne rapportant que des faits réels bien recoupés. Ce qui ne serait pas difficile  pour vous, puisque vous avez du potentiel », dit-il devant une vingtaine de journalistes réunis ce vendredi au desk du quotidien de La Vérité à Ankorondrano, une rédaction connue pour son hostilité affichée ontre les Américains. Le Friday Talk est un rendez-vous hebdomadaire de l’association du même nom  donnant l’opportunité aux journalistes et communicateurs de pratiquer l’anglais.

Partenaires privilégiés

Les médias figurent parmi les partenaires privilégiés des Etats-Unis du fait qu’ils sont un moyen essentiel dans la promotion de la démocratie. En effet, s’il y a une vingtaine d’années, les Etats-Unis se sont engagés dans la promotion de la culture américaine à travers l’ « American way of life », aujourd’hui cela a changé. Dans ses missions diplomatiques, ils se penchent désormais sur les thèmes relatifs à la démocratie et les droits de l’homme, incluant les volets santé, éducation, environnement et sécurité.

3 ans à Madagascar

En 2003, après avoir obtenu son diplôme à la London School of Economics, Brett Bruen a immédiatement commencé sa carrière diplomatique. Il a déjà travaillé en Côte d’Ivoire pendant 2 ans, ensuite au Venezuela, en Irak, Libéria, Erythrée, Argentine et dernièrement en Guinée. En comparant la situation de la Côte d’Ivoire et de Madagascar, ce diplomate affirme que la grande île a tout pour être heureux : « Votre pays devrait dire, on ne veut pas être comme la Côte d’Ivoire qui depuis 10 ans n’a connu aucun développement sur le plan économique et social. » Ce nouveau venu de l’ambassade américaine à Madagascar aura donc 3 ans pour accomplir sa mission.

 

midi-madagasikara.mg/

EXPLOITATION PETROLIERE DE BEMOLANGA : Un danger inévitable pour la population.

Les premiers barils de pétrole issus de l’exploitation proprement dite du pétrole non conventionnel dans le site de gisement de grès bitumineux de Bemolanga par la compagnie française E&F seront attendus en 2019. « Le pays aura encore ainsi neuf ans à réfléchir quelles mesures doivent être à prendre car les dangers causés par cette activité pétrolière sont inévitables pour la population locale et sur l’environnement ». Mac Donald Stainsby, un journaliste canadien environnementaliste spécialisé notamment en exploitation de pétrole non conventionnel, l’a annoncé lors d’une conférence de presse hier tout en évoquant le bilan de ses investigations à Bemolanga la semaine dernière, et ce, en compagnie de l’équipe de la plate-forme de la société civile, l’Alliance Voahary Gasy.

Tarissement des ressources en eau. Il se réfère à un véritable désastre écologique qui se déroule à ciel ouvert sur l’exploitation du plus grand gisement de grès bitumineux du monde dans la province d’Alberta au Nord du Canada. Eneffet, la production de pétrole nécessite l’utilisation intensive de ressources en eau. « Il faut exploiter 3 à 5 barils d’eau par jour pour obtenir 1baril de pétrole et extraire 2 tonnes de terre alors que la capacité de production du Canada est de 1,5 million barils/j», a raconté cet environnementaliste. Mis à part le tarissement de ces ressources, c’est aussi contaminé par des métaux lourds et bien d’autres molécules provoquant diverses maladies tels le cancer, la leucémie, l’arrêt cardiaque et l’affection cutanée à la population locale. « Une petite communauté composée de 1000 habitants vivant auprès du site est lapremière victime car 20 personnes sont déjà décédées l’an dernier à cause d’une maladie inexplicable », a témoigné Mac Donald Stainsby. « Vivant aussi des animaux de chasse, leur viande devient violette avec une odeur de métal, sans parler des mousses et des produits de pêche qui deviennent impropres à la consommation », a-t-il rajouté.

Aucune solution trouvée. Les eaux usées issues de cette exploitation de pétrole deviennent également toxiques et doivent être stockées pendant 600 ans pour avoir son état naturel. Cependant, les fuites de ces eaux toxiques dans les nappes phréatiques ne sont pas impossibles. « Aucune solution n’a été trouvée jusqu’ici par le gouvernement canadien et les grands groupes pétroliers du monde pour remédier à ce problème qui a en même temps des effets sur le changement climatique avec une forte émission de carbone », d’après toujours ce reporter. A Bemolanga, la rivière située à 1km d’Ambohinara sera exploitée par la compagnie alors que c’est la seule source d’eau pour la population locale et ses bétails qui sont destinés à la consommation pour la Capitale. L’AVG avec le WWF effectuent déjà une mission sur terrain pour évaluer l’état de santé de la population locale avant le démarrage de l’exploitation et une supervision stricte des industries extractives est de mise, compte tenu de ces dégâts sociaux et environnementaux irréversibles, a conclu Razakamanarina Ndranto, le Président de cette plate-forme.

 

madagascar-tribune.com/

L’ALLIANCE DEMOCRATIQUE DEVIENT « UDemPro »

Les cinq partis TIM, MFM, Teza, AMF3FM et Madagasikara Firaisankina, appartenant à la Mouvance Ravalomanana et réunis au sein de l’Alliance Démocratique ont décidé de donner un nouveau nom à leur regroupement. Et ce nouveau nom est anglophone, puisqu’il ne faudra plus parler d’Alliance Démocratique (nom qui pouvait donner lieu à des confusions avec l’Alliance des organisations de la société civile), mais d’Union for Democratic Processou UDemPro.

Manière en quelque sorte, malgré les secousses affectant le TIM et au moment où l’approche par partis tend à prendre le pas sur l’approche par mouvances, de réaffirmer leur solidarité entre partis, mais aussi de concilier attachement aux accords de Maputo et d’Addis Abeba et esprit d’ouverture, en soulignant que ces accords ne forment pas un ensemble fermé mais s’inscrivent dans un processus.

Les partis au sein de l’UDemPro reconnaissent quelques mérites à l’approche entamée par la Coordination nationale des organisations de la société civile (CNOSC), mais s’appuient sur les résolutions de la SADC pour dire que la CNOSC ne doit être qu’un facilitateur et le négociateur reste l’ancien Président du Mozambique, Joachim Chissano.

L’UDemPro réaffirme que les accords de Maputo sont un accord malgacho-malgache, et que ses signataires doivent respecter leurs signatures. Ils soulignent que s’ils ont été signés à l’étranger, c’était parce que les présidents Didier Ratsiraka et Marc Ravalomanana ne pouvaient encore venir à Madagascar. Aux yeux de l’UDemPro,

s’il faut des discussions à Madagascar à travers une Conférence nationale, la logique serait donc de permettre le retour au pays des deux anciens présidents. Dans le même esprit, ils réclament la libération des prisonniers politiques.

Enfin, ils en appellent à l’armée pour que celle-ci contribue à donner force exécutoire aux décisions prises et défende la charte républicaine.

On peut en conclure que la mouvance Ravalomanana commence à mettre en oeuvre les actions qu’elle a récemment annoncée dans un communiqué : « poursuivre, dans un esprit d’ouverture, de tolérance et de respect mutuel, tous dialogues et toutes négociations pertinents avec toutes les forces vives du pays dans le cadre d’une démarche véritablement consensuelle, inclusive et neutre ». À ses yeux, la présence prochaine d’un bureau de liaison de la SADC, bureau qui opèrerait dans les locaux de l’Ambassade de Maurice, serait un élément de meilleur suivi des dialogues.

 

ANCIENS DE LA TASK FORCE DU BOIS DE ROSE :

LEURS EPOUSES HAUSSENT LE TON ;

Des épouses des éléments de l’ancienne Task force mobilisée pour lutter contre le trafic de bois de rose lancent un appel aux responsables gouvernementaux pour qu’ils viennent à leur secours. Cela fait quatre (4) mois que leurs époux n’ont pas d’argent. Et aujourd’hui, leur mission terminée ou plutôt la Task Force ayant été dissoute, ces éléments de l’ancienne Task Force sont sans toit car les autorités de Sambava leur ont demandé de quitter les locaux où ils étaient hébergés. Ils sont sans ressource car ils n’ont reçu aucune indemnité depuis, et selon les femmes de ces missionnaires, ils ne peuvent rentrer dans la capitale à leurs propres frais.

Selon les informations relatées dans les quotidiens, ils sont 150 issus de divers services et horizons (gendarmes, militaires, policiers, douaniers, inspecteurs des finances et agents des Eaux et Forêts) à composer cette Task Force. D’après une épouse, leur indemnité journalière s’élève à 30 000 Ariary par jour ; ce qui fait un total journalier de 4 500 000 Ariary, soit 135 millions d’Ariary par mois. Cumulées sur quatre mois, les indemnités de ces 150 soldats de l’ancienne Task Force équivalent donc à 540 millions d’Ariary. Une autre revendication de ces femmes est la réintégration de leurs époux dans leur corps d’origine.

En réponse à ces appels et requêtes des épouses des anciens de la Task Force des bois de rose, le ministère de l’Environnement fait comprendre que l’affaire est en examen par les ministères concernés. Il semble aussi qu’ils sont en train de faire l’audit des comptes et arriérés de salaires.

Des doutes en effet planent sur ces éléments de l’ancienne Task Force. Certaines sources font comprendre que cet organe réclame une somme colossale de l’ordre de 4,8 milliards d’Ariary à titre de salaire et indemnités impayés. En cas de non règlement, les éléments de la Task Force menaceraient de révéler des secrets, dont les noms des gros bonnets qui sont les commanditaires des trafics de bois de rose.

 

Photo: madatimes.com/

Par rovahiga - Publié dans : La Presse - Communauté : DON-TANDROKA
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