Partager l'article ! Actualité: La Presse du 08/09/10: Photo: les-nouvelles.com/ courrierdemada.com/ ...
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Photo: les-nouvelles.com/
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courrierdemada.com/ |
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CONSTANT RAVELOSON : HARO SUR LES JUDAS POLITIQUES Les dissidents du TIM et les fidèles partisans de Marc Ravalomanana sont à couteaux tirés. Constant Raveloson a animé, ce 06 septembre, le meeting du MAGRO Behoririka et a déploré que les judas politiques accusent certains leaders légalistes d'en vouloir à leur vie. "Vous êtes déjà politiquement morts car ayant été instrumentalisés pour signer un pseudo-accord politique", a-t-il martelé en s'adressant aux dissidents des trois mouvances, notamment du TIM, qui ont signé l'accord politique du 13 août encensant Andry Rajoelina à la tête de la transition. Et Constant Raveloson de manifester sa déception vis-à-vis de la justice qui a pris la partie de la HAT lors des récents procès. Il a notamment regretté que la justice ait condamné ceux qui n'ont fait qu'assumer leurs responsabilités pour défendre le centre de décision du pays (allusion au palais présidentiel d'Ambohitsorohitra). Pour Constant Raveloson, la condamnation de Marc Ravalomanana résulte du fait que les dirigeants de l'autorité de fait vouent une crainte démesurée en la personne de l'ancien président. "Le peuple ne peut plus rien espérer de la justice", a déclaré Raveloson Constant en ajoutant que ce peuple a le droit de demander des comptes et de rassembler des preuves pour que ceux qui commettent l'injustice soient à leur tour jugés. |
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CONFERENCE NATIONALE : VERS L’INEXISTENCE D’ACCORD PRELIMINAIRE
Les Raiamandreny Mijoro
affichent une détermination sans faille pour tenir coûte que coûte la conférence nationale du 13 au 18 septembre prochains. Le pays a assez perdu de temps et les absents auront toujours
tort. La CNOSC (Coordination Nationale de la Société Civile), pour sa part, préconise la tenue d'un accord politique préliminaire avant une conférence nationale authentiquement
souveraine. A ses yeux, il importe aux parties prenantes de la crise d'aborder cette réunion capitale avec un même état d'esprit. Les protagonistes de la crise n'arrivent pas ainsi à trouver un terrain d'entente. Les formations pro-HAT de l'ESCOPOL sont pressées de figurer au niveau des institutions d'une transition qui ne met pas en cause la présidence de Andry Rajoelina. Les opposants des trois mouvances réfutent cette précipitation et continuent de réclamer des mesures d'apaisement et le départ de Andry Rajoelina pour la mise en place d'une réelle transition. La conférence nationale du 13 au 18 septembre risquera fort d'être… unicolore. La "nouvelle inclusivité" sans les trois mouvances tiendra-t-elle la route et pourra-t-elle se substituer aux notions de "consensualité et d'inclusivité" réclamées par la communauté internationale ? |
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MAGRO BEHORIRIKA : « ANDRY RAJOELINA COPIE SUR MARC RAVALOMANANA » La gestion du fonds de 100 dollars issu de l'exploitation de Fer de Soalala par les chinois, l'émission dominicale de la Télévision nationale "Hono ho aho andriamatoa filoha ?" et le voyage en Jet privé, autant de pratiques que les manifestants de Magro Béhoririka ont qualifié, ce lundi 6 septembre 2010, d'imitation de Marc Ravalomanana, le président déchu actuellement en exil en terre africaine.
Sous son régime,
l'ancien président a utilisé des fonds spéciaux. Un fonds qui a été largement contesté par ses opposants. Marc Ravalomanana a aussi effectué sur la télévision et la radio nationale
une émission dominicale intitulée "Ny Tenin'ny Filoham-pirenena". Une émission à objet politique et social, mais durant laquelle l'enfant d'Imerikasinina pouvait aussi se
vanter de sa personne. Et en troisième lieu, il y a l'achat et l'utilisation du deuxième Air Force One par Marc Ravalomanana. Aujourd'hui, le déplacement de Andry Rajoelina et son épouse
en Jet privé à chaque voyage, que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur du territoire national, a été qualifié par les partisans de Marc Ravalomanana d'une autre manière d'utiliser un
avion privé présidentiel. Ainsi, pour les manifestants de Magro, il n'y a pas de doute, Andry Rajoelina est en train de suivre les pas de son prédécesseur. Force est de se demander
pourquoi avoir renversé de manière inconstitutionnelle un président élu par le peuple.
Pour ce qui est de la
descente effectuée par le président de la Haute Autorité de la Transition (HAT), Andry Rajoelina et son épouse à Ambatondrazaka, la réponse n'a pas tardé pour les partisans de Marc
Ravalomanana. Pour eux, ce n'est pas à Andry Rajoelina de construire un terrain synthétique à Ambatondrazaka. "La vie de la population ne réclame pas une telle infrastructure",
selon les orateurs au Magro Behoririka, ce lundi 6 septembre 2010. Ils ont rappelé que Marc Ravalomanana, sous sa présidence, a déjà aussi construit un tel terrain, mais de manière plus
professionnelle, en faisant appel à des experts étrangers. |
madagascar-tribune.com/
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CNOSC : LE FORCING
Selon les informations,
un nouveau round de négociations entre les forces politiques malgaches devrait avoir lieu avant la tenue de la conférence nationale prévue du 13 au 18 septembre prochain.
Trois mouvances On se demande alors pourquoi la CNOSC fait-elle un véritable forcing afin de poursuivre à tout prix sa médiation. Les réponses varient suivant les observateurs. Sans tomber dans les discussions sujettes à polémique telles que celles relatives à la justification des dépenses financières engagées, il importe de noter que les calculs politiques ne sont pas vraiment étrangers à ce sujet. En effet, dans la situation politique actuelle, il semble que la CNOSC, notamment dans sa composante Alliance des OSC, constitue la principale entité défendant la position des trois mouvances sur la résolution de la crise politique. D’ailleurs, de l’avis des observateurs, la persistance de Lalao Randriamampionona de défendre les accords de Maputo et d’Addis-Abeba aurait était l’une des raisons de l’échec des négociations. En agissant ainsi, elle perd sa neutralité, pourtant la principale qualité que devrait avoir un médiateur. Si ces considérations persistent, on doute que le prochain round de négociations aboutira à quelque chose de tangible. |
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DIALOGUES PRELIMINAIRE – LES MISSIONS DE LA TRANSITION
Les résultats des
« Dinika santatra » qui se sont tenus dans les 119 districts de Madagascar du 28 au 31 août derniers permettent de mieux saisir les attentes de la population en ce qui concerne
le régime transitoire.
Technocratie En outre, les participants à ces réunions organisées au niveau des districts estiment que la transition devrait se pencher davantage sur le bien-être de la population. Lors des discussions, ils ont ainsi énuméré certaines missions à caractère social que devrait remplir la transition. La plus importante est celle de garantir la sécurité des citoyens et de leurs biens. Ils estiment également que le régime doit se préoccuper davantage de l’amélioration des conditions sociales des Malgaches notamment en termes de santé publique. Sur ce point, le programme des grands travaux d’infrastructures sociales (notamment la construction d’hôpitaux) du Président de la HAT est parfaitement en adéquation par rapport à cette demande. Quoi qu’il en soit, les « Dinika santatra » ont révélé qu’il revient à la transition de concevoir une constitution adaptée à la IVème République. D’ailleurs, la quasi-totalité des participants estiment que celle-ci doit impulser le respect des valeurs républicaines non seulement aux dirigeants mais également aux dirigés. C’est une des raisons qui expliquent, sans doute, que les Malgaches préfèrent un Etat dirigé par des techniciens que par des politiques. Enfin, une des missions essentielles de la transition, si on se fie encore à ces résultats des « Dinika santatra », est la promotion de la réconciliation nationale. Néanmoins, comme dans les districts de la Région Analamanga, nombreux estiment que réconciliation nationale ne doit pas rimer avec impunité. D’ailleurs, ce sujet devrait être au menu de la prochaine conférence nationale durant laquelle la question de l’amnistie sera sûrement abordée. midi-madagasikara.mg/ |
REPERES
Un constat se dégage dans la répartition des moyens des pouvoirs publics et desministères de la loi de Finances rectificative: la transition privilégie la politiqueau détriment de l'économie. Le Haut Conseil de la transition et l'AssembléeNationale prévus d'être mis en place dans le schéma de sortie de crise de l'ESCOPOL disposent d'un budget faramineux de plus de 30 milliards ariary.
Alors que les différents départements ministériels dont le rôle est capital pour l'ordre économique ne récolte que des miettes. Consécutivement à l'austérité budgétaire version HAT, les moyens des ministères sont tous revus à la baisse. Une baisse exagérée pour certains puisque pour le ministère des Télécommunications et des Nouvelles Technologies, par exemple, de 8,4 milliards ariary, au début, les crédits sont réduits à seulement un peu plus d'un milliard dans le budget rectifié. Soit, des moyens financiers amputés d'environ 7 milliards ariary. Un autre département économique, en l'occurrence des Mines et des Hydrocarbures, et celui du Tourisme ont également vu leurs moyens réduits à l'extrême. Bref, l'économie n'est plus seulement l'otage de la politique, mais elle finance carrément des politiciens qui, jusqu'à preuve du contraire, n'ont pas fait grand-chose pour le pays.
GTT Ile-de-France : Contre la prise de parole de Andry Rajoelina à la 65è AG de L’ONU
Les membres de l’association de GTT Ile-de-France (GTT-IDF) ont envoyé une lettre à Joseph Deiss, président de la 65e Assemblée Générale des Nations Unies. Et dont la teneur est contre la prise de parole du président de la HAT, Andry Rajoelina, lors de cette AG. Le GTT-IDF a tenu à rappeler : « Andry Rajoelina et la HAT dont il est le chef absolu, ont fait l’objet de sanctions individuelles et collectives, de la part du conseil de Paix et sécurité de l’Union Africaine, au mois de février 2010. Ces sanctions auront plus de poids et d’efficacité si elles sont prises en considération par les instances des Nations Unies et si elles y sont également observées ».
Affront. Et ces interlocuteurs d’enchaîner : « La seule présence dans l’enceinte des Nations Unies d’une personne qui a pris le pouvoir par les armes alors que le thème choisi et à débattre est la bonne gouvernance constitue un affront pour toute la communauté internationale et le peuple malgache qui vit dans la pauvreté depuis 18 mois maintenant ». Le GTT-IDF invite également les instances des Nations Unies à user de leur autorité pour faire respecter les accords déjà signés à Maputo et à Addis-Abeba, entre toutes les parties. Et qui prévoient une sortie de crise concertée et inclusive. Faut-il noter que l’ouverture de la 65e session de l’AG de l’ONU aura lieu le 14 septembre prochain, à New-York.
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tananews.com/ Pasteur Mailhol se lasse des caprices des trois mouvances |
Pour le Pasteur Mailhol, le temps de la Transition est compté, dont le mandat prendra fin en mars 2011. C’est à cet effet qu’il tenait à faire part de son point de vue, selon lequel, il est temps de ne plus céder aux caprices des trois mouvances. « Après la conférence nationale, engageons les préparatifs du référendum et la présidentielle par la suite » a-t-il martelé. Et d’ajouter que si toutefois cette optique s’avère tâche ardue pour Andry Rajoelina, il conviendra mieux de mettre en place un directoire militaire, plutôt que de perdre encore plus de temps à tenter de raisonner les trois mouvances. Le PasteurMailhol de conclure qu’on a assez fait souffert le peuple pour les caprices d’un groupe de politiciens.
La veillée funèbre sur la dépouille de Rasolofoson Razafindranoa s’est bien déroulée, à une exception près. A l’annonce de l’arrivée des représentants de la HAT, dans les environs de 20 heures, le palais des sports de Mahamasina était envahie de huées et de sifflements, venant de la foule, venue présenter son dernier hommage à l’artiste. Ce n’est que quelques minutes plus tard que le calme est revenu, à la demande de Ndriana Ramamonjy. S’agissait-il d’un manque de respect démesuré? Peut-être pas surtout quand les Malgaches n’ignorent point la réticence qu’éprouvait Raoulenvers le régime Transitoire.
« Les conditions préalables à la neutralité ne sont pas encore remplies » affirme la CNOSC concernant la Conférence Nationale. Toujours est-il que l’atmosphère politique reste tendue, vis-à-vis de l’opposition et les partisans du régime. A cet effet, la CNOSC ayant promis l’organisation d’un dialogue neutre et inclusif à la communauté internationale désapprouve la tenue de la conférence nationale prévue débuter le 13 Septembre prochain. Si toutefois, affirme-t-elle, les Raiamandreny Mijoro s’en tient à cette date, elle décline la responsabilité sur les éventuelles conséquences qui en découleront. Et de rappeler que c’est pour ses idéologies que la communauté internationale a choisi de mandater la CNOSC à la médiation. Choisira-t-on d’avancer au risque de perdre à nouveau cette reconnaissance internationale, ou d’endurer cet habituel report des dates?
madatimes.com/
Les constitutions de la division
Le conseil consultatif constitutionnel (CCC), un petit monstre créé ad hoc par les putschistes, se met en avant. C’est le nouveau stratagème découvert par Tgv et consorts pour faire croire qu’ils agissent. Après l’échec des conférences nationales, des Dinika Santatra et récemment encore des Accords politiques, vient le tour du CCC afin d’amuser la galerie. Ses membres, tous des adultes, ont annoncé, non sans vanité, que près de 200 projets de constitutions ont été déposés chez eux ! Qui plus est, ils prétendent qu’ils vont en faire une synthèse et en tirer une nouvelle constitution pour la nouvelle République ! Soyons sérieux. Adhésion nationale Une loi fondamentale est une chose trop sérieuse pour être confiée au CCC. Ce conseil hérite les handicaps de ses concepteurs. Trop consanguine, sa composition ne reflète ni le consensus ni l’ouverture nécessaires au travail qui l’attend pour avoir été le fruit de l’unilatéralisme. Au demeurant, il ne contribuera ni à l’apaisement ni à la réconciliation préalable à tout retour à la normale dans le pays. Au contraire, une Constitution ayant par nature besoin d’une adhésion nationale, son élaboration telle qu’elle est voulue par les autorités de fait, risque par contre d’accentuer les divisions et le fossé entre les Malagasy.
TGV- tout n'est que boniments!
« Je jure que je ferai de mon
mieux pour faire le bien du peuple. Et je jure de respecter les lois en vigueur à Madagascar…
… Nous proclamons la fin de la dictature, de la gabegie dans la gestion des affaires de l'Etat, des mensonges et des fausses promesses... ».
Ceux qui avaient assistés à la
cérémonie d’investiture de TGV, le 21 Mars 2009 se sont sûrement souvenus de ces belles phrases. A ce moment là, ils ne se doutaient pas que les ‘’vraies fausses promesses’’ ne font que commencer
et que le jeune investi serait alors « le roi des ivrognes ». Puisque donner sa parole est une chose et l’honorer en est une autre.
Pour ce qui est des promesses, émanant de Andry Rajoelina, le répertoire est long. « Une vraie machine à promesse » énonce une presse étrangère. Car des promesses il y en a eu, et ce depuis sa
campagne lors des communales, lorsqu’il a déclaré à son « électorat apporter un développement rapide et durable dans notre capitale ; jusqu’à Dimanche dernier, à Ambatondrazaka « quand il
s’engage à réhabiliter la RN44 ».
En l'air
Mais parmi ces mille et une
promesses jetées à présent aux oubliettes, la population n’a, en fait, retenu que quelques unes. Et cette population là attend toujours d’être fixée sur « la vraie démocratie au pays avec cette
place de la démocratie inaugurée le 17 Janvier 2009, la liberté d’expression, l’huile à 2500 Ar le litre, et le riz à 500 Ar le kapoaka ». Mais il ne faut surtout pas négliger que TGV a garanti à
ces débuts « l’inauguration du nouvel hôtel de ville le 26 Juin 2010, la vente de Air Force II avec l’argent versé pour le compte du peuple, la fin de la vente des terrains aux étrangers, la fin
de la dictature, et le respect des lois en vigueur à Madagascar ».
Après Maputo I, le jeune leader de la révolution orange malgache déclare urbi et orbi « la dissolution de la hat suivant les termes des accords de Maputo, et s’engage par lui-même de les faire
respecter, à commencer par la mise en place d’une vraie transition consensuelle et inclusive ». La suite tout le monde le connaît.
Il entreprend par la suite d’organiser des dialogues sous différentes appellations, avec des résolutions qu’il a lui-même niées au fur et à mesure. Sans omettre bien évidemment le serment
d’ « instaurer dans les 22 régions de l’île des hôpitaux modernes, ou encore des universités de normes internationales, et cætera… »
Et la liste n’est malheureusement pas exhaustive.
Dans toute cette histoire de paroles en l’air, c’est le peuple qui en pâtit, car comme l'a dit si bien Charles Pasqua « les promesses des hommes politiques n'engagent que ceux qui les reçoivent ».
mada.pro/
Les rumeurs d’un coup d’Etat se propagent
(MADA.pro) Selon Ma-Laza, les rumeurs de coup d’État se font de plus en plus intenses depuis la fin de la semaine dernière à Madagascar. Mais le quotidien s’empresse d’indiquer que ni la forme, ni le procédé et encore moins les personnes impliquées dans cet éventuel putsch ne sont connus.
Se basant notamment sur le fait que, depuis des mois, les militaires ont annoncé qu’ils comptent prendre leurs responsabilités en cas d’échec des négociations entre les politiciens, le journal rapporte que la communauté internationale n’est pas en faveur de la mise en place d’un pouvoir militaire dans la Grande Ile. Ainsi, il affirme que la France, elle, s’oppose fermement à cette thèse. Et de rapporter les propos d’un diplomate français : « Les militaires restent toujours imprévisibles ». Un autre diplomate aurait également déclaré à Ma-Laza, non sans une pointe d’ironie, qu’il est facile de faire sortir les militaires de leur camp, mais qu’il est en revanche très difficile de les y faire retourner…
A noter que deux tentatives de coup d’État ont eu lieu cette année. Mais, elles ont été déjouées. Dans les deux cas, les militaires ont toujours été pointés du doigt, comme les éléments des Forces d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (FIGN) lors de la mutinerie du 20 mai dernier. Il en fut de même lors de la tentative d’assaut déjouée du palais de la Primature à Mahazoarivo le 18 avril.
Dans ce contexte, le Président de la Haute autorité de la transition, Andry Rajoelina, en tant que chef suprême des armées, a prévu de visiter deux camps militaires durant la journée de lundi. Il s’agit du camp du 1er Régiment des Transmissions et des Services (RTS) de Fiadanana et de celui du 1er Régiment des Forces d’Intervention (RFI) d’Ivato . Mais cette « tournée des popotes » a été annulée.
les-nouvelles.com/
Alors qu’elle avait été acculée par les politiques à la réunion de Vontovorona, la coordination nationale des organisations de la société civile (Cnosc) est à nouveau sollicitée par certaines formations pour poursuivre la médiation qu’elle avait initiée.
Interrogé sur ce point, un membre de la Cnosc nous a confié hier : « Nous sommes en train d’examiner la question, mais rien n’est encore décidé. Cependant, je pense qu’il va falloir que, nous, membres de la Cnosc et les partis politiques, nous nous entendions sur quelques préalables si l’on devait reprendre les négociations. Nous pensons mettre en place un comité ad’hoc qui proposera la méthodologie à suivre et l’ordre du jour à débattre… Concernant les participants, nous allons également poursuivre nos contacts avec les représentants de toutes les sensibilités en présence en espérant qu’ils vont venir à la réunion… »
Notre interlocuteur indique que l’ordre du jour serait axé sur l’examen d’un cadre juridique consensuel et de la nouvelle feuille de route de la Transition. « Notre mission de médiation s’arrête là pour l’instant. Après, on pourra parler de la conférence nationale », a-t-il fait remarquer.
Parmi ces formations qui sollicitent cette nouvelle intervention de la Cnosc figurent celles des « Hery politika mitambatra » (HPM) et le Mouvement des citoyens pour le développement de Madagascar (MCDM) d’Alain Andriamiseza qui est aussi membre de l’espace de concertation des partis politiques (Escopol) d’Ambohidahy et signataire de l’accord politique d’Ivato. Le MCDM a aussi participé à la réunion de Vontovorona mais s’est abstenu de souscrire à l’acte supposé être le nouvel accord politique de sortie de crise, considérant qu’il ne s’agissait que d’un simple procès-verbal de réunion.
Par contre, les autres participants de cette réunion de Vontovorona ont, pour la plupart, signé ce procès-verbal où sont consignées les résolutions adoptées à l’issue des débats. Ces résolutions portent sur la redéfinition des institutions de la Transition par rapport aux propositions et souhaits du président de la Haute autorité de la Transition (HAT), Andry Rajoelina, lui-même signataire de l’accord politique d’Ivato.
madamatin.com/
Acte de sabotage - Délocalisé dans le Nord
Des individus malintentionnés
tentent à tout prix de déstabiliser le régime transitoire en perpétrant des actes de sabotage.
Si la semaine dernière, le relais de la Radio nationale malgache (RNM) à Toliara, dénommé Radio Soatalily, a été incendié et mis à sac, d’autres personnes malveillantes ont essayé hier
mardi vers une heure du matin de reproduire la même scène à l’extrême Nord du pays, à Antsiranana. D’abord, le bruit a circulé selon lequel le relais de la RNM baptisé Radio Varatraza a été pris
pour cible. Mais après investigation, il semblerait que quelques individus aux visées de déstabilisation ont tout simplement essayé d’incendier un émetteur de cette station de radio. Sans pour
autant aggraver un simple incendie en une tentative de « coup d’Etat », les actes de pyromanie à l’encontre des biens publics, donc orientés vers l’intérêt général, constituent dans un premier
temps un acte de sabotage et, dans un second temps, un acte de déstabilisation. En effet, le but étant d’inciter insidieusement la population locale à s’insurger contre l’autorité compétente à
cause des failles comme ce genre d’incendie. Rien de plus frustrant pour la population que d’être isolée du reste de la Grande Ile par la destruction du principal relais qu’est la RNM. Fort
heureusement, la réactivité des autorités locales ne s’est pas fait attendre. Contacté hier par téléphone, le chef de Région de Diana, Romuald Bezara, a affirmé que seule une tête d’émetteur a
été brûlée ; mais que « la situation a vite été rétablie », a-t-il souligné, pour le bien de l’intérêt général. Effectivement, en cette période trouble, l’information acquiert une valeur sacrée
aux yeux de la population.
Par ailleurs, le chef de Région de Diana a laissé entendre qu’il pourrait s’agir d’un acte infâme perpétré par certains politiciens hostiles au régime transitoire. D’autant qu’il s’agit bel
et bien d’un incendie criminel et non d’un accident. Mais Romuald Bezara a prévenu les éventuels fauteurs de troubles. Il n’y aura pas de cadeau en cas de flagrant délit, a-t-il rappelé. Mais le
plus le plus ignoble dans cet acte de déstabilisation, c’est qu’il intervient au moment où la conférence nationale est imminente. Du Sud au Nord du pays, une frange hostile au régime transitoire
tente de mettre le feu aux poudres dans les anciens chefs-lieux de province. Par conséquent, de tels actes similaires pourraient survenir tant à l’Est qu’à l’Ouest en passant par la capitale,
lieu où se déroulera la conférence nationale souveraine, censée déterminer les grandes lignes de la future Constitution de la IVème République.
Vahombey - Projet de société présenté
Roland Dieudonné Rabearison
dit Vahombey enclenche la vitesse supérieure dans ses préparatifs pour la course à la magistrature suprême en 2011.
Mettant sur pied un mouvement humaniste dénommé « Fanambinana Madagasikara » qui se traduit par « chance et prospérité pour Madagascar », Vahombey a présenté son projet
de société à soumettre aux électeurs durant la campagne de propagande des présidentielles à venir. Ainsi, le « maha-olona » sera le levain et l’éducation comme outil par excellence pour
le développement harmonieux de la Grande Ile. Artiste qui n’est plus à présenter et s’érigeant en patriote, Vahombey base son projet de société sur la culture malgache, la « spiritualité
malgache ». En effet, favoriser le développement culturel ne peut qu’entraîner un développement durable du pays et l’épanouissement personnel de tout un chacun. Le social tient également une
place importante dans son projet de société. Les valeurs malgaches sont mises en exergue dans le but d’instaurer une certaine harmonie au sein de la société en déliquescence. Concernant le
secteur économique, Vahombey de proposer la quête de l’excellence en misant sur une ressource-clé qu’est l’homme. C’est le principal levier de tout ce qui peut s’inventorier dans ce secteur
économique, a-t-il soutenu. Par ailleurs, « Fanambinana Madagasikara » met en avant la bonne gouvernance dans la gestion des affaires nationales, garante de la stabilité et de la venue
des investisseurs internationaux. En outre, Vahombey tient à mettre à la place qui leur est due les femmes. Respectant l’égalité de genres, il propose la nomination de représentantes de la gent
féminine à des postes de décision comme à la Primature et dans les ministères, par exemple. A travers son projet de société, Vahombey espère ainsi emménager au palais d’Etat d’Ambohitsorohitra
avant le 26 juin 2011. Rêve d’artiste ou destin inéluctable d’un guerrier ? Attendre et voir.
Institutions transitoires - Après la conférence nationale
Les responsables au niveau de
l’Espace de Concertation politique estiment que les nouvelles institutions devant améliorer la gestion de la transition seront mises en place après la conférence nationale prévue du 13 au 18
septembre prochains.
Actuellement, ils multiplient les tractations y afférentes. D’autant que, selon les informations, ils s’attellent toujours à l’élargissement de l’entité vers d’autres entités notamment celles
proches de l’opposition. Si, au départ, l’objectif a été de se rapprocher des organisations membres du HPM, très actives au sein de la mouvance Zafy ; aujourd’hui, l’Escopol tente de
colmater la brèche entre ses propres membres. En effet, en tant qu’espace, cette entité est composée de plusieurs formations politiques dont les positions politiques sont parfois divergentes.
L’échec des négociations menées après les pourparlers initiés par la CNSOC a en fait mis à mal la cohésion de l’Escopol. En refusant de signer les procès-verbaux des réunions de Vontovorona,
certaines organisations et personnalités comme Alain Andriamiseza, ont plus ou moins hypothéqué la mise en œuvre de l’accord politique d’Ivato. Quoi qu’il en soit, il semble bien que les
autorités transitoires, ainsi que la majorité des partis et associations présents au Centre de Conférences internationales d’Ivato soient déterminées à honorer leur signature. Cela signifie que
l’amélioration de la gestion de la transition, l’une des thématiques principales des négociations, sera mise en œuvre.
Validation
Les différentes institutions à
mettre en place ont déjà été identifiées, si on se fie à l’accord politique. Elles touchent aussi bien l’exécutif que le législatif. Ainsi, dès la fin de la conférence nationale, un remaniement
gouvernemental est prévu. Il ne s’agit pas seulement d’un changement de Premier ministre, même si Camille Vital a toutes ses chances de succéder à lui-même ; il s’agit d’ouvrir le
gouvernement à toutes les forces politiques, symbole de la nouvelle inclusivité tant clamée. Exit donc la technocratie qui a montré ses limites lors du dernier remaniement.
Selon les informations, des tractations sont actuellement en cours pour définir une clé de répartition acceptable en ce qui concerne les organes législatifs de la transition. Vues les contraintes
financières, l’Escopol aura du mal à caser tous les représentants des différentes entités qui le composent. Quoi qu’il en soit, il doit arracher un accord permettant de mettre en place les deux
Chambres du Parlement de la Transition. D’autant que, si on se réfère à l’accord politique d’Ivato, l’existence d’un pouvoir législatif est nécessaire pour valider les résolutions prises durant
la conférence nationale.
En tout cas, une commission technique est déjà en place pour concrétiser les modalités de la mise en place de ces institutions, suivant l’accord politique d’Ivato.
lagazette-dgi.com/
Conference nationale: Trop de pression !
Apparemment, la conférence nationale aura lieu à la date indiquée, du 13 au 18 septembre. Mais ceci n’empêche pas des voix (et non des moindres) de s’élever pour réclamer un report afin que les préparatifs soient mieux peaufinés. D’autres plaident pour une annulation pure et simple du rassemblement en attendant l’avènement d’un « environnement apaisé ». En tout cas, avant même l’ouverture des travaux, les organisateurs essuient moult critiques qui portent sur la composition des participants, sur la neutralité des facilitateurs, sur l’absence des conclusions des « dinika santatra », etc. D’autres claironnent haut et fort leur pessimisme, déclarant qu’en l’absence des trois mouvances, la conférence va au devant d’un échec certain.
Trop de pression, donc, sur les épaules des organisateurs qui, cinq jours avant le démarrage des séances, pourraient déjà perdre leurs moyens. Face à la tâche immense, qui consiste à gérer l’hébergement, la restauration, le transport et surtout les cogitations de 2 000 participants, ils sont certainement hantés par le spectre d’un flop retentissant, comme celui récemment enregistré à Vontovorona et qui a mis sur la touche la Cnosc (société civile). Il est vrai que la conférence nationale est montée en épingle et est présentée comme un moment unique dans l’histoire du pays. Comment les organisateurs ne seraient-ils pas écrasés par tant de pression ?
En tout cas, la conférence nationale est par trop mythifiée et on lui attribue des vertus qu’elle n’a pas, comme celle de dissiper d’un coup de baguette magique la crise et les difficultés de la transition. Une expression inventée au début des années 90 a même été ressortie pour donner le maximum de poids au rassemblement : conférence nationale « souveraine ». Il y a une manipulation psychologique effarante autour de l’événement. Voici une question sur laquelle tous doivent méditer : pourquoi miser tout l’avenir de la nation sur une rencontre de cinq jours, laquelle ne sera pas forcément bien organisée et se présentera sûrement avec de nombreuses imperfections ? Si le calendrier le permet, on suggérera une série de « conférences nationales » dont la première serait celle du 13 septembre avec la Constitution comme thème. De cette manière, on donne aux participants (qui cogitent sur des sujets ardus) l’occasion de souffler, et on accorde aux organisateurs le temps de revenir sur les erreurs et les omissions. Rappelons que la première conférence nationale de notre histoire était composée de trois rassemblements, les deux premières ayant été organisées par le FFKM en 1990 (du 16 au 19 août puis du 5 au 9 décembre) et la troisième ayant été prise en charge par le régime de transition de l’époque (du 22 au 31 mars 1991 dite Forum national). Ces trois réunions ont donné une forme et finalisé le projet de référendum de la Troisième République qui fut soumis au référendum en 1992. Le financement du rassemblement du 13 septembre, 10 milliards de Fmg, peut apparaître faramineux, mais après tout, ce n’est que le coût de quatre villas de luxe. L’avenir de la nation peut quand même se permettre deux ou trois extras de ce genre…
Quoi qu’il en soit, encourageons ceux qui s’attachent à attirer les trois mouvances à la conférence nationale à persévérer. Le mieux est que des forces politiques qui comptent siègent aux réunions, afin qu’elles n’aient pas le sentiment d’être écartées des grandes décisions touchant la vie de la nation. Rappelons que l’absence de la mouvance Ratsiraka aux deux concertations nationales du FFKM de 1990, a abouti à la naissance du mouvement populaire des Forces Vives et au renversement du régime révolutionnaire. Idem en 1992, quand au Forum national, la mise à l’écart des tenants du fédéralisme a conduit aux violences qui ont même secoué l’Armée. Si les trois mouvances ne se présentent pas à la conférence nationale, il faut s’attendre à d’autres crises violentes à court terme. Et au lieu d’être un rassemblement, où tous les enfants du pays méditent ensemble sur le devenir de la nation, les réunions pourraient se muer en procès pour condamner les pratiques des trois précédents régimes…
Si la conférence nationale se transforme en procès, plutôt qu’au Palais des Sports, il vaut mieux l’organiser non loin de là, au Palais de… Justice.
Diplomatie magache : encore un effort
Nous ne cessons pas de rappeler à la présidence de la HAT que la reconnaissance du pouvoir en place commence par une refondation de notre diplomatie. Mais cette diplomatie souffre d’une bureaucratie rétrograde. Le régime transitoire actuel minimise la portée des relations extérieures. C’est pourtant à partir de là que la reconnaissance internationale va se faire : ce n’est pas à travers les actions menées au ministère des Affaires étrangères ou à Ambohitsorohitra que l’Union européenne, la France, l’Union africaine ou les Etats-Unis vont soutenir la Transition. Andry Rajoelina a, en partie, su que la direction de nos ambassades doit être remplacée. Ainsi, à Londres, il vient de nommer, comme chargé d’affaires, Volatiana Rahaga, une personnalité issue de la société civile ; une dame dynamique qui n’est pas cadre du corps diplomatique. Et pourquoi le président de la Transition hésite-t-il à nommer Jacques Andrianavalona Rakotomalala, également issu de la société civile en France, pour occuper le poste de chargé d’affaires à l’ambassade malgache à Paris. Notons que M. Rakotomalala est connu dans le monde politique et celui des affaires en France : son carnet d’adresses peut servir le pouvoir actuel.
Bureau politique du Tim: Seuls un ou deux…
Du bureau politique du TIM, monté lors du congrès national de mai 2008, il ne reste plus qu’un ou deux membres en activité.
Les autres ne s’affichent plus avec le label du TIM ou font le mort en attendant d’y voir plus clair. Ceux sur le devant de la scène sont Raharinaivo Andrianantoandro qui tente de s’adjuger l’appareil du parti en l’absence du président national Yvan Randriasandratriniony, ainsi que Dina Jeanne, ex-sénatrice TIM qui compte parmi les ex-parlementaires TIM dans le sillage de Raharinaivo Andrianantoandro. Trois ont fui le pays : Yvan Randriasandratriniony, Ivohasina Razafimahefa et Olivier Donat Andriamahefaparany. L’un est décédé, Jacques Sylla.
Certains se sont rapprochés du régime de transition, comme l’ex-Premier ministre Charles Rabemananjara qui a procédé à la passation avec Monja Roindefo, ou l’ex-ministre TIM Tsiandopy Jacky, aujourd’hui membre de la Haute autorité de la Transition (HAT). Quelques-uns sont restés au pays mais se camouflent dans l’attente de lendemains meilleurs, comme l’ex-directeur général du port de Toamasina et non moins ancien ministre des Transports Botozaza Pierrot et l’ex-président national du TIM Solofonantenaina Razoarimihaja.
Signalons que des membres connus du bureau politique du TIM ont été écartés de cette instance lors de ce congrès de mai 2008. Certains d’entre eux ont pris le large et fréquentent aujourd’hui le régime de transition, comme Rajemison Rakotomaharo, ambassadeur à Genève ou Manorohanta Cécile, l’ex- Vice Premier ministre de l’Intérieur. D’autres demeurent de fidèles partisans de Marc Ravalomanana comme Ramamonjisoa Benjamin, ex-député d’Atsimondrano et Zafilahy Stanislas, ex-député de Vavatenina.
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