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Logique de guerre.

Publié le par rovahiga

Il n’y a pas un seul observateur ou politicien, national ou étranger, ayant un minimum de discernement et une honnêteté intellectuelle qui donnerait son assentiment à cette décision du FAT d’avoir fermé la frontière aux délégations des trois mouvances qui devraient revenir de Maputo III. Le FAT car on est bien revenu au temps du pouvoir pris par la force n’est-ce pas ? Maputo I, II, III et Addis Abeba sont effacé d’un seul  revers de main par Rajoelina  qui redevient de ce fait, « sans qualité ». La météo s’annonce sombre et orageux. Que feront les légalistes et les anti-FAT ? Comment va réagir la communauté internationale qui encaisse une fois encore l’injure du pouvoir de fait ? Pied de nez et bras d’honneur !                                                                                                                  L’évolution de la situation nous emmène à nous poser la question qui revient chaque fois que la FAT agit de façon immature : mais quel enjeu se cache derrière tout cela, quand on vend pères et mères pour s’accrocher éperdument à un pouvoir « transitoire » ? La première réponse qui vient à l’esprit découle de source : ce pouvoir se veut « permanent » quoi qu’il arrive. Pourquoi ? parceque lié aux accords de coopération franco-malgache qui arrivent à terme, parceque dicté par le manque d’adhésion du peuple malgache donc allergique à toute forme d’élection, parceque indispensable pour ne pas avoir à faire face aux suites réservées à certains dossiers concernant l’affaire des bois de rose, parceque inévitable pour empêcher Ravalomanana de revenir à Madagascar, parceque inconcevable de déboulonner ses acolytes des sièges qu’ils occupent, parceque…ect…ect.                                                             Que va-t-il se passer ? Aza misy miteniteny. Une confrontation ouverte FAT – SADC ? Car la SADC est nommé depuis Maputo III instance de suivi et de l’application des décisions et chartes en cours. Quant à l’armée malgache, elle est parait-il prête à en découdre et pour prouver sa détermination, elle va jusqu’à demander l’institution du directoire militaire ou tout au moins occuper rien de moins que le gouvernement ! Le peuple, lui, peut mourir tranquillement car la grande majorité n’aura plus la force d’attendre les solutions logiques et légales auxquelles il aspire. 

Publié dans Politique

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LE DIABLE ET LA TENTATION.

Publié le par rovahiga

Pour des raisons que seule la JIRAMA connait, cet article n’a pu être publié à temps. Je vous le donne en mille.

Des voix s’élèvent du côté HAT et satellites, pour laisser entendre à la hâte qu’un gouvernement proclamé à Maputo III serait « un gouvernement en exil », et qu’on s’apprête à fermer les frontières au cas où… Voilà « hot’chose » ! Maintenant que le mot est lâché, nous risquons d’avoir de grosses surprises vers la fin de cette semaine ou juste après. L’annonce de la « tentative d’assassinat » du chef de l’état étant une circonstance des plus aggravantes. La tentation de fermer la frontière aux trois mouvances revenant de Maputo s’agrandit, mais encore faut-il trouver un argument adéquat et significatif aux yeux de la communauté internationale. De l’autre côté du canal, les informations tombent par bribe et dosées à souhait pour entretenir le suspens, ce qui a pour effet de mettre la pression de telle façon qu’elle soit insupportable aux tenants du pouvoir de fait. Et c’est dans cette ambiance particulièrement malsaine que le peuple tente de préparer Noël et les fêtes de fin d’année. Mais quel Noël et quelles fêtes ? Dans la résignation, les dépenses se font plutôt dans la recherche  à s’approvisionner en produits de premières nécessités pour palier à toute éventualité. Nous ne sommes pas sortis de l’auberge, tout le monde en est conscient. Reste à savoir de quel genre d’étincelles les fêtes serions illuminées, et espérons de tout cœur qu’il n’y aurait que des éclats…de rires.                                                                                                                                                                                  Ce qui m’indigne au plus haut point c’est d’entendre la HAT et ses satellites, comme pour se convaincre eux-mêmes, que les trois autres mouvances font tout pour faire capoter la transition, que « le peuple » a déjà choisi sa voie depuis, et qu’ils leur appartiennent de faire ce qu’ils veulent de cette transition et par extension de ces élections à venir, que les Maputo et Abysse à débats (j’y suis) n’étaient que diversions ! Ils ne veulent pas reconnaitre (on se répète, on se répète, pour faire comprendre au PT) que s’ils en sont là, c’est que leur révolution n’était que feu de pailles car non suivie par la majorité de la population, que s’ils sont toujours à menacer et  à arrêter les gens, à désinformer, à manipuler, à trafiquer, à détourner, c’est parce qu’ils perdent de la vitesse et se font rattraper par la vérité et l’histoire ! Et que l’association des malfaiteurs n’y changerait  rien. Ce qui ne fait plus de doute, c’est que la communauté internationale commence à s’ébranler, à s’organiser et à mettre le holà avec en substance un collier de sanctions sur mesure et prêtes à porter, que dans tout le pays des foyers de tensions et autres résistances se dessinent lentement, mais sûrement. Noël, Noël !... Et mes petits souliers ?        

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Note de M. Fetison, état des lieux

Publié le par rovahiga



NOTE POUR MESSIEURS LES MEMBRES DE L’EQUIPE CONJOINTE DE MEDIATION

SUR L’ETAT DES LIEUX RELATIFS A L’OPERATIONNALISATION DES ACCORDS

DE MAPUTO ET D’ADDIS-ABEBA

 

 

Excellences, Messieurs,

 

Par le présent rapport, j’attire Votre haute attention sur la nécessité d’opérationnaliser les structures prévues dans le cadre des Accords de Maputo et de l’Acte Additionnel d’Addis-Abeba, et compte tenu de la situation précaire et difficile dans laquelle est plongée Madagascar, j’en appelle à votre appui et votre arbitrage pour La sortir rapidement de cette « crise ».

 

1.- Conseil Présidentiel

 

Depuis notre retour d’Addis-Abeba, le Conseil Présidentiel ne s’est réuni que trois fois dont deux fois pour la formation du Gouvernement et une fois pour un début d’étude du mode de fonctionnement du Conseil Présidentiel.

 

En effet, nous avons constaté une volonté manifeste de détourner le sens et l’esprit de l’acte additionnel d’Addis-Abeba de la part de Monsieur Andry Rajoelina et son équipe.

 

A cet égard, nous voudrions rappeler  le caractère conjoint de l'exercice de la Présidence de la Transition au sein du Conseil Présidentiel, impliquant en particulier une autorité commune et une coresponsabilité en matière décisionnelle. Ce qui n’est pas encore le cas jusqu’à présent ; cette compétence étant toujours confisquée par Monsieur Andry Rajoelina.

 

D’abord, sur le plan logistique, les deux Coprésidents ne disposent d’aucun moyen pour travailler, à l’exception de deux voitures : ni bureaux symbolisant l’Institution (Palais d’Etat), ni budget, ni sécurité etc …

 

Ensuite, toutes les décisions concernant la conduite des affaires de l’Etat sont prises unilatéralement par Monsieur Andry Rajoelina, à l’instar par exemple de la convocation récente d’un Conseil des Ministres Extraordinaire avec les anciens Ministres de la défunte Haute Autorité de la Transition et ce, malgré l’importance des points de l’ordre du jour : budget 2010 et dégâts cycloniques.

 

Les déplacements des Coprésidents dans les Régions ont été boycottés par les Autorités Locales sur instructions de Monsieur Andry Rajoelina et ses Ministres HAT ; ordre a été donné aux forces de l’ordre locales de ne pas assurer leur sécurité, traduisant manifestement la non-reconnaissance des fonctions et pouvoirs des Coprésidents par Monsieur Andry Rajoelina.

 

A nos yeux, la Présidence de la Transition est assurée par le Conseil Présidentiel au sein duquel tous types de décisions doivent-être pris pour assurer le caractère neutre, consensuel et inclusif de la Transition tel qu’édicte la Charte de Maputo.

 

Le titre de Président de la Transition est d’ordre purement protocolaire ne lui conférant aucune primauté ni autorité sur les deux Coprésidents lesquels font, avec le Président, partie intégrante du Conseil Présidentiel sans lien de subordination.

 

Dans les prises de décision, l’initiative appartient indifféremment aussi bien au Président qu’à l’un ou l’autre des deux Coprésidents.

 

Orientation de la politique gouvernementale dans tous les domaines sont à discuter en Conseil Présidentiel.

 

Enfin, la collégialité s’entend mêmes responsabilités, devoirs et obligations impliquant de facto et de jure égalité de droits et prérogatives.

 

 

2.- Gouvernement

 

Malgré nos appels solennels à l’endroit du Président de la Transition, le Gouvernement d’Union Nationale n’a pu être mis en place suite à la tergiversation et aux exigences non fondées de la Mouvance Rajoelina, dans la mesure où celles-ci remettent en cause même les décisions déjà adoptées à Addis-Abeba.

 

Les deux Coprésidents avec le Premier Ministre de consensus ont déjà proposé la formation partielle du Gouvernement d’Union Nationale, sur la base des consensus déjà acquis, sous réserve de l’abrogation des nominations des Ministres de la Haute Autorité de la Transition. La mouvance Rajoelina s’y était opposée fermement. A preuve, les Ministres nommés illégalement, car issus d’un Gouvernement illégal de la Haute Autorité de la Transition, continuent à représenter Madagascar dans toutes les instances nationales et internationales et ceci, en quête d’une reconnaissance de fait de la part de la Communauté Internationale. Le cas échéant, Monsieur Andry Rajoelina va s’enferrer dans sa position unilatéraliste pour la conduite des affaires de la Transition.

 

Une des solutions pour y arriver, consisterait à former- sans délai- le Gouvernement d’union nationale, « neutre », « consensuel », et « inclusif » qui respecte dans la lettre et dans l’esprit, aussi bien la Charte de la Transition signée à Maputo que l’Acte Additionnel d’Addis-Abeba qui la compléta.

 

Dans ce contexte, permettez-nous de souligner que la désignation officielle de  Monsieur Le Premier Ministre de Consensus a été le fruit de l’Acte Additionnel mentionné supra, et non celui du Décret nº 2009-1260. Cette nomination a fait l’objet de l’Article 9 dudit Acte Additionnel, lequel, permettons-nous de rappeler, a valeur constitutionnelle.

 

Il en va de même pour la clé de répartition des 31 portefeuilles ministériels, notamment au niveau de l’Article 10 dudit Acte, qui précise sans ambiguïté l’attribution mouvance par mouvance de certains ministères.

 

En vertu de ces textes de valeur constitutionnelle, et pour asseoir rapidement la Transition qui nous permettra de passer aux élections, il serait du rôle collectif du Président de la Transition, des deux Coprésidents et du Premier Ministre de consensus de veiller à la formation immédiate du Gouvernement de consensus.

 

Depuis le 06 novembre 2009 en effet, date à laquelle l’Acte Additionnel a été adopté, ce Gouvernement de consensus, à former, est le seul mandaté donc habilité à gouverner. Ce qui exige, a fortiori, que tous les « ministres » de la défunte Haute Autorité de la Transition, s’effacent « ipso facto ».

 

3.- Autres Institutions

 

Parallèlement au blocage de la formation du Gouvernement, la constitution des autres Institutions se trouve, elle aussi, paralysée :

 

-          Devant être nommé par la mouvance Rajoelina, le CST (Conseil Supérieur de la Transition) n’a jusqu’à présent pas son Président ; il y en va de même pour les membres au nombre de 65,

 

-          Malgré la désignation du Président du Congrès de la Transition et la passation en bonne et due forme avec l’Ancien Président de l’Assemblée Nationale, les membres de cette Institution ne sont pas encore nommés et constitués. Seuls ceux de la mouvance Ravalomanana sont connus en dépit des lettres envoyées aux différentes mouvances. Le lieu des réunions de cette Institution n’a pu être encore fixé alors que l’actuelle Chambre basse ne peut accueillir la totalité de ses membres,

 

-          Le Conseil National de Réconciliation, malgré la constitution de ces membres, y compris son Président, ne peut fonctionner faute de bureaux et moyens logistiques,

 

-          Le Conseil Economique et Social a été confié aux Sociétés Civile et Economique dont la formation est en bonne voie. Il importe de souligner que les Sociétés Civile et Economique ont sollicité la totalité des 72 postes le composant.

 

 

Nous sommes certains de votre assentiment sur ces principes, lesquels nous paraissent seuls de nature à créer un climat de confiance réciproque pour un exercice serein des hautes fonctions de la Transition.

 


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Résolution de l'ACP-UE.

Publié le par rovahiga

Ci-après la résolution de l'ACP-UE

ASSEMBLÉE PARLEMENTAIRE PARITAIRE ACP-UE
ACP-UE/100.624/09/déf.
RÉSOLUTION1
sur la situation à Madagascar
L'Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE,
– réunie à Luanda (Angola) du 30 novembre au 3 décembre 2009,
– vu l'article 17, paragraphe 2, de son règlement,
– vu les objectifs de l'accord de partenariat conclu entre le groupe ACP et la Communauté
européenne et ses États membres, le 23 juin 2000, à Cotonou, et révisé à Luxembourg le 25
juin 2005,
– vu la déclaration de la Commission de l’Union africaine,
– vu la déclaration du Comité des ambassadeurs ACP du 31 mars 2009 sur la situation à
Madagascar,
– vu la résolution sur la situation politique à Madagascar, adoptée par l'Assemblée
parlementaire ACP le 10 fevrier 2009,
– vu les travaux du groupe de contact international sur Madagascar, et en particulier les
accords de Maputo et d'Addis Abeba conclus respectivement le 9 août et le 6 novembre
2009,
– vu la résolution du Parlement européen du 7 mai 20092 sur la situation à Madagascar,
– vu la déclaration du Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie
du 10 novembre 2009 sur la situation à Madagascar,
A. considérant que M. Andry Rajoelina, maire d'Antananarivo, la capitale, est devenu le chef de
la Haute Autorité de transition le 17 mars 2009, lorsque les militaires lui ont remis le
pouvoir exécutif qu'ils avaient ravi à l'ancien président, M. Marc Ravalomanana, acculé à la
démission et contraint à l'exil,
B. considérant que M. Rajoelina s’est autoproclamé président de la République, chef de la
Haute Autorité de transition, après avoir suspendu l’Assemblée nationale et le Sénat,
C. considérant les nombreuses manifestations de protestation populaire, réprimées dans la
violence par les forces militaires,
D. prenant acte de la condamnation de ces événements par la communauté internationale,
notamment le Conseil de sécurité des Nations unies, l’Union africaine (UA), la
Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), l’Organisation internationale
1 Adoptée par l'Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE le 3 décembre 2009 à Luanda (Angola).
2 P6_TA-PROV(2009)0392, non encore publié au JO.

de la francophonie (OIF), l’Union interparlementaire, l’Union européenne, les États-Unis
d’Amérique et la Norvège,
E. considérant que l'UA et la SADC n'ont pas reconnu l'autorité de M. Rajoelina et ont
suspendu la participation de Madagascar à leurs instances,
F. considérant que, le lundi 6 juillet 2009, l'Union européenne a entamé un processus de
consultation avec la République de Madagascar en application de l'article 96 de l'Accord de
Cotonou, ouvrant ainsi un dialogue visant à trouver des solutions appropriées aux problèmes
politiques du pays,
G. considérant que l'Union européenne a suspendu les financements en faveur de Madagascar,
excepté ceux de l'aide humanitaire et de certains programmes et projets bénéficiant
directement à la population, jusqu'à ce que la feuille de route concernant le rétablissement de
l'ordre constitutionnel soit crédible et fondée sur la participation consensuelle de tous,
H. considérant que les efforts d’appui déployés par la communauté internationale en faveur des
parties malgaches en présence, dans la recherche d’une solution de sortie de crise inclusive
visant à promouvoir le rétablissement rapide de l’ordre constitutionnel à Madagascar, se
heurtent à l’intransigeance de M. Rajoelina, lequel apparaît comme l’otage de son clan,
ainsi qu’aux exigences du président en exil, M. Ravalomanana, lequel fait preuve d’un
manque de réalisme inapproprié,
I. considérant que Madagascar est la victime économique de sa situation politique et que la
stabilité politique est une condition pour relancer l'économie nationale;
1. condamne énergiquement le processus de la prise de pouvoir à Madagascar, en violation
flagrante des dispositions de la constitution malgache, et la décision de confier la fonction de
président de la République à M. Rajoelina, qui constituent bel et bien un coup d’État;
2. appelle au retour à l’ordre constitutionnel et républicain par la conclusion, entre les acteurs
malgaches concernés, d’une solution de sortie de crise inclusive et par sa mise en oeuvre
diligente;
3. demande aux quatre mouvances politiques d'oeuvrer sans relâche, conformément aux
engagements qu'elles ont pris à Maputo et à Addis Abeba, à la recherche d'un consensus sur
la répartition des postes de responsabilité et des postes gouvernementaux, afin que la
transition puisse se mettre en place conformément au calendrier d'Addis Abeba;
4. exige le rétablissement immédiat du parlement malgache et son implication dans la
recherche d'une solution de sortie de crise;
5. estime que le pluralisme politique, les libertés démocratiques fondamentales, le respect des
droits de l'homme et l'État de droit ne peuvent être garantis que moyennant un dialogue
consensuel et général abordant les causes profondes des nombreux problèmes auxquels le
pays est en proie, qu'ils soient économiques, sociaux, politiques ou environnementaux,
6. félicite le groupe de contact international regroupant les Nations unies, l’UA, l’UE et de
nombreuses organisations de la région (Marché commun d’Afrique orientale et australe –
Comesa, Commission de l’océan Indien – COI, Communauté de développement de l'Afrique
australe – SADC) pour les acquis des réunions de médiation diligentées à Maputo et Addis
Abeba, et l’encourage à persévérer dans son action en faveur d'une normalisation de la
situation;

7. demande l'ouverture d'une enquête internationale indépendante chargée de faire la lumière
sur les violations des droits humains et les répressions répétées contre la population;
8. demande à la communauté internationale et à l'UE d'accroître l'aide humanitaire en faveur
du peuple malgache; invite la communauté internationale, dont l'UE, à rétablir
progressivement l'octroi de l'aide à Madagascar, dès que les institutions de transition du
gouvernement d'union nationale seront en place, et demande le respect intégral de
l'ensemble des principes démocratique et des libertés fondamentales;
9. demande à tout gouvernement intérimaire de Madagascar de ne conclure aucun accord ou
contrat avec d'autres pays ou entreprises portant sur les richesses naturelles et le patrimoine
national, avant que des élections ne soient tenues et que la population malgache n'octroie un
mandat légitime à un nouveau gouvernement;
10. se réjouit de la position de principe manifestée à cette occasion par la communauté
internationale contre toute tentative de prise de pouvoir par des voies non constitutionnelles;
exprime, en particulier, sa satisfaction devant le refus de l’Assemblée générale des Nations
unies d’entendre M. Rajoelina;
11. invite l'ensemble des acteurs politiques à placer la lutte contre la pauvreté en tête de leurs
priorités, en vue d'améliorer le niveau de vie de la population, ce qui suppose la mise en
place d'une politique avisée de développement durable, en particulier dans les domaines des
soins de santé fondamentaux, de l'éducation et de la création d'emplois;
12. s'engage à effectuer une mission pour évaluer la mise en oeuvre des accords de Maputo et
d'Addis Abeba et demande l'envoi, le moment venu, d'une mission internationale
d'observation électorale à laquelle elle est disposée à participer;
13. demande la libération immédiate de tous les prisonniers politiques et l'annulation des
procédures judiciaires contre ceux-ci;
14. demande à l'UA, au groupe international de contact et aux acteurs politiques malgaches
d'envisager la possibilité de mettre en place une structure de suivi et d'accompagnement en
vue de garantir le respect des engagements pris à Maputo et à Addis Abeba, et de mener le
processus de transition à bonne fin;
15. demande qu'en cas de non-respect des engagements pris à Maputo et à Addis Abeba, des
sanctions individuelles soient prises;
16. charge les coprésidents de transmettre la présente résolution au Conseil ACP-UE, à la
Commission européenne, au Secrétaire général des Nations unies, à la SADC, au Président
Joaquim Chissano et à la Commission de l’Union africaine. 
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Ca bouge.

Publié le par rovahiga

Des voix s’élèvent du côté HAT et satellites, pour laisser entendre à la hâte qu’un gouvernement proclamé à Maputo III serait « un gouvernement en exil », et qu’on s’apprête à fermer les frontières au cas où… Voilà « hot’chose » ! Maintenant que le mot est lâché, nous risquons d’avoir de grosses surprises vers la fin de cette semaine ou juste après. L’annonce de la « tentative d’assassinat » du chef de l’état étant une circonstance des plus aggravantes. La tentation de fermer la frontière aux trois mouvances revenant de Maputo s’agrandit, mais encore faut-il trouver un argument adéquat et significatif aux yeux de la communauté internationale. De l’autre côté du canal, les informations tombent par bribe et dosées à souhait pour entretenir le suspens, ce qui a pour effet de mettre la pression de telle façon qu’elle soit insupportable aux tenants du pouvoir de fait. Et c’est dans cette ambiance particulièrement malsaine que le peuple tente de préparer Noël et les fêtes de fin d’année. Mais quel Noël et quelles fêtes ? Dans la résignation, les dépenses se font plutôt dans la recherche  à s’approvisionner en produits de premières nécessités pour palier à toute éventualité. Nous ne sommes pas sortis de l’auberge, tout le monde en est conscient. Reste à savoir de quel genre d’étincelles les fêtes serions illuminées, et espérons de tout cœur qu’il n’y aurait que des éclats…de rires.                                                                                                                                               
Ce qui m’indigne au plus haut point c’est d’entendre la HAT et ses satellites, comme pour se convaincre eux-mêmes, que les trois autres mouvances font tout pour faire capoter la transition, que « le peuple » a déjà choisi sa voie depuis, et qu’ils leur appartiennent de faire ce qu’ils veulent de cette transition et par extension de ces élections à venir, que les Maputo et Abysse à débats (j’y suis) n’étaient que diversions ! Ils ne veulent pas reconnaitre (on se répète, on se répète, pour faire comprendre au PT) que s’ils en sont là, c’est que leur révolution n’était que feu de pailles car non suivie par la majorité de la population, que s’ils sont toujours à menacer et  à arrêter les gens, à désinformer, à manipuler, à trafiquer, à détourner, c’est parce qu’ils perdent de la vitesse et se font rattraper par la vérité et l’histoire ! Et que l’association des malfaiteurs n’y changerait  rien. Ce qui ne fait plus de doute, c’est que la communauté internationale commence à s’ébranler, à s’organiser et à mettre le holà avec en substance un collier de sanctions sur mesure et prêtes à porter, que dans tout le pays des foyers de tensions et autres résistances se dessinent lentement, mais sûrement. Noël, Noël !... Et mes petits souliers ?           

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ABYSSE A DEBATS.

Publié le par rovahiga

Comme son nom l’indique, nous parlons bien d’Addis Abeba des …III et non des IV. Le fou garde la maison pour que les autres le deviennent. Les délégations sont bien parties. Si leurs hôtes ne jugeaient pas utile de reporter ou d’annuler la rencontre, c’est qu’un nouveau pas en avant va être franchi d’ici la fin de la semaine. En effet, de quoi parleraient-ils ? Je repose ma question autrement : de qui parleraient-ils ? De fil en aiguille, j’arrive à cette conclusion qu’une résolution contre les intérêts de « l’autre et sa mère patrie » se préparerait. Car je vois mal comment les trois délégations et leur chef de file respectif laisseraient passer une telle opportunité pour ne pas tourner les choses en leurs faveurs. Tant que cela bouge, ce n’est pas mort ! Il s’agit maintenant de savoir jusqu’où iront-ils pour éradiquer toute malformation congénitale de ce qu’ils vont accoucher.                                                                                                                                                                             De trois choses l’une :                                                                                                                                                                                -Soit, aucune retouche ne se fera et ils mettront à profit le temps qui leur est accordé, pour établir en détails la liste des responsables qui occuperont les différents ministères et ceux des autres institutions, peaufiner un calendrier précis  de mise en place de ces hauts responsables, avec en marge tous les schémas possibles de ripostes qui ne manqueront pas de venir de la part de la mouvance Rajoelina, et préparer dès le départ des arguments porteurs qui  fléchiront cette dernière, avec en option « des sanctions possibles » pour les récalcitrants.                                                                                                                                                                                 –Soit, des retouches se feront dans la forme et dans le fond du dossier, autrement une nouvelle résolution additive conséquemment à l’absence volontaire de la quatrième mouvance. Cela se fera logiquement au détriment des absents.                                                                                                                                                                              –Soit, une synthèse de ces deux possibilités incluant les résolutions de l’assemblée parlementaire de l’ACP-UE qui  s’est prononcée sur le dossier Madagascar, en condamnant fermement le comportement de Rajoelina, mais cela pourrait-il réorienter les discussions, apporter une lumière nouvelle et remettre en cause les données du problème ? Non.    

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PEHO AMIN'IZAY !!!

Publié le par rovahiga

Il n’est plus possible, car condamnable, de se taire et de laisser faire ce pillage et destruction à grande échelle de nos richesses dans la partie nord de Madagascar. Nous voilà coupables de NON ASSISTANCE A PATRIE EN DANGER, et cela dans tous les domaines !!! Quand la presque totalité de la population malagasy est en danger de mort, à cause de la misère grandissante où elle se trouve, à cause des maladies que le pouvoir de fait n’arrive plus à juguler, quand des centaines de milliers de travailleurs risquent de perdre leur emploi, quand des milliers d’enfants meurent ou sont entrain de mourir à cause de la famine, quand tous les malheurs de la planète s’engouffrent dans le trou béant ouvert par les putschistes, politiciens, militaires, milices, et autres manifestants en foulard « orange », par l’ « antéchrist » Rajoelina et tout ce monde sous la baguette maléfique d’une certaine France dirigée par une mafia vampirique qui n’a d’autre but que de nous vider de nos sang pour abreuver leur économie mal en point.                                              800.000$ PAR JOUR s’échappe de nos veines (« Nouveau rapport sur le commerce illégal des bois malgaches » par Global Witness et l’Environmental Investigation Agency « EIA » ; voir info madagascar). Ce rapport à lui tout seul devrait suffire à nous libérer de tous ces magouilleurs de dirigeants de fait et leurs complices politicards :                                                                                                      SUGGESTIONS :                                                                                                                                                                                               -Saisir le « WWF », GREENPEACE, tous les partenaires nationaux et internationaux concernés par la défense environnementale, pour constats et enquêtes internationales,                                                                                                 -Saisir le tribunal international compétent, et porter plainte contre les responsables administratifs et gouvernementaux  jusqu’au plus haut de l’échelle.                                                                                                                                                                                                                                                                                                          Nos hommes de loi, les avocats et autres devraient être à la pointe de cette riposte même s’ils ne se feraient pas payés. Là est l’INTERET SUPREME DE LA NATION.                                                                                     Mêmes procédures pour saisir les instances internationales, partenaires nationaux et internationaux pour enquêter sur le coup d’état de mars 2009 et porter l’affaire auprès du tribunal international compétant.          C’est le minimum que ferait n’importe quel peuple épris de justice et de liberté, de démocratie et d’indépendance. Le ferions-nous ???   

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